Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 14:48
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(fr) Rencontre - Les fils de la nuit , souvenirs de la guerre d’Espagne - Lyon 22/04/06

Date Fri, 21 Apr 2006 23:21:32 +0200 (CEST)


Rencontre-débat à La Gryffe avec les "giménologues" samedi 22 avril 2006 à
15 heures sur la révolution espagnole, la colonne Durruti et la solidarité
internationale libertaire en actes.

Librairie La Gryffe, 5 rue Sébastien Gryffe, 69007 Lyon.
http://lagryffe.net

Les fils de la nuit, souvenirs de la guerre d’Espagne, coédition
L’Insomniaque et Les Giménologues.

Avec les souvenirs d’Antonio Gimenez nous disposons d’un document de
première importance sur la naissance et l’activité des colonnes
anarchistes durant la guerre et la révolution espagnole, et tout
particulièrement de ces unités de franc-tireurs que l’on appelait alors
les « Fils de la Nuit ».
Ce témoignage plein de vie, de sève, d’amour a été rédigé par A. Gimenez
entre 1974 et 1976.
Il a pu être édité grâce à l’activité d’un groupe de chercheurs réuni pour
l’occasion les Giménologues, qui dans une seconde partie proposent un
important appareil critique, illustré de témoignages, de photos et de
documents d’archives, pour la plupart inédits en France, et même en
Espagne sur le dernière révolution sociale du 20 ème siècle.
Antonio Gimenez (1910- 1982), de son vrai nom Bruno Salvadori est italien.
Né près de Pise, sympathisant libertaire, il se réfugie à Marseille vers
1930. Révolté contre la société, il y mène une vie de trimardeur un peu
voleur, un peu contrebandier, passeur de brochures clandestines,plusieurs
fois condamné, incarcéré expulsé. En juillet 1936 Antonio Gimenez est en
Espagne. Quand le coup d’état militaire contre la république espagnole
éclate, le prolétariat en armes et les libertaires de la CNT le font
échouer sur une grande partie du territoire et s’emparent des usines,
champs, propriétés qui sont collectivisées et mise au service de la guerre
et de la révolution.
Face à l’incapacité de la république et de l’armée à agir contre la menace
fasciste, des colonnes de volontaires femmes et hommes se créent, s’arment
et montent au front combattre et faire la révolution.
A. Gimenez, logiquement rejoint le Groupe International de la colonne
Durruti composé de libertaires volontaires italiens, français, suisses,
allemands, bulgares, ukrainiens, argentins...
Il participe activement à la vie de la colonne et à l’histoire tourmentée
de la révolution : combats, collectivisations, responsabilités,
solidarité, fêtes, amour libre, militarisation des milices, contre
révolution stalinienne et social démocrate, défaites avec la rupture du
front en mars 1938.
Il quitte l’Espagne début 1939 avec le flot des 500 000 réfugiés civils et
militaires refusant l’ordre nouveau franquiste et est interné dans le camp
d’Argelès sur Mer.

Un site existe sur Antoine Gimenez : http://www.plusloin.org/gimenez/, qui
propose au téléchargement l’intégralité du bouquin, mais aussi un
feuilleton radio.

[ info reprise du site http://lagryffe.net ]

_______________________________________________
A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
http://ainfos.ca/cgi-bin/mailman/listinfo/a-infos-fr




Par A PROPOS DE/ LA REVOLUTION EN ESPAGNE/GIMENEZ-Les Amis du Négatif à l'Oeu - Publié dans : CONTROLE SOCIAL
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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 01:53
Date : 05/12/2006 01:10:08
Sujet : Réf. : Là-bas si j'y suis - du 27 novembre au 1er décembre2006
 
 
Salut Daniel, salut à l'équipe de "là bas...."
Bon, là on prend un risque!
Nous " feuille de chouîssons" déjà les "radicalos" stipendiant et vilpendiant nos positions en faveur de D.M/LA BAS SI: 
Que la peine en  échoit aux détracteurs de tout ce qui se tente! Que la joie échoit à ceux qui luttent contre tout ce qui se trâme! 
 

Nosotros.Incontrolados  apporte son soutien inconditionnel à Daniel et son et son équipe, sans barguigner, les quelques "radicalos de circonstance" qui y verraient à redire pourraient faire, à tout le moins, l'effort de lire!
Il y a toujours de la baston dans l'air!
 
Stephane kerfanto pour Nosotros incontrolados/les amis du Négatif à l'Oeuvre:
-------Message original-------
 
Date : 04/12/2006 10:55:07
Sujet : Là-bas si j'y suis - du 27 novembre au 1er décembre2006
 

Oaxaca

diffusée le 1er décembre 2006

dans la série Résistance
2573 visiteur(s) uniques (à minuit)

Emission préparée par Antoine Chao et Renaud Lambert.
A Oaxaca, l’Etat le plus pauvre du Mexique, rares sont ceux qui sont entrés dans les salons feutrés du « premier monde » que l’on promettait au pays alors qu’il signait un traité de libre-échange avec les Etats-Unis.
Pour eux, quand le gouverneur Ulises Ruiz décide de répondre par la violence aux revendications des enseignants, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase : la corruption ? « Basta ». La misère ? « Basta ». La violence ? « Basta ».
Les enseignants sont rejoints par les paysans, les indigènes, les mouvements ouvriers, les étudiants. Les yeux rivés vers la France (de 1871), ils s’organisent en Commune.
Six mois que dure le mouvement et toujours pas de « figure médiatique », mais un collectif. Toujours pas de « leader », mais des assemblées. Toujours pas de « consigne », mais des discussions.
Alors qu’en France... (celle de 2006), on dit que c’est impossible ?

A visiter :
Salon "Chingon"
Le site de l’Assemblée populaire des peuples de Oaxaca

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Par Nosotros.Incontrolados-Les Amis du Négatif à l'Oeu
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Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /Déc /2006 11:24
C'était il y a vingt ans! toute une jeunesse était decendue dans la rue (nous aussi!) soutenue par les ouvriers, et autres jeunes surnommés alors "zonards" avant de devenir "les "djeunes des banlieues", Malik OUSSEKINE décédait battu à mort par les escadrons motocylistes d'alors, surnommés  du doux nom de "voltigeurs" ...
Il y eut avant comme après de nombreux blessés, d'innombrables interpellés et emprisonnés... Mais la critique de l'essentiel commençait à se dessiner là ,  mais une fois encore elle a du apprendre à attendre d'autres assauts possibles du Négatif à l'oeuvre dont nous sommes tous, hommes et femmes libres les inconditionels amis et souvent les maladroits défenseurs!
Il nous semble terriblement d'actualité de répondre aux diverses saloperies déversées ici et là sur ce mouvement, en particulier sur l'usage outrancier et spectaculaire qui est fait du "cadavre de malik Oussekine" en rééditant le texte des "lascars du LEP" dont on pourrait dire que le mouvement anti CPE/CNE n'a su, dans son ensemble, reconnaître la démarche visionnaire mais cyniquement balayée!
En ce qui nous concerne, nous n'en resterons pas là!

NOSOTROS.INCONTROLADOS

__________________________________________________________


TOUT CE QU'ON NE CRITIQUE PAS DOIT ETRE CRITIQUE
NOUS CRITIQUONS!
ETUDIANTS, hier nous étions dans la rue avec vous mais autant vous le dire tout de suite, la réforme "2 paquets" on s'en fout!
Pour nous la sélection a dejà joué, l'université nous est fermée, et nos C.A.P, nos B.E.P, nous mènent tout droit à l'usine apès un petit tour à l'ANPE.

Pour nous la critique de la loi "2 baquets" est inutile;
Nous critiquons l'université,
Nous critiquons les étudiants,
Nous critiquons l'école,
Nous critiquons le travail.

L'école nous donne de mauvaises places,
L'université vous donne des places médiocres,
Ensemble critiquons les!

Mais ne nous-dites pas: "il faudra toujours des balayeurs, des ouvriers" ou alors allez-y les gars, ces places-là on vous les abandonne de bon coeur, ne vous génez pas!

ON N'EST PAS PLUS BETES QUE VOUS, ON N'IRA PAS A L'USINE !

Si vous critiquez la loi "2 laquais" qui ne fait qu'empirer une situation mauvaise, vous n'avez rien compris! Du reste votre situation n'est pas de beaucoup meilleure que la nôtre. Une bonne partie d'entre-vous (60%paraît-il) abandonnera ses études avant le DEUG; et ces "mauvais étudiants" auront droit aux mêmes boulots subalteernes et mal payés qui sont notre lot. Et quand aux "bons étudiants" qu'ils sachent que les places moyennes qu'ils auront ( les bonnes c'est pas à l'université qu'on les trouve) ont beaucoup perdue de leur prestige et de leur pouvoir. Aujourd''hui un médecin n'est plus un "MONSIEUR", c'est un employé de la sécu. Et qu'est-ce qu'un professeur, un avovat? Il y en a tant...!

ETUDIANTS, si vous critiquez seulement la loi "2 caquets" et pas l'université, vous vous batterez seuls et la lo passera d'un coups ou par petits bouts,VOUS L'AUREZ DANS L'CUL!
 Et, si par hasard elle ne passait pas, alors tout serait comme avant et la moitié d'entre vous se retrouverait dans les bureaux,  VOS usines aseptisées.
ETUDIANTSc'st vous qui êtes appelés à géréer cette soccieté et npus à la produire.

SI VOUS BOUGEZ, SI NOUS BOUGEONS, TOUT PEUT BOUGER.

Mais si vous voulez seulement jouer les "apprentis Tapie", si vous voulez seulement gérer loyalement cette société et devenir à moindres frais, éducateurs, assistantes sociales, animateurs, inspecteurs du travail, cadres , sociologues, psychologues, journalistes, directeurs du personnel; pour demain nous éduquer, nous assister, nous animer, nous inspecter, nous informer, nous diriger, nous faire bosser...

ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE !

mais si vous voulez, pour commencer, critiquer le système scolaire qui nous exclut, et vous abaisse, si vous voulez lutter avec nous, contre la ségrégation sociale, contre la misère, la vôtre et la nôtre, alors...

FRERES, AVEC  NOUS, ON VOUS AIME!!!

DES LASCARS DU LEP ELECTRONIQUE. DECEMBRE 1986


Par LES LASCARS DU LEP ELECTRONIQUE-Les Amis du Négatif à l'Oeu - Publié dans : CONTROLE SOCIAL
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Samedi 2 décembre 2006 6 02 /12 /Déc /2006 09:28

L'image “http://img1.artprice.com/img/classifieds/xl/85/85872_1.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.La plus part des thèses et actions des Nexialistes on toujours trouvé un écho favorable dans l'histoire individuelle et collective de ceux et celles qui constituent aujourd'hui Nosotros.incontrolados/les Amis du Négatif à l'Oeuvre, au delà de quelques polémiques bien compréhensibles et nécessaires.
Quoiqu'il en soit, la baiblesse actuelle de l'expression qualitative du mouvement révolutionnaire converge semble-t-il vers l'indiscutable nécessité de remettre sur la table les tentatives acérées des débats anciens, avec leurs erreurs et errements, au risque de nous répéter.

Nous saluons tout particulièrement celles et ceux qui dans une période difficile, phagocytée par l'orchestration médiatique d'une "gôche alter-mondialiste" cherchant dans les poubelles de la représentation un "candidat unique" contre le libéralisme, ont su présenter l'initiative d'un débat que d'aucuns voulaient croire à jamais enterré avec le vieux mouvement anarchiste, l'internationale Situationniste, les Nexialistes, et quelques autres héritiers critiques tels l'Agence pour l'Auto-suppression du Prolétariat, l'Agence pour une Zymotechnie Apodictique, l'Exagéré, Mordicus et de bon nombre d'autres formes d'intervention contre le monde de la marchandise et du spectacle dont le mouvement alter actuel constitué d'un incalculable nombre de récupérateurs, usurpateurs
Par Nosotros.Incontrolados-Les Amis du Négatif à l'Oeu
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Samedi 2 décembre 2006 6 02 /12 /Déc /2006 09:28
L'image “http://img1.artprice.com/img/classifieds/xl/85/85872_1.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
La plus part des thèses et actions des Nexialistes on toujours trouvé un écho favorable dans l'histoire individuelle et collective de ceux et celles qui constituent aujourd'hui Nosotros.incontrolados/les Amis du Négatif à l'Oeuvre, au delà de quelques polémiques bien compréhensibles et nécessaires.
Quoiqu'il en soit, la faiblesse actuelle de l'expression qualitative du mouvement révolutionnaire converge semble-t-il vers l'indiscutable nécessité de remettre sur la table les tentatives acérées des débats anciens, avec leurs erreurs et errements, au risque de nous répéter.

Nous saluons tout particulièrement celles et ceux qui dans une période difficile, phagocytée par l'orchestration médiatique d'une "gôche alter-mondialiste" cherchant dans les poubelles de la représentation un "candidat unique" contre le libéralisme, ont su présenter l'initiative d'un débat que d'aucuns voulaient croire à jamais enterré avec le vieux mouvement anarchiste, l'internationale Situationniste, les Nexialistes, et quelques autres héritiers critiques tels: l'Agence pour l'Auto-suppression du Prolétariat, l'Agence pour une Zymotechnie Apodictique,les FVM, Os cangaceiros, l'Encyclopedie des Nuisances, l'Exagéré, Mordicus et de bon nombre d'autres formes d'intervention contre le monde de la marchandise et du spectacle diffus ou concentré .
le mouvement alter actuel constitué d'un incalculable nombre de récupérateurs, d'usurpateurs, d'opportunistes aurait voulu être le ciment scellant le tombeau de toutes ces initiatives là.

C'est de bonne guerre; mais si les mots font quelques fois couler  des larmes, les preuves feront tomber des dents!
 
Aussi, et dans cette perspective joyeuse et ludique N.I publie l'I.N.

Stephane.Kerfanto pour Nosotros.incontrolados.

_______________________________

SILLING
Réflexions et analyses
SURSAUT ET DÉTOUR

Texte reçu par mail
Date: 29 Octobre 2006
À: 1libertaire (at) free.fr
Objet: Voici le texte de la brochure de Montréal mais sans les illustrations.

Où réside le secret qui peut mettre en mouvement cette immobilisation apparente ?

La principale faiblesse du mouvement radical actuel réside dans son absence de pratique théorique, dans son inexpérience critique de ce qui le porte. Cette investigation primordiale doit pourtant envahir tous les domaines séparés de la domination en évitant les conclusions d’une facilité suspecte, afin d’en démontrer de manière frappante la stratégie unifiée.

Une telle critique devrait avoir un caractère expérimental pour avoir seulement un commencement de validité.

Chaque mouvement révolutionnaire est tributaire d’une conception non dogmatique de la vérité afin de le rester.

De l’essence des mouvements révolutionnaires précédents dressés avec cohérence contre les pouvoirs en place, nous avons à connaître ce qu’il y avait de meilleur comme de plus mauvais. Mais si ces mouvements ont échoué, si les modèles sociaux et idéologiques qu’ils proposaient ne sont plus valides, la mémoire de leur héroïsme, leurs luttes exemplaires et leur maturité dans leur temps, leur stratégie de rupture parient sur le meilleur de ce qu’ils furent et aboutit à définir comme à justifier, nos aspirations présentes. Ainsi nous pouvons admirer (et parfois envier) les révolutionnaires anonymes qui se sont battus pour la Commune de Paris, de Canton, Cronstadt ou même à Winnipeg, bien qu’aucun d’entre nous ne veut échouer et connaître leur fin. Aucun échec n’est irrémédiable.

Ce n’est pas leur sort qui nous motive mais le besoin de fraternité.

Ce n’est pas leur sort qui nous enthousiasme mais le nôtre.

La conscience pratique contemporaine de la révolte permet d’entrevoir une autre architecture de la révolution.

Si nous avons besoin de rythmes nouveaux pour préserver le sens de nos luttes, leurs puissances ne peuvent venir non de l’intensité de nos visions d’avenir mais de la certitude de notre pratique du présent. La question de la fausse conscience, de la fragmentation de l’identité dans la religiosité spectaculaire, de la vie inversée, ces questions se maintiennent obstinément au centre de toute critique pratique, de toute activité radicale. Omettre la question centrale de l’aliénation dans ces termes, participe de la mystification volontaire au même titre qu’elle entretient la dépendance et l’asservissement à ce que l’on entend nier.

Le vedettariat est un instrument de hiérarchisation incompatible avec tout projet révolutionnaire. Il est l’avènement d’une caste restreinte et une des formes de pactisation avec le spectacle dominant de la misère.

L’anonymat est une nécessité subversive et anti-idéologique

Les mouvements sociaux précédents se sont appuyés sur des faits concrets pour élaborer une critique qui soit exactement au plus prés de la réalité et de leurs besoins. Critique de l’économie et de la politique pour les marxistes, critique de l’état et conception de l’Unique pour les anarchistes furent quelques-unes de ces pistes de recherche et la base théorique des assauts ouvriers du XIXe siècle. Qu’ils aient été rabaissés et dégradés dans la constitution de partis ouvriers par l’écrasement et la mise au pas de ces mêmes ouvriers ne doit pas faire oublier que les secousses insurrectionnelles sont condamnées, dans ce monde, à rester sans cesse récurrentes parce qu’en elles s’affirme la vie même. Le temps travaille pour nous, il faut alors lui donner un coup de pouce salutaire. Nos espoirs ne sont pas refroidis.

