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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 19:50

 

 

 

Ca branle dans le manche

mais

Les mauvais jours ne finissent toujours pas.


28 mars 2013

 


(suite de Extrême-droite hongroise 3: La Hongrie pendant la seconde guerre mondiale)

 

La fin de la seconde guerre mondiale verra aussi la fin de l’extrême-droite hongroise, celle qui fut la plus attachée à l’Allemagne nazie. On pense bêtement que cette extrême-droite est décapitée (comme toutes les extrêmes-droites, d’ailleurs!), mais elle va resurgir dans les années 1990.

Pourquoi?! Bonne question!

Voyons l’échiquier politique!

_________________


Le 25 février 1948, le «coup de Prague» file un sérieux «coup de Blues» aux pays annexés par Staline.


Le «coup de Prague», késako?

A ne pas confondre avec le « coup du parapluie bulgare ».


En gros, tous les pays d’Europe ont été « libérés (?) » des nazis et, bien qu’occupée par les Soviétiques, la Tchécoslovaquie est le seul pays qui avait encore une « tradition démocratique (?) » et qui "accepte" de faire partie du «Plan Marshall».-(Bonjour les démocrades/technocrados!)-.


Seulement voilà, Staline n’est pas du tout d’accord et envoie son Armée Rouge occuper le territoire tchécoslovaque.


En plus, une grande partie de la population poursuivant des intérêts singuliers est acquise à une certaine idée du communisme, l’autre pas, et ce petit monde va fomenter un petit coup d’Etat qui atomisera Jan Masaryk et Edouard Benès, les deux champions (?) de l’indépendance du pays.


Le «coup de Prague» (ou: coup du lapin) va être ressenti comme un premier pas vers la troisième guerre mondiale.

 

C’est dès ce moment que naîtront l’OTAN et la «guerre froide».qui constituèrent  aussi en résumé un formidable panier « picnic » plutôt glouton dans lequel prospérèrent sans retenue tout ce que la planète compte comme marchands et fabricants d’armes en tous genres et dont la devise la plus universellement partagée et connue était et demeure toujours:
- »Rien n’est vrai, tout est permis! ».


Quant à la Tchécoslovaquie, elle entre dans l’obscurantisme pendant plus de 40 ans, à part un petit "coup de révolte"((En fait une réelle insurrection!)) en 1968 surnommé le «printemps de Prague» qui s’avérera être un échec cuisant pour les réformistes et intensément meurtrier pour les prolétaires. 

 

C’est à peine si en Europe les dirigeants de ces Partis se réclamant du "communisme" se risqueront à critiquer cette mythique URSS-là et encore moins de critiquer le « stalinisme-pépère-des banlieues » et des boulodrômes…


Ce «coup de Blues» de 1948 et quelques intimidations de gauche et de…gauche, le Parti Communiste hongrois, le Parti Social-démocrate hongrois et le Parti Agrarien hongrois fusionnent et donnent naissance au Parti de Travailleurs hongrois, le MDP, ayant à sa tête Màtyàs Ràkosi, devenu connu pour sa fameuse «tactique du salami»; non pas que ce fusse un adorateur de charcuterie, mais plutôt un amateur de chair humaine qui avait une légère tendance à éliminer ses adversaires politiques.(Ce qui nous rappelle par anticipation le « coup de Sylvie Vartan » dans le yaourt).


(( La "tactique du Salami" est une variante adaptée de "la tactique du salariat": On fait de plus en plus de tranches dans le même volume mais les tranches, ainsi plus largement réparties sont aussi de plus en plus fines...Cette tactique ne peut réussir après une expérience révolutionnaire -même vaincue- qui veut que le sort des idées ne se résume jamais à une histoire d'accumulation hypnotique de patates à cochons...)).


Et cela va durer jusqu’en 1953, année de la mort de Staline, mais pas du stalinisme toutefois.

