Liens déchainés:Et le vôtre ?

Calendrier

Octobre 2014
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recommander

Recherche

Commentaires

Liens déchainés:Et le vôtre ?

BASTONS DANS LES TAULES

Samedi 13 avril 6 13 /04 /Avr 08:14

  Nous ne voulons pas de nouvelles prisons ;

nous voulons raser au sol tous ces lieux infâmes.

Nous ne voulons pas que les villes  deviennent davantage de ces relais-prison, taillés dans le vif d'un urbanisme concentrationnaire entre-coupé de quartiers "bo-bo" et les campagnes des bagnes pour satisfaire et rassurer les riches, les puissants, les eurocrates et les fonctionnaires. Nous ne voulons pas de ces taules ni même d'aucune autre parce que nous n’acceptons pas que l'impuissance de ce ce système à gérer ce qui découle naturellement de ce qu'il produit et comment il le produit, parceque nous refusons que cet Ordre Social impossible à réformer s'ingénie -afin de se maintenir encore un peu-  à  l'institutionnalisation de la barbarie sophistiquée qu'est l'enfermement des personnes et la kirielle de mesures annexes qui en découlent inexorablement, le durcissement des conditions de vie, la misère croissante et la criminalité connexe, les agressions policières, l’abrutissement de nos cœurs et nos têtes par un monde qui ne tourne que pour le fric et le pouvoir. Nous voulons la liberté.


Nous nous insurgeons pour elle, et combattons pour la liberté de toutes et de tous.

Quelques milliers d’exemplaires en ont été mis dans les boîtes aux lettres du bas de Saint-Gilles.

 

http://pagedesuie.files.wordpress.com/2013/04/prison.png?w=560

Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - Publié dans : BASTONS DANS LES TAULES - Communauté : FIL ET INFO:RDV DES LUTTES
Jactons-en! Commentez: Cliquez ici!!! - Voir toutes les contributions et jouir...
Dimanche 7 avril 7 07 /04 /Avr 20:05

Les prisons sont à détruire et avec alle la notion judéo-chrétienne de châtiment

 

http://img.over-blog.com/500x490/4/33/13/76/photo-copie-1.JPG

http://larmurerie.over-blog.com/article-classement-des-prisons-les-plus-suicidogenes-116891256.html

 

(Relayé par Steph)

Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - Publié dans : BASTONS DANS LES TAULES - Communauté : les amis du negatif
Jactons-en! Commentez: Cliquez ici!!! - Voir toutes les contributions et jouir...
Samedi 6 avril 6 06 /04 /Avr 13:07

[Israël] Mutineries dans au moins 4 prisons 

Emeutes partout suite à la mort d’un prisonnier palestinien – 2 avril 2013

Affrontements après la mort d’un Palestinien détenu en Israël

http://lechatnoiremeutier.files.wordpress.com/2013/04/mutineriesisrael.jpeg?w=477&h=333

 

 

 

 

Un prisonnier de haute sécurité palestinien purgeant une peine de prison à vie en Israël est mort hier à l’âge de 64 ans d’un cancer, suscitant de vives réactions chez les Palestiniens, dont le président a imputé ce décès au gouvernement israélien.


Le décès de Maisara Abou Hamdiyeh a immédiatement déclenché des mouvements de protestation, notamment des jeunes, dans au moins quatre établissements pénitentiaires où sont détenus des prisonniers politiques palestiniens. Des renforts israéliens ont été dépêchés sur place. Des heurts ont aussi éclaté à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, ville natale d’Abou Hamdiyeh, et à Jérusalem-Est, à l’entrée de la Vieille Ville, où la police a tiré des grenades assourdissantes sur une cinquantaine de jeunes Palestiniens. Cinq manifestants ont été interpellés à Jérusalem. Des jets de pierres ont été signalés ailleurs en Cisjordanie. À Gaza, un groupe armé a ouvert le feu en direction du sud d’Israël, selon des témoins qui ont fait état du tir de trois mortiers.


Le président palestinien Mahmoud Abbas a accusé le gouvernement « arrogant et intransigeant » du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’être responsable de la mort du détenu, décédé à l’hôpital Soroka de Beersheva (sud d’Israël), où il avait été transféré durant le week-end. « La présidence palestinienne tient le gouvernement de Netanyahu responsable », a déclaré le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina. Le Premier ministre Salam Fayyad a appelé à une commission d’enquête internationale dans les prisons israéliennes. Un responsable gouvernemental israélien a reproché aux Palestiniens, sous le couvert de l’anonymat, de recourir au « langage de la confrontation plutôt qu’à celui de la paix et de la réconciliation ».


Abou Hamdiyeh, un ex-général des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne, avait été arrêté en 2002 et condamné à la prison à vie en 2007 pour tentative de meurtre. Il était accusé d’avoir participé au recrutement d’activistes qui devaient commettre un attentat dans un café de Jérusalem en 2002, selon le service pénitentiaire israélien (IPS). L’IPS a confirmé le décès dans un communiqué en soulignant qu’une procédure de remise en liberté était en cours en raison de la détérioration de l’état de santé du détenu. « Il y a une semaine, les médecins ont indiqué qu’il était dans une phase terminale et l’administration pénitentiaire avait demandé à la commission des libérations de le relâcher, mais cette procédure n’avait pas abouti », a précisé le service pénitentiaire.


Abou Hamdiyeh, très malade depuis le début de l’année, s’était plaint de violentes douleurs à la gorge en août dernier avant qu’un cancer ne soit détecté. Selon le club des prisonniers palestiniens, qui défend leurs intérêts, quelque 25 Palestiniens souffrent de cancer et 18 autres de graves maladies chroniques dans les prisons d’Israël. Dénonçant un « crime vicieux », le ministre palestinien des Prisonniers Issa Qaraqaë, rappelant que 207 Palestiniens étaient décédés en détention depuis 1967, a appelé à une grève générale et une journée de deuil mercredi dans les Territoires.

 

Le mouvement de protestation des prisonniers palestiniens, dont certains observent une grève de la faim intermittente depuis des mois, doit également se poursuivre aujourd’hui.

 

Les principaux mouvements palestiniens, le Fateh et le Hamas islamiste, ainsi que l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont accusé Israël de négligence médicale et dénoncé le « meurtre prémédité » d’Abou Hamdiyeh.

