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BASTONS DANS LES TAULES

Samedi 22 décembre 2007 6 22 /12 /2007 13:43
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1. Occupation du préau de la prison de Gand
2. Rassemblement devant la prison de Lantin & sur la situation de
Farid Bamouhammad
3. Un mort dans le Petit Chateau, centre ouvert de FEDASIL à Bruxelles

----
1.

OCCUPATION DU PREAU A LA PRISON DE GAND

Le soir de 16 décembre, une quarantaine de détenus ont occupé le préau
de la prison de Gand. Ils ont refusé de réintegrer leurs cellules
après la promenade.

La direction a negocié avec les prisonniers, ensuite la moitié serait
retournés à leurs cellules. La direction a appelé la police pour
forcer les autres vers 20h à réintegrer leurs cellules ("avec un peu
de force", selon eux).

Il y a quelques semaines, des occupations similaires ont eu lieu aux
prisons de Dendermonde et de Merksplas.

Que la solidarité devienne une arme!

---
2.
RASSEMBLEMENT DEVANT LA PRISON DE LANTIN, 21 decembre 2007

Le 21 decembre une quinzaine de personnes se sont rassemblées devant
la prison de Lantin (Liège). Le peu de visiteurs ont eu des tract,
tandis que des tracts ont été laissé dans les environs de la prison
(voitures, abribus,...). Avec une mégaphone les gens ont fait le tour
de la prison. Beaucoup de réactions des prisonniers et des
prisonnières: le grand tour où il y a les prisonniers, un bâtiment
plus petit où il y a les prisonnières. Du coté du fameux bloc U, le
quartier d'isolement, évidemment la silence regnait... Le
rassemblement a fait beaucoup de bruit, des slogans ont été guelés
depuis l'extérieur et l'intérieur.

Ce rassemblement a eu lieu en solidarité avec tous les prisonniers qui
se battent et contre toutes les prisons. Un des prétextes était ce qui
se passe actuellement avec Farid Bamouhammad. Il y a quelques
semaines, il fut transféré de la prison de Ittre à la prison
d'Andenne, où les matons ont directement entamé une grève. Ensuite il
fut transféré à Ittre où ils l'ont mis au cachot, les mains et les
pieds menottés en permanence, durant 15 jours. Farid a raconté à sa
mère que des matons sont venus dans le cachot pour lui donner des
coups avec une barre de ferre. Quand l'avocat de Farid a déposé
plainte contre la prison d'Ittre et son directeur Fonck, il fut de
nouveau transféré à Lantin.

Arrivé à Lantin, il y a eu un incident entre Farid et le directeur.
Farid a été mis en isolement directement, avec les mains et les pieds
menottés en permanence. Il ne peut pas écrire et a 'droit' à un coup
de fil par semaine. Hier soir il racontait qu'il n'est pas dans sa
cellule habituelle dans le bloc U, mais dans une cellule spéciale
qu'il n'a jamais vu auparavant.

Mort à la prison et à son monde!

Le tract qui fut diffusé:

UNE ANNÉE NE SE PASSE PAS COMME ÇA...

Une année ne se passe pas comme ça. Un an de mutineries et de révoltes dans
les prisons belges, de multiples évasions et surtout un grand silence qui a été
brisé. Dans une dizaine de prisons, des prisonniers se sont révoltés contre leur
enfermement, chaque fois de la manière qu'ils ont choisie eux-mêmes. En faisant
cela, ils ont retiré le masque démocratique de ces établissements ;
car, en plus de
la pure privation de liberté, la prison signifie aussi torture,
mauvais traitements,
isolement, sous-alimentation, surpopulation, peu de visite,...

Il y a toujours eu des gens qui se sont mis du côté des prisonniers révoltés.
Des gens pour qui la solidarité est une arme contre ce monde d'exploitation et
de domination, des gens qui ont essayé d'amener dans la rue la question de la
prison. Des gens qui reconnaissent dans la révolte des prisonniers une
aspiration
à la liberté qui est aussi la leur. Une aspiration à la liberté qu'ils
sentent brûler au
fond d'eux-mêmes quand ils se trouvent devant leur employeur, leur patron, leur
assistant social, leur prof,...

La prison est tout simplement un instrument des riches et des puissants pour
maintenir la peur auprès du reste de la population et la garder sous
le joug. Il ne
nous surprend donc en rien que l'Etat n'écoute pas les prisonniers et
qu'il rende
sévèrement les coups.

C'est pour cela que l'Etat, ses directeurs de prisons et leurs matons mettent
à l'écart certains prisonniers qui sont trop récalcitrants en les
gardant dans un isolement presque permanent. Cela implique
concrètement 23h par jour en
cellule, aucun contact avec les autres prisonniers et une promenade seul dans
une cage. C'est pour cela que certains prisonniers sont transférés
sans cesse d'une prison à l'autre. Pour cela aussi que beaucoup de
prisonniers révoltés sont passés à tabac et maltraités par les matons.