Alors oui, tout a changé et tout continue comme avant! Le seul vrai travail important de la pensée critique aujourd’hui doit tourner autour de cette question de la réorganisation des forces théoriques et matérielles du mouvement révolutionnaire, afin qu’il s’affirme en conscience en tant que subversion.

Les révolutionnaires seront d’autant plus eux-mêmes qu’ils auront l’intelligence de se transformer afin d’échapper aux formes posées comme des pièges et qui les attendent pour les figer. La compréhension subversive du monde est salutaire comme détour.

Cette transformation n’est réalisable que dans le jeu subversif de petits groupes déterminés. Là où la liberté enflamme la passion, là où le changement s’affirme comme rupture.

Tout est mémoire et anticipation

S’orienter : première contribution

Il y a plusieurs façons de matérialiser un débat théorico pratique et plusieurs de ces façons ont déjà été tentées ailleurs, dans d’autres temps, mais certaines, encore inédites, demandent à naître. Il s’est toujours agi à chaque fois de tenir compte de situations particulières, d’évolutions individuelles et de praxis adaptées et collectives dans un environnement social déterminé.

Chacun est ainsi contraint de trouver ses méthodes en soi-même, et donc rien n’y est insignifiant, au contraire. Encore faut-il avoir en tête le souci permanent d’un débat concret et se donner les moyens réguliers d’accéder à celui-ci malgré ou à cause du quotidien.

Chaque individu aux prises avec l’affirmation de son autonomie se retrouve avec son petit chantier personnel en partie construit, en partie dévasté, à tenter d’élaborer une dimension critique historique et évidemment, ces choses-là passent par différentes étapes, plusieurs médiations, où la cohérence, l’enthousiasme et le temps au beau fixe ne sont pas des éléments stables.

Pas de hasard donc si l’enthousiasme nous tourne autour en reniflant comme si nous manquions de violence fondatrice : le temps est encore, trop souvent, dédié à un cynisme stérile et à l’auto commisération, ou tout simplement aux luttes partielles dont nous connaissons tous le manque de portée radicale et les tendances à combler les trous du système dominant.

Ainsi beaucoup de ceux qui se réclament abusivement d’une pensée libertaire au Québec ne font que reproduire le principe statique de ces luttes partielles issues de la survivance des extrêmes gauches européennes ou américaines maintenant bien dégradées. De ces extrêmes gauches qui « reproduisent en elles les conditions de scission et de hiérarchie qui sont celles de la société dominante.»Quand aux autres, comme dans tout véritable projet révolutionnaire, ils ont à s’immerger dans la relation entre la théorie critique et l’activité pratique, en dépassant tout romantisme, afin de relever les défis identifiés parmi les trous noirs de la lutte des classes, lutte de classes qui persiste sous des formes différentes de celles que connaissaient nos prédécesseurs mais toujours avec, au cœur, la même exigence d’une critique de la totalité. Donc, subjectivement, car il faut en parler, l’enthousiasme se construit, tout du moins on peut en construire les bases, ensemble, et... advienne ce que pourra !

De toute façon, il faut miser sur un champ d’activités et de réflexions qui nous soient favorables et dans ce champ d’activités, parions que nous allons trouver très vite de l’enthousiasme et du plaisir.

Il ne s’agit pas, pour ceux qui veulent participer à un tel projet, d’apparitions confuses, de désirs vagues ; les perspectives de changement radical ne sont pas des vestiges du passé, changer nos vies au présent a encore un sens et nous sommes un des maillons de cette solidarité organisée qui peut contribuer à redéfinir le mode d’emploi d’un projet révolutionnaire avec, entre autres, cette modeste publication, même si celle-ci doit être perçue comme un élément ponctuel d’une activité subversive forcément plus large.

L’esprit de résignation que chacun d’entre nous peut constater quotidiennement chez les salariés comme les chômeurs, imbibe les comportements quand ce n’est pas le sens très officiel de ce consensus particulier à la conception nord américaine des liens et des partenaires sociaux. La menace récurrente du terrorisme et du chaos social n’a jamais été aussi présente dans les têtes ni autant véhiculée par les médias.

En contrepartie, le contrôle social exerce une énorme pression selon une cadence accélérée ; l’idée démocratique est devenue une publicité de supermarché surveillée par l’armée ; les syndicats gèrent grassement les fonds sociaux et les cotisations sur le dos des salariés ; les médias désarment les consciences ; chaque citoyen est en guerre avec lui-même ; seul le respect des apparences (et la police bientôt dans chaque chambre) empêche de tirer sur son voisin, l’ennemi de toujours.

Le climat idéologique porte en lui un âge d’or imprévisible, constamment reculé, mais vraiment sécurisé qu’il présente comme le seul réel possible, la seule vérité de son existence.

C’est pourquoi, devant la progression de l’aliénation, la fausse conscience des « progressistes » qui, sous des dehors contestataires, se rallient objectivement et même gaiement bien que de façon confuse au système, ne peut être perçue que sous sa docilité finale : des velléités d’autonomie dérisoires, des parodies de résistance.

Pour les révolutionnaires, il est judicieux de ne rien laisser de côté dans l’ampleur critique qu’ils entendent donner à leur révolte, notamment en attaquant avec humour et dérision, la constante gravité des erreurs et des imbécillités que nous pouvons entendre, lire ou voir exposées ici ou là à l’aide d’un dilettantisme contestataire basé sur l’oubli (de l’histoire, des luttes, de la critique, etc.), par ceux qui tentent de faire accréditer l’idée que leur réformisme est en réalité de la subversion, raison pourtant fondamentale de leur antagonisme viscéral d’avec tout projet subversif, par ceux qui se trouvent non dans la négation et le refus du monde actuel mais dans son aménagement. Leurs conditions de communications, en général, sont égales à celles utilisées par le spectacle dominant. La contestation et le pouvoir se justifiant l’un et l’autre, c’est là leur grande consolation car ils s’abandonnent l’un et l’autre à des lois de fonctionnement identiques, aux mêmes ressorts de la pensée et à la même gratitude réciproque. La contestation et le pouvoir ne sont pas appelés à se détruire, ils s’interprètent et rappellent constamment leur origine commune.

Mais un projet révolutionnaire doit savoir distinguer les qualités de camarades potentiels situés dans la mouvance libertaire que nous fréquentons, que ce soit là ou même ailleurs, partout où l’intelligence ne se dissimule pas sous des oripeaux vieillis ou abandonnés depuis longtemps par la seule force de l’histoire.

Personne n’ayant le monopole de la critique, tout triomphe du verbiage est le bienvenu.

Les errements des pensées politiques d’une gauche locale atomisée [1] qui se cherche sans se trouver, composée d’anarchistes recyclés et de nationalistes reconvertis dans l’alter mondialisme, révèlent de graves manques théoriques et pratiques et des archaïsmes désinvoltes, y compris du point de vue de cette modernité universitaire dont beaucoup se réclament dans ces milieux d’adeptes de la contestation. Depuis que les nationalistes comme Pierre Vadeboncoeur et Claude Charron passent alternativement du journal Le Couac à l'Action Nationale, il est évident qu'une contamination nationaliste, c'est à dire blanche et francophone, envahie, dans le contexte historique particulier du Québec, une pensée anarchiste éparpillée et superficielle pendant que les idées altermondialistes modernisent (mollement, il est vrai) le discours national québécois ; il nous appartient de montrer ce qui constitue la confusion de cette fausse réconciliation cette récupération à double tranchant, ses promesses triviales, ses contraintes prévisibles.

Dans la période transitoire où nous sommes, quelques uns de ces fins penseurs répètent, sous la forme de fragments théoriques déplacés et de restitution de faibles signes du passé, les interminables alibis d’une gauche modérée, citoyenne dans son application, systématiquement dépourvue d’embryon de radicalité. Rien ici qui aboutisse à un dépassement historique mais une série de réactions qui peu à peu perd en importance selon la place événementielle accordée à l’actualité en cours et qui va toujours décroissant.

Pour ces militants rêvés, éternels frustrés, les symptômes ont valeur de cette vérité qui se dérobe constamment à leurs yeux ; leurs motivations les transfigurent car ils entendent valoriser non la démarche mais un résultat partiel. La constatation de repli autiste d’un présent planifié en désordre et en chaos organisé, d’un réel brisé, dépourvu de références à sa propre histoire, cette constatation qui conduit nécessairement à questionner ce qui réside de consolation personnelle et d’héritage religieux dans l’envoûtement militant, cette constatation est sommée de disparaître devant l’exhaustivité parfaite de leur propre activisme. Pour eux, il est vain de se préoccuper de sens, d’histoire ou de mémoire, encore moins d’avenir : préoccupés d’alibis immédiats, ils ont déjà choisi de lier leur survie à un présent cerné par l’oubli, à un réel détestable qui rebondit sur lui-même, écrasé et dépourvu de sens. Seuls comptent le même bruit de fond des ajustements tardifs du système que, bien dressés, ils ornent de leurs indignations interchangeables.

Ils sont « agis », jamais acteurs.

Les langages du spectacle et de la marchandise administrent leur indignation. Leurs protestations visent les retards et les défaillances du système jamais le système lui-même.

Ce jugement, à peine sévère, en regard de la pauvreté éculée de leurs pensées - même d’un point de vue moderniste comme nous l’avons dit - décrit des « progressistes » notoirement sans praxis radicale, dont l’expression de révolte se change, à court terme, en défaitisme.

Leur attention au présent est devenue aveuglement, leur pensée, une attente éternellement reconduite.

Il est de notre intérêt de montrer où se situe la ligne de fracture entre cette vague gauche pimentée de quelques anars perdus qui aimeraient bien ressusciter une sorte d'extrême gauche raisonnable et, les individus ou les groupes, qui interrogent le présent en fonction d’une mémoire historique et de perspectives d’avenir dans un projet de rupture radicale.

L’idée d’une organisation révolutionnaire, d'une praxis radicale, ne s’est pas encore totalement raréfiée grâce aux champs d’expérience accumulés, à une mémoire historique dont les fils ne sont pas rompus malgré l’extrême aliénation actuelle. L’avenir ne s’est pas totalement obscurci tout simplement parce que quelques uns, tout comme nous, cherchent à relier et à définir un projet encore utopique au présent, par delà l’impuissance sociale, par delà un présent éternisé et sans mémoire vécu comme un temps étranger. Il n’y a donc aucune nouveauté révolutionnaire à attendre de ceux qui n’ayant jamais eu d’esprit critique, bernés par leurs contestations partielles, occultent les questions à résoudre, les réponses à donner afin de démaquiller le réel qui nous est donné à voir.

Il s’agit du même vieux débat entre révolutionnaire et réformiste, de cette constante confusion qui occupe de la façon la plus obscène, le terrain des luttes sociales en tant que représentation de ses pseudo valeurs. Un tel mouvement n’est que le « subi » d’une dépossession réelle, l’expression parfois de sa souffrance mais jamais sa prise de conscience ni la volonté de son dépassement, réalisations qui permettraient pourtant d’éliminer les reflets artificiels et l’illusion primitive d’un tel comportement.

Certain débat récent à Montréal (CMAQ, août/septembre), malgré ses emportements et ses expressions parfois confus, a révélé le désir de nombreux camarades de ressusciter une parole révolutionnaire libre afin de contrer les discours désolant et confus de quelques individus ou les propositions de cogestion responsables de ces revues alter mondialistes, démesurément tristes à mes yeux, qui occupent, en tant que telles, la scène « anarchiste » québécoise avec une jubilation de présentateurs d’émissions de variétés.

Nous avons sans cesse à rappeler que le mouvement social dont nous nous réclamons ne peut leur être assimilé qu’à condition de le réduire à rien. Il ne correspond ni à leur confusion, ni à leur idées compensatoires, ni à leurs carriérisme ; leur soi disant invulnérabilité, qui leur permet de dire n'importe quoi sur tout les sujets, n'existe tout simplement pas.

Il faut en finir particulièrement avec le politiquement correct : un con est un con, un politicien, un politicien. Pas de hasard si ce sont souvent les mêmes !

La faiblesse du mouvement social n'est pas une chose éternelle, l'énergie réapparue récemment montre aussi le degré d'exaspération atteint. Elle démontre une vraie force sous jacente. Quant aux enjeux soulevés, ils ne peuvent maintenant tromper personne. Les débats en cours sur le Web et ailleurs, ne portent pas sur un clivage de personnes, mais sur des conceptions du monde et des luttes opposées.

Les idéologies anarchiste et communiste libertaire, les pratiques fragmentaires des luttes partielles, les confusions entre le démocratisme participatif, civique et citoyen, et un projet révolutionnaire reproduisent l’aliénation sous des formes aliénées. L’idéologisation transpose les volontés individuelles, à l’aide des manifestations singulières de la représentation, vers des intérêts organisationnels particuliers éloignés des objectifs révolutionnaires. Cette confusion entretenue est la principale production de ce processus. Elle sous-tend nombres de pratiques sociales au Québec. Ces pratiques dès lors qu’elles se présentent abusivement comme des alternatives révolutionnaires doivent être passées au crible pour ce qu’elles représentent de bricolages sociaux, reproducteurs de culture aliénée, refuges ratés, maigres souvenirs d’émancipation libertaire.

Si ces formes de solidarité partielles sont généralement justifiées par les trop réelles injustices du système, elles n’ont pas à se substituer, par leurs formes de protestation et de contestation, à un quadrillage, momentanément omis par l’État, des marges archaïques ou misérables du système.

Nous avons tous, à un niveau individuel, pratiqués des formes de solidarités sociales dans des organisations de types communautaires parce que notre vécu est aussi le signe avant coureur d’une subversion plus vaste. Il ne nous est pas possible de demeurer insensibles au monde qui nous entoure, et d’éviter en permanence les contradictions qu’impose le monde actuel, il nous faut aussi le vivre. Impossible de vivre dans l’oubli du monde, le regard centré sur soi en un refus total, en nihiliste achevé. Et nous n’ignorons pas, pour avoir partagé des moments identiques, les mêmes espoirs et les mêmes doutes, que parmi les individus participant à ces types d’organisations, existent des signes concrets de dépassement, parfois une communauté de pensée, ainsi que des tentatives de pratiques communes. Ces rapprochements ne peuvent alors être envisagés qu’en tant que rencontres individuelles.

Les regroupements de solidarité tout comme les organisations communautaires montrent les limites et la mauvaise gestion du pouvoir mais en tant que produits du système car aucune pensée unitaire ne les habite ; elles se perpétuent, non pas au centre de la conscience sociale mais à la périphérie, victimes de l’interprétation régnante qui consiste à reconnaître partout des nécessités sociales puis à les combler par des pratiques néo trotskistes de contestation permanente. Ces pratiques ne sont que des ébauches réactives qui ne posent jamais la question essentielle : comment une conscience subjective porteuse de révolte peut-elle devenir égale à l’organisation pratique qu’elle a à se donner ?

Il n’a pas été prouvé que ces formes solidarité minimum soient l’expression parfaite de pratiques radicales adéquates. Au contraire, compte tenu de l’objectif à atteindre (régularisation de réfugiés, logements et loyers raisonnables, aides diverses aux itinérants, aux usagers de drogue, etc.), les pratiques de ces groupes apparaissent de plus en plus inadéquates devant des impasses sociales en nette augmentation. Pôles de contestation minimum et souvent nécessaires du point de vue des victimes du système, c’est leurs discours qu’il faut questionner, leurs propensions à ne pas s’interroger sur leur propre pratique, leur capacité d’intolérance sur un point particulier et leur tolérance pour beaucoup d’autres.

L’objectif quasi atteint par l’état canadien de créer un compromis social permanent, consiste pour l’État à financer lui-même ses ONG et autres organisations communautaires et à tenir les syndicats en main via les fonds de pension. Demain, il n’est pas exclu que Solidarités sans frontières ou Le Couac soient financés à leur tour[2]. Le Mouton noir, journal alternatif de Gaspésie, est bien sponsorisé par le Programme d’aide aux médias communautaires du ministère de la Culture et des Communications du Québec (PAMEC).

La cogestion sociale mise en place par l’état canadien, particulièrement efficace au Québec, est le point le plus avancé de la récupération.

En conséquence, si nous pouvons accepter de participer individuellement à des formes de contestation, nous ne pouvons, par contre, abonder dans une « politique du pire ».

Stratégiquement, la reconduction de ces fragments de lutte est un retour vers le passé, un aménagement déficient du présent. Il n’y existe conjointement aucune « variante » révolutionnaire puisqu’il n’y existe aucune critique unitaire.

Nous ne sommes pas malveillants mais critiques, certes dans une forme intransigeante. Nous cherchons à nous livrer à des revendications nouvelles adéquates à l’époque qui permettraient de dépasser définitivement le romantisme révolutionnaire des luttes partielles. Si nombre de camarades de ces groupes dont nous parlons, cherchent, comme nous l’espérons, de nouveaux éléments de réflexions, une dynamique plus expérimentale et plus d’efficacité dans leur praxis, les termes de notre réflexion critique et nos conclusions rebondiront progressivement partout dans ces groupes.

Enfin, si nous devons affirmer un projet organisationnel publiquement, cela ne peut-être que comme une des tendances d’un mouvement révolutionnaire qui aspire à l’universel, pas seulement à travers un mode d’être ou de critique/critique contre un milieu et une vision passéiste anarchiste proclamée pour l’éternité. Cela serait évidemment insuffisant.

