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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 23:37

1 avril 2013 |

 

(Suite de Extrême-droite hongroise 5: La «révolution triste»)

Avec la participation de Sam et Steph

En 1990, c’est la deuxième fois que les forces de droite et de centre-droite sortent vainqueurs. Elles sont composées de 3 forces: le Forum démocratique hongrois, le Parti chrétien-démocrate et le Parti des petits propriétaires qui est un parti historique; c’est un parti agrarien un peu nostalgique car il y a de moins en moins de paysans dans le pays hongrois. Donc ces partis sont nés un peu à la hâte, en deux ans, entre 1988 et 1990, et la maturité politique reste à venir.

http://lesazas.files.wordpress.com/2013/03/curka_pile.png?w=820

C’est là qu’entre en scène un certain István Csurka.


 

Mais qui est donc vraiment ce gai luron de Csurka?!


Un nom que l’on ne va pas retenir, mais qui est un personnage qui vaut le détour.

Il était une fois, le 27 mars 1934, un bébé qui naquit et qui tint déjà des propos antisémites. Ce bébé fut nommé István et prit le patronyme de son papa: Csurka. Rien de très nouveau donc sous le soleil du patriarcat. Voyons la chuite en attendant la chute…

En 1956, Istvàn, alors que le jeune homme n’a que…22 ans, participe à la révolte étudiante, se ramasse six mois de camp de travail obligatoire dans les dents, et, arrivé au bout de sa peine qu’on imagine assez horrible, il rallie de facto le régime de Kàdàr (le régime qui l’a puni, donc!) avec lequel il va devenir le «Csurka, István Csurka 007» («Mais qu’est-ce que ça me faisait mal au coeur de faire ça!» dira-t-il par la suite…facile!) en échange de l’appartement d’István Angyal, un autre héros de 1956 qui fut arrêté et exécuté. (Alors là, on pourra examiner cette façon de faire pour obtenir un appart sur l’Arc lémanique…)

Diplômé en dramaturgie de l’école de théâtre et de cinéma de Budapest en 1957, István Csurka est l’un des dramaturges plus connus de Hongrie. Ses premières oeuvrettes analysent le tissu social, la vie des intellectuels et les différents aspects de la responsabilité collective. Il obtient d’ailleurs le prix de littérature Jozsef Attila en 1969 et en 1980. (C’est là que l’histoire rattrape le contemporain et mérite une petite parenthèse assez rigolote. Les Huns,désignation ethnologique(Voire ce que cette « science séparée » a de suspect et inquiétant?) peuple d’origine des steppes, voire de Chine, d’Asie centrale quoi, envahirent l’Occident dans les années 300-400 après JC, sous l’égide de divers commandants dont l’hun s’appelle Attila. Hungary tire son nom de l’empire hunnique.(Ne pas confondre avec Stirner« L’Unique et sa propriété… ».Lequel Sirner n’a demandé ni obtenu le prix « machin-choze »]. Les Huns étant présupposément un peuple nomade turc. Mais là, il y a polémique parce qu’évidemment, ça ne plaît pas à tout le monde et notamment à un ancien président français qui n’est plus sous les projecteurs, mais plutôt à l’ombre.(Petit clin d’oeil à Cerversia, un internaute pressé de nous voir  parler de Sarkozy qui pourtant lui casse les coudes, tout comme à nous. Ben voilà: c’est fait!))

Dès 1972, le personnage a été censuré par le pouvoir communiste pour ses propos antisémites en public. «Beurkk (rot), vous me voyez navré, mais quand je bois, je n’arrive pas à me retenir. Il faut que j’envoie des vannes aux youpins!»- La classe et l’élégance de la crasse en plus, quoi..!!!

Ce qui ne l’empêchera pas de travailler comme journaliste au Magyar Nemzet, quotidien conservateur de 1973 et 1986 avant d’être nommé «membre du bureau de l’Union des écrivains hongrois.»

Ensuite en 1987, il se lance dans la politique et est un des vice-présidents cofondateurs du premier parti post-communiste, le MDF (Forum démocratique hongrois) qui gagne les premières élections démocratiques après le changement du régime en 1989.

C’est ainsi qu’en 1990, on retrouve Csurka comme député.