Leur presse – AFP via lorientlejour.com, 03/04/2013

Israël: Affrontements après la mort d’un Palestinien en prison

Des mouvements de protestation de détenus palestiniens ont éclaté ce mardi dans plusieurs prisons israéliennes après la mort des suites d’un cancer d’un prisonnier dont Israël avait rejeté les demandes de libération pour raisons de santé.

Condamné à la prison à vie en 2002 pour avoir recruté l’auteur d’un attentat à la bombe avorté contre un café de Jérusalem, Maïssara Abou Hamdeïa, 64 ans, est le deuxième Palestinien à mourir en détention en Israël cette année.

Mahmoud Abbas pointe l’ «intransigeance» du gouvernement israélien

Il s’est éteint mardi dans un hôpital du sud d’Israël, a dit un porte-parole des services pénitentiaires. Un processus de libération anticipée, réclamé de longue date par les Palestiniens, avait été entamé la semaine dernière lorsque les médecins avaient diagnostiqué son cancer en phase terminale.

«Le gouvernement israélien a par son intransigeance et son arrogance refusé de donner suite aux efforts palestiniens pour sauver la vie du prisonnier», a déclaré le président palestinien, Mahmoud Abbas, à des membres du Fatah à Ramallah.


Des affrontements ont éclaté à Hébron, ville natale de Maïssara Abou Hamdeïa, en Cisjordanie, et dans plusieurs prisons, dont celle de Ramon, dans le sud d’Israël, où selon la porte-parole trois détenus et six gardiens ont reçu des soins après avoir inhalé du gaz lacrymogène.


Leur presse – Ag:Rôteurs via 20minutes.fr, 02/04/2013 à 15h32

Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - Publié dans : BASTONS DANS LES TAULES - Communauté : FIL ET INFO:RDV DES LUTTES
Jactons-en! Commentez: Cliquez ici!!! - Voir toutes les contributions et jouir...
Lundi 11 février 1 11 /02 /Fév 06:50

Depuis les rencontres européennes de solidarité avec les compañeras et les compañeros zapatistes,

Paris, 2 et 3 février 2013

Aux compañeras et compañeros prisonnier-e-s, quelque soit le moment, quelque soit le lieu

Aux compañeras et compañeros prisonnier-e-s de la Sexta

Aux compañeras et compañeros zapatistes

À la Sexta

Aux peuples du Mexique

Aux peuples du monde

_________________


Nous écoutons et ressentons de la rage, quand nous lisons :


“Je ne savais pas que ça allait m’arriver. J’ai pleuré pour ma famille, pour ma mère.” “Je ne savais pas comment décrire la peur que j’ai ressenti”. “Ils continuaient à me crier : tu ne te sauveras pas d’ici. De là où nous allons t’emmener, tu ne sortiras pas” “Tu ne bougeras pas. Si tu tentes quelque chose, c’est ici que tu meurs”. Rosa pleura, et demanda qu’on ne lui fasse rien, elle dit qu’elle n’avait séquestré personne. “Comment je peux avouer quelque chose que je n’ai pas fait ?”, demanda Rosa. Rosa fut condamnée à 27 ans, 6 mois et 17 jours de prison. Comme des milliers d’indigènes, Rosa n’a jamais eu accès à un traducteur qualifié connaissant la langue et les coutumes tsotsiles, elle n’a jamais reçu de soins médicaux après la torture dont elle a souffert. Elle n’a pas pu aller à l’enterrement de son fils Natanael, mort de malnutrition grave.


(Témoignage de Rosa, la seule femme de l’organisation los solidarios de la Voz del Amate).


Dans tout calendrier et dans toute géographie , la prison, l’enfermement, l’extradition, l’isolement, les centres de rétention, les centres de réinsertion sociale – ou quelque soit la façon dont ils les déguisent – nourrissent et portent en eux les quatre roues du capitalisme: l’exploitation, la spoliation, la répression et le mépris.

encuentro-París-13-300x168Résister à l’enfermement, c’est s’attaquer à la société capitaliste qui le produit. Toute critique contre cette société qui privilégie ceux qui d’en haut font les lois ne peut omettre la question de l’utilité et de la fonction des ces institutions répressives. Les programmes des gouvernants terrifiés cherchent à améliorer leurs politiques de sécurité nationale, de contrôle social, et gaspillent des millions dans la construction de toujours plus de centres d’enfermement ; la menace de la prison constitue la réponse qu’ils donnent à toutes celles et tous ceux qui représentent un danger pour le système capitaliste.

 

Ainsi nous ne sommes pas surpris par le fait que les premier-es à qui est destiné l’enfermement soient les migrants, les précaires, les travailleurs-euses sexuels, les chômeurs, les travailleurs-euses en lutte, les syndicalistes, les jeunes des quartiers oubliés et harcelés par la police, les indigènes, les squatters, les paysans, celles et ceux qui protestent et critiquent les lois et politiques répressives -comme le montrent les événements survenus le 1er décembre au cours de la prise de pouvoir de Enrique Peña Nieto, dont la répression a entraîné 90 arrestations et où notre compañero Kuy a été gravement blessé, luttant aujourd’hui pour sa vie ; ou comme sur la ZAD, Zone À Défendre, à Notre-Dame-Des-Landes, en France, où Cyril et « J » ont été enfermés pour s’être opposés à la construction d’un aéroport sur une zone agricole ; avec solidarité et fraternité nous n’oublions pas la persécution dont sont victimes celles et ceux qui résistent dans toute l’Italie à la construction d’une ligne à grande vitesse dans le Val de Suze ; nous n’oublions pas non plus Marina et Alberto, deux des cinq compañeros condamnés après les manifestations anti-G8 à Gênes en 2001, et encore emprisonné-es, compañeros qui ont payé par l’enfermement le libre exercice de leur rébellion ; ou encore le cas de Marco Camenisch, prisonnier depuis 20 ans, entre les prisons suisses et italiennes pour son engagement dans la lutte anti-nucléaire et contre la destruction de l’environnement.

 

Nous voulons aussi mentionner les prisonnier-es réfugié-es et exilé-es du peuple basque, et nous dénonçons les gouvernements espagnols et français pour leur harcèlement, ainsi que celui de leur famille. Nous n’oublions pas les accusés du 4F, prisonnier-es de l’État espagnol pour une agression qu’ils n’ont pas commise. Comme nous ne pouvons pas oublier les prisonnier-es de la guerre sociale, ainsi que les antifascistes grecs persécutés et harcelés. Nous n’oublions pas la coopération qui existe entre les États pour extrader des compañeros et compañeras militant-es, où qu’ils soient.