Moscou demande à Ràkosi de dégager du fauteuil de dirigeant au profit d’Imre Nagy, ce que Ràkosi trouve saumâtre, mais conserve toutefois la tête du parti. Nagy instaura immédiatement le «Nouveau Cours», amélioration de la vie en général ainsi que la libéralisation(*) de la vie intellectuelle et culturelle, et la libération des détenus victimes de la police mise en place par le fameux Ràkosi qui ne laissera pas faire. Querelles internes lors desquelles Ràkosi sera définitivement éjecté et Nagy gardera son poste.Il anime toujours l’émission musicale intitulée « taratata » à la Tv fRançaise.


(*) Le terme "libéralisation" ne signifiat pas encore ce à quoi il correspond désormais dans l'idéologie capitaliste de la compétition mondialisée. Un certain "Flou artistique" était délibérément entretenu autour de ce terme et de la notion de liberté comme  de celle de "libération". Le coup était -reconnaissons-le- habile et fit long feu.


1956 amène un soulèvement anti-stalinien. Près de 3000 morts et un milliers d’arrestations…de nombreux disparus.


Galvanisés par le succès d’une certaine révolution en Pologne, les étudiants descendent dans la rue le 23 octobre 1956 pour manifester leur soutien. La police tire tous azimuts, les insurgés tombent dans tous les coins ou sont faits prisonniers et iront grossir les rangs des « disparus », l’armée finit pourtant de se rangee du côté des étudiants et Nagy est appelé pour former un nouveau gouvernement.


Quelques jours de battements et Nagy annonce le retrait de la Hongrie du «Pacte de Varsovie» et proclame la neutralité du pays.En dépit de cette annonce de Nagy, faute de coffres et de chocolat, la Hongrie ne devient pas pour autant la Suisse des Balkans.((Il en va d'ailleurs ainsi de tout ce que disent et promettent tous les Nagy éparpillés dans ce vaste monde)).


Est-ce que  Kàdàr -qui avait disparu quelques jours- avait demandé l’aide du Kremlin?


Toujours est-il que cette nouvelle Hongrie quant à elle ne fera pas long feu. L’ennemi Kàdàr s’entend avec Moscou et le 4 novembre 1956, les chars bolcheviques entrent à Budapest et y stationnent jusqu’au 15 novembre, le temps de verser beaucoup de sang. Nagy filera mais sera rattrapé par le KGB, sera exécuté et deviendra ainsi «l’homme sans sépulture» en 1958. (en 1989, il sera distingué par des obsèques nationales et bénéficiera d’ une sépulture digne de son nom, ceci demandé parViktor Orban)


Quant à Jànos Kàdàr, le voilà propulsé à la tête du gouvernement hongrois et Secrétaire général du nouveau Parti socialiste ouvrier hongrois (MSzMP (Maudits zand MPauvres)).  

 

Kàdàr qui, en 1963, sous le signe de "la réconciliation générale" dit la célèbre phrase: «Qui n’est pas contre nous et avec nous!»

Les Hongrois lui doivent tout de même une certaine "amélioration de vie" sur des bases d’un consensus minimum nommé aussi: «Le Socialisme du Goulasch»! (Juste un petit salut au passage à celles et ceux qui ont voyagé à l’Est à cette époque et ont échappé au goulasch, plat national absolument terrible…).


1968, Kàdàr lance une nouvelle réforme politique: «Le Nouveau Mécanisme économique», réforme qui vise à profiter d’une certaine détente internationale pour profiter des marchés capitalistes de l’Ouest.


Les décennies 1970 et 1980 verront une certaine libération fortement influencée par l’Occident, soucieux de préparer le terrain de futurs marchés juteux, quand vint la «perestroïka» de l’ère Gorbatchev,juste après le «Solidarnosc» polonais.(prononcer: « solide arnaque » en Espéranto).


Ces deux "grosses révolutions" montraient bien qu’il y avait de l’eau dans le gaz au sein des différentes factions communistes du Bloc oriental. 

 

Aucune cependant n’était communiste ou révolutionnaire, et loin s’en faut!!!

 

________________________

 

Al Pacino dans


"L'écrasement des Soviets par Al Capone"

 

http://lesazas.files.wordpress.com/2013/03/janos_kadar.png?w=820

Kàdàr le traître….bouhh!