Un enjeu social ne peut être réductible à une simple publication, d’ailleurs réduite à sa plus simple expression comme celle-ci, mais bien au contraire, à une plus grande ouverture critique, à la nécessité d’une plus grande lumière sur nos vies, et donc reprenons : une telle publication n’est pas un porte-flambeau de textes morts sitôt ânonnés ; elle est semblable à une vie et une dynamique “ organisationnelle ” véritable ; son univers consiste à trouver des outils, capables de nous définir offensivement, en tant que pratique sociale.

Les cibles ne manquent pas, et le système n’est étanche qu’en surface, il faut donc taper là où ça fait mal sans oublier de faire le ménage devant notre porte. J’ai commencé avec la confusion intéressée de Dupui Déri, l’anarchisme citoyen et le vrai réformisme de Baillargeon, les compromissions nationalistes du Couac, mais d’autres critiques, par exemple la critique du nationalisme québécois, restent à faire d’un point de vue révolutionnaire.

Une fois engagé, le combat montre que la réalité n’est pas confondue avec l’écran de TV ou les pages du Devoir, ainsi le principe inviolable du droit au travail qui fédère les syndicats, la notion même de travail salarié, l’encadrement syndical obligatoire, les conditions d’accès à la consommation et au circuit économique, nous attendent nécessairement au coin de la théorie.

Si nous demeurons tributaires du temps dans lequel nous vivons, nous ne sommes pas forcément écrasés entre l’idéologie contemporaine au sens strict et matériel du mot et nos aspirations subjectives et radicales. L’exploration critique du domaine aliéné n’empêche pas l’émotion de ressurgir sans culpabilité, l’imagination d’y profiler sa force terrible, la joie secrète des détournements de crever les images en répandant des forces négatives qu’il est possible de fondre à notre seul usage.

Les difficultés - elles sont nombreuses - d’une compréhension du présent et, intimement liées à elles, d’une esquisse réaliste de nos objectifs, résident avant tout dans le souci affirmé, partagé et compris, d’une analyse globale, y compris des erreurs et des acquits de pratiques passés.

Ensemble, nous avons la possibilité de corriger la confusion et le manque de perspective immédiate du mouvement social contemporain.

Confiné au parcellaire, aux fronts de lutte, à la seule réaction de défense et à l’aveuglement devant un système qui légitime franchement ses principes, La lutte contre le confusionnisme qui altère la nature même des perspectives révolutionnaires sans être capable d’envisager la critique de la vieille politique spécialisée, impuissante, apparaît comme une priorité.

Il faut ouvrir de nouveaux fronts.

Un petit groupe déterminé peut faire beaucoup pour changer le cours du temps.

*************

Lettre de loin

["Lettre de loin", pourrait paraître l'écho des débats récents - été 2006 - au Québec entre différentes tendances anarchistes et d'autres révolutionnaires. Cette lecture est fortement encouragée - titusdenfer]

Alger : juin 1945 – Fin des années de guerre, où, clandestinement, dans des camps, le mouvement libertaire s’est reconstitué autour d’un conseil occulte. Mais la guerre est finie. L’unité qui s’est forgée dans le malheur, la défaite, l’internement dans les camps de la mort, pourra t-elle résister aux discordes qui à nouveau, surgissent : le Faïsme renaît de ses cendres, plus autoritaire que jamais, avec ceux qui acceptèrent toutes les compromissions y compris la plus ignoble, celle du pouvoir, feignant d’oublier leur bassesse, et se drapant à nouveau d’une toge de virginal radicalisme.

Rien ne viendra plus critiquer de l’intérieur ce qui fut la pire erreur du mouvement anarchiste espagnol. D’Alger, au centre de ce qui pourrait rester uni, une voix va s’élever, celle de Fabio, dans une lettre datée du 10 juin 1945. Celui dans lequel beaucoup ont reconnu la plume acérée du vieux Felipe Alaiz, va clamer une vérité qui aujourd’hui reste toujours vivante. S’il y a du naïf ou de l’insuffisant dans cette lettre, il n’y en a guère dans le constat. Fabio, l’irréductible nous donne une étonnante leçon d’histoire à méditer.

*****************

[ ALAIZ Felipe (1887-1959)

1887 : né le 23 mai à Belver de Cinca Huesca

Journaliste

Fils de militaire à la retraite, il fera ses études à Lerida et à Huesca avec Ramon Acin. Directeur pendant deux ans de la revista de Aragon, rédacteur à El sol de Madrid, heraldo de Aragon, La Revista Blanca, Solidaridad Obrera de Valencia et Sevilla, ainsi qu’à Dia Grafico

1918 : arrive à Barcelone, ou il publie avec Hermoso Playa la revue Vertice, et avec Torres Tribo, la revue Voluntad à Sarragosse , puis il intègre la rédaction de Solidaridad Obrera de Valencia et de retour à Barcelone il publie avec Antonio Garcia la revista Nueva.

1925 : En prison à Barcelone, il écrit le prologue du livre de Peiro, Trayectoria de la CNT

1929/30 : directeur de Tierra y Libertad,

1932/33 : directeur de Solidaridad Obrera de Barcelone

1934/35 : rédacteur à Solidaridad Obrera de Barcelone

1939 : en exil en France il vivra à Paris et dans plusieurs villes du Midi de la France.

1943 : Au Plenum de Mauriac (Cantal) il est chargé d’écrire une " Ponencia " sur le futur du Mouvement Libertaire en compagnie de " Juanel ", texte qui sera lu au Plenum de Tourniac (Cantal) et qui donnera lieu aux divisions du Mouvement Libertaire.

1959 : Mort le 8 avril à Paris

Auteur de nouvelles et nombreuses œuvres de divulgation anarchiste, comme Hacia la federacion de autonomias Ibericas. Traducteur au français et au catalan de divers ouvrages.]

(Source : http://www.chez.com/ascasodurruti/Biographies/biograA.htm )

Alger le 10 juin 1945.

********************************

Je ne savais pas que parler du temps qu’il fera demain fût affirmer l’existence de Dieu. Ta lettre me l’apprend. Chaque jour on apprend des choses nouvelles. Cette fois-ci, la nouveauté était une idiotie. Ne t’irrite pas de me voir juger ainsi ton analyse, je pourrais être beaucoup plus dur dans mon jugement.

D’après ce qui apparaît prévisible, dire que la C.N.T. va intervenir dans le destin du peuple espagnol, ce n’est pas affirmer que la C.N.T. doit participer au gouvernement. Je ne suis rien pour dicter des normes à la C.N.T. Ni toi. Ni personne. Comme je l’ai écrit, dans ce que tu me reproches, sans connaître pour autant ce que tu me reproches, ce que la C.N.T. peut faire dépendra de la volonté des travailleurs qui la constituent. Ni plus, ni moins. Toute autre chose serait admettre que la C.N.T. a des chefs qui la mènent où ils veulent. Ce qui - sans doute ne le soupçonnes-tu pas – serait politique, même sans participer au gouvernement.

Dans son sens habituel, lorsqu’on en parle par exemple en sociologie, la politique est tout ce qui se fait pour ordonner, modifier ou transformer la structure sociale. Dans ce sens la C.N.T., depuis sa fondation n’a rien fait d’autre que de la politique, certaines fois directement, d’autres fois indirectement. Le moindre de ses manifestes était un acte politique. La moindre de ses grèves aussi. Celle de la Canadiense, que tu cites comme un exemple oublié par moi – qui t’a dit que j’avais oublié? – fut une grève éminemment politique : l’aspect économique qui la détermina devint rapidement secondaire. Ne parlons pas des grèves de protestation, que tu cites également et que je n’avais pas oubliées non plus. Protester est toujours un acte politique. Il s’agit de mettre fin à quelque chose : de modifier, ce faisant tel ou tel aspect de la société. Même les grèves économiques sont, de ce point de vue, fondamentalement politiques. Une augmentation de salaires peut entraîner des changements décisifs dans la structure sociale. Quant à l’action directe, peux-tu douter qu’elle soit politique ? Approfondis un peu plus, tu constateras même qu’elle n’est pas toujours éloignée de la plus habituelle. Rappelle-toi les coups d’état, ces œuvres maîtresses de l’action directe.

Si la C.N.T. est apolitique, c’est dans le sens où elle n’intervenait ni dans les élections, ni dans le gouvernement. C’est tout, et c’était beaucoup. Mieux, c’était l’essentiel. Il y avait de quoi être fier d’appartenir à une organisation qui se maintenait éloignée de cette pourriture. Déduire, comme tu le fais, que je soutiens, - en écrivant que la C.N.T., d’après ce qui apparaît prévisible, va intervenir dans le destin du peuple espagnol -, qu’elle doit prendre part aux élections et au gouvernement est une idiotie. Je te l’ai déjà dit. Excuse que je ne trouve, pour rendre compte de ton jugement, une parole plus adéquate.

Si, comme tu me le répètes tout au long de ta lettre, j’avais fondé les lignes suivantes : d’après ce qui apparaît prévisible, la C.N.T. “ va intervenir non d’une manière indirecte, comme par le passé, mais d’une manière directe et décisive dans la vie politique espagnole ”, sur ce qui est immédiatement observable, j’aurai sans nul doute ajouté quelque apostille pessimiste. Car ce que l’on observe, est en effet, décourageant. On voit des individus qui représentent la C.N.T. – non pas tous des réformistes, comme tu le dirais -, prendre part, sans élections, à tout ce qui fait ici visant la succession de Franco : pour le sérieux et le dérisoire, pour le responsable et l’irresponsable; pour ce qui se voudrait remarquable et qui ne cesse d’être comique. Toi-même, qui m’écris une lettre aussi “ révolutionnaire ” - permets que je place révolutionnaire entre guillemets, parce qu’en réalité quelques jours après sa rédaction tu participais à un meeting en compagnie de politiciens dont se serait vraiment un malheur s’ils redevenaient quelque chose en Espagne.

Non, je n’ai pas fondé ces lignes – qui ne l’oublie pas, ne veulent pas dire que la C.N.T. va aller aux élections (je t’ai déjà dit que cette analyse est une idiotie, et il m’est pénible de le répéter) – d’après ce qui est immédiatement observable : j’ai fondé mon propos sur des raisons plus solides. Et c’est de celles-ci que je vais t’entretenir brièvement.

La solution anarchiste au problème espagnol, et à plus forte raison du problème du monde, écartée pour l’instant, et qui sait pour combien de temps – ne t’inquiète pas : je t’expliquerai plus avant pourquoi il faut l’écarter -, le million d’ouvriers qui compose la C.N.T., - pas tous anarchistes, loin de là, mais suffisamment influencés par l’anarchisme -, doit rechercher pour ses conflits quotidiens et pour ses aspirations, des ouvertures qui, adéquates au moment pour ceux-là, ne ferment pas les portes du devenir à celles-ci. Cette recherche, qui devrait être constante, les porterait, comme par la main, à intervenir directement sur la vie politique espagnole – plus directement que par le passé, quand la solution anarchiste semblait être au coin de la rue -, c’est à dire à s’occuper de modifier et de transformer les structures sociales espagnoles, non pas en nommant des députés, ce qui serait une façon de ne pas intervenir, ni en acceptant tel, ou tel poste gouvernemental, ce qui serait une autre façon de ne pas intervenir et, de plus, de tout faire échouer. (Il serait honteux que puisse se répéter le spectacle de ce troupeau de conseillers, de militaires, de juges et même de policiers issus de la C.N.T. et du mouvement anarchiste. Je t’assure, et tu peux le croire, que je ne connais personne qui assista avec plus de répugnance que moi à un pareil spectacle. Mais je te parlerai de cela après). Cette intervention sur la vie politique espagnole – je répète : pour la transformation de la structure sociale espagnole – peut prendre et prendra, indubitablement diverses formes, non pas anarchistes, ou du moins pas totalement, mais tendant d’une certaine façon vers l’anarchisme. Par exemple : réalisations mutualistes, coopérativismes, communistes, dont la base seront les municipalités. Une politique municipale sera, cependant obligatoire et acceptée. Parce qu’une organisation d’un million d’hommes ne peut précéder comme un groupe d’anarchistes, ou surnommé anarchiste – tu verras que ce n’est pas la même chose -, serait-elle d’ailleurs exclusivement composée de groupes anarchistes. Et une politique municipale, en Espagne, embrasse toute la vie politique du pays. Rappelle-toi que des élections municipales, qui sont une chose beaucoup plus insignifiante qu’une politique municipale, provoquèrent la chute de la monarchie. Cette politique municipale tendra, par les réalisations dont j’ai parlé, non à renforcer l’État, ce qui serait contraire à l’esprit de la C.N.T. (sa collaboration durant la guerre civile, qui aida au renforcement de l’État, était contraire à son esprit; mais il s’agissait de s’opposer à ce qui se dressait contre cet État, et qui était pire que lui. Erreur? Je n’en discuterai pas. En tout cas, le grave ne fut pas l’erreur, tu le verras plus avant), mais à lui soustraire des attributs, pour qu’il soit à chaque fois de moins en moins nécessaire, de façon qu’arrive un jour où sa disparition sera facile, ou simplement faisable. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Pour en finir avec tout cela, je vais te donner un conseil : surveille à l’avenir tes réactions immédiates. Elles révèlent toujours les désirs les plus profonds. Quand une femme déclare, la première fois qu’elle voit un homme, qu’il est odieux, elle ne tarde pas, si l’occasion se présente, à coucher avec lui. Un lecteur attentif découvrira dans ta lettre, occulte mais fervent, le désir d’être pour le moins candidat conseilliste.

Et maintenant, passons à autre chose. Il me peine de te le dire, mais tout ce que tu écris dans ta lettre sur l’anarchisme, n’est qu’une suite de lieux communs. J’avais espéré que l’expérience de la guerre civile ferait que tu ne lancerais pas, comme tant d’autres, de vaines paroles au vent. Mon espérance était non fondée. Il y a un anarchisme poussiéreux qui date de l’age de pierre, et qui se modernise en retournant encore davantage à l’âge de pierre - par exemple en adoptant un drapeau -, et je te vois accroché à cet anarchisme qui manque de fulgurance et de devenir. De la doctrine anarchiste, qui est pur dynamisme, qui affronte chaque problème au fur et à mesure de son surgissement, et ne l’abandonne qu’après en avoir extrait tout son contenu, vous avez fait, toi et ceux qui pensent comme toi, une chose statique, immobile, un dogme qui dénonce à grands cris les hérétiques. Lis notre grand Ricardo Mella qui fut un hérétique permanent. Il t’aidera à désembourber ton cerveau, s’il est encore temps. Il est plein de toiles d’araignées. Les lieux communs dans lesquels tu te complais ne sont rien d’autre, encore que certains cessent de l’être pour se transformer en niaiseries. Tout ce que tu dis dans ta lettre sur la collaboration est trivial. Tu ne t’es pas approché même par mégarde du problème. Pensant comme tu penses, tu ne t’en approcheras jamais. Si la collaboration avait été seulement une erreur, la chose ne serait pas grave. Les erreurs se rectifient. En ne collaborant plus, problème résolu. Ce que la collaboration révèle n’a pas de rectification possible. C’était cela, que peu nombreux, nous suspections depuis un certain temps : que nous n’étions anarchistes, en Espagne, que quelques centaines au maximum… (Et voilà pourquoi il faut écarter la solution anarchiste au problème espagnol. Ce que défendent quelques centaines d’individus ne règlera jamais aucun problème. Je te répète ici ce que j’ai dit auparavant : ne t’inquiète pas. Ne t’inquiète surtout pas pour mon anarchisme. Il est plus vigoureux qu’aujourd’hui qu’hier, et il le sera demain bien plus qu’aujourd’hui. À mesure que passe le temps, les racines s’enfoncent plus profondément. J’ai la conviction, chaque jour plus affirmée, que les sociétés ne deviendront supportables que dans la mesure où elles se rapprocheront de l’anarchisme. Mais cette conviction ne fait pas rêver éveillé. Non, tout autre chose serait de croire en la possibilité d’établir maintenant l’anarchisme. Pour moi, anarchiste, l’unique solution au problème de l’Espagne et au problème du monde c’est l’anarchie. Mais cette opinion, ne la partagent avec moi, que quelques milliers d’hommes, et en Espagne, quelques centaines. Ce n’est donc pas une solution jouable maintenant. C’est la meilleure – personne d'intelligent ne s’avisera de le nier - mais nous la désirons si peu ! Devons-nous donc renoncer à l’anarchisme ? Diras-tu. Telle n’est pas ma pensée. Nous devons faire au contraire tout ce qui imaginable pour préparer le terrain à l’anarchisme; nous devons faire que les coutumes régentant les accords forcés, dérivent vers les accords libres; nous devons faire que l’intervention de l’état dans les relations entre les hommes ne soit plus nécessaire,

Par Nosotros.Incontrolados-Les Amis du Négatif à l'Oeu
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Jeudi 30 novembre 2006 4 30 /11 /Nov /2006 13:47

jeudi 30 novembre 2006

Que vive Oaxaca !
  

Appel à solidarité avec les Peuples de Oaxaca

Que vive Oaxaca !

Il existe aujourd'hui, dans un monde dominé par la lâcheté, la résignation et la servitude volontaire, une ville et une région résolues de résister à un gouvernement local et mondial qui ne connaît d'autres lois que celles de la corruption et du profit.

