Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

Articles Récents

28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 08:11

 

http://storage.canalblog.com/06/78/456997/75165566.jpgLe grand marché de la foire à l'oignon est encore ouvert...Les prolongations sont d'ores et déjà annoncées...(Steph)

 

                   _____________________

 

                    http://storage.canalblog.com/06/78/456997/75165566.jpg

 

                              __________________________________________

 

"Les dindons de la farce électorale", par Jean-Pierre Garnier.

 (Proposé par Charles Tatum)

 

[chronique de Jean-Pierre Garnier, 26/4/2012, aux bons soins des éditions Agone]

____________________________________________


« Le philosophe Gilles Deleuze a dit quelque part qu'à chaque campagne électorale le "niveau de la connerie" montait. Celle de 2012, semble-t-il, n'échappe à la règle, tant s'en faut.


« La mélenchonomania qui a saisi le "peuple de gauche", en incluant une foule de suivistes diplômés, n'est pas pour rassurer. L'illusion électorale crée une euphorie qui, durant les quelques mois qu'elle dure, fait planer sur un nuage rose – voire nappé de rouge, pour les mélalanchoniens – ceux qui y cèdent. Il n’était que de voir la multitude enthousiaste rejouer sur le mode de la farce électorale la "Prise de la bastille" à l’appel de leur grand homme du moment. Comme d’habitude, il n'y aura aucun lendemain qui chante après ces heures de liesse, sinon de nouvelles déceptions. Mais pour ceux qui y ont cru, cette illusion lyrique dérisoire aura rendu un instant palpitante cette période post-politique qui n’en finit pas de s’éterniser.


« Une fois de plus, face à l'injonction électoraliste "Votez !", les esprits critiques démissionnent, y compris les plus "radicaux" (sur le papier et dans les amphis universitaires), pour s’exécuter sans broncher. S'agissant de l'élection de cette année, le vote Mélenchon a fourni un nouveau cas d’école en matière de "crétinisme parlementaire", comme aurait dit Marx – encore que la Ve République lui donne une allure plutôt présidentielle.


« Était-on obligé de voter pour un individu qui prétend incarner l'"autre gauche" (vieux serpent de mer parlementaire insubmersible, lui aussi), qui fut sénateur PS à 35 ans, mitterrandolâtre ne doutant jamais de la grandeur de son mentor, et jospiniste de choc dans un gouvernement qui comptait le flic Chevènement et le poujadiste Claude Allègre ? Car les états de service passés de Mélenchon ne sont pas de l'ordre du détail, ni de l'histoire ou, en tout cas, d'une histoire close.

Le mitterrandisme n'est pas une chose ancienne, définitivement derrière nous. Nombre de tares de la gauche française ou de ce qui passe encore pour tel en viennent directement: l'invisibilité des ouvriers (spécialement s'ils sont étrangers), l'argent-roi (qui est désormais le seul critère d'études réussies), la conversion au marché, à l’entreprise, au profit, et l'atlantisme assumé.


« En refusant de revenir (serait-ce avec une autocritique de circonstance) sur son soutien passé au mitterrandisme, Mélenchon montre qu’il est resté fidèle à cette période de désorientation et de corruption politiques généralisées. Ce qui devrait ne dire rien qui vaille pour l’avenir à ses partisans – si ceux-ci, au moins parmi les moins jeunes, n’avaient pas la mémoire si courte et, pour d’autres, des envies d’ascension sociale si pressantes.


« En outre, la fidélité à un homme qui n'avait d'autre principe que sa réussite politique personnelle est plus que déconcertante. Qu'est-ce qui garantit, en effet, que Mélenchon ne mettra pas ses pas dans ceux de Mitterrand après avoir fait la courte échelle à Hollande, son successeur pâlot à la tête du parti Solferino ? Entre Saint-Just et Mitterrand, Mélenchon a déjà choisi: le ralliement "sans conditions" à Hollande, intimé à ses troupes, implicitement considérées comme un troupeau par l’intéressé, dès les résultats du premier tour connus !


