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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 12:24

Un livre dont on ne saurait faire l'économie de lecture d'un bête revers de manche...

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« La violence policière est rationnellement produite et régulée par l’Etat », telle est la thèse du nouveau livre de Mathieu Rigouste, La domination policière, une violence industrielle. Trois ans après L’ennemi intérieur, ce militant et chercheur en sciences sociales analyse la transformation des violences policières dans les quartiers populaires et leurs effets sociaux sur la vie quotidienne.

http://www.lesinrocks.com/wp-content/thumbnails/uploads/2012/12/police604-tt-width-604-height-403-attachment_id-330714.jpg

 

De lEnnemi intérieur:

  A  lire ce livre, on a l’impression que l’ordre policier a été un sujet fort de votre travail. Comment en êtes-vous arrivé à ce livre ?


Je fabrique des outils pour démonter les mécanismes de la domination. Dans L’ennemi intérieur, j’avais étudié l’armée et son influence sur la société de contrôle, ce travail montrait comment les guerres coloniales ont fortement orienté la restructuration sécuritaire du capitalisme tout au long de la Ve République. La manière dont la police s’approprie des personnels, des savoirs et des pratiques, des techniques, des méthodes et des matériels formés par, pour et dans l’expérience coloniale et  militaire – ce que Michel Foucault appelle les « effets de retour » – restait à approfondir. Il semblait nécessaire de faire le point sur les transformations de la police et de sa violence ces vingt dernières années. Pas pour l’amour des livres  mais pour renforcer les luttes.

 

Comment avez-vous circonscrit votre travail dinvestigation et daction ?


Je ne fais pas semblant d’écrire sur une société dont je ne ferais pas partie et que j’observerais depuis un extérieur introuvable. Je ne veux pas masquer le fait que toutes les méthodes et toutes les problématiques sont orientées par l’enquêteur, sa position dans la société et ses points de vue. Sous couvert de distance avec le terrain, de nombreuses études masquent nécessairement les privilèges et les connivences que le chercheur entretient avec la société. Alors j’assume le fait que j’enquête depuis un endroit précis – les territoires et les classes qui subissent quotidiennement et frontalement la domination policière, puis je fournis ces éléments pour permettre de critiquer mes résultats, pour les corriger et faire avancer notre compréhension du phénomène.

J’ai passé une trentaine d’années en banlieue parisienne et une quinzaine d’années dans les mouvements sociaux et militants. Je n’y ai pas fait ce que la sociologie appelle de « l’observation participante », j’appartiens à ce monde et j’y ai vécu de près les transformations de la police. J’ai formulé des hypothèses en mettant en commun les mémoires et les récits de nombreuses personnes subissant directement la domination policière et de collectifs qui luttent sur ce terrain. J’ai confronté ces hypothèses aux recherches universitaires sur la question, à un corpus d’autobiographies de policiers, à des entretiens et des récits de vie menés par d’autres chercheurs avec des policiers de différents corps et différents statuts, à l’observation des blogs de policiers et l’analyse des revues policières, de défense et de sécurité ainsi qu’aux archives de mouvements de luttes contre la violence policière. Du point de vue de l’action, je prends part aux luttes populaires contre les systèmes de domination et d’oppression. Je ne cherche pas à faire de la recherche engagée, il me semble qu’on ne peut séparer l’action, l’enquête et la vie quotidienne. Que l’investigation n’est pertinente que si elle est menée, au service des luttes et à travers elles. Ce travail est d’ailleurs le fruit de réflexions collectives et doit tout à celles et ceux qui combattent au quotidien.

 

Vous parlez presque d’une réactivation dune guerre contre insurrectionnelle dans votre livre. Quels sont les contours de ce champ de bataille ?