Depuis plusieurs mois, la population d'Oaxaca refuse les diktats d'une administration corrompue, qui n'hésite pas à tuer les opposants à sa politique de malversation. Le mouvement n'a cessé de se développer et a donné naissance à une assemblée populaire, encore noyautée par la vieille politique clientéliste, mais qui s'oriente de plus en plus vers un refus de tout pouvoir et vers une priorité : améliorer la vie quotidienne des enfants, des femmes et des hommes.

J'appelle à se manifester en faveur d'Oaxaca celles et ceux qui n'ont d'autre force que leur volonté de vivre, car c'est de là que vient aujourd'hui la seule pensée qui ne soit pas à la botte des commanditaires du marché planétaire.

Je les appelle à défendre par tous les moyens de leur inventivité la libre Commune d'Oaxaca afin qu'en son assemblée populaire se développent la démocratie directe et la pratique autogestionnaire que les barricadiers, la population urbaine et les communautés paysannes indigènes sont en train de consolider.

Je les appelle à alerter toutes les forces vives, qui peu à peu s'éveillent pour sortir des millions d'êtres humains du cauchemar que fait peser sur eux le totalitarisme économique. Il faut empêcher que le gouverneur Ulises Ruiz et ses tueurs, soutenus par Fecal (Felipe Calderon), le nouveau président du Mexique, n'écrasent l'expérience d'autonomie régionale - urbaine et paysanne - qui s'esquisse dans la lignée de la Commune de Paris et des collectivités andalouses, aragonaises et catalanes des années 1936-1938.

Ce qui se passe à Oaxaca est un espoir pour tous ceux qui désespèrent d'accéder à une existence, digne de ce nom, sous le joug du capitalisme financier réduisant la vie et l'environnement à une marchandise.

Souvenons-nous ! C'est une prise de conscience mondiale qui a aidé le mouvement zapatiste encore fragile à échapper à la répression du gouvernement et de son armée, en janvier 1994 et en février 1995. Ce que les zapatistes ont réussi pour les communautés paysannes indigènes du Chiapas, la population d'Oaxaca est en train de le tenter en milieu urbain. L'enjeu est considérable. Faisons en sorte que se conforte la chance d'instaurer la Commune d'Oaxaca, car cette chance est la nôtre, celle de l'émancipation existentielle et sociale qui nous tient à c?ur.

En toute autonomie individuelle, Raoul Vaneigem. Le 28 novembre 2006.

 Auteur: anonymous ( Raoul V. )
 jeudi 30 novembre 2006

 

__________________________________________________________________________

COMMUNIQUE DE NOSOTROS INCONTROLADOS/LES AMIS DU NEGATIF A L'OEUVRE
__________________________________________________________________________

Que cet appel soit ou non de R.V, ce dont nous doutons fort, non à cause des positions prises en faveur des insurgés de l'OAXACA, mais plutôt à cause de cette forme d'appel et des aspects par trop limités de l'implication théorique de l'auteur qui autant par le fond, le style, la forme, le recul critique nous a habitués à autre chose.
Un appel - ou une prise de position aussi tardive , comme ce fut le cas en Mai 68,-  aussi  aligné sur d'autres appels autrement plus radicaux et souvent au delà des manifestations de solidarité de circonstance sans autre considération incite à la mesure, toute proportion gardées.
 au doute le plus élémentaire...
Nonobstant, tout le monde a le droit d'être fatigué!
Pour un retard d'une autre importance moindre, Ralph Rummey, décédé il y a deux ans je crois, a été exclu de l'I.S, mais toi tu t'y es maintenu. La suite prouva que tu avais en sus de la confiance de G.D quelques ressources que nous ne redécouvrons pas dans cet appel-là...
Bref, qu'il soit ou non de toi; on en assure le relais...Tiedement, mais nous-même, nous n'avons pas su ,hélas, faire mieux.... T'es pas tout seul R.V
Steph K pour NOSOTROS.INCONTROLADOS
Par RAOUL VANEIGEM ? Un Ami du Négatif à l'Oeu
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Jeudi 30 novembre 2006 4 30 /11 /Nov /2006 13:47

jeudi 30 novembre 2006

Que vive Oaxaca !
  

Appel à solidarité avec les Peuples de Oaxaca

Que vive Oaxaca !

Il existe aujourd'hui, dans un monde dominé par la lâcheté, la résignation et la servitude volontaire, une ville et une région résolues de résister à un gouvernement local et mondial qui ne connaît d'autres lois que celles de la corruption et du profit.

Depuis plusieurs mois, la population d'Oaxaca refuse les diktats d'une administration corrompue, qui n'hésite pas à tuer les opposants à sa politique de malversation. Le mouvement n'a cessé de se développer et a donné naissance à une assemblée populaire, encore noyautée par la vieille politique clientéliste, mais qui s'oriente de plus en plus vers un refus de tout pouvoir et vers une priorité : améliorer la vie quotidienne des enfants, des femmes et des hommes.

J'appelle à se manifester en faveur d'Oaxaca celles et ceux qui n'ont d'autre force que leur volonté de vivre, car c'est de là que vient aujourd'hui la seule pensée qui ne soit pas à la botte des commanditaires du marché planétaire.

Je les appelle à défendre par tous les moyens de leur inventivité la libre Commune d'Oaxaca afin qu'en son assemblée populaire se développent la démocratie directe et la pratique autogestionnaire que les barricadiers, la population urbaine et les communautés paysannes indigènes sont en train de consolider.

Je les appelle à alerter toutes les forces vives, qui peu à peu s'éveillent pour sortir des millions d'êtres humains du cauchemar que fait peser sur eux le totalitarisme économique. Il faut empêcher que le gouverneur Ulises Ruiz et ses tueurs, soutenus par Fecal (Felipe Calderon), le nouveau président du Mexique, n'écrasent l'expérience d'autonomie régionale - urbaine et paysanne - qui s'esquisse dans la lignée de la Commune de Paris et des collectivités andalouses, aragonaises et catalanes des années 1936-1938.

Ce qui se passe à Oaxaca est un espoir pour tous ceux qui désespèrent d'accéder à une existence, digne de ce nom, sous le joug du capitalisme financier réduisant la vie et l'environnement à une marchandise.

Souvenons-nous ! C'est une prise de conscience mondiale qui a aidé le mouvement zapatiste encore fragile à échapper à la répression du gouvernement et de son armée, en janvier 1994 et en février 1995. Ce que les zapatistes ont réussi pour les communautés paysannes indigènes du Chiapas, la population d'Oaxaca est en train de le tenter en milieu urbain. L'enjeu est considérable. Faisons en sorte que se conforte la chance d'instaurer la Commune d'Oaxaca, car cette chance est la nôtre, celle de l'émancipation existentielle et sociale qui nous tient à c?ur.

En toute autonomie individuelle, Raoul Vaneigem. Le 28 novembre 2006.

 Auteur: anonymous ( Raoul V. )
 jeudi 30 novembre 2006

 

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COMMUNIQUE DE NOSOTROS INCONTROLADOS/LES AMIS DU NEGATIF A L'OEUVRE
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Que cet appel soit ou non de R.V, ce dont nous doutons fort, non à cause des positions prises en faveur des insurgés de l'OAXACA, mais plutôt à cause de cette forme d'appel et des aspects par trop limités de l'implication théorique de l'auteur qui autant par le fond, le style, la forme, le recul critique nous a habitués à autre chose.
Un appel - ou une prise de position aussi tardive , comme ce fut le cas en Mai 68,-  aussi  aligné sur d'autres appels autrement plus radicaux et souvent au delà des manifestations de solidarité de circonstance sans autre considération incite à la mesure, toutes proportions gardées,au doute le plus élémentaire...

Nonobstant, tout le monde a le droit d'être fatigué!
Pour un retard d'une autre importance moindre, Ralph Rummey, décédé il y a deux ans je crois, a été exclu de l'I.S, mais toi tu t'y es maintenu. La suite prouva que tu avais en sus de la confiance de G.D quelques ressources que nous ne redécouvrons pas dans cet appel-là...
Bref, qu'il soit ou non de toi; on en assure le relais...Tiedement, mais nous-même, nous n'avons pas su ,hélas, faire mieux.... T'es pas tout seul R.V
Steph K pour NOSOTROS.INCONTROLADOS

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Jeudi 30 novembre 2006 4 30 /11 /Nov /2006 11:45

« LE PROBLÈME AVEC ISRAËL »
écrit le 29/11/06 à 23:50:10 par Jeff Halper

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la bande de N.I considère dans son ensemble que ce texte fort d'un apport de doc contribue au débat d'une manière significative et décide de le ralayer sur le blog, invite les lecteurs de N.I à ouvrir le débat, enrichir les analyses...
Nos positions souffrant souvent de la "désinformation" des "néo-pro-sionistes de gôche/droite dissimulés" se sont quelques fois avérées "douteuses" et ont permit, ainsi" d'alimenter " le fond de commerce" des falsificateurs de l'Histoire qui s'obstinent à ne voir dans la critique objective de la politique israelienne que du "revisionnisme", du "négationnisme", de "l'anti-sémitisme"... Le texte qui précède - sujet à débats - lève un coin du voile, à moins que cela ne soit encore écrit dans le cadre des "fausses culpabilités" dont on sait que tous les "réificateurs" jouent avec brio!
Néanmoins, terme bien désobligeant, nous pensons que les vérités qu'ils contient peuvent contribuer au perfectionnement de la critique d'un "génocide palestinien annoncé", ce scandale que nos neveux ne voudront pas, au milieu de tant d'autres, croire à moins de nous mépriser tous, radicalement et définitivement, puisque nous aurons laissé faire refugié derrière un "singulier devoir de réparation" échéant aux générations succedant à celle des compromis dans l'organisation de la shoah, du massacre des homosexuels, des Tziganes, des Communistes, des Anarchistes, de "tous les non-conformes"...

Participez aux débats en ajoutant vos commentaires sur le blog; ceux-ci seront alors mis  en ligne  et permettront à d'autres de soutenir ou contribuer à toutes les analyses.
NE LAISSONS PAS FAIRE

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Ce texte à été relevé sur un site indépendant: INDYMEDIA. Il est publié dans son intégralité, sans ajout ni retrait.N.I
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« LE PROBLÈME AVEC ISRAËL »
écrit le 29/11/06 à 23:50:10 par Jeff Halper

Une analyse de Jeff halper, coordinateur du Comité Israélien contre la destruction des maisons (ICAHD), qui fait parfaitement le point sur la politique israélienne de refus systématique de toute perspective de paix, avec l?énumération de toutes les offres de paix rejetées par Israël depuis 1948.


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Soyons honnêtes (pour une fois). Le problème au Proche-Orient ce n?est pas le peuple palestinien, ni le Hamas, ni les Arabes, ni le Hezbollah ou les Iraniens ou la totalité du monde musulman. C?est nous, les Israéliens.

Le conflit israélo-palestinien, la véritable grande raison de l?instabilité, de l?extrémisme et de la violence dans notre région, c?est peut-être le conflit le plus simple du monde à résoudre. Depuis presque 20 ans, depuis la reconnaissance par l?OLP d?Israël dans les frontières de l?armistice de 1949 (la « ligne verte » qui sépare Israël de la Cisjordanie et de Gaza) tous les leaders palestiniens soutenus par la grande majorité de la population palestinienne, ont proposé à Israël une offre des plus généreuses : un état juif sur 78% (du territoire) d?Israël/Palestine en échange d?un état palestinien sur seulement 22% (du territoire restant) La Cisjordanie, Jérusalem Est et Gaza.

En fait, c?est une proposition soutenue par une grande majorité des peuples Palestinien comme Israélien. (Selon le Ha?aretz du 18 janvier 2005, quelque 63 % des Palestiniens soutiennent le projet selon lequel, après l?établissement de l?état Palestinien et une solution pour tous les problèmes en suspens, y compris celui des réfugiés et de Jérusalem, une déclaration serait publiée reconnaissant l?état d?Israël en tant qu?état du peuple juif et l?état palestinien en tant qu?état du peuple palestinien. Du côté israélien 70 % soutenaient l?idée d?une reconnaissance mutuelle. (...)

Si Israel mettait fin à l?Occupation avec un arrangement politique qui satisferait les besoins fondamentaux des deux peuples, les Palestiniens pourraient faire ce qui serait peut-être la contribution la plus importante de toute à la paix et à la stabilité du Proche Orient. Les Palestiniens possèdent, malgré leur faiblesse, l?unique source d?un formidable pouvoir, l?unique atout critique : ils sont les gardiens du Proche Orient. Parce que le conflit palestinien est emblématique il résume le « clash des civilisations », tel qu?il est vécu par l?ensemble des musulmans.

Le problème c?est Israël, à la fois dans ses formes d?avant et d?après l?Etat qui depuis les cent dernières années a fermement refusé de reconnaître l?existence nationale et les droits à l?auto détermination du peuple palestinien. Dans le passé, et maintenant encore, il a toujours dit « non » à toute possibilité de faire véritablement la paix et dans les termes les plus clairs.

Le dernier exemple c?est le Plan de Convergence (ou de Réalignement) d?Ehoud Olmert qui cherche à mettre un terme définitif au conflit en imposant le contrôle israélien sur un pseudo état palestinien « souverain ».

« Israël maintiendra son contrôle sur les zone de sécurité, les blocs de colonies juives, et les endroits qui ont une importance suprême et nationale pour le peuple juif, d?abord et avant tout Jérusalem unifiée sous souveraineté israélienne » a déclaré Olmert à la conférence d?Herzliya de janvier 2006. « Nous ne permettrons pas l?entrée des réfugiés palestiniens dans l?état d?Israël ». Le plan d?Olmert qu?il avait promis de mettre en route dès que le Hamas et le Hezbollah seraient supprimés, devrait perpétuer le contrôle israélien sur les Territoires Occupés. Cela ne rendrait pas possible l?existence d?un état palestinien viable. Alors que la « Mur de séparation », la frontière démographique d?Israël à l?Est, ne prend que 10 à 15% de la Cisjordanie, il incorpore à Israël les blocs majeurs de colonies, découpe la Cisjordanie en petit « cantons » (le mot est de Sharon) sans continuité territoriale, et appauvris, et enlève aux Palestiniens leurs riches terres agricoles et l?une des principales ressources en eau. Il crée aussi une « grande » Jérusalem israélienne sur tout une portion centrale de Cisjordanie, coupant du même coup le c?ur économique, culturel, religieux et historique de tout état palestinien. Il prend alors en sandwich les Palestiniens entre le Mur/frontière et une autre frontière de sécurité, la vallée du Jourdain, donnant à Israël deux frontières à l?est. Israël garderait le contrôle de toutes les ressources nécessaires à un état palestinien viable et pour faire bonne mesure Israël s?approprierait l?espace aérien palestinien, leur sphère de communications et même le droit de l? Etat palestinien à conduire sa propre politique étrangère.

Ce plan est évidemment inacceptable pour les Palestiniens - une évidence qu?Olmert ne connaît que trop bien - aussi doit-on l?imposer unilatéralement, avec le concours américain. Mais qui s?en soucie ? Nous avons refusé de dialoguer vraiment avec Arafat, refusé absolument de parler avec Abu Mazen, boycotté en ce moment tout le gouvernement Hamas pourtant élu, en arrêtant ou en assassinant ceux qui y sont associés. Et si « Convergence » ne flotte pas cette fois dans l?air, eh bien, le maintien du statu quo pendant qu?on construit des colonies a été la véritable politique des quarante dernières années et peut durer indéfiniment. En vérité, Israël est tombé dans une violence aveugle et inutile. La guerre du Liban en 2006 et, au moment où j?écris ces lignes, l?assaut d?une violence croissante contre Gaza.

Mais le public israélien a accepté la ligne de Barak selon laquelle il n?y a pas de « partenaire pour la paix ». Ainsi ,si il y a un mécontentement parmi les votants, ils vont plus probablement jeter la gauche libérale au « c?ur saignant » et ramener la droite avec sa doctrine d?échec, de sécurité basée sur le militaire. Pourquoi ? Si les israéliens ont un besoin vital de paix et de sécurité - « Le droit d?être normal » selon Olmert récemment, alors pourquoi n?ont ils pas saisi, ou au moins exploré, chacune et toutes les occasions de résoudre le conflit ? Pourquoi élisent-ils continuellement des gouvernements qui poursuivent agressivement l?expansion des colonies et la confrontation militaire avec les Palestiniens et les voisins d?Israël s?ils veulent se débarrasser quand même du fardeau de l?occupation ? Pourquoi, si la plupart des israéliens désirent se « séparer » des Palestiniens, offrent-ils tellement peu de choses que la séparation n?est tout simplement pas une option, même si les Palestiniens veulent faire des concessions majeures ?

« Les dossiers du Ministère Israélien des Affaires Etrangères » écrit l?historien israélo-anglais Avi Shlaim dans « le Mur de fer » (2001 : 49) « croulent sous les preuves que des éclaireurs arabes étaient prêts à négocier avec Israël dès Septembre 1948 » ». Prenons simplement quelques exemples des occasions délibérément rejetées :

? « Au printemps et à l?été de 1949 Israël et les états arabes se sont rencontrés sous les auspices du Comité de Conciliation pour la Palestine des Nations Unies (PCC) à Lausanne en Suisse. Israël n?a voulu faire aucune concession territoriale ni faire revenir 100 000 des 700 000 réfugiés ce que réclamaient les Arabes. Pour autant, cependant, il y a eu la remarque que fit Ben Gourion lors d?une réunion de son cabinet, à savoir que le public israélien était « ivre de la victoire » et nullement d?humeur à des concessions « maximales ou minimales » selon le négociateur israélien Elias Sasson.