« Premier signe d’un tournant droitier annoncé: la justification que le co-président du PG donne à la "rigueur" imposée en 1982-1983 par un chantage sous l’égide de Delors et de la Commission européenne. Selon Mélenchon, cette austérité "de gauche" aurait été due à des circonstances imprévues et extérieures. Qu'est-ce qui aujourd'hui assure que de telles circonstances ne se reproduiront pas? Certainement pas les économistes dont Hollande s’est entouré, parfaites incarnations de "la finance" vouées aux gémonies à longueur de meetings par le ténor du Front de Gauche. Après avoir conseillé Sarkozy, Philippe Aghion, Michel Aglietta, Daniel Cohen, Elie Cohen, Jean-Hervé Lorenzi, Jacques Mistral, Thomas Piketty et autres suppôts des banques faisaient de même (et en même temps) avec Hollande – allant jusqu’à appeler publiquement à voter pour lui deux semaines avant le premier tour.


« Ce n'est pas non plus la "révolution citoyenne" prônée par Mélenchon qui nous rassérènera. Car, à vrai dire, cette expression est oxymorique, pour ne pas dire une contradiction dans les termes, puisqu'elle réconcilie l'idée de "révolution" avec celle d'un "dîner de gala" (comme n’aurait pas dit Mao) qui réunira certains citoyens plus citoyens que d’autres, triés sur le volet, sous les lambris de l’Élysée! C'est dire à quel point ce mot d'ordre est spécieux, et il faut tout le confusionnisme idéologique des têtes pensantes de la "gauche de gauche" pour y déceler un slogan galvanisant. Idem pour l’"insurrection civique", autre oxymore, où il est entendu que "civique" concerne le vote stricto sensu, soit la soumission à la logique étatique de la représentation.


« On pourrait continuer à pointer les éléments inquiétants du discours mélenchonien ainsi que ses positions politiques, quitte à devoir subir les foudres de ses fans, d’autant plus furieux que beaucoup, au fond, sont conscients du simulacre d'événement – et donc de la supercherie – que constitue l’irruption de Jean-Luc Mélenchon sur la scène politicienne. Chacun sait, par exemple, que le slogan "Prenez le pouvoir" avec sur l’affiche le visage du chef en gros plan nous ramène à la belle époque du culte de la personnalité. Et pourtant, nombreux sont ceux qui, malgré tout, acquiescent. Que personne n’ait pointé cela est tout à fait étonnant. Et en dit long, en tout cas, sur ce que les électeurs de Mélenchon entendent par "démocratie". C'est là un concentré typique d'aveuglement électoraliste. Il faut dire que les campagnes électorales créent des dynamiques peu propices à la lucidité.


« Que fera le Front de Gauche, une fois aux affaires, une fois gagnées les circonscriptions qui ont été promises depuis des mois, en catimini, à ses caciques et ceux du PCF ? En quoi formeraient-ils un nouveau "cartel des gauches", avec le PS et les écolocrates pour faire bon poids, qui, pour la première fois, résisterait au "mur d'argent"? La manifestation de la Bastille, pas plus que celles qui ont suivi à Toulouse et à Marseille, ne répondaient à cela: elles n’étaient des rassemblements moutonniers pour un nouvel homme providentiel, mais "de gauche"! Des manifestations politiquement muettes, en réalité, malgré les braillements des foules attroupées, au sens où aucun énoncé singulier venu du peuple n'a été entendu.

Jean-Pierre Garnier

~

Partager cet article

Repost 0
Published by Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - dans GUERRE SOCIALE
commenter cet article

commentaires

Steph 04/05/2012 09:55


Précision:


Ce comentaire très explicatif(hélas incomplet!) n'est pas de moi, etc e n'est pas non plus moi qui l'ai mis en ligne...Il s'agit peut-être "d'un scratch informatique" ou bien du fait de quelqu'un
qui à les clés d'ici et aura oublié de préciser/signer son post. 