Nous n’oublions pas non plus les compañer@s qui subissent une persécution pour le délit d’être anarchistes, comme dans le cas de Matt Duran, Kteeo Olejnik et Maddy Pfeiffer. Nous n’oublions pas les détenu-es de ce qui est appelé la guerre contre la drogue, pas seulement aux États-Unis ou au Mexique, mais dans le monde entier.


Nous ne pouvons pas ne pas mentionner le compañero Mumia Abu Jamal emprisonné depuis plus de 30 ans par le gouvernement des États-Unis. Nous n’oublions pas le cas emblématique des prisonniers politiques indigènes, comme Leonard Peltier, membre du mouvement indigène américain (AIM) qui sera enfermé depuis 38 ans le 6 février prochain aux États-Unis, pour avoir lutté pour les droits de son peuple.


Nous n’oublions pas non plus tou-tes prisonnier-es politiques mapuches, persécuté-es par le gouvernement chilien, après une vague de répression systématique toujours en cours. Ils sont les victimes modernes de 520 ans de colonisation, comme le sont les compas de la Sexta détenus au Mexique.

 

La rébellion ne sera jamais un crime, et même si le mauvais gouvernement applique ses lois pour persécuter et harceler ceux qui luttent, il n’y a pas de raison qu’il en soit ainsi et il n’en sera pas ainsi.

 

Pour ne pas oublier chacun-e des prisonnier-es de la guerre sociale, nous appelons la Sexta à se solidariser et à participer à la journée internationale pour les prisonnières et les prisonniers politiques le 17 avril 2013, journée initiée pour ne pas oublier la résistance du peuple palestinien dont nous n’oublions pas non plus les prisonnier-es. Initiative qui a été reprise et alimentée par les compas kurdes, basques, kanaks, sahraouis, et qui continue à s’étendre aux prisonniers politiques révolutionnaires d’autres parties du monde.


Compañeras et compañeros, d’ici, nous continuons à apprendre et à être surpris-es par les frères et sœurs zapatistes, leurs poings levés, leur silence assourdissant, nous continuons à penser et à sentir l’envie d’avancer, et de ne laisser personne sur le chemin.

 

Aujourd’hui, ici, lors de ces rencontres, nous nous sommes écoutés, nous avons partagé nos douleurs et nos rages, et nous ne voulons pas laisser passer l’occasion de saluer les compañeros et compañeras zapatistes, Francisco Sántis López qui est aujourd’hui avec ses compas et sa famille, aux prisonniers et prisonnières : Juan Díaz López, Rosa López Díaz, Alfredo López Jímenez, Pedro López Jiménez, Juan López González, Juan Collazo Jiménez, Benjamín López Aguilar, Alejandro Díaz Sántiz, Antonio Estrada Estrada, Miguel Vásquez Deara, Miguel Demeza Jiménez, Enrique Gómez Hernández. Nous somme attentifs à la résolution et la révision des cas d’Alberto Patishtan Gómez, Rosario Díaz Méndez et Álvaro Sebastián Ramírez, qui à cause de l’arbitraire et de l’impunité sont toujours prisonniers.

  • Nous saluons le compañero Kuy, espérant qu’il aille mieux et nous lui envoyons 3000 pesos pour ce dont il a besoin, argent collecté au cours de ces rencontres.
  • Nous saluons les prisonniers et les prisonnières de la guerre sociale où qu’ils et elles soient
  • Nous ne sommes pas tou-tes là, il manque les prisonnières et les prisonniers !
  • Abattons les murs des prisons !

En solidarité : CafeZ, Liège, Belgique Caracol Zaragoza – Réseau de personnes pour l’autonomie zapatiste, État espagnol CAREA e.V., Allemagne CGT, État espagnol Collectif de soutien aux luttes mexicaines, Nancy France Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte, Paris, France Comité Ojo Alerta, Allemagne Gruppe B.A.S.T.A., Münster, Allemagne LA PIRATA composée de : Nomads, Nodo Solidale, Colectivo Zapatista Marisol, Lugano, Italie et Suisse Les Trois Passants, France Mut Vitz 13, France Plataforma de solidaridad con México y Guatemala de Madrid, État espagnol Plataforma Vasca de Solidaridad con Chiapas, Pays basque Red Ya-Basta-Netz, Allemagne Secrétariat international de la CNT, France UK Zapatista Solidarity Network, Royaume-Uni Union syndicale Solidaires, France Ya Basta Milan, Italie

Reçu par mail, le 10 février 2013 (Sourceenlacezapatista, 08/02/2013)

Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - Publié dans : BASTONS DANS LES TAULES - Communauté : ARTICLES INVITES
Jactons-en! Commentez: Cliquez ici!!! - Voir toutes les contributions et jouir...
Mercredi 16 janvier 3 16 /01 /Jan 14:57

QUAND LA CONSCIENCE ILLUMINE LE BULBE DE LA CGT-PENITENTIAIRE

 

(ça mérite d'être souligné)

 

-(Qu'en soient remerciés les amis du blog de résistance à NDDL qui ont fait circuler l'info)-

 

http://lutteaeroportnddl.com/2013/01/14/contre-lenfermement-et-lisolement-comment-soutenir-les-personnes-incarcerees-et-autres-inculpe-e-s-de-la-lutte-contre-le-projet-daeroport-de-notre-dame-des-landes/

 

-(Pour agrandir l'image cliquez en même temps surCTRL et +)

____________________________________________

 

http://nantes.indymedia.org/attachments/jan2013/doc.jpg

 

Doublement relayé et twitté par Steph+ les AZA

Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - Publié dans : BASTONS DANS LES TAULES - Communauté : les amis du negatif
Jactons-en! Commentez: Cliquez ici!!! - Voir toutes les contributions et jouir...
Lundi 22 octobre 1 22 /10 /Oct 05:44

Nouvelles de Mike

http://bellaciao.org/fr/IMG/jpg/en_prison.jpg


Non Fides - Base de données anarchistes
   
à moi
   
Traduire le message


Le 16 octobre 2012, j'ai été convoqué chez une JAP (juge d'application des peines) pour discuter des formes que prendra la condamnation à une année de prison dont 6 mois avec sursis simple prononcée contre moi au procès du 25 mai 2012 en relation avec l'explosion du 1er mai 2009 à Cognin (73).