? En 1949, le leader syrien Husni Zaim avait déclaré ouvertement qu?il était prêt à être le premier leader arabe à conclure un traité de paix avec Israël - et à accueillir la moitié des réfugiés palestiniens en Syrie. Il offrit sans relâche de rencontrer Ben Gourion, qui refusa obstinément. A la fin c?est seulement un accord d?armistice qui fut signé.

? Le roi Abdallah de Jordanie engagea deux ans de négociations avec Israël mais ne pût jamais faire de percée significative sur aucun sujet important avant son assassinat. Son offre de rencontrer Ben Gourion fut aussi refusée. Ce que le ministre des affaires étrangères Moshe Sharett a commenté de manière révélatrice : « Un Transjordanien a dit nous sommes prêts pour une paix immédiate ; nous avons dit, évidemment, que nous voulions aussi la paix, mais nous ne pouvons pas courir, nous devons marcher ». Trois semaines avant d?être assassiné, le roi Abdallah avait déclaré « Je pourrai justifier la paix si je pouvais souligner les concessions faites par les Juifs. Mais sans aucune concession de leur part, j?ai perdu avant de commencer ».

? En 1952-53 d?intenses négociations se sont tenues avec le gouvernement Syrien d?Adib Shishakli un leader pro américain qui était pour un r?églement avec Israël. Ces conversations ont échoué parce qu?Israël insistait pour avoir le contrôle exclusif de la mer de Galilée, le Lac Huleh et le Jourdain.

? Les offres constantes de Nasser pour avoir des conversations de paix avec Ben Gourion commençant peut après la Révolution de 1952, ont terminé en définitive sur un refus du successeur de Ben Gourion, Moshe Sharett, de continuer le processus et sur une attaque israélienne dévastatrice (conduite par Ariel Sharon) contre une base militaire égyptienne à Gaza.

? En général l?inflexibilité israélienne de l?après guerre était due à son succès dans les négociations des accords d?armistice, qui lui laissa une situation politique, territorial et militaire supérieure. « La menace de guerre avait été repoussée » écrit l?historien israélien Benny Morris dans son livre « Righteous Victims » « Aussi pourquoi s?efforcer de faire une paix impliquant des concessions territoriales majeures ? ». Dans un télégramme à Sharett, Ben Gourion proclama catégoriquement ce que deviendrait la politique israélienne à long terme, essentiellement valide jusqu?à aujourd?hui : « Israël ne discutera pas d?une paix impliquant la concession de quelque morceau que ce soit du territoire. Les états voisins ne méritent pas un pouce de la terre d?Israël. Nous sommes prêts pour la paix en échange de la paix ». En juillet 1949, il déclara à un journaliste américain venu le rencontrer « Je ne suis pas pressé et je peux attendre dix ans. Nous ne subissons aucune pression ». Et pourtant, cette période a vu émerger l?image de leaders arabes, en ennemis inflexibles, épicée si soigneusement par Israël et représentant une part si puissante du cadrage Israélien. (Morris (1999 : 268) le résume succinctement et franchement : « Pendant des dizaines d?années, Ben Gourion e après lui les administrations successives, ont menti à l?opinion publique israélienne sur les ouvertures de paix de l?après 48 et sur l?intérêt arabe pour un accord. Les leaders arabes (avec la possible exception d?Abdallah) étaient présentés, une fois pour toutes, comme un tas de bellicistes irrécupérables, décidés à détruire Israël. L?ouverture récente des archives israéliennes offre une image autrement plus complexe.

? A la fin de l?année 1965 Abdel Hakim Amer, le vice président et le commandant adjoint de l?armée égyptienne invita le chef du Mossad, Meir Arnit, à venir au Caire. Cette visite fut interdite après une dure opposition de la part d?Isser Harel, le conseil en renseignement d?Eshkol. La guerre de 1967 aurait-elle pu être évitée ? Nous ne le saurons jamais.

? Immédiatement après la guerre de 1967 Israël envoya des émissaires à la recherche d?un accord avec les Palestiniens de Cisjordanie et de Jordanie. Les Palestiniens voulaient entrer dans des discussions de paix, mais seulement si cela signifiait un état palestinien indépendant, une option qu?Israël n?a jamais même conçue. Les Jordaniens étaient aussi prêts, mais seulement s?ils recevaient tout le contrôle sur la Cisjordanie et en particulier, Jérusalem Est et ses lieux saints. Le roi Hussein tint même des réunions avec les responsables israéliens mais le refus d?Israël d?admettre un plein retour des territoires ont fait échoué le processus. L?annexion d?une zone du « grand » Jérusalem et le programme immédiat de construction de colonies ont bloqué toute chance à la paix pleine et entière.

? En 1971 Sadate envoya une lettre à la Commission Jarring des Nations Unies exprimant la volonté de l?Egypte d?entamer un accord de paix avec Israël. L?acceptation israélienne aurait pu empêcher la guerre de 1973. Après la guerre Golda Meir repoussa sommairement de nouvelles conversations de Sadate pour une ouverture de paix faites.

? Israël a ignoré de nombreux émissiares envoyés par Arafat et d?autres leaders palestiniens au début des années 1970, ignorant leur volonté de discuter de la paix avec Israël.

? Les tentatives de Sadate en 1978 pour résoudre le problème palestinien en tant que participant du processus de paix ont été repoussés par Begin qui refusait de considérer autre chose que « l?autonomie » palestinienne.

? En 1988 à Alger, faisant partie de sa déclaration de l?indépendance palestinienne, l?OLP a reconnu Israël à l?intérieur de la Ligne verte et exprimé la volonté d?entamer des discussions.

? En 1993, au début du processus d?Oslo, Arafat et l?OLP ont réitéré par écrit leur reconnaissance d?Israël à l?intérieur des frontières de 1967. (pour mémoire, sur 78% de la Palestine historique.). Bien qu?ils aient reconnu Israël comme état « légitime » au Proche Orient, Israël n?a pas rendu la pareille. Le gouvernement Rabin n?a pas reconnu le droit national des Palestiniens à l?auto détermination, mais voulait seulement reconnaître les palestiniens comme partenaires de négociation. Ni à Oslo ni ensuite Israël n?a jamais été d?accord pour abandonner les territoires qu?il a conquis en 1967, en faveur d?un état palestinien, bien que ce soit la position des Nations Unies (Résolution 242), la communauté internationale (incluant jusqu?à Bush, les Américains) et depuis 1988 les Palestiniens.

? Peut-être l?occasion ratée la plus importante de toutes a-t-elle été la façon dont les gouvernements successifs Travailliste et Likoud ont sapé tout état palestinien viable en doublant la population de colons israélien au cours des sept années du « processus de paix » d?Oslo (1993-2000), éliminant ainsi à coup sûr la solution à deux états.

? A la fin de 1995, Yossi Beilin, membre clef de l?équipe des négociateurs d?Oslo , a présenté à Rabin « le document d?Oslo » (négocié avec l?équipe d?Abu Mazen) pour résoudre le conflit. Ces accords étaient si prometteurs qu?Abu Mazen avait les larmes aux yeux après l?avoir signé. RAbin a été assassiné quelques jours plus tard et son successeur, Shimon Peres, l?a vidé de son sens.

? Le refus d?Israël de la volonté syrienne de négocier la paix, répété sans fin jusqu?à ce jour,tant qu? Israël devrait faire des concessions à propos des Hauteurs occupées du Golan

? Le parfait mépris de Sharon pour l?offre en 2000 de la Ligue Arabe de reconnaissance, de paix et d?intégration régionale en échange de sa renonciation à l?Occupation

? La disqualification par Sharon d?Arafat, de loin le plus aimable et coopératif partenaire qu?Israël ait jamais eu, et son boycott ultérieur d?Abu Mazen.

? Olmert a déclaré hors sujet le Document des Prisonniers dans lequel toutes les factions palestiniennes, y compris le Hamas, s?accordait sur un programme politique recherchant une solution à deux états, suivi de la tentative de détruire par la force le gouvernement démocratiquement élu du Hamas, et encore à ce jour.

? En Septembre et Octobre 2006 Bachar el Assad a fait des ouvertures répétées pour la paix avec Israël en déclarant publiquement : « Je suis prêt pour une paix immédiate avec Israël grâce à quoi nous voulons vivre en paix ». Le jour de la première déclaration d?Assad à cet égard, le premier ministre Olmert déclara « Nous ne quitterons jamais les Hauteurs du Golan » accusa la Syrie « d?héberger des terroristes » et avec le ministre des affaires étrangères Tzipi Livni il annonça que « les conditions ne sont pas murs pour la paix avec la Syrie ».

A tout cela nous pouvons ajouter les guerres inutiles, des conflits plus limités et les sanglantes attaques qui ont principalement servi à encourager la position d?Israël ou indirectement, à encourager Israël, dans ses tentatives pour étendre son contrôle sur toute la terre à l?ouest de la Jordanie : les tueries systématiques entre 1948-1956 contre 3000 à 5000 « infiltrateurs », réfugiés palestiniens, principalement sans armes qui cherchaient surtout à retrouver leurs maisons, à labourer leurs champs ou à reprendre leur propriété perdue ; la guerre de 1956 avec l?Egypte, entreprise en partie pour empêcher la réémergence sur l?agenda international du « Problème Palestinien », et pour renforcer Israël, militairement, territorialement et diplomatiquement, les opérations militaires contre les civils palestiniens commençant avec les tristement célèbres tueries de Sharafat, Beit Jala et plus notoirement encore Qibia, conduites par l?unité 101 de Sharon. Ces opérations continuent dans les Territoires Occupés et le Liban jusqu?à ce jour, principalement dans le but de « punir collectivement » et de « pacifier ». D?autres opérations incluent la campagne, vieille de dizaines d?années, de liquidation systématique de tout réel leader palestinien, les trois guerres du Liban (Opération Litani en 1978 ; opération Paix sur la Galilée en 1982 et la guerre de 2006).

Persistant, derrière tous ces actes militaires, que ce soit les guerres importantes ou les « assassinats ciblés », est le refus Israélien constant et résolu (en fait un retour grandissant aux jours de l?avant sionisme des années 1880) de dialoguer directement et sérieusement avec les Palestiniens. La stratégie d?Israël jusqu?à aujourd?hui est de les contourner et de les encercler, en nouant des accords avec les gouvernements qui les isolent et, sans succès jusqu?à présent, neutralise les Palestiniens en tant que partenaires. Ce fut encore plus net lors des conversations de paix de Madrid où il n?a autorisé la participation palestinienne qu?en tant que faisant partie de la délégation jordanienne. Et cela inclut aussi le « processus de paix » d?Oslo. Tandis qu?Israël a réclamé une lettre d?Arafat reconnaissant explicitement Israël comme « constructeur légitime » du Proche Orient. et plus tard a demandé une déclaration particulière reconnaissant Israël en tant qu?état Juif (il avait déjà obtenu les deux) aucun gouvernement israélien n?a jamais reconnu les droits collectifs du peuple palestinien à l?auto détermination. Rabin était sans ambiguïté à ce propos : si Israël reconnaît les droits des Palestiniens à l?auto détermination, cela voulait dire qu?un état palestinien devait par définition émerger - et Israël ne voulait pas promettre cela (Savir ; 1998 : 47). Aussi, excepté la vague déclaration sur le fait de ne pas vouloir dominer un autre peuple et « notre main est tendue pour la paix ». Israël n?a jamais permis un cadre pour de véritables négociations. Les Palestiniens doivent être pris en compte, on doit leur demander de réagir à l?une ou l?autre de nos quatre propositions, mais ils ne sont certainement pas des partenaires égaux dans leur revendication à un pays rivalisant avec le nôtre.

La féroce réponse d?Israël à l?éruption de la seconde intifada, quand il a tiré plus d?un million de balles y compris des missiles sur les centres civils de Cisjordanie et de Gaza en dépit de l?absence complète de tir de la part du côté palestinien au cours des cinq premiers jours de l?Intifada, ne peut s?expliquer que pour les punir d?avoir rejeté ce que Barak a essayé de leur imposer à Camp David, les détrompant sur l?idée qu?ils étaient égaux pour décider du futur de « notre » pays. Nous les battrons avait fréquemment l?habitude de dire Sharon, « jusqu?à ce qu?ils comprennent le message ». Et qu?est-ce que ce « message ? »/ Il est que ceci est notre pays et que seulement nous, juifs israéliens avons la prérogative de décider si et comment nous voulons le diviser."

Jeff Halper Lundi 27 Novembre 2006

http://www.alternativenews.org/index.php ?option=com_content&task=view&id=636&Itemid=1

(Traduit par Carole SANDREL pour CAPJPO-EuroPalestine)

http://europalestine.com/article.php3?id_article=2423


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Vous êtes les bienvenus sur ce "forum"   critique
de la confusion généralisée.


N'hésitez pas à recommander , pour la circonstance, ce blog à ceux de vos amis qui pourraient apporter des arguments décisifs susceptibles d'en terminer avec la fausse conscience des "néo-sionistes" qui voudraient faire accroire au monde qu'il ne serait  d'autre issue au conflit inique et génocidaire que dans "le Grand Israel Etniquement pur" !
(Cf: les propos du nouveau vice 1er Ministre Israelien Liebermann).


Nous consacrerons une grande partie de notre temps à ce débat.


Nosotros.incontrolados/Les Amis du Négatif à l'Oeuvre


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Par JEFF HALPER - Publié dans : CONTROLE SOCIAL
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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /Nov /2006 08:02
     
Par Nosotros.Incontrolados-Les Amis du Négatif à l'Oeu
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Mardi 28 novembre 2006 2 28 /11 /Nov /2006 21:45

Vous êtes en train de consulter un article PUBLIE sur le site Indymedia Grenoble, RELAYE PAR NOSOTROS.INCONTROLADOS, bonne lecture...

[?] Le fascisme applaudi au Collège de France
écrit le 27/11/06 à 20:15:48 par oblomoff

Cet article a été accepté par unE seulE modérateureuse.

{{{Le fascisme applaudi au Collège de France}}}

{{Ce 27 novembre 2006 avait lieu au Collège de France une cérémonie solennelle célébrant Jean-Pierre Changeux, « philosophe » et spécialiste des neurosciences. S'enchaînaient des interventions, des films-souvenir à la gloire de cet acharné du réductionnisme, des OGM et du fichage génétique, aujourd’hui promu professeur émérite. A la pause-café, au milieu de ce gala mondain, et avec l'accord ingénu de l’organisateur, d' « anciens élèves » de Jean-Pierre Changeux ont pris la parole.}}

Cet « éloge » acide a fait valoir le projet de Changeux de « psychiatriser la vie » et saluait ensuite la pluridisciplinarité du « Maître », qui « fut tour à tour technocrate, eugéniste, gardien de zoo, quincaillier et flic. » Le « Herr Professor » final, ainsi que le slogan « Science, Croissance, Obéissance » furent salués par des applaudissements enthousiastes, couvrant l’effarement de quelques uns ― à commencer par Jean-Pierre Changeux lui-même.

Si nous pouvons, au mieux, déplorer une grégarité dramatique, ces applaudissements viennent surtout témoigner du fascisme intégré de ces docteurs Folamour, à peine voilé par la pseudo-neutralité scientifique.

{{Brisons la dictature ordinaire des experts, ridiculisons les élites.}}

Une fraction de L’Obscur Groupe Oblomoff.



{{{Éloge de M. J-P. Changeux}}}



« L'audace du savoir est sans limites, c’est l'un des traits les plus attachants de la recherche scientifique » déclarait Jean-Pierre Changeux au philosophe Paul Ricoeur. Tout au long de son existence, M. Changeux a donné corps à cette formule en procédant au dépeçage systématique de l’esprit humain. L'esprit ! Cet héritage laborieux de la pensée primitive, Changeux l’a combattu avec cette audace sans limites qui caractérise la pensée scientifique : « L’homme n’a dès lors plus rien à faire de l'esprit, il lui suffit d’être un homme neuronal » , disait-il encore à Ricoeur. C'est pour nous, anciens élèves de Changeux et à ce titre, hommes neuronaux, un immense honneur de célébrer ici la pensée de notre maître. Nous tenons à en rappeler, dans cette vénérable enceinte, les aspects les plus marquants.

Pour Jean-Pierre Changeux, la neurobiologie, aidée des progrès de la génétique, s'est très tôt révélée être l'instrument privilégié de l'utopie : celle d'une humanité entièrement régie par les lois de la biologie. Derrière l'histoire, les histoires des hommes, ces fictions et ces mythes qui les déchirent, il y a la vie de l’espèce, universelle et concrète. À la tête du Comité Consultatif National d'Éthique, il a fallu à notre maître un courage ininterrompu pour défendre les valeurs objectives de l'approche réductionniste. Pour libérer les cerveaux des idéologies et du subjectivisme qui les entravent, il lui a fallu combattre sans relâche la diversité culturelle et historique, source de conflits infinis. Comme il le déclarait dans L'homme neuronal, « les représentations culturelles propres à la pensée mythique » sont encore aujourd’hui bien enracinées dans nos sociétés : « fondamentalisme, vandalisme écologiste, médecines douces, homépathie »… Elles « contredisent le sens commun et les lois de la physique. Elles pourraient mettre en danger l’espèce » . À un Michel Foucault affirmant « Il faut défendre la société », notre maître aurait répliqué avec brio : Il faut défendre le patrimoine génétique.