J’observe moins une réactivation qu’un processus long où la guerre et le contrôle, l’armée et la police, s’influencent réciproquement au point de quasiment fusionner dans certaines situations. J’affirme que la contre insurrection est la grammaire, la matrice, le programme idéologique et technique qui propulse le système sécuritaire. Mais il s’agit justement ici de bien voir comment s’opère la reformulation, la traduction, l’hybridation de la contre insurrection à l’intérieur de la société française. Il ne me viendrait pas à l’esprit d’expliquer que nous vivons la même chose que la guerre d’Algérie ou que les déploiements militaires en Irak. Mais j’observe que nous faisons face, dans les enclaves ségréguées de la société post-coloniale, à une forme de contre insurrection de basse intensité, médiatique et policière. Le quadrillage militaire devient occupation policière des quartiers (polices « de proximité »), les commandos deviennent des unités d’intervention féroces (BAC…), l’action et la guerre psychologique sont prises en charge par les médias dominants, la propagande d’Etat récupère la figure de l’ennemi intérieur « fellaga manipulé par Moscou » sous la forme de « l’islamo-gauchiste » ; les camps, la torture et le système de disparition sont relayés par la prison et la garde-à-vue, les brutalités et les meurtres policiers… Je montre comment des armes, des techniques, des doctrines, des pratiques issues de la contre insurrection coloniale et militaire, passent dans le champ médiatique et policier, comment elles sont réappropriées, ré-agencées  redéployées pour maintenir l’ordre social, économique et politique à l’intérieur de la métropole.


Est-ce que vous pouvez nous définir la « tactique de la tension » dont vous parlez abondamment dans votre livre ?


C’est justement cette forme de domination, régulée techniquement et rationnellement, qui puise dans les répertoires contre insurrectionnels, coloniaux et militaires, pour écraser les damnés intérieurs. C’est une référence aux mécaniques politiques qui permettent de contrôler la population en instrumentalisant la peur ou en fabriquant des ennemis de convenance. On parle souvent de «  stratégie de la tension » pour désigner les « années de plomb » en Italie, dans les années 1970. L’Etat italien manipulait l’extrême droite, grâce aux services secrets, et lui faisait réaliser des attentats qu’il attribuait ensuite aux anarchistes, ce qui lui permettait de justifier la répression du mouvement ouvrier et l’écrasement des mouvements révolutionnaires. Les gestionnaires de cette stratégie étaient d’ailleurs fascinés par la méthode française de contre-insurrection. Par « tactique de la tension », j’explique que cette technique qui consiste à fabriquer des ennemis de convenance pour faciliter le renforcement sécuritaire, est passée dans le domaine policier. Techniquement, cette traduction s’opère depuis le prototype colonial et militaire de la bataille d’Alger, en 1957. La Casbah avait alors été enfermée et étranglée par des forces de quadrillage et d’occupation militaro-policières, puis pénétrée, harcelée et terrorisée par l’envoi d’unités spéciales à l’intérieur pour capturer, interroger et faire disparaître les « meneurs ». Harceler et agresser une population enfermée et étranglée, engendre forcément beaucoup de tension. J’explique que ce schéma a été redéployé sur les quartiers populaires, par l’alternance, aux manettes de l’Etat, des fractions de gauche et de droite de la classe dirigeante, qui ont multiplié les unités d’occupation et d’enfermement ainsi que les unités d’intervention et de harcèlement dans les quartiers populaires. Progressivement a ainsi été reformulée une technique d’enfermement et d’agression combinée, supportée par des ressorts idéologiques très proches de la contre-insurrection et qui tente de détruire la vie sociale et les formes d’autonomie et d’insoumissions des « populations » ciblées.


Limpérialisme cest un concept assez fort. Dans votre travail, ça semble une évidence car vous êtes dans cette rhétorique mais si on vous demandait de le définir, vous en parleriez comment ?


