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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 17:30

Exrême-droite hongroise 7: JOBBIK bique bique..!

 

 

 (Avec la contribution amicale, heuristique,

apodictique et décalée de Steph)

On a pu admirer l'extrême-droite du MIEP, celle de Isrvan Csurska et ben on va pas se marrer avec celles de Jobbik (Jobbik signifiant «meilleurs »).   «L'Alliance des Jeunes de Droite – Mouvement pour une meilleure Hongrie», Jobbik quoi, est fondé en 1999 et devient un parti  politiqueavec lequel il faudra compter  dès 2003, lorsque Gabor Vona, 31 piges et professeur d'histoire, en prend la tête,((cet  autre personnage haut en couleurs ,  fera en partie l'objet d'un prochain article.))
Si l'entrée de Isrvan Csurska au Parlement  dans les années 1990 a été facilité, c'est qu'à l'époque, il y avait un mouvement de gauche libérale composé d'anciens "communistes" - (Très peu communistes mais au moins aussi staliniens que les néo-communistes lorsqu’il s’en trouvent dans le passage et  toujours pas « communistes » ni même un peu socialistes. D’ailleurs, à force de  regarder leurs bobines vous verrez bien que ces « nouveaux socialistes » ou néo-libéraux n’ont pas l’allure de « jeunes premiers » ni l’ingéniosité des « louveteaux de la dernière averse »)- rebaptisés socialistes et des anciens opposants libéraux. Ce nouveau gouvernement a demandé beaucoup de sacrifices, des programmes d'austérité et, on s'en doute, piloté aussi de belles  affaires de corruption.  

 

C'est alors que surgit, dans les années 2000, cette nouvelle extrême-droite nommée Jobbik. Un jeune parti qui va exploiter une carte principale dégueulbiffante qui fera son succès et qui a été négligée par tous les autres partis:
le sentiment anti-Roms dans le pays.
En effet, lors de la «transition démocratique», István Csurka n'a jamais joué la carte Tsigane ou la carte Roms. Il n'en parle presque pas, ou alors ce sera sous la forme folklorique: (le tzigane est celui qui fait de la musique, qui joue dans les restos, contrairement à l'antisémitisme qui lui, est feutré).

Si on compare le MIEP et le Jobbik d'aujourd'hui, il ne faut pas oublier que István Csurka était un intellectuel de marque et son électorat fait les meilleurs scores (10 à 12 %) dans les quartiers huppés de Budapest, genre 16 ème arrondissement de Budapest. Or, dans ces quartiers citadins d'une certaine bourgeoisie où l'on ne rencontre pas de Roms, où les tracas de la vie quotidienne frappent moins les gens, où les problèmes de la «transition économique» et la crise financière les laissent de marbre, brefs dans les circonscriptions conquis par le MIEP, Jobbik fait les pires scores du pays, c'est-à-dire à peine 5 %.
Seulement voilà! Avec Jobbik, on change radicalement de style et la thématique Roms prend une part considérable dans l'agenda de ce parti d'extrême-droite, ceci dans un moment crucial où le pays s'enfonce dans une crise politique et la crise économique mondiale de 2008, avec un gouvernement de gauche.
 Leur rengaine: -«Nous, on ose enfin dire la vérité quant aux problèmes que les Roms posent dans le pays. Ils ne s'intègrent pas et créent des problèmes dans les écoles!»-

Septembre-octobre 2006, deux faits vont vont tenir lieu de détonateurs.

Le premier évènement est une crise politique. Après une campagne législative fort tendue, le Premier ministre de gauche Ferenc Gyurcsany remporte les élections avec une faible majorité. Seulement voilà, Ferenc, dans un discours tenu secret à huis clos et fermé à double tour, avoue avoir menti aux électeurs pendant la campagne législative. Et ce discours secret va être rendu public trois plus tard par on ne sait quel vilain Judas.
LE DISCOURS INTEGRAL DE FERENC-GYURCSANY de mai 2006
L'intégrale de ce discours va apparaitre sur les pages Wwb, dans les journaux, à la radio, partout, partout. Et Ferenc Gyurcsany, qui est un remarquable politique, représente beaucoup de choses pour les Hongrois. Ferenc est un ancien de la Jeunesse communiste converti aux affaires et devenu milliardaire. Et voilà-t-il pas que cette affaire voit le jour!
Des organisations qui se rendent immédiatement à Budapest pour attaquer le bâtiment de la télévision publique. La police se tourne les pouces alors que le bâtiment brûle. Les manifestants hurlent à hue et à dia contre le gouvernement dans les rues de Budapest et dans les autres grandes villes de province. Cette attaque contre le bâtiment de la télévision peut paraitre d'une banalité déconcertante dans les pays démocratiques, c'est une nouveauté en Hongrie; cela ne s'est jamais passé depuis le changement de régime!
Du coup, Gyurcsany envoie la cavalerie et c'est la première fois que des balles en caoutchouc seront tirées. La police montée charge et les chevaux, qui sont cons comme des balais pietinent autant les manifestants d'extrême-droite, que les manifestants de l'opposition, les ânes!

Même des députés se font tabasser par  des policiers, ce qui est extrêmement fort en chocolat! (Et peu vu dans les démocraties...du moins pour les députés qui ne se nomment pas fâcheusement Christine Bouttin, pour les députés, donc!)