« Je ne peux pas rester aveugle, sourd et muet devant la réalité dramatique qui accable nos sociétés » , affirmait Jean-Pierre Changeux en 1998. Sa position privilégiée sur « l'agora planétaire du débat scientifique » lui a permis de faire entendre une pensée politique résolument progressiste, orientée vers un partenariat fort avec l'industrie de pointe. Notre maître a pris sur lui de militer en faveur des applications technologiques « qui contribuent à combler le fossé qui sépare la communauté scientifique du reste de la société » , aux côtés notamment de F. Ewald en faveur des OGM et contre « les nouveaux vandales » . En matière d'ingénieurie sociale, reprenant le flambeau de la phrénologie de Gall, il s'est penché tout particulièrement sur la synergie de la biologie moléculaire et de l'informatique pour préconiser la détection « au niveau de la population, des prédispositions génétiques à des maladies, ou, au niveau de l'individu, la constitution du « profil génétique » qui complètera son dossier médical. Peut-on déjà parler de cyberdocteurs au savoir infiniment étendu…. ? » .
Substituer, pour mieux gérer la société, la rigueur de l’approche clinique à la versatilité de la vie politique fut le cœur du travail de Jean-Pierre Changeux. Une lutte sans relâche contre l'intrusion de la morale, toujours prompte à refaire surface au sein même du monde scientifique, et plus fondamentalement, contre la parole elle-même, si peu adaptée à la communication directe entre les hommes, « système de codage lourd et encombrant qui véhicule tant bien que mal le 'langage de la pensée' » . Agir directement sur les activités mentales, fonder une véritable police cybernétique, faire un sort au problème insoluble de la pluralité humaine, en un mot psychiatriser la vie, tel fut le projet visionnaire de notre maître. À cet égard, la démarche politique de Jean-Pierre Changeux peut être comparée à celle que Pascal avait donnée pour être celle des philosophes : « S'ils ont écrit de politique, c'était comme pour régler un hôpital de fous ». À nouveau, saluons le grand homme qui parvint à donner une légitimité politique et institutionnelle au projet de domination totale du vivant, et qui, dans un esprit d'ouverture et de pluridisciplinarité, fut tour à tour technocrate, eugéniste, gardien de zoo, quincailler et flic.

Herr Professor !


(C'est beau:l'audace du savoir sans limite(s) avec un S... On ne saurait voir plus grand que transformer le singulier en pluriel:il semble y avoir là de l'avenir à voir: nosotros.incontrolados)


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Tous les textes publiés ici sont, en ce qui nous concerne,  libres de "Droits", ils peuvent donc être repris, diffusés, adaptés ou traduits même sans indication d'origine. Cela dit, d'en citer la source (link)  reste un clin d'oeil sympatique que chacun peut ou pas, pratiquer selon ses humeurs.

 

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http://upac.over-blog.com/article-plusieurs-centaines-de-fascistes-defilent-a-paris-105269886.html

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alain braulio alainbraulio@gmail.com
00:17 (Il y a 10 heures)

salut !


une petite action bien ludique en vue (à laquelle malheureusement je ne peux pas prendre part),
pour retourner à l'envoyeur ces mesures d'austérité qu'il entend appliquer à ceux qui n'ont aucune responsabilité dans la "déroute financière".

Argumentation très concise ci-dessous.
(présence indispensable lundi pour participer à l'action)

A




---------- Message transféré ----------
From: dites33@collectifs.net
To: tou-te-s@listes.1000milliards.be
Cc: 
Date: Sat, 19 May 2012 23:04:09 +0200
Subject: [Tou-te-s] Répliques à l'austérité: Imposons les sociétés
Bonjour,

Suite à l'annonce des premières mesures d'austérité en Belgique, le
collectif "Dites 33" s'est formé dans le prolongement des assemblées de
1000milliards. Notre objectif est de dénoncer la mise en place des
mesures d'austérité alors même que l'impôt des sociétés (normalement
fixée à 33,99 %.) a baissé de moitié entre 2001 et 2009 !

Grâce à différents mécanismes de déductions et de ristournes fiscales
(intérêts notionnels, non-taxation des plus-value sur actions, etc.),  bon
nombre de sociétés, en particulier les plus importantes (Electrabel,  le
holding d'Albert Frère, InBev,...) ne paient plus ou très peu  d'impôts
malgré des bénéfices toujours en augmentation.

En 2010, le manque à gagner s'élève à 19,5 milliards EUR ! Un montant
bien supérieur aux économies prévues par le gouvernement dans le cadre  de
son budget d'austérité. Sur cinq ans, ces mêmes sociétés auront privé
l'État belge de 84 milliards EUR d'impôts, soit un quart de la dette du
pays.

A titre de comparaison, les 27.000 personnes qui seront exclues du
chômage le 1er janvier 2015, représentent une économie de 51 millions.

Face à de tels chiffres, l'austérité que d'aucuns veulent nous imposer
est inadmissible. Nous voulons donc mener une série d'interventions dans
l'espace public afin d'exiger que les sociétés paient la totalité de
leurs impôts.

Une première intervention publique, hautement symbolique, est prévue fin
de semaine. Afin de  préparer au mieux cette intervention qui se veut
également ludique, voire théâtrale, nous organisons une réunion de
préparation le  lundi 21 mai à 18h à la Maison de la paix (35, rue van
Elewyck à  Ixelles).

Venez nombreux et bienvenue.

Collectif "Dites33 !"

dites33@collectifs.net


Pour vous (dés)abonner par le web, consultez
       https://listes.domainepublic.net/listinfo/tou-te-s


Contact: info@1000milliards.be

 

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18e procès de 6 barbouilleurs membres du Collectif des déboulonneurs pour dégradations


7e procès du Collectif des Déboulonneurs de Paris, 18e au niveau national, le rapport de force continue à se construire !

A la pression publicitaire répond une pression citoyenne, à laquelle à son tour répond une (ré-)pression judiciaire, à laquelle le soutien populaire répondra (grâce à vous !).

Nouveauté : ce procès sera l’occasion de dénoncer la criminalisation de militants agissant pour l’intérêt général. Les barbouilleurs, à la suite de leur action, ont été mis en garde à vue (sans autre raison que le caprice d’un fonctionnaire). A la fin de cette garde à vue (de 20 heures), un prélèvement d’empreinte ADN leur a été demandé. Ils ont tous refusé catégoriquement.

Venez nombreux les soutenir face au système publicitaire et à ses dangers sanitaires, environnementaux, idéologiques et sociaux.

12 Juin À 13h 30 (venir une heure avant) : Procès de 6 barbouilleurs pour barbouillage de panneaux publicitaires sur les Champs-Élysées. + refus de prélèvement ADN.

Avocat : William Bourdon

Témoins : Bernard Stiegler (philosophe), Claude Got (médecin), Catherine Bourgain (généticienne).

Plus d’infos sur http://www.deboulonneurs.org

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http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/592201_280913765333410_2001977934_n.jpg

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"TOUTE MA VIE EN PRISON" disponible en DVD

Le film dédié à l'affaire Mumia Abu-Jamal réalisé par Marc Evans, produit par Colin et Livia Firth, avec William Francome, Noam Chomsky, Mos Def, Angela Davis, Billy Cook ... est à nouveau disponible en DVD, au prix de 12 euros TTC (plus 3 euros de frais de port). Pour toute commande du DVD par carte bancaire passée du 21 mars (journée mondiale de lutte contre le racisme) au 24 avril (anniversaire de Mumia), via cette page (et uniquement cette page) : http://mumia-lefilm.com/partenaires-2/commandes-du-dvd-de-toute-ma-vie-en-prison-special-collectif/, le distributeur français du film - Lug Cinéma - reversera 50% du prix hors taxe du DVD au Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal, afin de lever des fonds supplémentaires pour la défense et les prochaines étapes judiciaires de l'affaire. Précision importante : le distributeur ne fait aucune marge sur cette vente.
Vous pouvez également commander le DVD par chèque (15 € ordre MRAP solidarité MUMIA) à l'adresse suivante : MRAP solidarité MUMIA / 43 Bd de Magenta 75010 Paris.

Le film poursuit son tour de France sur la toile :
- MELLE le 13 avril (+ débat avec l'acteur William Francome)
- FRONTIGNAN le 14 avril (+ débat avec l'acteur William Francome)
- LILLE le 14 mai (+ débat avec Renée Le Mignot)
Pour en savoir plus sur le film et être informé des projections :
http://mumia-lefilm.com/

 

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HOLLIDAY ON ALGUES 


 

Darling? dis,Tu veux que j't'emmène à la merde?

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A VOS COUTEAUX

 

"LES ECAILLEURS DU VIEUX-MONDE"

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b0/Crassostrea_gigas_p1040848.jpg/220px-Crassostrea_gigas_p1040848.jpg

Cerceau à hautes valeurs à jeter

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BASTON DANS LES TAULES&LES CRA, les Psychiatrik-Center, CRA

 

 

http://fdata.over-blog.net/2/94/58/28/avatar-blog-1099297909-tmpphp3JtpZp.gif 

http://bellaciao.org/fr/IMG/jpg/en_prison.jpg

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http://cettesemaine.free.fr/spip/IMG/logo1.gif
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Baston dans les taules contre la machine judéo-chrétienne à broyer!!! Belle civiliation de Guéants!!!!
L'expiation, la punition, ne sont que les relièfs d'une barbarie immonde d'un vieux monde à bout d'issue
produisant en boucle sa criminalité au dela de l'absurde mais concentrant l'immense désarroi de tous ces individus précipités
dans les compesantions impossibles. Le désespoir y est partout infini, chacun y sera défintivement précipité et inconsolable!
La culpabilité comme concept imagé de "la faute moderne" y tiendra  le principe de "tout".
Steph.
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2012: Trois jeunes mineurs morts en détention! ça sulfate comme ci!!!!
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-"Autopsie du dehors" Jean Marc Rouillan.
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MAROC:

Ezedine Eroussi ainsi que les quatre grévistes de Fès (Mohamed Ghaloud, Mohamed Zeghdidi, Mohamed Fetal, Ibrahim Saidi) sont libres mais dans un état de santé difficile à  imaginer. Cinq autres détenus qui continuent la grêve de la faim depuis des mois  sont dans un état critique.

 Nous vous sollicitons pour publier notre communiqué et informer largement le public de ce qui se passe dans les prisons du régime marocain, grand ami et partenaire de démocratie de l'Europe officielle.

Bien cordialement. 

Pour le comité

Moha Oukziz et Solidmar

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Le site rassemblant les témoignage sur les exactions commisses dans les CRA et autres centre fermés change d'adresse. Ils nous l'on fait savoir directement par notre lien "contact":

-"Ce message vous est envoyé par un visiteur grâce au formulaire de contact accessible en bas de page de votre blog: nosotros.incontrolados.over-blog.com

changement d'adresse site gettingthevoiceout
gettingthevoiceout

Salut,
je m'occupe du site de gettingthevoiceout, et j'ai remarqué que tu as déjà fait un lien vers le site sur ton blog...
C'est vraiment bien, et du coup comme on vient de changer l'adresse je me demandais si tu pouvais le préciser sur ton site ?
La nouvelle adresse est www.gettingthevoiceout.org...

plus d'infos : http://bxl.indymedia.org/articles/3865

Et la faire passer dans tes mailings pour que les gens la connaisse mieux..
Merci en tout cas de faire connaitre les témoignages

AU plaisir

C.
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Salut à tous, (english below)


trois nouveaux témoignages sont en ligne sur le site de gettingthevoiceout et des nouvelles des différents centres fermés ICI


- Maintenant ils vont me traiter comme un animal : Témoignage d’un homme qui a été relâché du 127bis après 5 mois de détention – Il avait témoigné une première fois alors qu’il était encore dans le centre
"Pendant que tu étais là-bas il y à d’autres personnes qui ont subit des violences pendant leurs expulsions?


Oui, il y avait un congolais. Lui aussi a été agressé lors de son expulsion à l’aéroport. On lui a brisé le cou, il avait un choc dans le cou. Quand il est revenu au centre il a porté plainte, le comité P est venu, il est passé en jugement. Il était pas convaincu alors le comité a autorisé de transférer la situation au tribunal. Quand le tribunal a organisé le jour de l’audience, on a tout fait pour l’expulser. Et le mec est retourné comme ça…
Ils l’ont expulsé au Congo avant l’audience?


Avant l’audience du tribunal, au Congo."

- Cinq mois en centre fermé : Témoignage d'un jeune femme qui a échappé à un vol collectif
"Je ne sais pas si quelqu’un est au courant des fouilles quand on est rapatrié, mais quand on nous fouille, c’est vraiment inhumain."


- Un bloc où on t’enferme vingt-quatre heures sans manger ni boire :
Témoignage d’un mois en demi au 127bis. Menace de punition en cas de grève de la faim. Deux tentatives d’expulsion, mais jamais d’information sur la situation à venir. Cette personne est dans un groupe de réserve en attente de plus de monde de la même nationalité. Les avocats ne sont pas prévenus en cas d’expulsion.

 

N'hésitez pas à diffuser les nouvelles.
Bonne continuation à tous,

gettingthevoiceout

 

ENGLISH

 

Hi, 3 new testimonies are online on gettingthevoiceout website and news from closed centres in french ICI

- Now they are going to treat me like an animal : Testimony of a man who has been released from detention centre 127bis after 5 months of detention – He had testified a first time when he still was in detention centre

"While you were there were other people also subjected to violence during their deportations?
Yes. There was a Congolese man who was handled violently while being deported at the airport. They broke his neck. When he came back to the centre the P Committee passed his case on to the courts, then it was passed on to the tribunal. On the day of his hearing he was deported. That’s how he went back.

They deported him before he got to go to court?
Yes."

- Five months in a detention centre : I don’t know if someone is aware of the body search they make when one is deported, but when they search someone, it is really inhuman.

- A block where you are locked up for 24 hours with nothing to eat or drink : Testimony from someone who has spent a month and a half at centre 127bis. They report that the guards threaten people with punishment if they go on hunger strike and that they received no information about what was happening during two deportation attempts. This person is in a deportation reserve group made-up of several people of the same nationality. Their lawyers are not warned before deportation attempts.

 

Don't hesitate to spread news.

Have a good week

gettingthevoiceout

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OUVERTURE D’UNE PERMANENCE « CONTRE LA PSYCHIATRIE » :

Tous les derniers jeudi du mois, à 19h, il s’agit, à l’initiative du collectif Sans Remède, de créer un moment, un espace ouvert régulièrement où toute personne intéressée par la question de la psychiatrie pourrait venir, soit pour en écouter d’autres, soit pour poser des questions, soit pour s’exprimer elle-même… Ce serait un lieu de rencontre, le lieu où une parole collective sur la psychiatrie pourrait émerger, où un début de réappropriation sociale, et donc politique, de cette question pourrait exister. Dans la médicalisation du monde qui se propage, le pouvoir psychiatrique est en première ligne. Comment résister – aussi – à la psychiatrie ? La présence de soignants psychiatriques n’est pas souhaitée, nous avons déjà suffisamment à faire avec les vestiges de ce pouvoir en nos propres cervelles. Une exception tout de même : nous écouterions avec plaisir le témoignage de soignants dégoûtés, écoeurés par leur métier et sur le point de démissionner… Même si nous essayerons d’apporter des réponses aux questions concrètes, de conseiller des interlocuteurs capables de le faire, cette permanence ne sera pas un lieu alternatif d’aide sociale. Pas plus qu’elle ne sera un lieu alternatif d’accueil ou de soins. A chaque permanence, un minimum de support au débat sera proposé : du son, de l’image ou un exposé relativement court (ou une autre forme d’animation)

 

Contact : sans.remede@laposte.net

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Appel à archive sur la lutte du collectif de sans papiers de la maison des ensembles

Appel à archive sur la lutte du collectif de sans papiers de la maison des ensembles

Nous réalisons actuellement un film sur la lutte des sans papiers de la MDE, ce film n’a pas de vocation commerciale, mais une visée mémorielle sur une lutte de sans papiers autonome, indépendante des partis et syndicats, et qui s’inscrivait dans un contexte où la gauche plurielle était au pouvoir. Nous sommes en contact avec différents membres du collectif, mais nous recherchons toutes archives de l’époque (photos, vidéos, audios, tracts...). Pour nous contacter filmlmde@gmail.com. Cordialement.

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Fw : [Noborder] Nouvelles des centres fermés 

Boîte de réception
x
alain Braulio a.brolio@linuxmail.org
 22:41 (Il y a 11 heures)
 
à envoi
Rien ne s'arrange sur le "front des expulsables"

 pour vous tenir au courant efficacement :

http://gettingthevoiceout.wordpress.com/
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From: aetius@riseup.net
To: aetius@riseup.net
Subject: Texte fax Italo/Allemand et Franco-Allemand
Date: Fri, 17 Feb 2012 18:52:37 +0100

Bonjour,

En attaché vous trouverez le fax à envoyer aux juges allemands. 

En signature, vous pouvez mettre :  Nom, adresse ou seulement ville de résidence, et signature manuelle, de préférence. 

Diffusé massivement à vos réseaux. 