Ceci n'ote rien à la quelité de cette réponse sauf son amputation malheureuse et prématurée.


Steph.

Steph 02/05/2012 19:20


 


Steph...


Ben avec ça, si on est pas dans la merde?


 


-"



le vieux monde qui n'en finit pas
>

Messages mai 2012
>


Mélençon, de Najiels à Garnier : roulés dans la farine




02 mai 2012





Mélençon, de Najiels à Garnier :
roulés dans la farine


Il est désormais avéré que le texte de Jean-Pierre Garnier que j'ai déposé ici le 27 avril (et qui m'a valu volée de bois vert
et avalanche de noms d'oiseaux, tant la posture et l'imposture, le mythe, le culot, la boursouflure et la personne de Jean-Luc Mélençon sont intouchables) était un pompage assez
cruel d'un autre texte, signé Yvan Najiels celui-là. [Je me suis donc fait rouler dans la farine, comme nombre de lecteurs du site des éditions Agone et des blogs
de Médiapart. Même si je n'y suis pour rien, je présente mes excuses à Yvan Najiels et à mes visiteurs, en particulier à ceux qui ont eu la bonne idée - car le texte était loin d'être
dépourvu d'intérêt - de relayer, à partir de Sus au vieux monde, la "prose" de Jean-Pierre Garnier.] On lira ci-dessous la mise au point déposée hier sur Médiapart par Yvan Majiels,
ainsi que son texte original (26 mars, Médiapart)


Jean-Pierre Garnier, libertaire... mais plagiaire !


01 Mai 2012 Par Yvan Najiels


M. Jean-Pierre Garnier, sociologue de son état référencé sur Wikipedia, tient - comme d'autres plus ou moins connus, plus ou moins anonymes - un blog. Ce blog est hébergé par les éditions Agone.


M. Garnier écrit visiblement au Monde libertaire (la tendance politique que ce journal représente ne m'a jamais attiré, il faut dire) et je n'avais donc jamais entendu parler de lui. La tendance
Camus-Onfray-Garnier et compagnie - à laquelle sans doute s'ajoute Dany Cohn-Bendit - m'a toujours hérissé puisque n'assumant jamais l'héritage révolutionnaire jusque dans ses erreurs pour
présenter un révolutionnarisme d'opérette avec des mains blanches - surtout pas rouges ! - qui ne serviront jamais. Pour faire bref, je préfère Sartre (qui ne se trompait pas d'ennemi) !


Il se trouve que M. Garnier, sur son blog et du haut de son mandarinat au drapeau noir (il y a quand même de quoi rire, ces libertaires sont incorrigibles !), a littéralement - ou presque - pompé
mon dernier article qui traitait notamment du rapport de M. Mélenchon à Mitterrand. Le texte, initialement publié dans l'édition "Mille communismes" de Mediapart, s'est ainsi retrouvé repris ici
affublé au passage de quelques cuistreries aussi malhonnêtes que pitoyables. Notre anarchiste, forcément léninophobe, a attribué la mention de "crétinisme parlementaire" à Marx mais même ce
mensonge a du lui paraître indigeste - trahir Bakounine... Il a également nié que Mao Zedong ait dit "la révolution n'est pas un dîner de gala". Enfin, il n'a pas repris la phrase sur la fausse
laïcité qui dissimule mal une vraie islamophobie (nos anarchistes français savent être de grands rrrrrépublicains).


Nos deux textes (ou plutôt, le mien puis l'à peu près mien signé par lui) ont exactement un mois d'écart. M. Garnier, donc, arrive après la bataille. Ceci n'est pas sans rapport avec la
léninophobie du courant qu'il représente: on vient toujours après, on prend ce qui est bon, ce qui claque et l'on rejette ce qui est dur à endosser et/ou la réalité concrète de la politique
d'émancipation comme, par exemple, la révolution. D'où la détestation dans le monde anarchiste des figures victorieuses d'un bref moment de victoire populaire: Robespierre, Lénine, Hô Chi Minh,
Trotski ou Mao sont ainsi voués aux gémonies et on leur préfère les idiots utiles du capital comme Proudhon ou Albert Camus (je parle politique, là, et non littérature).