Puis, deux crimes attribués à des membres de la communauté minoritaire Rom vont mettre le feu aux poudres.
D'abord, il y a cet enseignant qui se fait lyncher  en 2006 à Ölaszleska sous les yeux de ses enfants, ceci parce qu'il avait effleuré une petite fille rom avec son véhicule. On imagine l'émotion que cela a suscité au sein de la population. Le parti Jobbik érigera un monument en sa mémoire.
http://lesazas.files.wordpress.com/2013/04/garde_hongroise.png?w=820
-(JOBBIK-JOBBARDS & BARJOTS-JOBARDS)-
Et en août 2007, Jobbik créée sa milice para-militaire, «La Garde Hongroise», (Garde dissoute à l'heure d'aujourd'hui, disent celles et ceux qui pratiquent le paradoxe du crocodile.), fondée par Gàbor Vona.
Que fait cette «Garde Hongroise»?!

Ben... pas grand chose à part terroriser les gens!

Disons déjà qu'on peut les apparenter aux SA (ou Sturmabteilung, Bataillon d'Assaut, premier groupe paramilitaire nazi pour les nulLEs).

VIDEO

 

On ne comprend pas grand chose, mais on peut voir que les pontes de la Magyar Guardia surpris au pied du lit...

 

Alors certes, elle va défiler dans des localités où il y a des tensions entre Roms et villageois. mais c'est un plus musclé qu'un simple exercice physique. Ils vont "mettre de l'ordre"  à leur sauce, ce qui est intolérable dans un État dit démocratique.

Ces paras évitent toujours soigneusement les bagarres avec les membres des minorités roms. Ils font juste des marches en uniformes, avec des torches et des lampions, dans un petit village, ce qui est déjà symboliquement très fort.
Leurs uniformes sont: un gilet  noir, de pêcheur ou de chasseur, un gilet de corporation, chapeau de base-ball noir et un foulard rouge et blanc qui rappelle les étendards des rois médiévaux hongrois, symbole également utilisé par l'extrême-droite de l'entre deux-guerres.

Ces étendards d'Àrpàd, (et là, je ne puis m'empêcher de retourner dans l'histoire profonde de la Hongrie où la première dynastie, Àrpàd de Hongrie, règne de 896 à 1301. Or, Àrpàd veut dire «orge» dans la lexicologique du turc ancien. On peut donc de mieux en mieux comprendre pourquoi un certain président français fusse anti-turcs à l'excès, ceci toujours en clin d’œil à Cervoise qui doit brûler d'impatience qu'on parlasse de Sarko, poil au pot!), ont aussi été utilisés par les «Croix Fléchées» de la droite extrême de l'entre deux-guerres. (fanion qui merdoie sur l'autre article, mais qui j'espère, s'affiche de façon correcte ici!)
Photo

hungarista

Cette «Garde Hongroise» use et abuse d'un même scénario, descendre dans les villages, y faire des marches, prononcer des discours très très musclés envers la population roms et ils en font tellement qu'ils se font interdire parcequ' ils effraient tout le monde, et pas que les Roms!

Et dans un état dit «démocratique», il est intolérable qu'une association revendique un droit de police ou d'armée, d'autant que cette «Garde Hongroise» enfreint le traité de Paix signé à Paris en 1947 qui interdit des organisations fascistes ou fascisantes ayant des "droits de fonctionnaires", donc la «Garde Hongroise» est en elle-même un délit.

Puis, en 2008-2009, il y a cette rixe dans un pub et un handballeur populaire, Marian Cozma, se fait poignarder par des gens appartenant à la minorité rom. Le Jobbik organise une expédition punitive et six personnes, dont un enfant, tous de la minorité rom, se feront assassiner.
Il n'y aura pas, pour ceux-ci,  de monument érigé en leurs mémoires.

(Il va sans dire que le parti Jobbik met des gants quant à la population juive et si son discours est antisémite, les rétorsions se font -(autant que possible- sans violences ni agressions physiques "visibles" !)- Dure-dure la vie dans les rues obscures ou encore les méandres admninistratifs!

2008 et 2009 verra une série d'attentats contre les minorités Roms, ce qui est également une nouveauté dans l'histoire hongroise. Une «brigade de mort» sème la terreur en incendiant des maisons, en abattant des personnes appartenant minorités Roms de l'Est et cette «brigade» choisit les lieux d'action là où il y a eu une descente récente de la «Garde Hongroise».
Des auteurs présumés de cette série d'attentats (environ une soixantaine qui compta neuf morts) sont arrêtés en août 2009.-(?)-
Et la «Garde Hongroise» sera dissoute le 2 juillet 2009 par la cour d'appel de Budapest.

Mais derrière la Guardia, il y a une tête pensante d'un parti politique indissociable, le Jobik, Un parti d'extrême-droite devenu la 3ème force du pays grâce à 38:15 cet homme, Gravor Vona, son président. Le jobbik a fait ainsi 15 % au dernières européennes, en juin dernier.
20 ans, après la chute du Mur de Berlin, l'après-communisme a des conséquences qui donnent des frissons aux Européens. 
En clair, la Hongrie est-elle en train de virer au brun.  

Fin de ce septième épisode absolument déconcertant!
____________________
(Gène avec la contrib' de Steph)

Tous les épisodes déjà écrits sur l’onglet AZATHÈMES

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Published by Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - dans CONTROLE SOCIAL
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