Pour toutes questions contacté nous aux adresses suivantes :

 stopextraditions@riseup.net  

 janielacoste@gmail.com  

Le N° de fax, ainsi que le N° de dossier de Sonja Suder se trouvent en entête de la version allemande. 

 

À bientôt

 

Lassemblée de soutien appelée par les personnes ayant animé

le réseau « Maisons abris, solidarité active »

www.stopextraditions.org

 

 

<<...>> <<...>>
Samedi 17 mars 2012

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

Sonja Suder avait déposé en février dernier une demande de récusation des juges suite aux arguments donnés par ceux-ci pour la maintenir en détention. Sa demande était étayée par un ensemble d'arguments extrêmement précis, prouvant entre autres que les juges avaient repris dans la motivation de leur décision des points de l'accusation, ceci revenant donc à  reprendre à leur compte les arguments de celle-ci et démontrant une partialité des juges dès avant le procès.

 

Cela s'inscrivait dans la démarche de la défense d'exiger le respect par les autorités judiciaires de leurs propres règles.

 

Cette demande vient d'être rejetée. C'est donc particulièrement grave, d'autant que selon le communiqué de presse de la défense, la justice ne s'est pas donné la peine d'étudier et de répondre aux arguments donnés par la requête.

 

Preuve nouvelle et inquiétante de partialité dans cette procédure?

 

Consulter les sites: www.stopextraditions.org et http://www.verdammtlangquer.org/2012/03/presseerklarung-zur-ablehnung-des-befangenheitsantrags/


Communiqué de presse


Dans la procédure contre Sonja Suder et Christian Gauger , nous apprenons que la requête en récusation déposée le 31 janvier 2012  par Madame Suder a été rejetée par décision du tribunal le 29 février 2012. La décision ne repose pas sur un examen approfondi de l'important  argumentaire  de la requête

 

Me Hartmann, avocat, le 7 mars 2012



Befangenheitsantrag wurde abgelehnt


Posted on 14. März 2012 by verdammt3


PRESSEERKLÄRUNG:

 

In dem Verfahren gegen Sonja Suder und Christian Gauger wird mitgeteilt, dass der Befangenheitsantrag von Frau Suder vom 31.01.2012 durch Beschluss der Vertreterkammer vom 29.02.2012 zurückgewiesen worden ist. Eine ausführliche Auseinandersetzung mit der umfangreichen Begründung des Antrags nimmt der Beschluss nicht vor.


Hartmann Rechtsanwalt, 7.3.2012 ( Linter.over-blog.com)

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Rivolta in centro accoglienza a Pantelleria

Appiccato il fuoco a materassi e suppellettili

Rivolta in centro accoglienza a Pantelleria

Traduit par le Chat Noir Emeutier, 18/08/2011

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Y’EN A MARRE, L’ISOLEMENT ET LA PRISON TUENT
 

Nordin et Farid font partie de cette vieille génération de gens qui portent en eux leur dignité personnelle avant toute chose.

Cela implique le refus de baisser la tête, de se soumettre au bon vouloir des matons, de collaborer avec la police, de vendre son âme pour un peu de shit ou un privilège.

Pour leur faire payer ces affronts, la justice leur a déclaré une guerre ouverte: Farid est trimballé de prison en prison, souvent en isolement, et ce, depuis plusieurs années déjà. Nordin est enfermé dans l’isolement le plus strict depuis 4 ans maintenant; pendant plus de trois ans dans l’ancien camp de concentration de Vught, en Hollande, et depuis lors dans le QHS de Bruges.

Le quartier d’isolement à Bruges est un couloir au rez-de-chaussée de la prison qui a été ouvert pour y enfermer des détenus dans le plus grand isolement. Les médicaments y sont distribués en abondance, c’est une vraie lutte de les refuser, les visites se passent derrière des carreaux ou sont refusées, le courrier est censuré et refusé, 20 matons pour 10 prisonniers, sortie préau seul dans un minuscule cage à lion (ce que Nordin refuse d’ailleurs depuis le début), rien n’est admis en cellule, les prisonniers sont totalement coupés du monde.

Pour la moindre chose, les prisonniers se font attacher les mains et les pieds, parfois ils sont même attachés à une chaise (pour la douche).

Ce régime vise à détruire physiquement et mentalement ceux qui y sont enfermés, et à faire peur aux autres. Tout cela est géré par Hans Meurissedirecteur général des prisons – , son cabinet à Bruxelles, et son porte-parole Laurent Sempot.

Ce QHS doit fermer. Le 2 avril 2009, des prisonniers à Bruges avaient déjà inondé les cellules de ce module et l’ont détruit presque entièrement. Il a malheureusement été réouvert quelques semaines après, mais depuis, la rébellion contre ce régime infâme ne cesse pas.


NOUS NOUS BATTONS CONTRE LE SYSTÈME CARCÉRAL EN GÉNÉRAL
NOUS NE VOULONS PLUS DE PRISONS DU TOUT


Nous nous reconnaissons dans leurs actes de révolte contre la justice et contre l’enfermement.
Tout comme nous nous reconnaissons dans tout choix de défier ce monde basé sur le capitalisme
et l’exploitation. Pourtant, nombreux sont ceux qui voudraient les présenter comme des brutes, en le taxant de ‘fou’ pour l’un, de ‘ennemi public numéro 1’ pour l’autre.

La presse en premier, nous n’attendons donc pas d’elle qu’elle s’indigne.
Le temps n’est de toute façon pas à l’indignation, il est à la révolte.

Nous ne voulons pas de ce monde basé sur le modèle carcéral. Ils voudraient que nous devenions tous flics dans nos têtes, pour nous convaincre que cela ne sert à rien de s’affronter à la misère que nous subissons, que nous ferions mieux de mendier pour des miettes de changement. Ils voudraient bien nous apprendre à nous fliquer les uns les autres, à balancer nos complices.

Nous faire croire qu’il vaut mieux de se ranger, baisser la tête, travailler comme des esclaves, accepter l’humiliation, vendre notre dignité.

NOUS LEUR DISONS: JAMAIS DE LA VIE.
SOLIDARITÉ AVEC LES RÉVOLTÉS DEDANS ET DEHORS.
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-"Nous c'quon veut, c'est plus de papiers du tout !!!"
Nosotros.incontrolados
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Article n°439

http://paris.indymedia.org/spip.php?article10750

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MAUVAISES INTENTIONS:Action!


13:57 (Il y a 20 heures)
 
à lettre.gimenol.

 


De: quilombo@globenet.org <quilombo@globenet.org>
Objet: [Quilombo] Lettre d'information | Mai 2012
À: quilombo@echanger.propagande.org
Date: Jeudi 10 mai 2012, 15h54

Bonjour,
le Salon du livre libertaire, qui n'a lieu que tous les deux ans, se tient ce week-end, à l'Espace des Blancs-Manteaux à Paris. N'hésitez pas à venir nous y retrouver ! A venir aussi, un débat sur la bio et une projection de "Tous au Larzac" en présence du réalisateur. Vous trouverez ci-dessous, comme chaque mois, une sélection de titres parus récemment qui nous paraissent pertinents. 
Bonne lecture,
l'équipe de Quilombo





prochains débats


Le mercredi 30 mai 2012
LA BIO, ENTRE BUSINESS ET PROJET DE SOCIETE
Au CICP, 21 ter rue Voltaire, Pars XIe, m° Rue des boulets / Nation. Dès 19h45
Avec deux des auteurs, Michel Besson et Silvia Perez-Vitoria
(livre à paraître chez Agone, 2012)
Cet ouvrage est l’aboutissement du travail collectif de journalistes, sociologues, agronomes et paysans. Certains ont mené des enquêtes de terrain en Amérique, en Afrique, au Proche-Orient et en Europe, d’autres se sont inspirés de leurs propres expériences. Ils nourrissent la critique du « bio-business » mais montrent surtout comment des paysans (...)
lire la suite


Le mardi 12 juin 2012
TOUS AU LARZAC !
Vernissage de l'exposition autour des affiches du Larzac suivi de la projection du film
En présence du réalisateur Christian Rouaud
Au CICP, 21 ter rue Voltaire, Pars XIe, m° Rue des boulets / Nation. Dès 19h 
Marizette, Christiane, Pierre, Léon, José… sont quelques uns des acteurs, drôles et émouvants, d’une incroyable lutte, celle des paysans du Larzac contre l’Etat, affrontement du faible contre le fort, qui les a unis dans un combat sans merci pour sauver leurs terres. Un combat déterminé et joyeux, mais parfois aussi éprouvant et périlleux. Tout commence en 1971, lorsque le gouvernement, par la voix de son ministre de la Défense Michel Debré, déclare que le camp militaire du Larzac doit s’étendre. Radicale, la colère se répand comme une trainée de poudre, les paysans se mobilisent et signent un serment : jamais ils ne cèderont leurs (
...)
lire la suite



infos


SALON DU LIVRE LIBERTAIRE 2012
Il aura lieu les 11, 12 et 13 mai toujours à l’Espace des Blancs Manteaux (48 Rue Vieille du Temple 75004 Paris). Réservez votre week-end !
http://salonlivrelibertaire.cybertaria.org/


L'EXPO DES BRACOLLEURS
Exposition des Bracolleurs du 21 mars au 22 mai 2012 dans la librairie
Les Bracolleurs sont un groupuscule décérébré mais pas manchot. Ils sous-produisent des affiches sérigraphiées et les collent au dos des murs d’impasse. Pendant que les décideurs dévalent les pentes sous le tonnerre des canons à neige sciés par leurs employés, les Bracolleurs détricotent les slogans fumeux des frileux de la comm politisée. Humour potache ou désopilant, aux couleurs toujours chatoyantes, ces affiches à vendre sont de qualité ! Elles raviront vos ennemis, vos femmes et leurs amants, votre ex-copain alité, voire vos bestioles de compagnie. Oisiveté, amour et nécessité sont les trois mamelles racoleuses des truies génétiquement modifiées et chancelantes au penchant rageur d’un élevage (...)
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LE LARZAC S'AFFICHE
Exposition des affiches du Larzac du 24 mai au 24 juin 2012 dans la librairie
Le 28 octobre 1971, les habitants du plateau du Larzac apprennent à la télévision par la voix du ministre des Armées, Michel Debré, la décision officielle de l’extension du camp militaire du Larzac. Les paysans décident alors de s’engager dans une lutte pour défendre leurs terres en mobilisant autour d’eux un large mouvement animé par des comités de soutien répartis dans toute la France. En 1981, la promesse du candidat François Mitterrand, élu, est tenue. Il renonce à l’extension du camp militaire. Mais le Larzac ne s’arrête pas là. Un « après Larzac » se met en place, qui poursuit un développement agricole et culturel basé notamment sur la gestion collective des terres, le renforcement des solidarités (...)
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sélection du mois

Le cauchemar pavillonnaire
Jean-Luc Debry
| L'échappée | 2012 | 163 p. | 12 euros
Les zones pavillonnaires, affublées à l’occasion du joli nom de lotissement, envahissent inexorablement les abords des villes et des villages, selon un modèle administratif et économique qui, indifféremment du lieu, se reproduit à l’identique. Elles incarnent un idéal et un mode de vie fondés sur l’aliénation désirée. L’obsession de l’hygiène et de la sécurité, le culte de la marchandise et de la propriété privée ont remplacé les (…)
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Les amis de Pancho Villa - BD
James-Carlos Blake, Leonard Chemineau | Casterman | 2012 | 124 p. | 18 euros
Quoi de mieux pour narrer l’épopée de la révolution mexicaine que de se mettre dans la peau de Rodolfo Fierro, le plus fidèle et irréductible compagnon de Pancho Villa ? À travers son récit, c’est l’histoire chaotique du Mexique au début du XXe siècle qui défile. L’odyssée grandiose et pitoyable de ces révolutionnaires à la fois idéalistes et cruels. Entre faits et fiction, une vision très noire, d’où émergent des moments d’authentique grandeur, le dévouement et le courage d’hommes sans mesure, qui embrassent ta vie et la mort avec (…)
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Oublier Fukushima
Textes et documents
Arkadi Filine | Les éditions du bout de la ville | 2012 | 240 p. | 10.20 euros

La catastrophe nucléaire au Japon serait résolue. Catastropher, liquider, évacuer, réhabiliter, banaliser : autant d’épisodes d’un feuilleton destiné à nous faire oublier Fukushima. Autant de chapitres de ce livre pour défaire les mensonges des États nucléarisés. « Je ne veux plus y retourner. Là-bas, la vie a été effacée », explique une grand-mère japonaise qui a fui la zone contaminée. La catastrophe dans laquelle se débattent les Japonais n’est pas seulement un aperçu de ce qui nous attend partout ailleurs, c’est aussi le miroir grossissant de notre condition présente (...)
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J’ai avorté et je vais bien, merci
Les filles des 343 | La ville brûle | 2012 | 144 p. | 8 euros
Plus de 200000 femmes avortent chaque année en France, et une femme sur deux aura recours à l’IVG au moins une fois dans sa vie. Cet acte, pratiqué sous contrôle médical, est des plus simples. Pourtant, le parcours des femmes qui avortent l’est de moins en moins. Le droit à l’IVG est doublement menacé : en pratique, par la casse méthodique du service public hospitalier, et dans les discours dominants, qui présentent l’avortement comme un drame, un traumatisme systématique. Ces discours culpabilisateurs sont autant de (…)
lire la suite


Tue ton patron, saison 2
Jean-Pierre Levaray | Libertalia | 2012 | 140 p. | 8.00 euros
On a tous rêvé, un jour, une nuit, de se débarrasser de son patron. Mais ce n’est pas si facile. Alors, si on s’y mettait tous ensemble ? C’est ce que les ouvriers d’une usine fabriquant des composants électroniques pour le secteur automobile mettent en oeuvre lorsque le patron veut fermer la boîte. Cela se passe très vite, en quelques heures, à la faveur d’une réunion pour annoncer les licenciements. Mais pour que ce soit rapide et efficace, il faut avoir tout bien préparé. Tue ton patron, premier du genre, racontait l’acte individuel d’un (…)
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Inventaire avant liquidation
suivi de Putain d'usine
Rémy Ricordeau | Les Mutins de Pangée | 2012 18 euros
Un monde est en train de finir où plus rien ne semble pouvoir continuer comme avant. Les bouleversements s’imposent à tous, l’avenir paraît incertain. Le pire est-il pour autant inévitable ? A travers l’évocation de leurs expériences, des jeunes travailleurs et chômeurs témoignent des méfaits d’une société qui formate les hommes et leur mode de vie. Ils engagent une réflexion sur la nécessité d’initier d’autres pratiques politiques et d’autres rapports sociaux que ceux induits par le salariat et le consumérisme. S’esquissent alors (…)
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Le Mouvement situationniste
Patrick Marcolini | L'échappée | 2012 | 320 p. | 22 euros
Dans les années 1960 et 1970, partout dans le monde, des révoltes éclatent contre l’emprise grandissante de la marchandise et de l’État sur tous les aspects de la vie. Les situationnistes ont contribué à forger les outils critiques de ce soulèvement généralisé, aux côtés d’intellectuels et de groupuscules influencés par le marxisme et l’anarchisme. Mais à la différence de ces derniers, ils ne venaient pas tant du mouvement ouvrier que des avant-gardes artistiques du XXe siècle : Dada, le surréalisme, le lettrisme. Artistes en rupture de ban, mi-rebelles mi-voyous, les situationnistes s’étaient  (…)
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L'empire comanche
Pekka Hämäläinen | Anacharsis | 2012 | 600 p. | 28 euros
Ce livre littéralement renversant relate l’histoire d’un empire qui, selon l’histoire conventionnelle, n’a jamais existé. Il rapporte comment, au cours des XVIIIe et XIXe siècles dans le Sud-Ouest du continent nord-américain, les Comanches inventèrent une société nouvelle et prédatrice fondée sur la chasse au bison, l’élevage de chevaux, le commerce, l’esclavage et le pillage. Il démontre l’existence, durant plus de cent cinquante ans, d’un système politique protéiforme indigène qui, au plus fort de l’expansion coloniale européenne, en inversa (…)
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L’enjeu du salaire
Bernard Friot | La Dispute | 2012 | 202 p. | 15 euros
La souveraineté populaire doit être défendue. Patronat et banquiers pratiquent le chantage à l’emploi et à la dette pour réduire les droits sociaux. Les gouvernants de droite et de gauche. loin de leur résister. s’évertuent à leur envoyer des " signaux qui les incitent à réclamer davantage. Est-il possible de briser cette soumission ? Oui. répond cet ouvrage. qui propose de porter plus loin les institutions qui sont nées des luttes pour le salaire. et dont nous faisons à grande échelle (...)
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La nostalgie de l’occupation   
Bertrand Méheust | Les empêcheurs de penser en rond | 2012 | 210 p. | 14 euros
La "nostalgie de l’Occupation", c’est avant tout le sentiment d’une perte, peut-être irrémédiable. Le monde meilleur dont les membres du Conseil national de la Résistance avaient jeté les bases n’a-t-il été qu’une courte parenthèse ? Peut-on encore se dresser efficacement contre ces nouvelles forces qui se sont déchaînées et menacent l’humanité dans son existence même ? Ce livre ne traite donc pas de l’Occupation allemande, il dresse le portrait de cette "Occupation" d’un (...)
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Temps de vivre, lien social & vie locale
Des alternatives pour une société à taille humaine
Alice Médigue | Yves Michel | 2012 | 238 p. | 16 euros
Nous vivons dans une société de la démesure qui a consacré le temps de l’urgence, de la course perpétuelle comme temps dominant notre espace social. La logique de la gestion efficace et de la rationalisation de toute chose a cloisonné et formaté nos espaces sociaux. Il s’agit d’un véritable processus de désappropriation. Nous ne sommes plus maîtres de nos vies, mais dépendants de la télévision, de la publicité, de l’urbanisation galopante, Un état des lieux de cette (...)
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Le tampographe Sardon
Vincent Sardon | L'Association | 2012 | 256 p. | 39 euros
Il n’y a qu’un seul Tampographe. C’est une des particularités de cette profession. C’est comme pour le Pape, ou le Père Noël, ou le Monstre du Loch Ness. Il n’y a qu’un seul poste à pourvoir. Vincent Sardon est tampographe. Il crée des tampons et il rouspète. C’est ce qu’il fait de mieux. Ses tampons sont des jeux graphiques qui renouvellent de fond en comble le genre  (...)
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La loi de liberté
Le manifeste communiste chrétien des Diggers dans la Révolution anglaise (1650)
Gerrard Winstanley | Les Nuits Rouges | 2012 | 144 p. | 11 euros
La révolution anglaise, qui s’étend sur une vingtaine d’années entre1640 et 1660, est peu connue des Français. Cette première révolution des temps modernes représente l’occasion de découvrir certains traits caractéristiques qui auront leurs « répliques » dans les révolutions Française de 1789 et Russe de 1917, à commencer par l’exécution du roi. Révolution bourgeoise assurément, expression des marchands révoltés contre la tutelle pesante de la noblesse, le « moment cromwellien » n’aurait pas été (...)
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Quilombo est ouvert du mardi au samedi de 13h à 20h et se trouve 23 rue Voltaire 75011 Paris M° Rue des Boulets (l. 9) ou Nation (l. 6) Pour nous joindre par téléphone 01 43 71 21 07 Pour nous contacter par mail quilombo@globenet.org Pour visiter notre site http://www.librairie-quilombo.org