Ce n’est pas de la rhétorique, l’impérialisme est un stade de développement du capitalisme et de l’Etat, qui arrive à un moment déterminé dans l’histoire de la lutte des classes. Il s’agit d’un rapport de domination à différentes vitesses et qui s’inscrit dans l’espace : c’est le processus d’expansion d’un Etat-nation partant à la conquête de territoires, de ressources et de populations en dehors de ses frontières et mettant en place des formes de dominations et de ségrégations basées sur la classe, le sexe et la race. Les géographes radicaux anglo-saxons expliquent que nous sommes entrés dans une nouvelle phase de développement de l’impérialisme qui ressemble très étrangement à la phase d’accumulation primitive qui avait donné naissance au capitalisme et qui fonctionne par la dépossession des ressources, des territoires, des cultures et des formes de vie autonomes. Je tente de montrer que les campagnes de conquête menées par les grands Etats impérialistes dans le « monde Arabe » (Irak, Afghanistan, Egypte, Syrie…) se combinent avec une dimension intérieure sur leurs propres territoires : l’expansion des mégalopoles urbaines (Grand Paris, Grand Toulouse, Nantes Métropole…). Cette expansion est supportée directement par la tension policière et vise la conquête puis la restructuration petite-bourgeoise des quartiers populaires, le renforcement du socio-apartheid, l’industrialisation de l’enfermement et la massification du néo-esclavage en prison. La police est le fer de lance de cette croisade intérieure.


Quest-ce que vous pensez des BAC que vous définissez comme un symbole de lordre sécuritaire ? Le sociologue Didier Fassin évoque la possibilité dune cohabitation tandis que Fabien Jobard se montre plus nuancé que vous également.


Ce n’est pas une question de nuances. La BAC est emblématique de l’oppression policière contemporaine, comme les CRS représentaient bien la répression en 1968. Mais je n’ai rien en particulier contre ces unités. Toute la police est chargée de maintenir l’ordre social, économique et politique. Et la police n’est pas la seule institution à assurer cette fonction. On peut soutenir les collectifs de victimes qui demandent la dissolution de la BAC comme à Millau, car c’est une manière offensive de se rassembler, mais la dissoudre sans attaquer le monde qui la produit ne changerait pas grand chose. Les agents seraient reclassés et de nouvelles unités créées ou recomposées pour assurer l’encadrement des misérables. Les BAC sont issues des polices coloniales en métropole et restructurées autour d’un modèle « néolibéral » d’abattage intensif. Elles traduisent bien les restructurations contemporaines.


Vous dénoncez la militarisation du métier de policier mais vous passez sous silence le fait quelle sest également accompagnée dune professionnalisation et dune meilleure formation des effectifs. Dans linvention de la violence, Laurent Mucchielli dit quil y a un recul des violences policières depuis 30 ans.


Je ne dénonce pas, j’essaie d’expliquer les transformations en cours. Et je ne me situe pas dans ce débat. La violence n’est pas une quantité, il n’y en a pas plus ou moins. Les formes de coercition évoluent en fonction des situations à gouverner. Si la police se perfectionne effectivement dans le nivellement de la coercition et qu’elle ne tire plus – pour l’instant, en France – à balles réelles sur les mouvements ouvriers, le nombre de personnes tuées dans les quartiers populaires ne cesse d’augmenter. Quand je finissais ce livre, en septembre 2012, 12 personnes avaient été tuées en six mois, un taux record en augmentation constante. Les armes « sub-létales » mutilent presque quotidiennement dans les cités. Dans certains quartiers, perdre un œil devient une menace quotidienne. Oui, les policiers sont mieux formés à contrôler les pauvres pour éviter de provoquer des révoltes ingérables. Mais dans les centres d’entraînement au maintien de l’ordre, c’est bien à la guerre urbaine qu’on les prépare. On ne peut pas le comprendre si l’on regarde du côté des policiers, qui essaient effectivement de tuer le moins possible, qui ont peur aussi et pour qui la coercition est minoritaire dans la journée ou dans une carrière. En regardant depuis la police, on ne perçoit pas les effets réels du renforcement sécuritaire. En l’occurrence, si l’on se place du côté de ceux qui le subissent, le constat est différent. Dans les quartiers populaires, les prisons, et les luttes sociales, la police gère un système de violence transversale qui broie la vie des gens, hier comme aujourd’hui, et qui, loin de rechercher à diminuer la violence, s’alimente et se ressource dans l’expérience coloniale et militaire.


Comment vous percevez Manuel Valls ?