Je m'attarde sur les principes. Le courant anarchiste français est censé être le plus correct et le plus honnête, le moins "stalinien" de la nébuleuse révolutionnaire. Il y a de quoi rire car ce
plagiat de M. Garnier montre que la malhonnêteté est une chose bien partagée chez nos purs aux mains blanches et inutiles. Que l'on pense aux torchons du célèbre libertaire Michel Onfray contre
la pensée révolutionnaire (psychanalyse comprise) et ses figures et l'on aura une idée des principes de cette mouvance. Sans parler des frères Cohn-Bendit...


Que l'on me comprenne bien. M. Garnier a absolument le droit de reprendre mon article et de le partager. Cela s'est fait du reste et parfois même par des gens dont les opinions différaient
singulièrement des miennes. C'est ainsi; c'est normal.


Mais la moindre des choses, a fortiori quand on se targue d'être un intellectuel contestataire au rebours du monde capitalo-parlementaire, c'est d'être probe et de citer ses sources. Sinon, on
est un mandarin universitaire comme disaient les maos de jadis et, Agone ou pas, on ne vaut guère plus qu'un Alain Minc, factotum de Foutriquet II bientôt destiné aux poubelles de l'Histoire.


Je réclame donc une modification du billet de M. Jean-Pierre Garnier où celui-ci, avec la plus grande clarté, exposera la provenance exacte du texte qu'il s'est bien malhonnêtement attribué.


Si quelqu'un le connaît, je le prierais de faire suivre ma légitime requête.


 ~


Du grand entretien de Mediapart avec M. Mélenchon


26 Mars 2012 Par Yvan Najiels
Edition : Mille communismes


Le regretté Gilles Deleuze a dit quelque part qu'à chaque campagne électorale, le niveau de la connerie montait. Celle de 2012, semble-t-il, n'échappe à la règle, tant s'en faut. La connerie
cette année se sera notamment illustrée par la polémique autour de la viande halal mais le drame de telles billevesées, c'est qu'elles peuvent se transformer en lois persécutoires.


Mediapart, dans tout cela, fait assez bien son travail, il faut le dire et il semble que la longue interview de Jean-Luc Mélenchon gagnerait - mais pas spécialement pour lui... - à être diffusée,
partagée, connue. Les réactions aussi de certains lecteurs sont édifiantes dans leur colère face à Edwy Plenel qui a osé parlé de François Mitterrand, saint homme de la gauche et unique président
"socialiste" d'une Vème République qu'il a refusé d'enterrer ("les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent", disait jadis Pasqua) après l'avoir pourtant dénoncée...


La mélenchonomania qui saisit "le peuple de gauche" n'est pas pour rassurer et ce sentiment est accentué par les commentaires qui disent clairement qu'il est inutile de parler de Mitterrand. Ce
refus, du reste, illustre une dimension tragique du registre électoral. On pourrait dire, en prolongeant La Rochefoucauld, que le soleil, ni la mort, ni l'inertie globale du monde ne se peuvent
regarder fixement. L'illusion électorale est une douceur sucrée sans lendemain mais qui, les quelques mois qu'elle dure, nous berce langoureusement. Il n'y aura rien - ou si peu - d'un strict
point de vue électoral mais on y a cru et cette illusion lyrique de supermarché parlementaire rend plus douces nos rudes existences.


Pour autant, à l'injonction parlementaire "Votez !", il est faible de répondre par son inverse "Ne votez jamais !". Tout dépend des situations et s'il apparaît évident qu'il fallait participer au
référendum de 2005 contre le carcan libéral du TCE, les &eacu