C'est ce qui se passe pour le moment et depuis longtemps pour Farid
Bamouhammad qui a reçu le surnom de Farid le Fou par les charognes des médias.

Depuis des années, Farid refuse d'accepter la réalité de la prison, de
se soumettre,
et donc de cesser d'être 'Farid'. Pour cela, ils le gardent en
isolement permanent et
le transfèrent sans cesse. Les matons ont à plusieurs reprises entamé des grèves
parce qu'ils voulaient qu'il parte de 'leur' prison, parce qu'ils ont
peur de son
fier refus de se soumettre. Début décembre, les matons de la prison d'Andenne
ont ainsi entamé une grève pour exiger que Farid soit transféré dans une prison
de haute sécurité. Comme c'est souvent le cas, les matons ont directement été
satisfaits et Farid a été transféré à Ittre. Là, ils l'ont gardé
presque deux semaines
en isolement total. Il a été menotté de manière permanente aux mains et aux
pieds. Il y a quelques jours (mi-décembre) , il a de nouveau été transféré à
Lantin, où il avait été détenu quelques mois auparavant et il a de nouveau été
mis en isolement dans le bloc U, le quartier d'isolement, après un incident avec
le directeur qui voulait lui faire la leçon. Il y a un an de ça, ce
fameux bloc a en
grande partie été détruit lors d'une mutinerie des prisonniers…

N'oublions pas que d'ici peu, l'Etat donnera une réponse très concrète avec la
construction de plusieurs nouvelles prisons (des prisons 'normales',
psychiatriques,
pour mineurs, des cellules de sécurité pour les récalcitrants, centre
fermés pour
les sans papiers et un éventuel achat des prisons bateaux hollandaises). Mais
n'oublions pas non plus que le monde des prisons n'est pas invulnérable, que la
révolte est à portée de main et que la machine à enfermer peut être sabotée.

Contre toutes les prisons
Liberté pour tous

---
3.

UN MORT DANS LE CENTRE OUVERT PETIT CHATEAU DE FEDASIL

Dans le weekend de 15 à 16 décembre, un refugié algérien est mort au
Petit Chateau, centre ouvert de Fedasil à Bruxelles. Suite à une
autopsie, les docteurs ont constaté qu'il avait été bourré de
médicaments. Il est le sixième mort au Petit Chateau de cette année.

Suite à cette énième meurtre d'Etat, une série d'initatieves de
solidarité ont eu lieu. Le lundi matin, une cinquintaine de personnes
se sont rassemblés devant le centre, le mardi matin de nouveau un
rassemblement. Le vendredi il y a eu un rassemblement avec de la
soupe.

Notre dégoût d'une énième meurtre d'Etat ne nous fait pas des
démocrates pleurantes qui avaient attendu autre chose de l'Etat. Nous
conaissons tous les responsables de ce meurtre, jettons le joug de
l'humanitarisme et identifions nos ennémis. Ils s'appelent FEDASIL
(gestion des centres ouverts), Croix Rouge (gestion des centres
ouvertes), La STIB & la SNCB (qui collaborent aux déportations), le
Caritas International (qui encourage des refugiés avec des primes pour
se dégager du pays), tous les partis politiques, chaque batard de
l'Office des Etrangers, chaque maton qui travaille dans les centres
fermés, chaque assistant sociale qui essaye de découvrir la
nationalité des refugiés non-identifiés par le OE,...

(A SUIVRE)
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Lundi 24 décembre 2007 1 24 /12 /2007 23:34
Lundi 24 décembre 2007





Laurent JACQUA
Maison Centrale de Poissy
17 Rue Abbaye
78300 POISSY


Beau comme une prison qui brûle...
Spéciale dédicace à Kiou

La première fois que je l’ai vu c’était dans les années 90 dans la petite cours des D.P.S. de la troisième division à Fresnes.
Nous étions quelques uns réunis dans ce trou à rats après moult transferts disciplinaires, bref que des gens de bonne compagnie...

 

 

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Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /2007 11:53



faits-divers, mutinerie, prison, miss france, saint-denis, la réunion if( undefined === window.MIA.Tag ) { MIA.Tag = {}; } MIA.Tag.value= 'faits-divers, mutinerie, prison, miss france, saint-denis, la réunion';
Mutinerie de la prison de Saint-Denis de La Réunion: "On n'est pas des animaux"
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Par tian , le 26/12/2007
  (1724 ) Inviter dans mon groupe
 