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La lettre des giménologues
Nouvelles giménologiques





Brèves
La CNT publie les documentaires et films de la période 1936-1939
article 533

Les amis des giménologues publient
Passeurs d’espoir
Réseaux de passage du Mouvement libertaire espagnol (MLE) 1939-1975
Éditions libertaires, 2012
article 530


Les giménologues, avril 2012

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ATT912452

 

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Demandez le programme du "REMOULEUR"!

http://paris.indymedia.org/spip.php?article9590

Ca risque même d'être pas mal du tout

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http://malokadistro.com/pics/background_maloka.jpg

 

Voici le site de Maloka, collectif anarcho-punk de Dijon créé en 1989. On essaie depuis quelques années de soutenir une scène punk (et tous ses dérivés) politisée en s'investissant sur divers terrains de luttes, la musique en fait partie !

 

Sur ce site, vous trouverez des infos sur les disques que l'on a sorti depuis le "psycho squatt" ... c'est à dire depuis que l'on a eu envie d'aider nos ami(e)s! Comme la communication nous paraît être une idée importante (y'a du boulot de ce côté là !), y' a aussi des infos concerts, manifs ou autres chroniques de livres .

 

Il se peut que punk et politique cela ne vous intéresse pas... faites comme vous le sentez, mais pour nous ces 2 termes sont indissociables! Un label indépendant , un lieu autogéré, jouer pour soutenir des prisonnier(e)s ... ce ne sont que des exemples mais aussi le quotidien de la scène punk !

 

Il est temps de prendre nos vies en mains, de faire vivre nos envies. On déteste cette société du pouvoir et de la connerie, notre souhait serait de la voir disparaître et vite, au profit d'une société anarchiste où chaque individu aurait sa place malgré toutes nos différences.

 

La solidarité, le libre choix de vie pour tous, la fin de l'exploitation capitaliste sont des notions qui nous tiennent à coeur mais la révolution n'étant pas pour demain matin, on ne compte pas rester les bras croisés.

...révolte, révolte, révolte....

 

DIY NOT EMI ....la lutte continue!!!

 

Maloka Crew

 

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Nouvelles traductions anarchistes du CATS
de : CATS de Caen

Le Collectif Anarchiste de Traduction et de Scannerisation (CATS) de Caen (et d’ailleurs...) vous annonce aujourd’hui la mise en ligne de 8 traductions, librement téléchargables sur notre site à l’adresse suivante suivante http://ablogm.com/cats/ . En voici une brève présentation : - L’anarchisme au Pérou : Un assez long texte d’Angel Cappelletti sur le mouvement anar au Pérou au début du 20ème siècle et sur la figure politique et littéraire libertaire de Gonzales Prada.
 Argentine : Une semaine de 1919. Un texte de Christian Ferrer sur la sanglante « semaine tragique » de janvier 1919 à Buenos Aires.
 Les grandes oubliées : Les femmes espagnoles dans la Résistance française. Un texte qui rappelle la participation active, mais occultée, des femmes espagnoles à la Résistance en France.
 L’anarchisme clandestin à Leningrad dans les années 1920. Un panorama des activités anars clandestines et de la répression dans cette ville durant les premières années de la dictature bolchevique.
 Une interview avec des travailleurs de la FIAT 1970. Un entretien sur les luttes ouvrières à la FIAT avec 3 prolos membres ou sympathisants de l’organisation Lotta Continua.
 Un pays considéré libre : la Nouvelle-Zélande et les IWW. Un texte sur l’histoire des IWW en Nouvelle-Zélande dans une perspective comparative.
 Les IWW en Nouvelle-Zélande. Un texte sur la fondation des IWW en Nouvelle-Zélande et sur leur participation active à la grande et dure grève de 1913.
 Les Industrial Workers of the World à Aotearoa : Texte sur la création des IWW et sur leur histoire, y compris actuelle, en Nouvelle-Zélande.

Par ailleurs, le CATS remet en circulation aujourd’hui sur Internet 4 traductions effectuées il y a quelques années par un camarade de Caen. Ce faisant, nous espérons redonner « une seconde jeunesse » à ces traductions qui nous paraissent intéressantes. En voici un résumé : - Irak : un siècle de guerre et de rébellion 1900-1999. Une chronologie de l’histoire politique et sociale agitée de l’Irak.
 La lutte des classes en Irak : Interview d’un vétéran 1991. Un vétéran des luttes politiques et sociales en Irak raconte et analyse…
 Témoin oculaire à Halabja 1988. Un témoignage sur le contexte insurrectionnel larvé qui a conduit le régime de Saddam Hussein à massacrer des populations civiles kurdes avec des gaz de combat en 1988.
 10 jours qui ébranlèrent l’Irak 1991. Texte sur les soulèvements populaires au Kurdistan irakien et dans le sud irakien à la fin de la première guerre du Golfe.

Vu la quantité de textes (surtout en anglais désormais) intéressants à traduire, le CATS lance un appel aux bonnes volontés afin qu’elles se mettent en relation avec lui pour prendre en charge certaines traductions. On peut nous contacter à l’adresse mail suivante : catscaen(a)voila.fr Nous annoncerons dans quelques semaines la publication de nouvelles traductions.

Merci aux gens de partout qui nous filent des coups de mains pour les traductions. Merci de faire tourner l’information et de faire connaître notre site et les modestes ressources qu’il contient. Salutations .

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Bonjour Steph,
Madjid vous a envoyé une invitation à « Projection du documentaire Palestine ».

 

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Négatif...


-Une revue rare...

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zélium.info

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Projection débat au squatt le Malandrin

Cycle « Banditisme et Révolution »

Squat Le Malandrin 14, rue Émile Landrin Métro Gambetta

 


La limite entre banditisme et révolution s’est souvent trouvée brouillée, les révolutionnaires s’aventurant dans des pratiques ordinairement réprouvées, les bandits se politisant. Ce sont des formes différentes de rejet des rapports sociaux existants, dont le caractère peu conciliable éclaire les défauts respectifs, et dont le syncrétisme a pu déboucher sur des remises en cause particulièrement radicales de l’ordre établi.

En parler revient à se pencher sur la question de la violence, du rapport de l’individu à la révolte et du collectif à l’individu révolté, et de tout ce qui touche à l’expropriation des possédants.

 

Une nouvelle bibliothèque s’ouvre au Malandrin, lieu occupé


Les livres s’entassent dans les bibliothèques sans autre sens qu’un classement alphabétique. On y va presque toujours seul, on est seul face à son livre. C’est le fantasme du lecteur moderne : l’élévation personnelle et individuelle.

 

Au Malandrin, on cale nos bouquins avec des pavés en espérant qu’ils donnent à réfléchir collectivement.

Les idées s’améliorent, le sens des mots y participe.

Il y a des récits de lutte, de la théorie critique et plein d’expériences pour réfléchir sur la vie. Pour que les livre sortent des livres, soient partagés et aident à l’élaboration d’idées collectives ! Ce qui a été pensé et vécu dans le passé n’est pas toujours mort et on peut se le réapproprier.

Cette bibliothèque est ouverte à tous. Chacun a vocation à participer à l’expérience qui tente de s’élaborer.

On peut y emprunter des livres et en ramener.


(Nous autres les "nosotros.incontrolados" soutenons et diffusons avec plaisir chaleureusement cette initiative!)


Permanences le lundi et le jeudi de 15 à 19 heures

http://malandrin.noblogs.org/

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-Librairie la Brèche / 27, rue Taine 75012 PARIS / On y débat de tout...Faites y un saut!

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http://paris.indymedia.org/IMG/jpg/aff_jargon_libre.jpg

  Le Jargon Libre

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Les prochains débats et les nouvelles publications

chez QUILOMBO:

 Quilombo est ouvert du mardi au samedi de 13h à 20h et se trouve 23 rue Voltaire
75011 Paris
M° Rue des Boulets (l. 9) ou Nation (l. 6)
Pour nous joindre par téléphone
01 43 71 21 07
Pour nous contacter par mail
quilombo@globenet.org
Pour visiter notre site
http://www.librairie-quilombo.org
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Urtikan.net le premier webdo satirique

Urtikan.net l’hebdo qui gratte là où ça démange. Premier webdo satirique en ligne vous proposera une vision différente de l’actualité, des dessins, beaucoup de dessins, du mauvais esprit, et surtout beaucoup d’humour. À lire chez vous, au bureau, sur votre tablette ou votre mobile.
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Niquer les échanges marchands: on donne, on prend librement


 

De : "Dubamix"
 
 
> Objet : Site de recup/dons:


> Site très intéressant : on peut trouver de tout (livres, chaises, pneus, chaine hifi, etc...) gratuitement et donner également...


> Greg>
> http://www.recupe.net/index.html


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Logo Zelium Blog 650x290

 

 

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Groupe International et protagonistes du récit d?Antoine
Nils (Nisse) Lätt
Milicien et ouvrier agricole dans une collectivité espagnole
article 480

Groupe International et protagonistes du récit d?Antoine
Augusta, Mimosa
Deux infirmières volontaires du Groupe International de la colonne Durruti
article 481

Brèves
Antonio ALTARRIBA présente
"L?ART DE VOLER"
à Bayonne, Tarbes, Toulouse, Marseille

breve 25
 

Brèves
El Sueño Igualitario
n°133
article 482

Les giménologues, Mai 2011
noname noname
14 Ko   Afficher   Télécharger 


Photo de Puigcerdá [?] trouvée sur le site anarcoefemerides


Les amis des giménologues publient
« L'art de voler » d'Antonio Altarriba et Kim, éditions Denöel

 Sortie en France le 7 avril de « L?art de voler » d?Antonio Altarriba (texte) et Kim (dessins), aux éditions Denöel
article470


Les amis des giménologues publient
ITINERAIRES D'UN ANARCHISTE
Alphonse TRICHEUX (1880-1957)

Editions Loubatières, Toulouse 2011
Le compañero Juanito Marcos, des éditions du Coquelicot, nous a fait part de la sortie de son nouveau livre réalisé avec sa s?ur Violette Marcos.
article469

Eléments supplémentaires sur la famille Tricheux
article473


Brèves
El Sueño Igualitario N°127 et 128

Recuperar la memoria de quienes soñaron con un mundo mejor para todos.
Récupérer la mémoire de ceux qui rêvèrent d?un monde meilleur pour tous
Brève 22


Les giménologues, Avril 2011

  
noname noname
51 K



Les giménologues, février 2011

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Kalimero Paris

 

Kalimero est un collectif et une caisse de solidarité. Il a pour objet de collecter des sous pour les prisonniers ainsi que de se rencontrer pour discuter des différentes situations.

Le n° de compte pour faire un virement : 10278 06137 00020471901 clé 07
Sinon chacun peut déposer de l'argent en liquide dans toutes les agences du Crédit Mutuel en donnant ce n° : 06137 00020471901
Contact mail : kalimeroparis@riseup.net

PDF - 536.3 ko

DES ARBRES A LETTRES&SONS

 

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http://img.over-blog.com/400x439/0/28/77/81/mordicus.jpg

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Allumez tout, Bordel!!!  Vite, mettons des lucioles dans les compteurs...et des bâtons dans les roues.

http://luciolesdanslanuit.blogspot.com/

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Schlomo Sand.


http://2ccr.unblog.fr/2011/01/19/le-peuple-juif-est-il-manipule/


Je ne saurais que trop recommander le petit pavé (format poche quand même) de Schlomo Sand. Il commence par expliquer comment les nations sont créées au bon vouloir et intérêt des "puissants"!

E. L-K

 

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  Edition "Inventins"

http://inventin.lautre.net/

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"Brasero"  

 

revue anar caennaise

 

Salut, Un court message pour annoncer publiquement la création du site de « Brasero », une revue anarchiste apériodique de Caen. Le premier est sorti en février et il est désormais en téléchargement libre sur le site : http://ablogm.com/brasero/Merci de faire tourner l’info.

Voici le petit texte de présentation de la revue.

 

BRASERO est une revue anarchiste apériodique de la région caennaise.

 

L’idée émane de l’assemblée libertaire caennaise, mais ce journal est indépendant de celle-ci.

 

Il s’autofinance et a choisi le prix libre (tu donnes ce que tu peux, ce que tu veux…). Il est imprimé par nos soins.

 

La rotation des tâches et l’anti-autoritarisme sont les modes de fonctionnement de l’équipe de rédaction.

 

Cette dernière est ouverte, peut varier selon les numéros, et concerne les personnes au-delà des simples milieux libertaires.

 

Nous avons choisi d’éditer un journal à la fois pour transmettre ce qui se passe par chez nous, mais aussi dans un souci d’analyse radicale plus large, de faire connaître des textes rares et/ou pertinents (d’ici ou d’ailleurs), de nous réapproprier l’histoire des mouvements anti-autoritaires, de participer à la construction d’une réflexion anarchiste sur la situation actuelle – toujours dans le but de dézinguer ce vieux monde ! Contact : braserocaen@gmail.com

 

Merci pour cette info, Eva Lock-Khwua.

Steph.

 

 

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bonnes librairies-/-Bonnes publications/Livres/journaux

 

LAGRYFFE

 

http://www.lagryffe.net/IMG/siteon0.gif

  http://www.lagryffe.net

-Lyon-

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Le Jargon Libre (Paris)

Association Jargon Libre 264, rue de Pyrénées, 75020 Paris Rib : 30003 03434 00050740050

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Vous connaissez vous aussi une bonne et intelligente librairie d'où que vous soyez et d'où qu'elles soient,

Vous souhaiteriez la faire connaître?

Envoyez nous les coordonnées qui seront ajoutées dans cette rubrique.

Cliquez sur le lien "contact" dans le cartouche "Qui sommes nous" en haut de cette page.

-Merci-

 

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Librairie "la Brèche" / 27, rue Taine 75012 PARIS

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http://www.librairie-quilombo.org/local/cache-vignettes/L449xH136/siteon0-e5814.png

http://www.librairie-quilombo.org

-Paris-

 

 

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http://www.bibliosurf.com/local/cache-vignettes/L175xH250/arton22684-f9a14.jpg

 

 

 

http://img20.imageshack.us/img20/1563/imgnewa.jpg

 

 

 

Non de dieux !

La religion nuit gravement à la santé mentale des peuples

http://storage.canalblog.com/70/35/456997/59919578.jpg

Un ouvrage collectif dirigé par Antonio, Brito et Jean-Michel Renault,

éditions Pat à Pan, 128 p, 300 dessins de plus de 70 dessinateurs du monde entier.
Vendu un peu partout pour une bouchée de pain bénit.

Ici, un écho paru sur le site Caricatures et caricatures.

Posté par charles tatum à 16:03

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lettre.gimenologique@gimenologues.org
afficher les détails 10:32 (Il y a 17 minutes)  
 

La lettre des giménologues
Nouvelles giménologiques







Les amis des giménologues publient

Vient de paraître à Barcelone

« Maroto, el héroe »
de Miguel Amorós, Ed. Virus 2011
article 495

Brèves
Femmes d?Espagne en lutte

Sara  BERENGUER
Le courage anonyme au quotidien - de la guerre civile à l?exil
Les éditions Atelier de création libertaire
article 494

Brèves
Antonio ALTARRIBA présente "L?art de voler"

La tournée en France du 22 septembre au 1er octobre 2011
article 493

Les giménologues, septembre 2011

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CRAYONS AU VITRIOL:MEMO....

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001

 

 

 

 

 

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La mitre du pape pue la miche

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