 

Après de longues et nombreuses réflexions, je suis finalement resté dans une ligne politique proche de la rupture face aux autorités juridiques tout en plaçant cette rupture dans un profond conflit avec le concept même d'autorité et les dérives carcérales et étatiques qui en découlent. J'ai également refusé d'entrer dans les cases de la sédentarisation et du travail salarié, confirmant ainsi ma détermination à ne pas m'intégrer dans leur misère sociale.

 

Les conséquences de ma position, et ma volonté de ne pas entrer dans un dialogue et une pacification du conflit nous opposant ont fait que la question même des aménagements de peines n'ont pas été abordés par l'AP (administration pénitentiaire) et que je suis convoqué le 7 janvier 2013 à la M.A. (maison d'arrêt) de Chambery pour y purger le restant de cette peine (4 mois fermes, 2,5 mois en comptant les hypothétiques remises de peines).


Contrairement à ce que prétend la justice, qui essaya en vain de me le faire signer, ce n'est pas une détention volontaire, c'est la visibilisation d'un rapport de force où les armes sont inégales et leur pouvoir de nuisance sur ma vie est tel que j'ai décidé (en gardant la possibilité de changer d'avis) de me rendre en prison.


Malgré ce rapport de force, mon désir d'un monde sans domination n'en est que renforcé et ma détermination à lutter contre toutes les formes d'autorité ne peut qu'être de plus en plus grande. J'en profite également pour remercier les divers groupes et individus ayant partagé les discussions et les réflexions qui m'ont aidé à aboutir à mes prises de positions actuelles. Lors de ma mise en détention, mon adresse ainsi que mon numéro d'écrou seront diffusés et les courriers seront les bienvenus. Parce qu'ici et ailleurs, nos existences et nos espaces de vies ne sont pas aménageables, détruisons ce qui nous détruit et finissons-en du concept d'autorité et de domination. {{Que crève ce monde de merde !!!}} {Mike}. ____ {{{Semis de Liberté}}}


{{ {réflexions autour des aménagements de peine} }}

Suite au verdict et aux diverses formes d'enfermement pouvant en découler, il me semble important d'essayer de mettre en mots quelques unes de mes réflexions. En comptant les deux mois déjà passés en préventive, il me reste donc 4 mois fermes à purger et 6 mois avec sursis pour les 5 prochaines années.


Spontanément, mon premier réflexe fut l'envie de fuir cette situation, mais rapidement j'ai été découragé par l'isolement, l'énergie et les moyens techniques que requiert une cavale en bonne et due forme et la peur de voir mon quotidien, mes projets et mes liens sociaux rythmés une fois de plus par la psychose de l'enfermement.

 

Malgré ma volonté politique d'insoumission à l'AP (administration pénitentiaire) et le désir de leur rendre la tache la plus dure possible, j'ai quand même rapidement conclu que ma fuite causerait plus de dégâts sur ma vie et celle de mon entourage que les quelques mois d'enfermements prononcés contre moi. J'ai donc essayé de me projeter dans les diverses formes que pourrait prendre mon enfermement afin d'anticiper les conséquences qu'aura cette condamnation dans mon quotidien et celui de mes proches.

 

Face aux différents types de détentions mis en place par l'AP pour les courtes ou fin de peines (semi-liberté, bracelet électronique), de nombreuses questions concernant ces différents aménagements de peine sont apparues et se sont affinées au fil des réflexions individuelles et collectives. _ C'est donc sur la dualité entre le « choix » de l'aménagement de peine et celui de la prison ferme que va se porter la suite de ce texte.

 

Parce que le choix d'un aménagement de peine comme amélioration du quotidien n'est valable que dans une logique carcérale, il est donc primordial pour moi de me poser de réelles questions sur les formes que peut prendre l'enfermement durant cette période, afin que ma « décision » ne soit pas conditionnée par l'AP mais le fruit de réflexions collectives et individuelles visant à limiter les conséquences des contraintes en découlant, tout en gardant une cohérence politique.

 

Dans une situation ou les aménagements de peine permettent d'augmenter massivement le nombre des personnes sous contraintes carcérales tout en réduisant considérablement leurs coûts, ils introduisent quotidiennement ces contraintes au sein même des sphères publiques et privées de la population et garantissent une main d'œuvre docile et exploitable à moindre prix grâce aux moyens de chantage et de contraintes encore plus importants que dans une situation salariale classique, il m'est impossible de ne pas être sceptique face aux pratiques judiciaires visant à étendre l'enfermement hors des murs des prisons.

Il est cependant vrai qu'un aménagement de peine peut permettre d'avoir plus de lien sociaux avec nos proches car les possibilités de rencontres et de communications ne sont plus soumises au formalisme et à l'arbitraire des parloirs, que sans l'intermédiaire et les limitations des cantines et avec la possibilité de pouvoir cuisiner, de se procurer nos aliments, de se doucher quand nous le désirons, d'entretenir une partie de sa vie sociale, affective et sexuelle… on conserve une bien plus grande autonomie dans ce qu'il reste d'un quotidien en comparaison de celui vécu entre les murs d'une prison. _

 

Mais cela est-il vraiment représentatif de la réalité d'un aménagement de peine ? Dans ma situation personnelle de refus de la sédentarisation et du travail salarié, aménager cette peine reviendrait inévitablement à participer à l'élaboration des formes de la sanction et par conséquent faire du partenariat avec l'AP. Durant les quelques années vécues sous contrôle judiciaire, j'ai eu le temps et les occasions pour affiner quelques réflexions sur les contraintes carcérales hors des murs, j'ai pu constater que lorsqu'on est « enfermé dehors », nos attentes se tournent automatiquement vers notre entourage et, quels que soient les outils mis en place, les déceptions apparaissent. _

 

Faire le choix d'un aménagement de peine reviendrait donc à avoir des frustrations vis à vis de mes proches au lieu de les diriger contre l'état qui est à la base de mes oppressions.

Vivre une réalité carcérale à l'extérieur me mettrait dans une situation d'isolement puisque je me retrouverais seul à vivre cette oppression parmi des gens avantagé.e.s sur leur liberté de mouvement. Vivre une telle situation d'isolement entrainerait obligatoirement des hiérarchies sur la répartition des tâches et des attentes affectives au sein de mes relations sociales et, même avec une réelle volonté et en y mettant une attention particulière, il me serait impossible que les conséquences ne s'incrustent pas dans mes liens sociaux et envers mes proches.