Il incarne bien la gauche de gouvernement : quasiment les mêmes logiques et les mêmes pratiques que sous Sarkozy – car il s’agit toujours de soumettre et bannir les pauvres pour permettre au capitalisme de se restructurer – mais avec une propagande un peu plus subtile, un enrobage un peu plus soft et d’autant plus trompeur. Alors que sous Sarkozy, la figure de l’ennemi intérieur était récurrente, Valls se sent obligé de dire qu’il n’y a pas d’ennemi intérieur, tout en continuant à faire la même chose que ces prédécesseurs. Il ne fait aucun doute qu’il est conseillé par les mêmes personnes que Sarkozy ou Guéant, Alain Bauer parmi d’autres. Et la situation est toujours la même, les processus en cours continuent. Alors que la droite a tendance à réduire le nombre de policiers, à développer des unités féroces et à multiplier les technologies et les armements, la gauche conserve tout ça puis embauche et développe en particulier les unités d’occupation (« de proximité »). La succession de la gauche et de la droite aux manettes du gouvernement n’alterne pas les modèles mais les empile, elle assure la continuité de l’Etat et de son renforcement sécuritaire.


A la fin du livre, vous dites « organisons-nous », comment vous situez-vous politiquement ?


Du côté des opprimés, dans le camp qui veut en finir avec toutes les formes de domination. Je crois que seuls les premiers et premières concernés peuvent s’organiser pour abolir les systèmes d’oppression. Et qu’il faut tisser des alliances. J’essaye de mettre au centre de mon appareillage d’enquête les critiques et les constats des personnes qui subissent et qui luttent. Sous l’étiquette de « l’émeute », le pouvoir définit les révoltes populaires comme des sortes d’accès hystériques, des convulsions de violence sans raisons, mon travail consiste à les réinscrire dans la grande histoire des résistances à l’impérialisme. Je fais de l’enquête pour renforcer les luttes, pour décrire les mécaniques de l’oppression et cerner les rouages faibles.Ce système ne peut tenir sans la police et la prison. Je pense qu’il faut en changer, en finir avec une économie basée sur le pillage du monde au profit d’une minorité, et je crois qu’il faut pour cela rompre aussi avec les sociétés pyramidales, même celles où l’on choisit ses maîtres… Je crois que nous pouvons réussir à construire une société basée sur l’autogestion, l’entraide et le partage, sans chefs ni argent, où tout sera pour tous et où le peuple s’organisera par lui-même. La police passera alors pour une machine de domination archaïque.


Propos recueillis par David Doucet et Jean-Marie Durand

Mathieu Rigouste, La domination policière, une violence industrielle, La Fabrique, 258 pages, 15 euros.

(Relayé ici sur proposition de Eva Lock-Khwua)

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Published by Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - dans GUERRE SOCIALE
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sam telam 02/03/2013 07:01


A Evaelle


C 'est moi qui est produit cette vid sous le pseudo de Mr paroles1, la musique est une composition d' un musicien ukrainien qui l' a écrite pour un rassemblement de jeunes du monde à Toulouse en
2006, elle parle de paix (mir en russe), j' ai participé à se rassemblement et rencontré ce musicien (une voix de basse exceptionnelle) qui m' a donné le cd de cette hymne à la paix. La musique
est donc utilisée ici à contre emploi.


Cette vidéo est un montage sur la violence étatique. Voilà ce qui est
arrivé aux membres de la Brigade Anti Negrophobie, pour le port d' un simple tee-shirt, lors de la commémoration de l' abolition de l' esclavage à Paris (France) le 10 Mai 2011. Précision: Tous
les membres de la B A N avaient en main une invitation...Quand j' ai vue, la vid, je l' ai téléchargée et voilà, mais je ne peux te dire qui l' a tournée et qui l' a mise en ligne, sans
doute le collectif lui-même.