Il n’empêche que István Csurka a une forte personnalité et relativement rapidement, le MDF va le foutre dehors après qu’il en ait trop fait, qu’il ait tenu des propos violemment antisémites, qu’il ait fait des remarques de plus en plus acerbes sur le déroulement de la transition démocratique, qu’il attaque personnellement le Premier ministre Jòzsef Antall qui est tout maladou, mais qui trouve quand même la force d’expulser le malotrou du Parti en 1993. Mais la raison initiale qui a créé cette rupture avec le gouvernement a été la ratification de l’accord bilatéral ukraino-hongrois le 6 décembre 1991 et dans lequel il est stipulé que le gouvernement hongrois renonce à modifier ses frontières au profit de son pays voisin. (il en sera de même avec la Slovakie en 1995 et la Roumanie le 16 septembre 1996).

Et puis bon, il y a quand même environ 150’000 Hongrois de souche qui vivent en Ukraine, ce qu’István Csurka considère comme un renoncement aux anciens territoires hongrois. Il rejoint donc le Parti d’extrême-droite hongroise pour la justice et le Parti de la vie, le MIEP, fondé en 1993 (par… ahh noon!..Zoltàn Fenyvessy), et dont il deviendra le président en octobre 1994 et qu’il l’alimentera pendant plus de 10 ans sur la scène politique par des propos nationalistes et radicaux.

István Csurka est un militant de la cause des minorités magyares, séparées de la mère patrie par le «Traité de Trianon»  imposé à la fin de la première guerre mondiale…en 1920, qui a connu un succès indéniable. Mais le fait de parler de Trianon en Hongrie ne veut pas dire qu’on veut forcément une révision des frontières, ce n’est pas la priorité des Hongrois, mais les priorités sont la crise économique, le boulot, la surtaxation etc…Mais Trianon donne une forme telle une casquette pour couvrir toutes sortes de maux. Une solidité historique en quelque sorte, et c’est le nom de tous les maux qui sont arrivés, le ciment de toute une dépression. Et on ne peut parler de feu István Csurka sans parler du MIEP. Le MIEP, qui lui a assure une tribune où il se distingue par ses tirades antisémites, tout comme dans l’hebdomadaire qu’il anime, le «Magyar Forum».

Or ce «Parti hongrois pour la justice et la vie», (déjà une dénomination complètement con pour un parti d’extrême-droite!), fera alliance avec le Jobbik (Mouvement pour une meilleure Hongrie (décidémment, toujours un nom à la con pour un parti fasciste, raciste and Cons)), et créera ainsi une formation politique enregistrée comme «Alliance Miep-Jobbik Troisième Voie des Parties» (?) qui parlera au nom des chrétiens et luttera contre le crime comme Mac Vador! Leur slogan: «É viva l’antisémitisme!», car visiblement, István Csurka traînera toute sa vie un judéo-complexe! (Le Parti Jobbik sera traité comme il se doit dans un autre article.)

En 1998, lors des élections législatives le parti MIEP dépasse le seuil de 5% de suffrages, nécessaires pour pouvoir entrer au parlement: un résultat spectaculaire à l’époque!

Mais en 2002, le parti ne parvient pas à maintenir ce score et essuie une bâche. Désormais, le MIEP ne fera plus partie de l’élite politique et devient un petit Parti marginal, toujours sous la direction de Csurka.

Dans les années 2000, la «Radio Pannon» est une radio privée proche de István Csurka, qui a deux missions:

Ètre la 1ère radio qui ne diffuse que de la musique rock et pop hongroises et non des musiques étrangères.

Mixé à cela leurs émissions thématiques du parti qui prend position contre la privatisation, contre un certain complot de Tel Aviv-New-York-Paris, donc un complot sioniste, contre les romanichelles, contre les homosexuels, pour la haine raciale et tout le toutim.

Mais leur succès principal est d’introduire le rock national, un rock d’extrême-droite qui, dans les années 2000, sont des piliers importants dans toute cette sous-culture de cette 2ème génération d’extrême-droite. Radio Pannon a lancé un nombre impressionnants de groupes rock d’extrême-droite ou carrément d’extrême-droite, qui font des ventes honorables encore aujourd’hui. Les gens, et surtout les jeunes écoutent ces groupes dont les thématiques consistent à enrôler le plus de personnes possibles. Cette radio a cessé d’émettre dans les années 2002, suite à des plaintes répétitives de la Commission nationale de la radio et de la télévision.