Etre enfermé dans une cellule dont la porte reste ouverte m'obligerait à refaire le choix de l'enfermement à chaque fois que je serais tenté de la franchir, cela reviendrait à m'autodisipliner continuellement de sorte à m'interdire toutes pulsions visant à mon émancipation sociale, politique et affective.

 

Dans un mode de vie collectif cela reviendrait à partager les rôles de matons et entrainerait inévitablement des relations sociale ou la répression se mélangerait aux autres paramètres demandant une gestion quotidienne. Dans ma période de contrôle judiciaire, j'ai aménagé mon équilibre social en créant des brèches dans les contraintes imposées et accepter un bracelet électronique reviendrait à supprimer ces espaces de liberté sans lesquels mon équilibre social ne peut qu'être lourdement affecté.

Cependant, les réalités carcérales actuelles ne permettent pas de connaître sa date de sortie puisque à tout moment, une infraction commise en détention peut aboutir à une nouvelle condamnation et entrainer donc un allongement de la durée de l'incarcération.

Ayant des revendications et essayant d'avoir des pratiques anti-autoritaires dans mon quotidien, il m'est difficile d'imaginer une réalité carcérale sans conflit avec l'AP et cela reviendrait à me projeter dans une période ou je serais sans cesse tenté d'étouffer ma conscience et mes instincts de révolte dans la perspective de ne pas prendre de peine supplémentaire en cours de détention.

 

Faire le choix d'être incarcéré reviendrait à perdre le contrôle sur les formes que prendrait cette condamnation et laisserait la possibilité à l'AP d'organiser mon quotidien durant la période d'enfermement, de choisir le lieux d'incarcération, d'avoir un regard sur mes liens sociaux à l'extérieur via les parloirs, les courriers, etc.

Ce choix entrainerait également que mes amitiés soient affectées par une séparation physique et reposeraient presque uniquement sur la confiance existante et celle pouvant être créée et entretenue par la solidarité via des actions, du courrier ou des parloirs et mon entourage physique sera très restreint et limité aux quelques personnes ayant un droit de visite.

 

Sans une attention particulière aux ressentis de chaque personne de mon entourage, il me paraît probable qu'une certaine hiérarchisation entre mes relations soit accentuée et puisse être une source de conflit chez des personnes déjà suffisamment affectées par la situation. Mais ce choix reviendrait également à construire de nouveaux liens sociaux dans mon quotidien sans déséquilibre puisque je le partagerais avec des personnes vivant la même réalité carcérale et que cela me pousserait à diriger mes frustrations sur les causes de mes oppressions et non contre mes proches.

 

Dans ma période d'incarcération préventive, j'ai le souvenir de fantasmer sur le monde extérieur, sur la force de mes relations affectives et d'avoir envie de croquer la vie à pleines dents dès ma sortie. Face aux souvenirs de déprime et de frustrations sociales ressenties lors du début de mon contrôle judiciaire et de mes difficultés à retrouver un épanouissement social et affectif, il me parait plus confortable de me projeter dans une réalité carcérale afin de me préserver de mes frustrations sociales que de me projeter dans une situation où de nombreux éléments me rappelleraient une période de ma vie particulièrement éprouvante.

 

J'ai également conscience que le décès de Zoé m'a plongé dans une réalité où tout mon équilibre social et affectif a été modifié. Les quelques mois de détention me permirent de vivre cela isolé dans une sorte de bulle et je n'ai eu réellement conscience du vide occasionné par sa mort et de ses conséquences dans ma vie qu'une fois sorti de prison.

 

Ma détention préventive s'ajoutant à une situation de reconstruction physique et psychique, j'ai vécu cette période dans un mode de survie et que je n'ai laissé que peu de place à mes sentiments et frustrations, et que ceux ci n'ont pu apparaître qu'une fois sous contrôle judiciaire.

 

En écrivant ces quelques lignes, je me rend compte qu'il est difficile pour moi d'être rationnel dans ce que je ressens face à la dualité bracelet-prison car cela fait référence à des périodes complexes de ma vie, dont je n'ai pas encore pris suffisamment de recul pour affronter et comprendre le rôle de la répression, du deuil, des répercussions physiques de l'accident, les nombreuses autres conséquences affectives et leurs liens avec ma situation actuelle. 

Parce qu'au final ce choix n'est pas le mien, et que jamais je ne ferai le choix d'être enfermé dans une prison ou sous surveillance électronique, mon choix se limite à éviter l'aménagement de peine ou la détention en régime fermé.

D'un point de vue personnel, je n'arrive toujours pas à anticiper la position que je prendrai face au JAP (juge d'application des peines), si je tenterai ou non d'aménager ma peine, et je trouve primordial d'avoir la liberté de changer d'opinion autant de fois que nécessaire.

Cependant, ma conscience politique et mes pratiques de lutte anti-autoritaire font que si je cherche une cohérence, je ne peux qu'être contre les aménagements de peine et que l'option rendant la tâche la plus difficile et la plus couteuse à l'AP est celle de la détention en régime fermé. Mais il me parait indispensable d'être également attentif à mon équilibre affectif et social au moment où j'y serai confronté afin qu'un dogme politique ne soit pas le seul paramètre qui influence ma position.

 

Le plus important à mes yeux n'est donc pas la décision finale résultant de cette situation mais les outils permettant de construire et d'affiner des réflexions autour de cette question, et faire en sorte qu'elles puissent alimenter des discussions et des pratiques, collectives comme individuelles, dans les luttes anti-carcérales et anti-autoritaires de cette société. {{Force et courage à celleux qui luttent contre toutes formes d'enfermement}}

{Mike}.

 

{Pour un contact, des critiques ou autre : soutien25mai [a] riseup.net}


Editeur : Non Fides - Base de données anarchistes
http://www.non-fides.fr

Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - Publié dans : BASTONS DANS LES TAULES - Communauté : ARTICLES INVITES
Jactons-en! Commentez: Cliquez ici!!! - Voir toutes les contributions et jouir...
Dimanche 23 septembre 7 23 /09 /Sep 15:48

http://lesazatolofobes.files.wordpress.com/2012/09/cropped-entete-cra.pngMenu

 
 
 
 
 
 
1 Vote


 

  nosotros.incontrolados dit :

 
0
 
0
 
Rate This

 

L’objet ici ne sera pas tant d’ajouter au seul référencement -(nécessaire pourtant)- des mutineries dans les CRA et les Taules autant que de tenter de démontrer que la résistance à la barbarie de l’ordre établi n’est pas aussi absente qu’on voudrait bien nous le faire accroire.