Comme d' hab, les pouvoirs "oublient " toujours d' "inviter les acteurs qui derangent". J' ai même un copain, à Bordeaux, un musicien comme moi, issu de la communauté antillaise et qui me
racontait que les bourges bordelais, n' ayant toujours pas reconnu l' enrichissement du port "grâce" au commerce triangulaire, à la différence de Nantes et La Rochelle, ces bourges donc n' ont
qu' une trouille, c 'est que les descendants des esclaves, dont mon pote, viennent leur demander des comptes......Alors que la communauté antillaise de Bordeaux n' en a rien à battre de leur
pognon d' esclavagistes, ils veulent seulement la Reconnaissance du fait historique afin d' en faire DEFINITIVEMENT LE DEUIL. Et passer à autre chose..il faut voir à Bordeaux, sur tous les
monuments des SCULPTURES de tête d' 'esclaves africains, c 'est dire le cynisme des bourgeois, qui ont même GRAVE DANS LA PIERRE, l' architecte étant de connivence, l' EXPLOITATION COLONIALE DE L
ESCLAVAGE.....j' ai honte pour eux...


Mais à mon avis, ce qui est le plus interressant est de voir comment la tension monte, comment ça dégénère, comment l' autorité à court d' arguments logiques, rationnels et qui devraient faire
changer d' avis tout honnête homme intellectuellement parlant, en arrive à recourir à la violence. En l' occurence l' injonction d' enlever le tee shirt est utilisée pour établir un conflit. le
tee-shirt et son inscription est dérangeant, d' autant plus que des leucodermes (des blancs) le portent AUSSI. Ces CITOYENS leucodermes sont donc des traitres à leur "race" dans l' esprit du
bureaucrate qui prend les decisions sans jamais venir sur le terrain, c 'est insupportable et ça rompt le pacte tacite et raciste du "blanc supérieur au noir" dans lequel les gens de ce pays se
complaisent tout en le niant evidemment. Ce discours se trouve conforté par le "discours de Dakar" par un politocard qui est en mission pour ce faire. or, les travaux des Profs Omotundé et
Obenga, entre autres qui ont suivi la voie tracée par Cheikh Anta Diop, nous obligent, et c 'est confirmé par Coppens de changer notre vision du monde. L ' Africain nègre, dans le sens de fierté
de Cesaire EST A L ORIGINE DE L HISTOIRE. Il faut aller sur le site AfricaMaat pour s' en convaincre. Et comme le dit mon pote d' origine antillaise, le poète Jocelyn D Valverde à qui j' ai
emprunté le titre de la vid: " c 'est pas moi qui suis noir, c 'est toi qui est blanc"....et oui, nous avons perdu la mélanine parce que dans les pays tempérés du Nord, nous n' en avions tout
simplement plus besoin. 


Bonne journée


Sam 

Gene Vr..... 01/03/2013 19:00


(Relayée par nos soins):

















 

































Comparaison n'est pas raison, mais quand
même...





Vous avez certainement lu, voire vu la vidéo (désormais
inaccessible) de cette énième brutalité de policiers qui a tué une personne nue dans une cellule de commissariat (Mortsel).


Cette brutalité n'est en soi hélas, pas plus remarquable que toutes les
autres, si ce n'était la mort de la victime.



Les suites, ou plutôt "non-suites", qui lui
ont été réservées sont elles, très révélatrices.


Cette inertie ou mascarade pro-active mise au grand jour nous lève un
tout petit coin du voile; Il s'avère actuellement que la plainte au pénal visant des psychiatres, des médecins et des policiers a fait
l'objet d'un classement sans suite !!! -(Air connu)-





Il s'agit là de la manière ordinaire en Belgique, de "suivre" les plaintes à l'encontre des forces de
l'ordre.


Pas compliqué par la suite pour le "Comité P" de faire valoir des chiffres peu élevés, voire
en diminution en ce qui concerne les plaintes contre les forces de l'ordre, et pire, conforter tous ces maltraitants dans leur agissements se sachant bien couverts, (voire aimablement 
incités peut-être?).





Cependant, ce coup-ci, il va falloir faire semblant d'agir et donc, une fois cette affaire révélée "à la
télé" par des images montrant les derniers instants de la victime au commissariat, il a été décidé de la réouverture d'une enquête trois ans après les faits.