Le 26 octobre 2001, la NRTC (National Radio and Television Commission) a adressé un premier avertissement écrit à Radio Pannon, une station commerciale locale, concernant son émission intitulée Standard. [...]

En septembre 2001, au cours de l’une de ses émissions, Radio Pannon avait relu en direct le texte complet d’un article déjà publié, rédigé par le vice-président du parti HJLP (parti hongrois pour la justice et la vie), également député au Parlement. [...] De plus, une enquête judiciaire menée en marge de ce texte avait déjà été lancée par le bureau central du procureur pour incitation à la haine à l’encontre d’une partie de la population.

Selon la NRTC, le fait de lire cet article à l’antenne au cours de l’émission Standard était constitutif d’incitation à la haine contre des minorités. Toutefois, ses membres avaient décidé à la majorité de ne pas poursuivre Radio Pannon au pénal pour avoir diffusé le contenu de l’article incriminé.

Dans le même temps, la NRTC a reporté l’examen d’une analyse approfondie des émissions diffusées par Radio Pannon. [...]. Selon ce document, Radio Pannon émet régulièrement des propos négatifs à l’encontre des minorités juive, romanichelle et homosexuelle en employant des expressions humiliantes et vulgaires. [...]

Selon l’article 112, paragraphe 4, alinéa c) de la loi I de 1996 sur la radio et la télévision (appelée « loi des médias »), la NRTC peut infliger des amendes à deux reprises successives ou adresser un avertissement écrit au diffuseur concerné l’informant de la violation de la loi sur les médias. Après le deuxième avertissement écrit, la NRTC doit annuler la licence du diffuseur.

Dix ans plus tard, l’heure a de nouveau sonné pour le leader négligé et ce, suite à une décision ferme et inattendue de la part d’Istvàn Tarlos, maire de la ville de Budapest, proche de Fidesz. En effet, en octobre 2011, le fameux maire de Budapest nomme un acteur raté-ringard, György Dörner, un jobbikien, (qui se considère comme un génie incompris et que ses malheurs sont le fruit de complots juifs, et le pire, c’est que ce n’est pas des conneries!!!) comme nouveau directeur du Nouveau Théâtre de Budapest. Quatre mois plus tard, en février 2012, Dörner nomme István Csurka comme administrateur avec lequel ils assureront la direction de l’établissement culturel en duo.

http://lesazas.files.wordpress.com/2013/03/donner_kebab.png?w=819

Dörner_Kebab

György Dörner veut faire de ce Théâtre, un Théâtre du Terroir qui pue des pieds, avec des pièces qui mettront en valeur la nation magyare, la «vraie Hongrie», la «Hongrie profonde», tout un programme. Il compte sur István Csurka et ses plumes pour réserver son répertoire aux drames hongrois, branche théâtrale très négligée selon lui. Il veut rompre avec la culture libérale de la nation et favoriser les vraies valeurs historiques, souvent considérées comme nationalistes. Son souhait: renommer le théâtre (Alors là, attention les vélos…) «Hàtorszàg Szinhäz» (ou «Arrière Pays») Ce qui est littéralement débordant d’imagination novatrice!

Voir affiche

http://lesazas.files.wordpress.com/2013/03/theatre_budapest.png?w=820

Cette décision contestée provoque de nombreuses critiques tant au niveau national, qu’international. Mais si Istvàn Tarlos, (maire de la ville de Budapest pour celles et ceux qui ne s’en souviennent déjà plus), c’est que cette décision viendrait de plus haut et peut être interprétée comme un geste symbolique du FIDESz, qui montre ainsi que les partis d’extrême-droite peuvent faire confiance en Victor Orban pour pratiquer easy ce qui va être appelé: «la politique des incultes»!

Ohhh, bien sûr, des citoyens d’honneur ainsi que des personnalités populaires affichent leur désaccord: «On ne peut tolérer l’existence d’un théâtre antisémite en plein coeur de Budapest, à deux pas de l’Opéra». Et des manifestations opposeront la «Fédération Hongroise des Forces de Résistances et Antifascists», (MEASZ) contre des forces d’extrême-droite comme la (pfff) «Üj Magyar Gàrda», la «Magyar Nemzeti Garda» et la «Betyarsereg» et quelque 200 policiers qui se tournent les pouces!