Comme si, selon les tenanciers du “Grand Bordel Autoritaire” la résignation avait gagné et triomphé partout et sans conteste.


Pour notre part, -pour les avoirs vécues au détriment de nos propres instants-, nous savons, jusque dans nos chairs et le tréfonds de nos “bulbes”, eprouvées les diverses formes de résistance, souvent isolées et vulnérables, parcellaire souvent, sans lesquelles cependant personne ne “pourrait tenir” en détention au delà de quelques semaines/mois/années avant de bargeoter.


Nous n’ignorons pas non plus combien nombre d’entre elles auront été phagocytées par les autorités mêmes qui les auront utilisées récurrément  comme autant de “soupapes de sécurité” avec pour finalités l’engrenage honteux des réditions et humiliations qui voudraient faire accroire aux détenus - comme au public- que n’importe quelle rébellion ne mériterait pas même le gout ou le plaisir qui les auraient inspirées, ou à l’avenir les inspireraient encore.


NOUS NE SOMMES PAS DE CET AVIS; ET LOIN S’EN FAUT!!


C’est donc selon nous la raison d’être de cette rubrique aux côtés de celles des AZATOMISES, des AZARRICADES, des AZA, des NOSOTROS.INCONTROLADOS, DES FEUILLES SOYEUSES DU FOUTRE, des AZASURLESMURS, de quelques sites tels que DESCENDRE DE L’ARBRE, NOSOTROS.INCONTROLADOS, FAICMFSF et ponctuellement de quelques autres dont les info ou initiatives pourront être relayées ici dans la mesure où elles sauront s’inscrire en faux du réformisme ambiant qui voudrait, avec la soupe, nous faire avaler la gamelle avec ses neuroleptiques chimiques ou idéologiques!


Indiscutablement pour nous, chaque manifestation de mécontentement sera comprise comme l’expression de "la totalité de “l’invivabilité” des conditions de détention, et plus encore de toute forme de privation de la liberté associée nécessairement à la sottise inquisitoriale crypto religieuse bornant son horizon de pensée à la seule notion de “châtiment, d’expiation, et d’imbécile rédemption!”.


Nous ne voulons pas de ce monde-là; il ne nous sera pas mal-aisé de réunir des forces concourant à faire fermer leurs gueules aux vénimeux  lobbies de la foi inquisitoriale, stupide, arriérée, hypocrite à nous faire dégueuler !!!


Dans ce contexte, peut-être serons-nous amenés ponctuellement à œuvrer et joindre nos efforts avec des gens, des groupes de discussions et sensibilités différentes, avec certaines nuances toutefois.  comme envers les abolitionnistes de la peine de mort qui malheureusement ne comprennent pas encore que “la prison à vie” ou pour des années seulement seront déjà pour nous au moins égales à une “sentenced by death”(De cette façon nous devrons considérer comme "ennemies" ces associations et ces comités de soutien divers, comme ceux pavoisaant dans le réformisme, que ce soit en faveur prétendument à Abou.Jamal ou de quiconque et  n’eurent de cesse et constance que de perdre de vue Mumia lui-même à force de lorgner sur leur trésorerie et de faire de leur soutien monopolisé et professionnel  un fond de commerce  labelisé et douteux).


Il va sans dire que nous ferons de notre mieux pour tenir ces épiciers-là à bonne distance, et que nous ne  le pourrons faire au mieux sans votre soutien.

 

Il ne s'agit plus de leur laisser agir dans le spectacle de la lutte  contre les prisons, mais bien de nous emparer nous-mêmes d'une bagarre essentielle contre ce monde!


-”Balancez-nous vos info”


pour faire reculer les tortionnaires de l’A.P,


Soutenez vos proches en détention,


les autres aussi, en bulldozérisant les murs du silence!!!

 

Surtout: Ne la fermez-pas!!!


 

(Comité Gueuloirs et hauts-parleurs).


S.

 

...- 

Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - Publié dans : BASTONS DANS LES TAULES - Communauté : les amis du negatif
Jactons-en! Commentez: Cliquez ici!!! - Voir toutes les contributions et jouir...
Mercredi 18 avril 3 18 /04 /Avr 10:22

Témoignage du 16/04/12 depuis la prison pour étrangers de Vincennes

Centre 1


‘’ C’est la merde, ça pue. Y’a rien c’est la merde. Les toilettes elles puent, les policiers ils nous respectent pas, c’est la merde quoi. Même ce matin ils ont frappé quelqu’un, un petit. Je sais pas pourquoi. Il a fait une plainte là il va passer demain, j’sais pas là il va aller à l’hôpital. Il est là, il a vu l’infirmière, elle a fait une feuille et tout, bah ils l’ont faxé au tribunal, après le procureur il a dit « faudrait l’amener à l’hôpital. » Ils l’amènent demain, demain matin.


La nourriture c’est la merde, ça pue, par exemple moi ça fait 5 jours j’ai pas mangé. Je peux pas, si je la mange je la vomis. Les toilettes elles sont bouchées, ça pue, les douches elles sont sales.


Dans le centre, ils ramènent, ils renvoient, des fois ils libèrent mais toujours il est plein.

Ce matin ils en ont expulsé un qui a les papiers espagnols, ils l’ont ramené à Perpignan, il a une résidence espagnole ils l’ont expulsé quoi, il avait un petit problème, je sais pas... Ce matin à 5h j’ai assisté ils lui ont dit « on va te ramener à Perpignan », il a un vol à Perpignan. Y’a deux roumains aussi là ils ont le vol mercredi.


Y’a 4 jours là ils ont expulsé un Algérien, il a avalé des lames ils l’ont emmené, je sais pas ils ont dû l’expulser parce qu’il est pas revenu. Les mecs ils ont dû l’expulser avec les lames dans le ventre. Il avait avalé des lames, bah il souffre quoi, moi je l’ai vu, il tremble et tout, mais quand même ils l’ont emmené à 4h du matin. Même pas il est allé à l’hôpital avant, j’étais là, je l’ai vu, il était en train de trembler et tout, après moi je veux pas voir ça je suis parti, mais après ils m’ont dit comme quoi ils l’ont expulsé. C’est un truc qui est incroyable mais vrai, là ils ramènent des gens, on souffre, on est là on voit des choses incroyables, mais vraies.