Pendant que les regards sont tournés vers la jeune réunionnaise Miss France 2008 et le scandale attaché aux photos trash publiées par le magazine Entrevue, la prison de la préfecture de La Réunion a connu, ainsi que nous en parlions hier dans "Le Post", dans la nuit de lundi à mardi, une nuit d'émeutes. Aujourd'hui, le Journal de l'Ile de la Réunion revient sur cette nuit d'émeutes qui semble avoir été bien plus importante que ne le laissait supposer les premières informations. Ce ne sont pas moins de 84 prisonniers de la prison qui ont tenté de s'échapper. La prison de Saint-Denis, située en plein centre ville, rue Juliette Dodu, fait partie de ces établissements d'une autre époque où les conditions de détention sont particulièrement sommaires. Une prison aux conditions déplorables qui connaît une surpopulation sidérante. Ici dans l'île, cette prison a une très mauvaise réputation. On parle souvent en la désignant de "la prison de la honte".
Lundi, vers 23 heures, en faisant sa ronde de routine, un gardien découvre, avec stupeur, plusieurs dizaines de détenus dans une coursive. Il ferme la grille et donne l'alerte. Rapidement, les mutins prennent le contrôle d'une aile entière de la prison. Très vite la police arrive sur place, ainsi que le procureur de la République de Saint-Denis et son substitut. En quelques minutes le GIPN, dans sa totalité, est sur les lieux de la révolte. Pendant que les forces de l'ordre se préparent à l'assaut, à l'intérieur de l'aile de la prison occupée par les mutins, c'est, aux dires des surveillants, un véritable cyclone qui est entrain de dévaster les lieux. Les prisonniers en révolte détruisent tout sur leur passage, défoncent les murs à coups de barreaux de lits démontés, fracassent les caméras de surveillance, enlèvent les grillages... Mais les prisonniers, malgré leur mutinerie ne peuvent s'échapper de la prison. Ils se retrouvent en révolte, mais sans espoir d'évasion. Des négociations vont avoir lieu entre les autorités sur place et les mutins. La raison de cette révolte semble toute simple : "On souhaite protester contre nos conditions de détention. On n'est pas des animaux". C'est en clair ce qui a déterminé les mutins. C'est la première phrase prononcée par les prisonniers au moment des négociations. Deux heures de longues et âpres discussions. Et peu à peu la pression retombe. Les mutins se rendent. Un à un. Le calme revient. Une dizaine de "meneurs" sont transférés vers le centre pénitencier du Port. Trois détenus sont placés en garde à vue, puis très vite replacés en détention. L'heure semble à l'apaisement. La seule charge retenue contre eux : "dégradation de biens d'utilité publique". On ne parle plus du côté de la justice, de mutinerie, d'émeutes, de révoltes. La dernière phrase de cette révolte c'est Candice Gratecos, substitut du procureur qui va la prononcer : "Ce ne sont pas de grands méchants. Peut-être que leur mouvement était politique, on le saura une fois qu'ils auront été auditionnés ». Et pendant ce temps là, la Réunion entière attend la décision du comité Miss France avec une angoisse non feinte. La Réunion va certainement perdre sa Miss France. Et les prisonniers continueront à vivre, encore quelques mois, dans une des prisons les plus "dégueulasses" de l'hexagone. Mais, les caméras continueront à tourner pour le jolie visage de Valérie Bègue et non pour cette prison de la rue Juliette Dodu, véritable honte de la République.
- lire le reportage de cette nuit d'émeute sur Clicanoo
- voir le reportage TV sur antenne réunion
Des complices ont jeté des paquets contenant des clés de 14 et une pince coupante par-dessus le mur d’enceinte de la prison Juliette-Dodu. Les prisonniers les récupèrent en jetant leurs chaussures sur les filets de protection, faisant ainsi tomber les paquets au sol. Ne reste plus qu’à les récupérer (photo d’archives RLY).

Des complices et amiEs joyeux et compréhensifs ont jeté des paquets contenant des clés de 14 et une pince coupante par-dessus le mur d’enceinte de la prison Juliette-Dodu.
Les prisonniers les récupèrent en jetant leurs chaussures sur les filets de protection, faisant ainsi tomber les paquets au sol.
Ne reste plus qu’à les récupérer (photo d’archives RLY).

photo annuaire justice/gouvernement

 

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Par tian , le 26/12/2007
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Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /2008 10:44
   
 

     
 
Objet:   [nouvelleversatile_l] Versatile II-75
De:   "Jimmy Gladiator" <gladiajim@free.fr>
Date:   Jeu 14 février 2008 9:33
À:   nouvelleversatile_l@samizdat.net
Priorité :   Normale
Options:   Afficher l'en-tête complet |  Voir la version imprimante  | Voir le message complet
 

LA LETTRE VERSATILE DE JIMMY GLADIATOR
parution aléatoire
n° 75
14 février 2008
-------------------------------------------

QUELLE QUE SOIT LE MOTIF D'UNE INCARCERATION,
L'EXISTENCE DE LA PRISON EST UNE IGNOMINIE

C'est une lettre de détenues de Fresnes (94).
Ca fait mal dans le ventre, la vache.
Je ne sais pas qui est Lucilia, "Lu", et je m'en tape.
Franchement, on ne peut pas laisser faire ça.
Solidarité !

Rassemblement pacifique mercredi 20 février 2008
devant la maison d¹arrêt des femmes de Fresnes..
Une gerbe sera déposée.
Rendez-vous à 13h à l¹arrêt du bus 187 à Fresnes.

Bisous
Jimmy

-------------------------------------------

Chers amis et camarades,
C’est un cri de colère, de douleur et d’alerte que nous vous transmettons suite
au décès de Lu SEMEDO DA VEIGA, prisonnière, âgée de 28 ans, mère d’un enfant
de 11 ans.
La prison tue. Depuis le mois de novembre, Lu se plaignait de maux de tête, de
nausées, de vertiges. Elle en faisait part au service médical en recevant comme
seule réponse du .... Doliprane. Lu n’était pas de caractère à « jouer la
comédie », elle continuait à travailler tout en disant qu’elle se sentait de
plus en plus malade et ça se voyait. Tout le monde le voyait, le personnel
pénitentiaire, l’infirmière, les médecins.
Trois mois se sont écoulés jusqu’au 18 janvier. A 4 heures du matin son mal de
tête devient insupportable, Lu n’est plus capable de bouger et répond à peine.
L’après midi précédent, elle avait signalé à l’infirmière l’aggravation de son
état et demandé d’être hospitalisée). A 4 heures du matin, donc, sa co-détenue
appelle la surveillante, laquelle décide, sans ouvrir la porte, que Lu pourra
attendre jusqu’à l’ouverture des cellules du matin. Lu sera hospitalisée à 14
heures de l’après-midi après avoir subi un arrêt cardiaque et avoir été
réanimée en prison. Nous avons appris son décès à l’hôpital le 22 janvier. Nous
avons rendu hommage à Lu le soir même, à la manière des prisonnières, avec un «
concert » de casseroles tapées sur les barreaux et les portes.
Dénoncer le refus de secours à une personne en danger est la moindre des
choses. Ce n’est pas un accident. C’est une infraction pénale ! Mais encore,
quand a-t-elle commencé cette infraction pénale qui s’appelle refus de secours,
à 4 heures du matin ? Ou alors, pendant les mois où Lu a été laissé en
souffrance et son état de santé a été laissé se détériorer dans l’indifférence
?
Il y en a beaucoup d’entre nous affectées par des problèmes de santé sérieux,
qui sont traitées avec la même indifférence, négligence. Et la totalité des
prisonnières quand elles s’adressent au service médical, sont exposées au
traitement et réflexions méprisantes, et le secret médical n’est pas garanti.
Nos corps enfermés, nos vies son laissés au bon vouloir, à la « sensibilité »
ou au contrariété du personnel pénitencier et médical, dont la déontologie est
« cibler les détenues qui jouent la comédie » et sanctionner celles qui sont
peu ou moins soumises. La mort n’est pas égale pour tous. Celle des détenus est
du... laissé pour compte. Voilà la prise en considération de l’être humain à
l’heure des programmes de « humanisation des prisons ». La réalité est que la
prison reflète la société. Dans notre société qui se dit consensuelle, la
prison offre au corps de quoi s’occuper : travail surexploité, ateliers divers,
formations, activités à souhait. Tant mieux. Mais la prison, comme toute
institution totale, produit plus de malaise que celui qui a entraîné les
personnes à commettre les infractions.
Quels débouchés, alors ? La réinsertion, bien sûr : chacun son « réinséré » là
d’où il vient ! Dans le rôle social qui lui est assigné ! Et encore plus
méprisé et « habitué » à la méprise.
Autrefois on disait « les prisons, base de luttes ». Cela n’est pas toujours
possible dans l’histoire des sociétés. Ce n’est pas pour autant que nous
arrêterons de dénoncer les pratiques de méprise de la dignité.
Nous demandons qu’une enquête soit ouverte sur la mort de Lu et sur le service
médical de la Maison d’Arrêt des Femmes de Fresnes.
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Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /2008 16:08

Salut aux rédacteurs/trices, lecteurs et lectrices de "LA CAVALE"...

Nous eussions autrement apprécié un compte rendu plus exhaustif qui ne se serait pas borné "aux sources matonesques"...
Mais comme vous aimez à citer  "OS CANGCEIROS", c'est assez aimable, nous ajouterons pour celles et ceux qui déploreraient "un simple mouvement d'humeur" de prisonniers(res) que le moindre détail contient derrière les murs un moment de la totalité de même que la totalité de l'insupportable se vérifie dans le détail de toutes les brimades,à chaque jour, chaque instant...
Lorsqu'on passe 22 plombes en cellule, condamné ou prévenu,  que ce soit  "en division", en "Q.S", avec le statut D.P.S, le premier frémissement d'insubordination constitue  alors un souffle attendu qui aide à vivre debouts, jusqu'à la prochaine lettre, le prochain mandat, le prochain parloir, la prochaine révolte...On s'y sent  revivre!
Ce sentiment là ne quittera plus ceux et celles qui l'ont connu...Si ces moments sont parfois utilisés comme "soupapes de sécurité",  et détournés de tout leurs sens par les collabo de l'A.P qui ne jurent que par la répression de tous les instants, les provocations et autres humiliations,  il n'en demeure pas moins que l'expérience joyeuse de l'insoumission nous apprend l'avenir possible  d'individus affranchis de la tutelle des ordures: flics, Etat, patrons, contremaitres, syndicats, mâtons, etc...

En taule, TOUT a de  l'importance...

Salut aux Mutins!

S.K pour les amis du négatif à l'oeuvre.



____________________________________

lundi 18 février 2008
Mutinerie à la prison d'Ittre


Lundi soir, des dizaines de détenus ont refusé de regagner leur
cellule à la prison de Ittre. La mutinerie a débuté lundi vers 18h15.
La situation a nécessité un grand déploiement policier et n'est
rentrée dans l'ordre que mardi à 1h30.

Selon la police, les détenus récalcitrants avaient fait part, en
milieu d'après-midi, de diverses revendications aux responsables
pénitentiaires concernant leur détention, telles qu'un accès plus long
à la salle de musculation de la prison, le fait de pouvoir prendre des
protéines ou l'aménagement des plages horaires pour les visites.
Face au refus d'accéder à leurs demandes, les détenus ont marqué leur
désapprobation en ne quittant pas le préau et en dégradant
partiellement les murs.

La police locale a d'abord été envoyée vers la prison pour ramener
l'ordre mais a rapidement fait appel à des renforts des zones voisines
et à des équipes de la police fédérale.
L'effectif s'est finalement
monté à une cinquantaine de policiers.
Toutes les mesures de sécurité
ont été prises car des suspicions de détention d'objets contondants (barre de fer, conserves  cachées dans des chaussettes(?)) par certains détenus pesaient.

Lors d'une première négociation vers 21h00, une partie des détenus ont
accepté de regagner leur cellule tandis que les autres ne voulaient
toujours pas quitter le préau.
A l'issue d'une deuxième tractation et
face à la grande présence policière, les derniers détenus ont arrêté leur mouvement de colère peu avant 1h00 du matin. Chacun est rentré un à un pour être fouillé.
La situation est entièrement revenue sous
contrôle mardi à 1h30.(sources: La police et les syndicats des
matons)
 

"La liberté est le crime qui contient tous les autres crimes"
-  Os Cangaceiros, 1986, France
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /2008 09:04
[nouvelles.la.cavale] Incendie dans le bloc d'isolement à Lantin] 



"cavamapoule@no-log.org" 




Incendie dans le bloc d'isolement à Lantin

 

Jeudi 27 mars, un maton dans le bloc d'isolement de la prison de Lantin a profité de l'occassion pour serrer très fort les menottes de Farid Bamouhammad.


Chaque fois qu' il sort de sa cellule, Farid est menotté. Quand le maton a enlevé les menottes, la torture lui est retombée dans sa gueule - une à peine main libérée, Farid a donné un coup de poing '(celui avec les menottes) dans le visage du maton.


Ensuite, Farid s'est barricadé dans sa cellule en attendant l'intervention de l'équipe anti-émeute.

La direction et les matons ont décidé de ne pas intervenir et de le laisser barricadé dans sa cellule.


Farid a maintenu la barricade pendant trois jours.

Durant ces trois jours, il est resté menotté très serré par une main ce qui a blessé grièvement et douloureusement  son poignet (des blessures de 3 centimètres de longueur et 2 centimètres de largeur).

 

Samedi 29 mars, Farid a incendié sa cellule. Deux autres prisonniers du bloc d'isolement l'ont suivi et ont également incendié leurs cellules.


Les matons ont éteint le feu, les deux autres prisonniers ont été transférés immédiatement tandis que Farid restait dans sa cellule à moitié brûlée.


Par la suite, les matons ont dû couper les menottes avec un oxycoupeur parce que la clé ne fonctionnait plus, ce qui a provoqué d'autres lésions et des brûlures au poignet.

 

Il y a quelques jours, la commission disciplinaire a condamné Farid pour "menaces de mort", "coups et blessuresn incendie volontaire" à 15 jours de cachot.


Les autres mesures d'exception (l'isolement, les menottes, les visites limitées,...) restent bien sûr en vigueur.

 

Nous soutenons Farid dans sa révolte déterminée.

pour qu'ls ne réussissent jamais à le briser.

Nous appelons à la solidarité avec cette révolte et à sa diffusion dans la rue - Contre tout isolement et contre toutes les prisons.

____________________

 

 

---

Son adresse et les coordonnées de la prison:

 

Farid Bamouhammad

Prison de Lantin

2, rue des Aubépines

4450 Lantin

 

  Tel. 04/ 239.65.00
Fax. 04/239.65.11
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 15:55

Rassemblement devant la prison de Lantin

 

Le 28 avril 2008, une quinzaine de personnes se sont rassemblées devant la prison de Lantin. Le prétexte pour ce rassemblement de solidarité contre toutes les prisons était la construction d'une nouvelle cage dans les caves de Lantin, destinée à Farid Bamouhammad. Récemment, Farid avait incendié sa cellule d'isolement (fin mars, ensemble avec deux autres prisonniers détenus dans le même bloc et transférés peu après). Actuellement, l'ancien quartier d'isolement à la prison de Lantin, le fameux bloc U, est en plein travaux de rénovation pour y installer les nouveaux modules d'isolement, ce qui est aussi le cas dans la prison de Bruges.

 

Après beaucoup de bruit, des slogans et de la communication entre les personnes à l'intérieur et à l'extérieur, la tension est montée dans les cellules. Les prisonniers hurlaient, entre autre, qu'ils étaient traités comme des animaux et qu'ils étaient régulièrement tapés par les gardiens. Ils hurlaient aussi des cris comme « plus d'hélicoptères ! » et « Liberté ! ». Des objets enflammés ont été lancés à travers les fenêtres, les prisonniers tapaient sur les portes et les barreaux et selon la police, des matons et des prisonniers auront été blessés suite à des affrontements. Après 20 minutes, la police est venue sur place pour arrêter les individus solidaires. Après une tentative de fuir à travers les champs, la police a encerclé et embarqué toutes les personnes. Elles ont été emmenées au commissariat d'une petite commune de Visé, à une dizaine de kilomètres de Lantin. Ils ont été relâchés après quelques heures sans charges.

 

Avant la manifestation, des tracts ont été laissés dans les boîtes aux lettres à Lantin et dans le quartier des logements sociaux La Trappe (Ans). Le tract a aussi été diffusé auprès de quelques visiteurs. Nous reprenons une partie du tract ci-dessous.

 

ILS CONSTRUISENT DES CAGES À LANTIN…

Depuis des semaines, la prison de Lantin est en chantier. Chaque jour, c'est le bruit, insupportable…les nouvelles cellules de haute sécurité s'annoncent. Des cellules dans les caves de Lantin où des personnes seront enfermées pour être isolées, oubliées. L'État a déjà annoncé quelles personnes auront l'honneur d'être foutues là-bas : les détenus « récalcitrants » comme ils les appellent.Ceux qui ne baissent pas la tête, qui ne se laissent pas détruire par les drogues, qui n'ont pas peur d'affronter la prison - en s'évadant ou en s'attaquant directement à leurs bourreaux : les matons.  

Farid Bamouhammad est une de ces personnes là. Depuis quelque temps, la direction de Lantin menace de lui injecter de l'Haldol. Ils menacent de le droguer et de l'interner. Et tout le monde sait qu'une fois interné, on n'en sort plus.

Vers mi-avril, ça a été le coup presque fatal : les matons ont annoncé à Farid qu'il avait droit à un traitement spécial supplémentaire : ils sont en train de construire une cage, spécialement pour lui, dans une tentative de le briser. Certains matons le menacent chaque jour: « On va te tuer. On va te tuer. » 

C'est la direction et les matons qui collaborent chaque jour qui sont responsables.  

Nous serons toujours du côté des prisonniers qui se révoltent,  

ET NOUS NE LE LAISSERONS PAS FAIRE. 

Solidarité !

link

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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /2008 23:43
[nouvelles.la.cavale] Contribution de Gabriel Pombo da Silva   Boîte de réception



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 17:25 (il y a 6 heures) 
Il y a quelques mois, le livre de Xosé Tarrio (Huye, hombre, huye) sur son vécu, la taule et le régime FIES en Espagne a été publié en allemand. Pastora, la mère de Xosé, a fait un tour en Allemagne, Autriche et aux Pays-Bas pour présenter cette édition. Gabriel Pombo da Silva a écrit le texte ci-dessous comme contribution. Nous diffusons la traduction qui a été faite.
 
CONTRIBUTION DE GABRIEL POMBO DA SILVA
 

Le 8 mars , Aachen (Aix-la-Chapelle)

 

Le rêve de nombreux politiciens est de concevoir les villes comme des prisons : des caméras à chaque angle, de puissants projecteurs qui ne laissent rien dans l'ombre, un flic pour contrôler chaque individu et réduire toute protestation ou toute remise en cause du système à une simple insatisfaction personnelle suivant le cadre juridique supposé nous garantir une série de "droits" qu'ils nomment fondamentaux ou de l'homme.

 

Ce rêve n'est pas seulement un mélange de "1984" d'Orwell et du "Meilleur des mondes" de Huxley où les peurs, réelles ou construites, la technologie, les drogues et la génétique font des hommes les objets d'un nouveau système totalitaire.

 

Ce rêve, c'est la réalité que nous vivons aujourd'hui, des deux côtés des murs ou des frontières. Quand nous disons "Todos somos presos", nous sommes tous prisonniers, nous voulons dire que nous vivons une existence d'objets, car le système nous transforme en êtres qui ont oublié leur passé de sujets dotés de mémoire, de conscience, d'envies et de capacité de lutter pour la liberté, pas comme maintenant quand s'applique le lavage de cerveau par les moyens de désinformation.

Les débats télévisés pleins d'intellectuels et d'experts en politique ont déclaré morte la classe ouvrière, qu'il n'y aura plus de prolétariat, ni aucun potentiel révolutionnaire qui justifierait les théories sur la nécessité des révolutions et de la lutte de classes. Il ne nous resterait plus qu'à accepter l'exploitation menée par ce sytème dénommé démocratique, ou à protester pacifiquement sans trop le déranger.

Dans un même élan, ils appellent aussi les guerres impérialistes des "interventions humanitaires" et la torture des "méthodes d'interrogatoire", la liste de ces euphémismes est interminable.

 

Le pire, ce n'est pas ce que font les intellectuels représentants du néo-libéralisme et du capital, ou ceux qui sont au service du gouvernement en place et de l'état, car ils ne font que leur travail, ce pour quoi et par quoi ils vivent. Le pire, c'est de voir et d'entendre tant de gens normaux, qui sont pourtant les mieux placés pour comprendre et reconnaitre ces choses, répéter comme des perroquets les conneries et les mensonges de ceux qui nous mènent au désastre, sans y réfléchir par eux-mêmes.

 

La guerre de classes n'est pas une abstraction du passé qui ne servirait qu'à ce qu'une partie de la classe politique s'auto-légitime comme parti des travailleurs ou travailliste.

 

Nous tous et toutes qui n'avons et ne voulons même pas le pouvoir, que nous soyions ouvriers ou pas, constituons le prolétariat, consciemment ou pas. Et dans une société où la différence est claire et nette entre les intérêts de ceux qui sont en haut et de ceux qui sont en bas, c'est la conscience qu'ont celles et ceux du bas pour affronter ou accepter ce système d'inégalité qui est décisive.

 

Cette brève introduction politique est importante pour moi, pour pouvoir vous parler ici et aujourd'hui et vous dire que notre activité politique et nos intentions ne doivent pas se résumer à une question de droits de l'homme. Prendre catégoriquement position contre les prisons et contre l'isolement et la torture, plus ou moins dure, signifie lutter pour tout, dans un système où nous sommes tous prisonniers, même à des degrés différents.

 

Au moment où certains d'entre nous se retrouvent pour lutter contre les prisons, nous devons poser que ce que nous voulons, ce ne sont pas des prisons plus humaines; aucune prison ne peut être humaine, pas plus que l'esclavage ou la tyrannie.

L'analyse de cette partie de la société nous aide à mieux comprendre dans quel type de société nous vivons. Car les taules sont un petit miroir qui reflète toutes les valeurs dominantes et les outils utilisés pour combattre la résistance et le désir de vivre de celles et ceux qui osent se rebeller, que ce soient des prisonniers "sociaux" ou "politiques".

 

Il faut démasquer et protester contre ce système de destruction et de torture, comme les FIES en Espagne, le 41 bis en Italie, l'isolement et la mise en détention de sécurité en Allemagne, les QHS en France ou les prisons de type F en Turquie, et nous pourrons montrer comment sont respectés les soi-disants droits de l'homme sur les terres démocratiques.

 

Et nous, personnes en général marginalisées, avec ou sans conscience de classe, ne pouvons jamais être sûres de ne pas finir un jour dans une de ces cellules. C'est une épée de Damoclès qui pend toujours au dessus de nos têtes.

 

Bien sûr, il nous faut nous organiser, car nous avons des intérêts communs, par delà les murs, les frontières et  les idéologies qui nous séparent.

Ce qui se passe à l'occasion de cette soirée en est un exemple : Pastora une ouvrière impliquée dans les luttes sociales,avec une militante anticarcérale basque, un squatteur basque, un autonome allemand et moi, prisonnier anarchiste en Allemagne, avons, au delà de toutes les différences que nous pouvons avoir, créé un moment de lutte, unis par nos similitudes et en nous organisant autour de questions de base qui de manière générale, et je dirais universelle, nous intéressent.

 

En ce moment même apparaissent de nouveaux "Tarrios", "Pombos", "Ortizes" "Zamoros", comme de nouveaux systèmes FIES. Et nous savons que nous provenons du coeur de l'inégalité des possibilités et de l'injustice du système. Nous sommes ordinaires, tout comme les tabassages et les tortures ne sont pas des choses inhabituelles, mais normales que nous infligent des gens pour un salaire et non en raison d'une idéologie fasciste. Ce qui est doublement triste.

 

Bien sûr, la mentalité sociale est aussi le résultat d'une histoire collective, mais pas seulement. En revanche,  la rebellion contre l'injustice est universelle et échappe aux cultures, à la couleur de peau ou à l'origine et vit dans les individus libres, des humains qui refusent de se laisser contrôler et aliéner au nom d'une vérité universelle, complètement fausse.

 

L'histoire vitale de Xose, de Paco Ortiz, de Patxi Zamoro et de milliers d'autres, qui continuent à résister sur toute la planète nous apprend quelque chose que nous ne devrions pas oublier : la rebellion est possible, partout et tout le temps.

Les liens d'amitié et d'amour sont plus forts que les chaînes et les punitions qu'ils nous infligent.

 

Dignité, rebellion, amitié, amour, solidarité, liberté, organisation sont quelques unes des idées et des valeurs que nous défendons et pour lesquelles nous luttons.

 

Hier, aujourd'hui et toujours!

 

Un salut combatif d'une geôle destructrice de Aachen, Allemagne.

Je vous remercie de votre attention!

                                                                                                                                                Gabriel

Par Nosotros.Incontrolados-Les Amis du Négatif à l'O - Publié dans : BASTONS DANS LES TAULES - Communauté : les amis du negatif
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /2008 10:20
LA LETTRE VERSATILE DE JIMMY GLADIATOR
parution aléatoire
n° 84 -- 4 juin 2008
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J’avais prévu de publier qq réponses à la précédente Versatile, malgré la mort
de Bo Diddley le plus mégalo du rock ‘n roll , que j'avais vu dans les années
90 à Bercy en compagnie de Jerry Lee Lewis et de Chuck Berry. Ne restent plus
que ce deux-ci et Little Richard, ah la la !

Et puis tôt ce matin, la nouvelle, urgente, sur Infozone :
« On vient d'apprendre que la sociologue et militante anticarcérale Gwenola
Ricordeau a été arrêtée mardi 3 juin à son domicile parisien par des gendarmes
venus spécialement de Rennes, dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée
par un juge de Rennes. D'après la
gendarmerie de Rennes, elle serait mise en examen pour "destruction violente"
et aurait été placée en garde à vue à Paris. Gwenola Ricordeau était invitée
mercredi 4 juin sur France Culture pour parler de son livre "Les détenus et
leurs proches, solidarités et sentiments à l'ombre des murs", publié au mois
d'avril aux éditions Autrement. Pas plus d'informations pour le moment. Toutes
les initiatives de soutien sont les bienvenues. »
Ancienne animatrice du site Web « Vive les Mutins », notre camarade Gwen doit
être relâchée immédiatement, vingt guieux ! Destruction violente, qu'ils disent
? Et quand bien même ? Les destruvtions de l'Etat et de ses sbires sont moult
fois plus dommageables que celles, supposées, de cette histoire.
Jimmy Gladiator
Par Nosotros.Incontrolados-Les Amis du Négatif à l'O - Publié dans : BASTONS DANS LES TAULES - Communauté : les amis du negatif
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /2008 12:43
ABC Antwerpen à nouvelles.la.c.






Belgique - La prison de Verviers saccagée
(Le 31 mai 2008)

Toute une aile détruite

VERVIERS Vendredi, vers 20 h 30, les policiers verviétois ont dû faire
appel à leurs collègues de Liège ainsi qu'à l'unité antiémeute pour
calmer une situation explosive qui a éclaté à la prison de Verviers.
Un détenu, qui contestait la décision du directeur de le soumettre à
un régime strict, a réussi à entraîner d'autres prisonniers dans une
véritable émeute qui a saccagé une bonne partie de l'aile 2B. Au
total, 26 prisonniers ont pris part à une importante séance de casse
où seules les cellules ont été épargnées. Le calme est finalement
revenu samedi vers 3 h. Évidemment, ce coup de force n'a pas été du
goût des agents qui ont décidé de déposer un préavis de grève de 10
jours. Outre le transfert des principaux meneurs de cette émeute, ils
demandent une diminution du nombre des prisonniers - actuellement 256
- pour arriver à 200 détenus.

http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/209995/toute-une-aile-detruite.html


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Emeute à la prison de Verviers(31/05/2008)

BRUXELLES Trente détenus de la prison de Verviers se sont rebellés et
ont refusé de regagner leur cellule vendredi soir, a indiqué La
Première sur ses ondes samedi matin. La rébellion d'un détenu à la
suite d'une sanction disciplinaire est à l'origine des premiers
incidents qui ont éclaté vers 20h30.

Vendredi, la direction de l'établissement pénitentiaire verviétois a
infligé une sanction à un détenu qui s'était mal comporté. "Ce détenu
devait être soumis à un régime cellulaire strict", a précisé un
délégué de la CGSP de la prison de Verviers sur la radio publique. "A
20h30, quand il devait descendre sur une aile réservée aux prisonniers
punis, il a refusé sa sanction en menaçant tout le monde avant de tout
fracasser. Dans sa rébellion, il a entraîné toute son aile, une
trentaine d'autres détenus, dans une émeute particulièrement violente.
La zone où les incidents se sont produits est complètement sinistrée.
En treize années de carrière dans cette prison, je n'avais encore
jamais vu cela".

La police est venue en renfort et une unité anti-émeutes est
intervenue sur place. La situation est rentrée dans l'ordre samedi
matin vers 3h30. On ne déplore aucun blessé mais les dégâts matériels
sont assez importants. Depuis ce samedi matin, les gardiens de la
prison de Verviers assurent un service minimum afin de pouvoir
intervenir en cas de nouvel incident.

http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/209896/emeute-a-la-prison-de-verviers.html
Par Nosotros.Incontrolados-Les Amis du Négatif à l'O - Publié dans : BASTONS DANS LES TAULES - Communauté : les amis du negatif
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