Istvan Csurka travaillait sur une pièce bien controversée puisqu’il concerne l’ancien premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsány, une des bêtes noires du gouvernement en place, qui vient d’être inculpé de corruption au profit d’un investisseur israélien, mais qui se présente en victime d’une chasse aux sorcières. Mais la grande faucheuse l’emporte le 4 février 2012. (Encore un coup des juifs?! sussureront les fachos du coin!)

Il sera enterré en VIP dans le carré réservés aux héros de 1956, dans un cimetière Kerekesi (genre Père Lachaise hongrois), devant un tableau romanesque de tout ce qui compte de personnalités politiques du FIDESz et de l’extrême-droite hongroise.

Istvan Csurka devient une figure emblématique de la nation hongroise.

Quant au MIEP, ce parti vivote toujours, mais ses partisans fondent comme neige au soleil, ou vont rejoindre les rangs du parti Jobbik, le parti que nous allons voir tout soudain…

Fin de ce 6 ème épisode absolument fantsmagorique!

Tous les épisodes déjà écrits sur l’onglet AZATHÈMES

Menu déroulant: HONGRIE

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 13:23

 

Turquie et Kurdes: la paix mais à quel prix ?

30 mars 2013  

Avec la contribution de steph.

http://lesazas.files.wordpress.com/2013/03/ocalan.png?w=357&h=450

Vers un Turkurdistan impossible?

 

 

Comment faut-il lire un "évènement historique en Turquie"? Ce chemin pourrait-il conduire le pays vers la paix(?) après le conflit entre les Turcs et les Kurdes durant plus de 30 ans et qui a fait quelques quarante mille morts.


Le 21 mars 2013 serait-il  l’un des jours historiques de la Turquie?


Des centaines de milliers Kurdes se sont rassemblés à Diyarbakir, la plus grande ville peuplée majoritairement par les Kurdes, pour fêter le Newroz (Nouvel-an célébré dans le monde kurde avec l’arrivée du 
printemps comme en Iran) 


Ce jour-là n’a pas été un évènement historique en raison du Newroz, mais ce qui l’a rendu comme un jour remarquable, c’est la lettre du leader du PKK, Abdullah Öcalan, qui est prisonnier depuis 1999.

 

Il a appelé ses partisans à enterrer les armes, 

(ainsi que les faucilles et les marteaux de la guerre?)...


Ce qui a été encore plus important et significativement troublant dans cet appel, c’est qu’il a déclaré qu'il convenanait maintenant, "d'oublier ce qui s’est passé pendant 30 ans"....


Il n’a même pas hésité à dire que nous, les Turcs et les Kurdes, devrions nous battre contre ceux qui essaient de nous diviser.


Il semblerait que les pourparlers entre le gouvernement turc et le PKK aient commencé à porter leurs fruits. Il est très clair qu’Abdullah Öcalan est l’un des deux acteurs les plus importants qui pourrait mettre un point final à cette guerre asymétrique. Bien qu’étant détenu dans sa cellule d’Imrali, l’île de la mer de Marmara, pour une peine de prison à vie, il n’a jamais perdu de son influence sur les Kurdes, le PKK et le parti pro-kurde.


Les dirigeants du PKK ont déclaré leur obéissance à Abdullah Öcalan quoi qu’il prenne comme décision.

 

En substance, on pourrait dire, s’il s’agissait d’une roulette russe, que s’il y avait six balles dans le barillet de la misère, les « obéissants » miseraient quand même!

VIDÉO


 

 

 

Cette première image démontre t-elle  qu’il n’y a aucune raison de ne pas être optimiste?


De l’autre côté, M. Erdogan, le premier ministre turc, a pris une décision que nul autre gouvernement n’aurait osé. Il faut bie admetttre qu’Erdogan a choqué beaucoup de personnes en faisant entendre par sa bouche « la voix de la paix » puisque le gouvernement turc utilisait préférentiellement "la force" d’une méthode nationaliste depuis longtemps.

Il y a là quelque chose d’incongru, voir inimaginable  il y a encore quelques mois.L’observateur le plus balourd en resterait dubitatif…

 

Pourquoi donc ce changement fondamental?