Les toilettes ça pue, tu peux pas rentrer, les mecs ils chient là ils tirent même pas la chasse…C’est incroyable le matin. Ils nettoient que l’après-midi, vers 17 ou 18h, le soir quoi. Ils nettoient ils partent et après le lendemain tu te réveilles tu trouves tout sale.

Le médecin il arrive, il appelle deux fois trois fois et il part, il dit comme quoi il y a trop de monde. Comme moi, ça fait deux jours que j’réclame.

 

Comme ce matin, j’me suis inscris hier, ils m’ont dit « il t’a appelé, t’étais pas là et après il est parti, y’a trop de monde ». L’infirmière… bah franchement les infirmières elles donnent des cachetons, les mecs ils sont comme des fous. Tout le monde réclame des cachetons, ils prennent des cachetons pour dormir, pour ça, pour ça, pour ça…Ils sont fous ils sont accros à des…

 

On dirait on est à la Colombie ou j’sais pas. Tous les jours les mecs ils avalent n’importe quoi, des cachetons rouge, des cachetons bleus, des cachetons jaunes… J’sais pas.


Moi ils m’ont arrêté dans la rue, contrôle voilà, moi je comprends pas. Par exemple le procureur il m’a libéré, mais le commissariat il voulait pas me libérer et ils m’ont ramené ici. J’suis passé en jugement, l’avocat il a dit « voilà normalement lui il était libéré » mais la police ils m’ont ramené au commissariat, ils voulaient pas me libérer… ‘’


Liberté pour tous et toutes !

 

Pour appeler aux CRA de Vincennes :

Vincennes 1

01 45 18 59 70 - 01 45 18 12 40 - 01 45 18 02 50

Vincennes 2

01 48 93 69 47 - 01 48 93 69 62 - 01 48 93 90 42

Vincennes 3

01 48 93 99 80 - 01 43 76 50 87 - 01 48 93 91 12

Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - Publié dans : BASTONS DANS LES TAULES - Communauté : FIL ET INFO:RDV DES LUTTES
Jactons-en! Commentez: Cliquez ici!!! - Voir toutes les contributions et jouir...
Dimanche 8 avril 7 08 /04 /Avr 08:01

Soirée de solidarité avec les inculpés de la manifestation du 14 janvier devant le centre de rétention administratif de Vincennes au Lycee autogéré de Paris 393 rue de Vaugirard M°Convention


Vendredi 13 avril 18h Projection vidéo autour des luttes liées aux centres de rétention et celui de Vincennes en particulier avec discussions. 20h restauration


21 h concert de soutien avec Edouard Nenez et les princes de Bretagne (groupe k)


)

Prix libre


Rappel

Le samedi 14 janvier 2012, environ 150 personnes se sont retrouvées à Vincennes pour aller manifester contre les centres de rétention. La veille, six personnes sans-papiers avaient été condamnées en appel à des peines allant de 6 à 30 mois de prison ferme suite à la révolte, qui, le 22 juin 2008, a abouti à la destruction du centre de rétention de Vincennes. Au-delà du verdict, cette manifestation voulait une nouvelle fois crier sa solidarité avec les enfermés.

Malgré les tentatives des policiers pour nous empêcher de nous approcher du centre, nous avons réussi à arriver suffisamment prêt, à deux endroits différents, pour que les retenus entendent nos cris et nos pétards. Ils nous ont répondu en criant et en sifflant.

Au moment de partir, nous nous sommes retrouvés encerclés par les flics, leurs matraques et leurs gazeuses alors que des slogans contre les centres de rétention continuaient à résonner. A ce moment-là, la tactique policière a été de repérer plusieurs d’entre nous à l’intérieur de la nasse. Nous nous sommes alors resserrés pour que les personnes ciblées ne soient pas prises. En dépit de nos efforts, des civils armés de matraque télescopique sont entrés à trois reprises dans la nasse.

Trois personnes ont été isolées. Elles ont été placées en garde-à-vue. Les premiers chefs d’inculpation sont "participation à un attroupement armé, violences sur agents et dégradations de biens privés." Le reste du groupe, 99 personnes, a été embarqué dans deux cars et emmené dans le nouveau commissariat (TGP ?), rue de l’Évangile dans le XVIIIe arrondissement. Tout au long du transfert nous avons discuté collectivement pour imposer aux policiers de sortir ensemble et de ne donner qu’oralement nos identités. Nous avons ensuite été parqués dans une cour entourée de barbelés. Ce commissariat, qui abrite la direction de la police ferroviaire, a déjà servi pour des opérations de contrôle d’identité massives (rafles, manifestation...).

Après cinq heures aux mains de la police, nous avons été libérés. Les trois personnes placées en garde-à-vue ont été déférées. Deux sont passées en procès le 27 février, une sera convoquée par un juge ultérieurement.

Malgré la volonté de l’État d’isoler ces lieux et ceux qui y sont enfermés, le nombre et la détermination des manifestants ont permis de faire exister notre solidarité.

CONTINUONS LA LUTTE CONTRE LES CENTRES DE RÉTENTION ! LIBERTÉ DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION ! LIBERTÉ POUR TOUS AVEC OU SANS PAPIERS !

Tout le monde peut appeler les retenus directement sur les cabines téléphoniques :

Vincennes 1 : 01 45 18 59 70 - 01 45 18 12 40 - 01 45 18 02 50

Vincennes 2 : 01 48 93 69 47 - 01 48 93 69 62 - 01 48 93 90 42

Vincennes 3 : 01 48 93 99 80 - 01 43 76 50 87 - 01 48 93 91 12

Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - Publié dans : BASTONS DANS LES TAULES - Communauté : FIL ET INFO:RDV DES LUTTES
Jactons-en! Commentez: Cliquez ici!!! - Voir toutes les contributions et jouir...
Mardi 27 mars 2 27 /03 /Mars 22:14

Solidarité avec Sonja Suder et Christian Gauger !

 

Le lundi 19 mars l’institut culturel allemand de Paris, Goethe institut, inaugurait une exposition intitulée : Deutschland für Anfänger, censée illustrer la réalitée de la vie allemande, une trentaine de personnes sont allées rappeler la situation de Sonja Suder incarcérée à Francfort et de son compagnon Christian Gauger. Tous deux ont été extradés de France en septembre 2011, pour être jugés en Allemagne pour leur participation aux luttes sociales il y a plus de trente ans. A cette occasion 2 banderoles réclamant la libération de Sonja ont été déployées et le texte suivant a été lu et distribué.