Ahhh, et même soudain le procureur d'Anvers, Herman Dams est dans le collimateur après que le procureur général Yves Liégeois lui ait reproché d'avoir caché
qu'il était intervenu dans cette affaire...  



Ai-je bien lu? le reproche est sur le fait
de cacher l'intervention et non sur sa nature même!!! Bref, inutile d'expliciter que cette "affaire", entendez: "ce
meurtre", ait été étouffée, les forces de l'ordre protégées et pire, les victimes laissées dans leur souffrance... "Comme d'habitude"
chantait l'autre.


Mais bonnes gens, tranquillisez-vous, la ministre de l'Intérieur a demandé l'ouverture d'une enquête! et la police
veille déjà :


"Pour le moment, les membres de cette unité spéciale d’intervention
continuent de travailler, leur unité fonctionne toujours
normalement", a déclaré Veerle de Vries, porte-parole de la
police locale d’Anvers. Voilà qui est rassurant !



La triste actualité nous force ici à une comparaison, voyez plutôt :


"Afrique du Sud : huit agents arrêtés après le meurtre d'un Mozambicain"



La police des polices sud-africaine (IPID) (notre comité P) a ouvert une enquête après le décès d'un chauffeur
de taxi mozambicain, arrêté pour une infraction, puis menotté à un véhicule de police qui l'a traîné dans les rues.


Les faits ont été filmés par un passant. Une demi-douzaine de policiers
en uniforme, dont l'un brandissant son arme de service sans précaution, sont très visibles sur cette vidéo diffusée à la télévision.



Le jeune chauffeur, est mort ensuite en d&eacut

evaelle 01/03/2013 09:54


A Sam,


 


peux-tu STP "contextualiser" cette vidéo, quand et où cela se passait ?


d'autre part, "démocratie réelle" et musique de fond, hum....!

sam telam 01/03/2013 04:34


Heureusement il y a des gens qui nous laissent des traces, merci à Mathieu Rigouste. De quoi contrer la PENSEE FASCISTE qui ne dit pas son nom.


http://www.youtube.com/watch?v=ZDtSKVNZiO4


Sam

Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif 01/03/2013 07:15



Merci Sam...Merci Eva,


Puisse cet ouvrage déciller les yeux de ceux qui aujourd'hui encore -(bien que se piquant d'être des "militants révolutionnaires", des "libertaires",
voire "anarchistes" mais proviennent le plus souvent du camp des "réformistes" encartés ici ou là)- qui régulièrement nous invitent à des "marches de protestation contre la
répression policière", des "rassemblements" où il est question de "demander gentiment" à la police de "cogner moins fort" sur nos camarades, voir de les supplier de
les "libérer"...


Autant de suppliques aussi vaines que risibles adressées aux "larbins avancés" du tout sécuritaire, à ces dirigeants qu'il s'agit de démissionner de
toute urgence. (A quoi s'attendent-ils donc ces "suppliants" soit-disant "indignés"? D'être "aimablement reconduits à domicile" en voiture, avec un arrêt-buffet à la boulangerie du coin
pour l'achat de quelques croissants? puis une chaleureuse poignée de mains et les excuses du Mouverdement?...


Qui ignore encore que chaque charge policière détient un "code" balisant le seuil de violence avec laquelle elle sera menée? Idem en ce qui concerne les "investigations" dites judiciaires ou
interventions dans les cités selon "l'impact psychologique" souhaité, les "réactions " voules, comme le feraient n'impote quelles  provocations avec "l'effet-bâton" immédiat et le climat de
terreur qui s'ensuit...Couvre-feu, état de siège, and so on.


Les prisons et les CRA se remplissent...Les conditions de détention se durcissent...Les QHS, QSR, les mitards,  et autres statuts "DPS" n'ont pas disparu...Loin de là!


Steph



evaelle 28/02/2013 14:04


la suite ...


 


https://www.youtube.com/watch?v=drp7DPbJiKA&feature=player_embedded

Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif 01/03/2013 06:46



Merci Eva pour ces compléments et autres documents.