Fin de la première partie de ce 4 ème épisode absolument boulversifiant!


((A suivre))

 

:

  -La suite-

 

 

(suite de Extrême-droite hongroise 4: La Hongrie sous le régime communiste)

Avec la participation de Sam et Steph


Chronologie des évènements

1989 – 1990 et le retour à la démocratie


janos_kadar2

Jànos Kàdàr


Mais ce n'est pas ce qui va préoccuper les Magyars, toujours dirigés par le fameux Jànos Kàdàr qui propose une «transition graduelle» le 11 janvier 1989. Si la «transition graduelle» du régime hongrois débute fin des années 1980, elle se fait de concert avec le Général polonais Jaruzelski, le maitre du "coup de"l' État d'Urgence" du 13 Décembre. Quoique ce dernier devant faire face à une horde de PolonaisES assez vindicatifs-ves comme le soulignera le nouvel adage apodictici n pour se moquer de Lech Walesa devenu Président de la pologne: -"Quant le chat n'est pas là les souris Gdansk"-, force fut faite à Jaruzelski comme à Walesa de composer avec les soutanes et autres goupillons draine-couillons du pays (Lech Walesa "l'homme au gros stylo papal") en tête au côté de Mgr Glemp, pour maintenir debout un régime plus que vacillant!


Retour en Hongrie. Cette «transition graduelle», aussi appelée «révolution dans la légalité», se fait tout en douceur et le peuple s'adapte aux changements sans vraiment en prendre conscience. Mais le gros crack arrive en automne 1989, lorsque le parti unique au pouvoir se casse la gueule.


La Hongrie se réveille avec une gueule de bois d'enfer. Son taux de croissance est inférieur à 1 % et sa dette s'élève à 20 milliards de dollars pour 10,2 millions de têtes de pipe, ce qui représente environ 36 % du PNB sur la tronche. Sans compter les 2 à 3 milliards de dollars que l'Etat doit emprunter chaque année pour rembourser les intérêts de la dette. Pas de doute qu'il fallait s'engager sur le chemin des réformes économiques drastiques et radicales, du moins assez du point de vue des apparences pour ne pas jeter toute l'eau du bain!


Le 2 mai, on démantèle de «Rideau de Fer» entre l'Autriche et la Hongrie. Judas Kàdàr ne la sent pas et prend la tangente fin Mai. Il rendra son âme au diable le juillet suivant. Ce sera Màtyàs Szürös qui sera le président de transition de la République hongroise du 18 octobre 1989 au 2 mai 1990.


Le 16 juin, le Comité pour la justice historique (?) offre des funérailles solennelles à Imre Nagy lors desquelles Viktor Orban, président du FiDESz (Alliance des Jeunes Démocrates), claironne un discours aux accents populistes contre le régime en place et ce, devant une foule énorme.


Et au printemps 1990, le pays va connaître les premières élections libres depuis 42 ans d'un régime monocratique. La Hongrie se dote d'un président, qui n'a aucun pouvoir, sera élu tous les cinq ans et c'est dans ce contexte qu'en 1990 et 1995Arpad Gontz reçoit ses mandats présidentiels.


(Oui, parce que là, il faut préciser une chose: le président ne sert à rien, mais a un mandat d'une durée de 5 ans, alors que pour les premiers ministres, d'abord nommés ministre-présidents, ont des mandats de 4 piges.) 


Le 23 mai 1990, c'est Jòzsef Antall, qui est à la recherche d'une formation politique "centre-droite" qui sera le premier ministre élu démocratiquement et ce, jusqu'à sa mort fin 1993.


Antall

Jòzsef Antall


Antall a un style de gouvernance capital pour la Hongrie et ses institutions politiques. Et sans lui, les institutions hongroises ne seraient pas ce qu'elles sont aujourd'hui...(ou jusqu'il y a peu!) Il sera aussi le chef du Forum démocrate hongrois et devra s'occuper de la «transition politique» du pays.


Quoiqu'il en soit, Antall va devoir naviguer entre de nouvelles formations politiques: les nationalo-populistes (le Forum démocratique magyar ou MDF) et les modernistes-libéraux qui se partagent l'Alliance des démocrates libres et le FIDESz, groupement dynamique de jeunes démocrates aux dents acérées, plus pragmatiques.


Ce qui donnera un certain équilibre entre le Parlement national-chrétien et les communes rurales de mouvances libérales. Mais le MDF va devoir surmonter des obstacles politiques qui font que les Hongrois voient leur situation se détériorer sérieusement.


1994, bouleversement total de la situation. Le MDF se dégonfle en obtenant qu'entre 15 et 16 % des suffrages alors que le Parti Socialiste (MszP) se voit crédité de 45 % des suffrages. Le FIDESz est acquis à une coalition avec le MSzP.


Gyula Horn, président du MSzP, sera ministre-président de 1994 à 1998.


1998, Ce sera Viktor Orbän, 35 piges, FIDESz (devenu Union civique hongroise et qu'on ne me demande pas pourquoi), qui deviendra le premier ministre-président le plus jeune et formera un gouvernement de transition avec des partis de droite, notamment avec le Parti des petits propriétaires...


2000Ferenc Mädi est élu comme président de la République et Arpad Gontz est envoyé aux pives.


2002, c'est à nouveau le Parti socialiste qui reprend le pouvoir et Péter Medgyessy qui devient Premier ministre. Coalition (Parti socialiste MszP-SzDsZ (Alliance des démocrates libres)).


En 2004, entrée de la Hongrie dans l'Union européenne.


2005Làszlö Sölyom (purée les noms!), devient président de la République, et Ferenc Mädi rejoint Arpad Gontz sous les sapins.


Et en 2006 commence le binz. Le Parti socialiste remporte les élections parlementaires, Ferenc (ayïo!) Gyurcsàny devient premier ministre.
Son discours à la radio est absolument génial, mais n'est pas du goût de tout le monde. Texto:


-«Nous avons merdé...Personne en Europe n'a fait de pareilles conneries, sauf nous...il est évident que nous avons menti tout au long des derniers dix-huit mois...Nous avons tout fait pour garder secret en fin de campagne électorale ce dont un pays a vraiment besoin, ce que nous comptions faire après la victoire électorale: nous le savions tous, après la victoire, il faut se mettre au travail, car nous n'avons jamais eu de problème de cette envergure.» 

 

Le 19 septembre 2006, des milliers de manifestants d'extrême-droite déchaînés réclament le départ du Premier ministre et attaquent le bâtiment de la télévision de Budapest.


Ferenc G ne l'entend pas de cette oreille et envoie la cavalerie.


Seulement voilà, l'opposition gagne haut la main les élections municipales et régionales. Forte de son succès, elle demande la démission de Ferenc Gyurcsany qui ne le fera qu'en 2009, après des manifestations récurrentes orchestrée par Victor Orban qui tient des discours populistes anti-gouvernement depuis 2002. Gyurcsany rend son tablier et demande à Gordon Bajnai de le remplacer pour la fin de son mandat.


Ce qui ne l'empêche pas de rester un poids lourd de la politique et qui va rester dans l'opposition, quitte à créer un nouveau parti.2010, Victoire de FIDESz aux élections et Victor Orbän est élu Premier ministre avec une majorité des deux tiers du Gouvernement.


Voili-voilou la fin d'une longue liste de noms impossibles à mémoriser, à prononcer...Comment voulez-vous comprendre durablement le mystère hongrois vous...?


victor_orban

Victor Orbän (allo, allo, me pouche le dez pour bien bous entendre)


Fin de ce 5 ème épisode absolument ahurissant!


Tous les épisodes déjà écrits sur l’onglet AZATHÈMES

Menu déroulant: HONGRIE

 


Tous les épisodes de 0 à maintenant sont consultables  sur l’onglet:


AZATHÈMES

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Published by Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - dans CONTROLE SOCIAL
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