Solidarité avec Sonja Suder et Christian Gauger !

Le 14 septembre 2011, Sonja Suder (79 ans) et Christian Gaujer (70 ans) ont été extradés en Allemagne après 33 ans passés en France. Sonja a été enfermée dans la prison de Francfort-Preungesheim et Christian, transporté de l’autre côté de la frontière en ambulance, a été enfermé dans un hôpital carcéral.

Christian est sorti de prison au bout d’un mois en raison de ses lourds problèmes de santé ; pour le moment, il est soumis à un contrôle judiciaire strict : il doit pointer deux fois par semaine au commissariat. Sonja, elle, reste en prison. Elle est l’une des personnes les plus âgées qui soit enfermée dans une prison européenne.

Soupçonnés d’avoir appartenu au RZ* (cellules révolutionnaires), Sonja et Christian sont accusés de deux attaques contre le nucléaire : la première contre la compagnie allemande MAN qui collaborait à la construction de la bombe atomique pour le régime raciste d’apartheid sud-africain ; la seconde contre la compagnie KSB, qui, à cette époque, était le plus gros fabricant de pompes utilisées dans les centrales nucléaires.

Trente ans après, le gouvernement allemand fait un procès à Sonja et Christian pour ces actions. En revanche le fait que rien n’ait été entrepris contre les industriels qui ont soutenu le régime d’apartheid, rien non plus contre les entreprises qui ont exporté le matériel nucléaire permettant le développement de l’industrie nucléaire, montre bien que l’acharnement à poursuivre des gens comme Sonja et Christian n’est en rien « neutre », et objectif. Sonja et Christian sont également accusés d’avoir participé à une attaque incendiaire contre le château d’Heidelberg. Cette action dénonçait la rénovation et la restructuration urbaines qui mettaient en oeuvre la destruction de quartiers entiers de la ville, chassant ainsi les plus pauvres de leurs logements pour satisfaire au tourisme et au profit.

Concernant ces accusations, l’implication de Christian et Sonja s’est basée sur les « témoignages » extorqués à Hermann F. au cours de l’été 1978, à Munich. Hermann F. avait transporté une bombe destinée au consulat de la dictature argentine. Cette bombe a explosé sur ses genoux. Hermann F. a survécu, mais il a perdu les yeux, les jambes et a été brûlé au 3e degré sur tout le corps. Après avoir été emmené à l’hôpital, il a très vite été placé en isolement total dans un bâtiment de police. Des témoignages lui ont alors été extorqués dans des conditions et par des traitements ayant des effets de la même nature que la torture. Hermann F. est resté 18 semaines dans cette situation d’impuissance absolue et de perception limitée sous l’emprise de puissants sédatifs, privé d’avocat, avec pour seuls contacts les gardes des renseignements généraux, les procureurs et le juge. Ses déclarations ont ainsi été construites par la police et Herman F. les a désavouées dès sa sortie de l’isolement.

A l’automne 78, alors que l’Etat allemand mène une chasse contre les activistes des mouvements radicaux, Sonja et Christian décident de partir. C’est plus tard seulement qu’ils auront connaissance des accusations portées contre eux.

En 2000, longtemps après avoir pris des distances avec son groupe, Hans Joachim Klein arrêté pour avoir participé à l’action d’un commando germano-palestinien contre la conférence de l’OPEP de 1975 à Vienne, Hans Joachim Klein accuse Sonja d’avoir participé à la logistique de cette action. Il est rapidement relâché et gracié.

Bien que des allégations du même type de celles contre Sonja aient été déclarées « non crédibles » par la cour de justice allemande de Francfort, elles serviront tout de même de prétexte pour délivrer un mandat d’arrêt. C’est ainsi que Sonja et Christian seront arrêtés à Paris en 2000. A cette époque, une cour française a statué et s’est prononcée contre leur extradition en Allemagne et le couple a pu rester en France.

En 2007, la justice allemande avait renouvelé la demande bien que ce mandat d’arrêt ne contienne aucune nouvelle preuve. Néanmoins, cette extradition a été rendue possible sur la base du mandat d’arrêt européen et, en 2010 , la justice française et le gouvernement de Sarkozy ont répondu positivement à cette requête. Après 33 ans passés en France, c’est seulement grâce au fait que le droit européen est construit au détriment des immigrés et de ceux qui cherchent l’asile que Sonja et Christian sont en prison.

Leur extradition et leur procès a été et sera mené d’une manière d’autant plus acharnée qu’ils ont refusé toute collaboration mais aussi toute forme de chantage et de témoignages comme il est demandé aux militants allemands depuis deux ou trois ans par la justice d’Etat. Le parcours de vie de chacun d’eux montre comment il est possible de ne pas trahir ses idéaux, de rester fidèle à ses idées.

Comme dans tous les procès contre celles et ceux qui luttent contre l’Etat et le capitalisme, la résistance de Sonja et Christian a été transformée en un acte criminel. Pourtant le crime n’est il pas d’avoir armé le régime raciste d’apartheid, de nous avoir imposé le nucléaire, de détruire des quartiers populaires et d’exclure les pauvres des zones agréables à vivre ?

La détermination de Sonja et Christian est restée intacte et les raisons pour lesquelles ils ont lutté sont, hélas, toujours d’actualité. Contre le nucléaire, la chasse aux pauvres, le racisme et la prison, ne nous résignons pas. Solidarité et liberté pour Sonja et Christian !

*Les Cellules révolutionnaires (RZ) ont, à partir de 1973,participé aux mouvements révolutionnaires voulant renverser l’Etat. Ils ne prétendaient pas être une avant-garde mais agissaient à l’intérieur même du mouvement de gauche non clandestin et ils menaient comme tant d’autres à leurs côtés une offensive contre le capitalisme. Vers la moitié des années 70 naîtra de leur mouvance l’organisation féministe Rote Zora. Les RZ comme la Rote Zora cesseront leurs actions au début des années 90.

Pour en savoir plus : stop-extraditions.org -

Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - Publié dans : BASTONS DANS LES TAULES - Communauté : ARTICLES INVITES
Jactons-en! Commentez: Cliquez ici!!! - Voir toutes les contributions et jouir...
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés