Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

Articles Récents

10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 14:46

 

Le sable, petit grain de pierre qui descend de nos montagnes depuis des centaines de milliers d'années, est l'un des principal fondement de notre vie. Il se classe après l'air et l'eau.

 

Et oui! Et qui l'eût cru! On le retrouve partout: dans le vin, dentifrice, cosmétique, verre, puce électronique, computers ou autres dispositifs d'internet, moyens de transports, peintures, pneus, etc...


Photo 1


1-sable-1

 

Mais son rôle principal se retrouve dans la construction. Bétonnage systématique, béton armé, c'est le matériau idéal pour une performance technique à bas coût et les 2/3 des constructions mondiales sont en béton. Avec façades ou vitrages en verre, of course!


Une maison moyenne: 200 tonnes de sable

Un hôpital: env 3'000 tonnes

1 km autoroute: 30'000 tonnes

Une centrale nucléaire: 12 millions de tonnes


Ce ne sont pas moins de 15 milliards de tonnes de sable par année qui sont utilisés. Un marché du sable qui est énorme, dont la demande est en constante augmentation. Et il faut pourvoir à la demande.


Or le sable n'est pas facile à trouver, il n'y a plus de carrières, toutes ayant déjà été exploitées. Et pour ne pas dégrader le paysage, on ne va pas à nouveau s'offrir une carrière à ciel ouvert! Non, non! On va se tourner vers la mer, parce que là, ça ne se voit pas!


Photo 2


2-sable-extrac1

 

Alors, c'est au fond des océans que l'on va désormais chercher ce sable au moyen d'immenses dragues qui vont aspirer une grande quantité de sable, la flore et la faune itou.


Photo 3


3-sable_extract-2

 

Broyées toutes les algues, les coraux et les bébêtes!


Photo 4


4-sable_bateau2

 

Il faut donc des paquebots gigantesques, capables de déplacer 400 et 400 000 m3 de sable par jour.


Photo 5


5-sable_bateau1

 

Et même si une flotte vaut le lard du chat, comme le sable est gratos, aujourd'hui, ce sont des milliers de bateaux pompages qui sillonnent les océans.

 

Dubaï est un exemple. Non seulement il y a des constructions sur les dernières parcelles à bâtir, mais le terrain fait cruellement défaut. C'est pourquoi, on a créé des îles artificielles comme le célèbre palmier.


Photo 6


6-sable_palmier

 

Le palmier de Dubaï a eu un remblayage qui a coûté 12 milliard de $ et a utilisé 150 millions de tonnes de sable

 

Photo 7

 


7-bateau_faitile

 

Seulement voilà, il continue à manquer du terrain et Dubaï! Qu'à cela ne tienne, nous allons faire un projet plus pharaonique encore: the name: THE WORLD!!!


Photo 8


8-sable_projet_dubai

 

Un projet qui ressemblera à une carte de l'atlas..


Photo 9


9-sable_theworld_vue

 

Et qui ne coûtera que 14 milliards de $ et qui aura besoin de 3 fois plus de sable!


Seulement voilà, Dubaï a totalement liquidé son stock de sable.


Or, le sable du désert n'est pas le même que celui des océans. Le grain de sable du désert, soufflé par les vents, est poli, rond et lisse, bref, il n'adhère à rien, même pas au PS, le con! Alors que le grain des océans, lui, est anguleux et adhère à tout. Il vient d'une roche, d'un grès, puis avec la pluie, le gel, l'érosion, le ruisseau, la rivière, le fleuve et si tout va bien, il arrive dans littoral après des centaines voire des milliers d'années pour voir enfin la mer. Seulement, ce sable n'est pas une denrée inépuisable. Dubai a donc trouvé un autre pourvoyeur: l'Australie!


Dubai n'est pas un cas isolé.


Le sable étant une matière de première nécessité, il génère un volume d'échanges de plus 70 milliards de $ par an sur les marchés internationaux. Et sur les 3'500 entreprises australiennes, plusieurs exportent ce précieux produit pour 5 milliard de $ par an vers l'Arabie.


La valse des échanges s'accélère, des quantités gigantesques sont demandées, et le minage sous-marin intensif a des effets secondaires assez pervers car c'est toute la vie sous-marine qui en dépend.


En Indonésie, les dragages systématiques à quelques kilomètres de leurs côtes se font déjà ressentir. 92 % de la pêche traditionnelle a disparu. Mais cela peut aller plus loin.


Pour une île constituée de sable naturelle, le dragage du sable crée un trou au large des côtes que l'océan va chercher à combler avec le sable des plages qu'il va piquer avec ses vagues. Ainsi, ce sont 25 petites îles indonésiennes qui ont disparu au profit de qui doit s'agrandir pour son développement. Singapour qui a déjà acquis 130 km2 sur l'eau pour agrandir sa surfaceMais ça ne suffit pas! Alors que Singapour-la-gloutonne se pourvoyait de sable en Indonésie, en Malaisie, au Cambodge et au Vietnamces pays ont interdit tout échange avec la boulimique.


La mégapole n'en a cure et a trouvé une autre alternative: le sable de contrebande. Les sociétés fictives sont dorénavant sous la main de la mafia qui agit sous l'oeil vigilant du gouvernement, tout en provoquant d'énormes préjudices chez leurs voisins.


La demande augmente, le cercle devient vicieux et cette sauce provoque la flambée des prix.


En Inde, le trafic de sable est un immense business. Comme la Chine, l'Inde a le vent en poupe et Bombay connaît un boom sans précédent. On bâtit sans relâche, la consommation de sable est vertigineux et le trafic est passé aux mains de la mafia qui contrôle tous les secteurs de la construction, de l'administration à la politique. Elle perçoit de gros profit, graisse les pattes des flics, de l'administration gouvernementale, des ramifications politiques et n'hésite pas à tuer celui qui met son pif dans les affaires. Ces pirates agissent sur plus de 8000 sites illégaux qui sont proches de la côte.


Mais il n'y a pas que l'Asie.


Le trafic de sable est un immense problème mondial. La mafia frappe partout, jusque sur les plages, proies faciles puisqu'à portée de main.


Photo 10


10-sable_extractplage

 

Des tonnes et des tonnes et des tonnes et des tonnes de sable par jour et une gangrène qui touche tous les pays, tous les continents que ce soit aux Caraïbes, en Asie, en Amérique, en Europe, en Afrique.


Tanger, au Maroc, est une destination qui a la cote et le secteur du bâtiment explose. La mafia du sable emploie une main d'oeuvre bon marché qui doit prendre le sable des plages jusqu'au dernier grain. Ce sable volé représente 40 à 45 % des plages marocaines et ce, à longueur d'année. Une catastrophe écologique sans précédent.


Le sable est chargé à dos d'ânes puis sur les camions.


Photo 11


11-sable_extract_maroc

 

Ce sable pas lavé, coulé directement dans le béton est hautement corrosif. Les constructions sont donc en danger.


Photo 12


12-sable_extract_plagemaroc

Ce Pillage détruit les plages du Maroc.

Mais qu'importe puisque les plages disparaissent déjà! Globalement ce sont 80 et 90 % des plages du monde qui reculent et la situation s'accélère.


En Floride, une première rangée de maisons au bord de la plage a du être détruite car elle était rongée par le sel et menaçait d'être engloutie. La rangée de maisons suivantes ne sera peut-être plus là d'ici 5 ans. L'érosion est bien plus rapide qu'anticipée.

Symptôme: érosion

Problèmo: l'homme


Si dans les années 1960, personne ne voulait pas vivre près des plages, le progrès fait que les gens veulent se rapprocher de la mer pour des besoins d'évasion. Or les plages s'étendent jusqu'à 10-12 mètres sous l'eau; c'est ce qu'on appelle «l'avant-plage». Sa morphologie s'adapte selon le climat et s'épaissit ou s'affine pour absorber le va-et-vient des vagues. Malgré tout, les côtes continuent à s'urbaniser et les problèmes d'érosion commencent à se multiplier.


En Floride, 9 plages sur 10 sont en voie de disparition. Et chaque année, un tiers de la population se déplace pour aller à la plage. Les villes, dont ces playas ont un poids strictement économico-touristico imbécile, importent le sable du large pour remblayer leurs plages. Ce qui fait que les problèmes d'érosion ne font qu'empirer! La Californie a testé ce type de projet pour 17 millions $, et le sable s'est barré au bout d'une année. Mais il peut aussi boucher un port, alors on va créer des digues et tout cela entraîne escalade sur escalade. Une action ici entraîne une réaction ailleurs.


Toute tentative de contrôler l'océan est vouée à l'échec.


Mais il n'y a pas que ça! Plus haut dans cet article, on a vu que le grain de sable commence son périple depuis une roche montagneuse. Et ce grain va dorénavant rencontrer de redoutables obstacles: LES BARRAGES!


Aux USA, c'est un barrage par jour qui est construit depuis la «déclaration de l'Indépendance», ce qui nous donne 80'000 barrages zojourd'hui.


En Chine, la construction des barrages est en pleine explosion, si bien qu'en 2020, aucun fleuve n'atteindra la côte


Photo 13


13-sable_barrages

 

845'000 barrages dans le monde qui ne retiennent pas que de l'eau, le sable itou. Seul 1/4 de ce sable passera cet obstacle et 50 % de ce sable chanceux, sensé nourrir les plages des mers, ne parviendra jamais au littoral. En aval, nous avons déjà plus de sable et si nous ne prenons pas des mesures, les plages seront que de l'histoire ancienne d'ici 2100.


Ajoutons augmentation du niveau de la mer et nous avons là une véritable bombe écologique!


La montée des eaux est évaluée de 1m à 1,50m d'ici 2100. C'est les New Yorkais qui risquent de passer d'un bâtiment à l'autre avec masque, palmes et tuba!


Les plages sont des barrières écologiques. Si on détruit ces barrières, tout ce qui sera en dessous du futur niveau de la mer qui sera sous l'eau.


DIRECTION MALDIVES


Photo 14


14-sable_maldives

 

Aux Maldives, tout le sable a disparu et cela parce que les vilains pirates viennent chercher le sable aux large des côtes. Ce sont des plongeurs en apnée du coin qui vont chercher le sable au fond de l'eau avec de minables sceaux.


Photo 15


15-sable_maldive_bateau

 

Évacuation de plusieurs centaines d'îles et les Maldives risquent de disparaître.


Photo 16


16-sable_maldive_digue

 

Ce qui entraîne l'exode de certaines populations vers d'autres îles plus grandes.


Photo 17


17-sable_maldive_exode

 

Seulement, il faut construire pour loger ces nouvelles populations. Donc, il faut des stocks de sables...

Photo 18


18-sable_stock_maldive

Le sable est notre barricade, nous devons comprendre ça!


Mais les marchés sont peu scrupuleux. Construire, spéculer, corrompre, se mettre un max de pognon dans la fouille et des aberrations sont visibles à:


Bombayoù 30 % des nouveaux logements sont trop chers pour la population, donc vides. Le 1/3 de la population vivent dans des bidons villes alors que se développent des villes fantômes.


Photo 19


19-sable_bombay

 

Chine65 millions de logements sont vides et construits avec le quart du sable de la planète.

 

Espagne, qui détient un bien triste record: 30 % des constructions depuis 1996 sont inoccupés.

Photo 20


20-sable_espagne

 

Alors que d'autres bâtiments ne sont même pas achevés

Photo 21


21- sable_espagne2

 

Des aéroports ont été construits, mais n'ont jamais vu de passager.


Dubai continue de bâtir même si 90 % du Barge-Califat sont vides.


Coulé dans du béton, ce sable n'existe plus, il est emprisonné pour toujours.

 

Les Etats sont à blâmer. Pour faire les autoroutes, il faut toutes les plages du monde. Pensons au nombre de routes et voyons quels sont les Etats champions de l'importation du sable.

Photo 22

22- sable_route

Aucun problème n'est débattu sur le sable...


Sur l'eau, sur l'agriculture, etc... oui, mais rien sur le sable et cela doit changer!


Il y a des alternatives, il faut y mettre du sien. Même si nous nous heurtons à l'inertie des habitudes, parce qu'on est des accros au béton ou parce que les entrepreneurs sont outillés pour construire avec le béton et ne savent pas faire autre chose.


Glass-Beach fait du sable avec le dépotoir de la Floride. Le verre peut être alors une alternative pour en faire le sable pour béton. Mais ce sable a un prix qui ne rivalise malheureusement pas avec le sable gratuit qui est pompé aux abords des côtes.


En BretagneNatura 2000 s'est opposé au sabotage d'une partie de leur littoral. Les sociétés de dragage s'en plaignent alors à Bruxelles, les pov'choux et proclament, comme Cas Hussard, que l'extraction de sable n'a aucun impact. Mais les Bretons se sont aussi fait entendre jusqu'au plus haut niveau.


C'est cette façon de résister qui doit être reprise par toutes les régions du monde et pour cela, il faut que les populations soient informées.


Des ONG y travaillent déjà.


Il est temps que l'on commence à s'intéresser au sable!


 Source: SAND WARS 


À ne pas manquer si il passe à la téloche et article à relayer, relayer, relayer!

Les AZA / NI

Partager cet article

Repost 0
Published by Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - dans Nos liens déliés!
commenter cet article

commentaires

sam T 11/04/2013 08:59


Ben merde alors!!! le sable du desert est trop rond pour accrocher, j' en apprends des choses...merci!!!


J' étais loin de me douter de l' ampleur du problème, est-ce à dire que la mer de sable d' Ermenonville et la tomb...oups pardon le CENOTAPHE (bigre!!) de Rousseau vont être bouyguisés à la Vinci
d' ici peu?


Faut dire que l' ex commissaire Maigret a déjà pollué le site, une fois la terre de bruyère retirée, il fallait bien que les fils de bourges, lassés du bassin du Luxembourg puissent jouer aux
cow-boys, aux indiens et aux sherifs fais-moi peur...


Allez!! un coup de main pour sabler le champ..oups! la campagne, en pulverisant le grés de force....les opusdeistes ne manqueront pas de contribuer aux chantiers en se debarrassant de leurs
Cilices avec un S.


Sam T

Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif 12/04/2013 16:10



Salut Sam,


T'as connu ça aussi toi? Mômes de l'Assistance Publique nous étions trainés-là pour des "sorties éducastratives", il me souvient y avoir même éffectué une incongrue promenade à dos de chameau (!)
qui ne figurait alors pas dans "mon imaginaire inculqué" concernant le Far-wouestte...Je me souviens que c'était vaste, que les éduc' nous les brisaient, que c'était chiant, que l'eau dans nos
gourdes en plastoc était chaude, le picnic dégueu, les personnages lointains et peu réels comme le seraient des "faux" semblaient deambuler-là comme des ombres en peine transpirant sous une
panoplie un peu ridicule...(c'était bien le cas de ces salariés dont les flingues étaient faux aussi!)..Et on ne parle même pas des quelques indiens grossièrement grimmés à la louche aglutinés
autour d'un totem baclé...Bien que fort jeunot à l'époque, plutôt enclin au rêve, la mise enscène ne m'a pas vraiment fait décoller...On se demandait bien ce que nous foutions-là...On avait
vachement envie de se tirer....Alors? ça existe encore?


Steph.



Des Apodicticiens 10/04/2013 15:30


Hey You!


Là, je suis bluffé!!! Quelle rapidité ! Quelle promptitude! Quelle vélocité dans l'exécution éditoriale!!! Admirable!!!! Je suis sans mot...


Gène Pancha-Villa, tu m'éblouis une fois encore! Félicitations....