Il faut ne pas oublier qu’Erdogan est aussi, paradoxalement, populaire parmi les Kurdes. La moitié des Kurdes votent pour Erdogan qui psalmodie volontiers et de plus en plus fréquemment  l’importance de la fraternité dans l’islam. Il me semble que ce changement est basé le concept « néo-ottoman » remplaçant l’idée d’« État-Nation » par celle du panislamisme, voire du pansunnisme.


A mes yeux, la raison la plus importante et probablement calamiteuse est qu’Erdogan veut être le Président-absolu détenant le pouvoir-absolu. Pour réaliser ce rêve, Erdogan a besoin de mettre un point final à la question kurde. L’existence de ce « point final »  au loin, tel un orage menaçant ne laisse d’interroger sur les bonnes raisons qu’il y a d’être raisonnablement et peut-être même nécessairement pessimiste.


A noter que la valeur partagée entre les partisans d’Erdogan et les Kurdes rebelles soit sans aucun doute l’Islam.(Cf; Islam et islam?) Certains peuvent s’opposer à cette idée en disant que le mouvement kurde est un mouvement « marxiste-léniniste » dans sa version stalinienne. Mais soyons clairs: c’est sur le fond très loin d’être vrai, parce que si l’idéologie M-L est ainsi fondée , les Kurdes sont « à-contrario », majoritairement conservateurs. 


Le parti pro-kurde, BDP, en ayant  « subitement pris conscience », a commencé à s’articuler plus ou moins adroitement sur le terrain islamique et comme le parti d’Erdogan.

 

Disons que, si Erdogan pouvait « achever » ce conflit, il remporterait le prix Nobel de la Paix Mais n’oublions pas, ailleurs, Shimon Perez l’a obtenu, lui aussi, sans pour autant que ne soit résolue ou solutionnée la question palestinienne. B. Obama l'a eu, lui aussi ce ^"Prix Nobel de la Paix" sans que rien ne soit "solutionné" au Proche-Orien, au Myen-Orient,  ou en Afghanistan...Et loin s'en faut-il.


Revenant à la déclaration d’Öcalan, il a annoncé qu’il ne regardait pas l’islam au travers d’un jargon classique gauchiste. «Nation symbolise l’internationalisme de l’islam» et «Les lobbys étrangers veulent séparer les peuples de la Turquie en utilisant la laïcité» … Que signifie donc cela?


Tout indique que Öcalan semble avoir accepté de se « repentir » sous la hampe du drapeau Islamique. Est-ce que demain les nouvelles armes de Öcalan seront le "fer à friser", le "peigne à barbe", en lieu et place de la faucille et du marteau enterrés comme nous l’avons vu plus haut?


Est-il prêt à jouer le jeu du régime, qui tente cyniquement de lui faire prendre part à la dictature?


 

http://lesazas.files.wordpress.com/2013/03/erdogan.png?w=450&h=290Tout en considérant, que par ce chemin, la Turquie pourrait peut-être trouver la paix, il est à peu près certain  que ce ne sera pas du tout la paix de la Démocratie. 

Cette  »paix armée » servira seulement à consolider le pouvoir d’Erdogan. 

Bien entendu, le climat politique en Turquie sera changé pour les Kurdes qui y gagneront certains lambeaux de « droits fondamentaux ». En tout cas, personne n’a le droit d’accuser fallacieusement les Kurdes rebelles pour trouver un compromis avec le gouvernement turc. 

Le mouvement kurde est le plus efficace opposant en Turquie. Ils se sont battus jusqu’au bout et ils sont en train de réussir ce qu’ils voulaient, même s’ils ont renoncé une partie de leur but de départ. 

Certains gauchistes (même des membres du principal parti opposant) accusent (à tort ?) le parti pro-kurde, voire le PKK, d’aider Erdogan à devenir un président autoritaire en échange de l’obtention d’ersatz de leurs droits légitimes.

Malgré tout, je veux croire que les Kurdes opposants auront bien à l’esprit que la conviction de ne pas avoir « réellement » gagneé tous leurs droits légitimes alors que le pays continue d’être  dirigé vers toujours plus d’autocratie. Au cas où ils les auraient gagnés, ils auront assez l’expérience pour savoir  »in fine » que cela restera essentiellement et non véritablement  une  »victoire de papier »

Il y a un bon exemple sous les yeux: les Kurdes d’Irak avaient perdu leurs droits aussitôt que le parti unique était arrivé au pouvoir. Le Kurdistan irakien a gagné l’autonomie en 1970 mais cet accord n’a jamais été appliqué.

J’ai l’impression que le changement de l’attitude d’Erdogan est aussi lié à l’importance de Kurdistan irakien. Puisque actuellement le gouvernement turc n’a pas de bonnes relations avec le gouvernement central irakien. En revanche il a de bonnes accointances avec la région autonome du Kurdistan irakien. Si bien que la Turquie pourrait avoir certains avantages dans cette région autonome qui possède des matières premières minérales, en particulier du pétrole, si elle résout le conflit avec les Kurdes. 

Dans ce cas, le Kurdistan, faute de l’absence d’accès à la mer, aura besoin de la Turquie pour vendre son pétrole.

En conséquence, si la valeur partagée entre la majorité des Turcs et des Kurdes est l’Islam. comme le disent Erdogan et Öcalan, la Turquie deviendra insupportable pour les laïques. 

On ne peut pas dire que c’est un avancement de passer de la nation-éthnique (?) à la nation-islamisée(?)

La Société Turco-kurde baigne dans la tradition sunnite; une alliance entre le gouvernement turc et les Kurdes rebelles renforcera le pouvoir de la foi religieuse. Cette alliance incarne un système de valeur symbolisé par une religion et comme disait Samuel Huntington «Sans doute la force centrale qui motive et mobilise les peuples».

Le relativisme culturel n’est pas la stérilisation des règles d’une société pluraliste, par contre, cela doit être utilisé pour changer une société-nation en une société démocratique.


Comment donc pourrait-on critiquer Samuel Huntington désormais disant «Le sang et la foi : voilà ce à quoi les gens s’identifient, (…)» ( Choc des civilisations) (???)


S'il est évident que la Turquie est enceinte, on verra bien quand  et de quoi elle aura accouché. 


D’ici à 2015, on vivra entre l’espoir de la paix, la peur de l’autocratie et les surprises de l’instabilité régionale. Dans cette équation, il faut bien analyser la relation Turco-israélienne. Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a présenté ses excuses au chef du gouvernement turc Recep Tayyip Erdogan pour la mort de neuf Turcs à bord d’une flottille pour Gaza en 2010. Ce n’est pas une affaire simple indépendante des structures régionales. 


Ma foi, la raison la plus forte est la Syrie. Les deux pays essaient de faire tomber le régime d’ Assad, après la chute d’ Assad, une nouvelle crise pourrait éclater. Car chacun d’entre eux a un but différent et une volonté inégale. 


Cependant, ni les États-Unis ni Israël n’objecteront un régime sunnite satellite en Syrie (comme l’Arabie Saoudite). La deuxième raison serait l’Iran. Si les États-Unis et Israël souhaitent attaquer l’Iran, ils auront besoin de l’aide de la Turquie.

La paix est une vertu, souhaitable; c’est tout à fait ça. Personne ne peut dire que le conflit doit continuer, les pauvres turcs et kurdes se mettent à mourir dans une guerre sale. Cependant, il faut garder son sang froid et observer le processus. M. Erdogan, premier ministre turc, est un expert du populisme, du langage islamo-fasciste. 


Oublier le paradoxe du crocodile serait une erreur fatale.

 

(Alors: le paradoxe du crocodile est similaire au paradoxe du menteur, mais c'est plus finaud que ça. En effet, et là, attention les vélos: si on veut qu'une affirmation soit vraie, elle devient fausse et si on veut qu'elle soit fausse, elle devient vraie. En fait, dans les gros traits:, c'est réussir à faire croire aux gens que leurs vessies sont des lanternes! Ce que tout bon politicien se doit de pratiquer cet art sans se faire trop remarquer!

Gene....en espérant que cette explication soit compréhensible!)

 

 

http://lesazas.files.wordpress.com/2013/03/iznogoug.png?w=820

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 12:11

Mierda sempre Comandante !

HPIM2742


Plusieurs jours ont maintenant passé depuis l’annonce de la mort d’un chef d’Etat étranger, malade depuis longtemps, dans un pays d’Amérique du Sud. L’info n’a surpris personne. Elle était attendue, presque annoncée.

 

Tout comme étaient prévues les condoléances plus ou moins hypocrites de la moitié des chancelleries du monde entier, et le deuil de millions de ses compatriotes, ces sujets qui infestent la planète depuis des siècles en se serrant les coudes autour de leurs maîtres. Désirant la mort de tout Etat, la mort de ce type nous a laissé plutôt indifférents. Seul un sourire entendu -parce que la mort d’un chef de gouvernement fait toujours plaisir-, mais rien de plus. Si elle avait été provoquée par un acte de révolte, là oui il y aurait eu de quoi fêter sa disparition. Mais pour un cancer, qu’il soit naturel ou pas, quel goût y trouverions-nous ?


Si l’annonce de sa mort nous avait à peine effleuré, quelques nécrologies parues ici en Italie les jours suivants ont par contre réussi à attirer notre attention. Eh oui, parce tout le monde n’a pas partagé notre indifférence, certains ont vraiment pleuré sa mort. Nous aurions du nous en douter. En qualité de porte-drapeau du socialisme d’Etat sud-américain, désigné comme héritier de Fidel (qu’il a précédé dans la tombe), il était évident que sa disparition serrerait pour de bon les glandes lacrymales de tous les sinistres tiers-mondistes.


Nous sommes là face à un de ces exemples qui montre comment, dans le milieu subversif, ce qui sépare les autoritaires des anti-autoritaires n’est pas seulement une divergence théorique, une différence d’objectifs ou une diversité de méthode. Il y a un abîme anthropologique – si on veut bien nous excuser du terme. Les tiers-mondistes sont ces révolutionnaires occidentaux bien nourris qui approuvent quiconque, à un continent de distance, affirme se battre pour défendre les opprimés. Ils sont persuadés que dans ces contrées lointaines, l’esprit critique doit être banni, parce que sinon, on fait - »objectivement », ça va de soi- le jeu de l’ennemi, c’est-à-dire de l’impérialisme yankee. Il s’agit de la reformulation moderne de la vieille litanie stalinienne, selon laquelle ceux qui critiquaient le gouvernement de Moscou étaient par la force des choses au service des gouvernements de Berlin ou de Washington.

 

Cette accusation a disparu peu à peu, pour n’être plus réservée qu’aux « ennemis de l’intérieur ». Les dissidents cubains en exil (anarchistes compris), ont par exemple été accusés plusieurs fois d’être financés par la CIA. Si ce n’était pas le cas, pourquoi n’auraient-ils pas su apprécier avec gratitude les lois du Leader Maximo ? Craignons que les dissidents vénézueliens du défunt commandant ne soient victimes des mêmes misérables insinuations.


Mais ici, à un océan de distance, eh bien on préfère utiliser d’autres arguments. Ici, ceux qui critiquent les lointains Etats socialistes pécheraient par « eurocentrisme », parce qu’ils ne comprennent pas que les critères d’interprétation habituellement utilisés en Occident ne peuvent pas être appliqués de la même façon ailleurs. C’est une remarque incroyable ! C’est d’ailleurs plus ou moins celle qu’utilisent pour se défendre ceux qui pratiquent le tourisme sexuel. Avec une différence : ces soi-disant touristes sexuels vont faire ailleurs ce qu’ils ne peuvent pas faire dans leur propre pays, tandis que les tiers-mondistes acceptent ailleurs pour d’autres ce qu’ils n’accepteraient jamais pour eux dans leur pays.

 

Vous imaginez la réaction si ici, en Europe, un officier des paras, après avoir passé quelques années de prison pour une tentative de coup d’Etat, arrivait au pouvoir ? On invoquerait au minimum une mobilisation permanente contre le fascisme. Par contre, si c’est un officier des paras d’Amérique du Sud… hasta siempre comandante !

 

Il suffit d’avoir une main rouge, une propagande qui crache le mot peuple en permanence, et voilà que l’Etat, le gouvernement, l’armée, la police, la magistrature, les prisons… et tout ce qui a toujours défendu l’horreur quotidienne deviennent d’un seul coup de nobles institutions à défendre et à protéger. Ils ne se rendent même pas compte que leur soi-disant « refus de l’eurocentrisme » n’est rien d’autre qu’une forme de racisme inversé. Pourquoi les exploités d’autres pays devraient-ils accepter ce qui est considéré comme inacceptable par les exploités d’ici ? En Amérique du Sud, pourquoi devrait-on applaudir les militaires ?

 

En Asie, pourquoi devrait-on se prosterner devant un Comité central ? En Afrique, pourquoi devrait-on honorer les rites religieux ?


Pourquoi partout, sous n’importe quelle latitude, ne devrait-on pas lancer un défi à l’existant, contre ses certitudes, ses habitudes, ses lieux communs, ses institutions ? Voilà l’abîme anthropologique auquel nous faisions allusion, la différence radicale et infranchissable entre ceux qui veulent une réorganisation différente de celle qu’on connaît, et ceux qui désirent tout autre chose.

Traduit de l’italien de finimondo par Brèves du désordre, 15 mars 2012


Chavez et le spectacle de la révolution bolivarienne

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 11:49

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Merci pour avoir accepté notre invitation. Nous vous invitons à des promenades enragées sur nos pages. Communiquez-nous vos écrits, vos éclats de voix! Nous les publierons. (Steph)

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 11:00

 

Avec l’aimable contribution de Nosotros.Incontrolados


C'est dans ces méandres, scissions, redéfinitions et nouvelles dénominations que nous retrouvons Europe-Action, un mouvement d'ultra-Droite nationaliste dirigé par Jacques Larocque-Latour de 1963 à 1967.


Et qui peut-on voir figurer dans ce mouvement, mmhh?


 

- Dominique Venner

- Alain de Benoît de Gentissart (pseudo Fabrice Laroche)

- Maurice Gingembre

- Lucien Rebatet

- Pierre Vial (Terre et Peuple)

- François Duprat

- Georges Pinault (Goulven Pennaod)

- Jean Mabire

- François d'Orcival

- Jean Mabire

- Jean-Claude Valla (co-fondateur du GRECE)

- Henry Coston

- Jacques Ploncard d'Assac

- Maurice-Yvan Sicard (pseudo Saint-Paulien, comme le fromage)

- Marc Augier (Saint-Loup, ancien membre de la LVF et de la division SS Charlemagne)


En outre, Europe-Action se démarquera en 1964 en accueillant très très bien le pamphlet révisionniste de Paul Rassinier Drame des Juifs européens


Bref, un groupe ultra-nationaliste, raciste et antisémite


Europe-Action posera les fondements de Nouvelle Droite et le mouvement GRECE après sa dissolution en 1967.

 

nouvelle-droite

 

Ainsi, Nouvelle Droite est née en 1968 et se dit école de pensée qui organise colloques, conférences, etc, etc, etc...Ce n'est donc pas un mouvement politique, (où donc auriez-vous êché ça?) mais ça se veut être une perspective métapolitique, du grec «meta» (au-delà) et «polis» (cité, affaires publiques) et qui veut dire, dans le sens gramsciste (et non grammatical, comme on aurait pu le penser, Gramsci étant un penseur marxiste emprisonné pendant la période du régime mussolinien, ceci pour les nulLEs, évidemment!) de Droite: stratégie agissant par des idéologies et culturelles avant de prendre le pouvoir effectif ou politique, (ce qu'elle va démentir dans son manifeste, évidemment!).La Nouvelle Droite ne veut que(?) donner "sa lumière" dans un monde où les repères sont de plus en plus flous et ce, depuis 30 balais.(EDF en est-ce l'annexe?!).


Pour ce, elle rédige un "truc".

un manifeste comprenant trois fondements.

(trois trous du culs? C'est plus riche!)


Et que va-t-on trouver dans le Manifeste du GRECE?

 

Des tas de conneries qu'on retrouve très facilement sur le Net et qu'on ne publiera pas sur ces pages!

 

facho_grece

Beau quatuor de tronches "indo-européènnes

_______________________________

 

Au milieu des années 1980, des cadres néo-droitiers Guillaume Faye, Jean Haudry, Robert Steuckers et Pierre Vial, donneront naissance la décennie suivante à la mouvance identitaire en se démarquant (?) du GRECE. Et c'est là qu'on commence à rigoler!

Les Identitaires croient innocemment à l’existence d’une civilisation européenne de lignée descendante des «Indo-Européens», c’est-à-dire de la «race blanche», elle-même originaire du cercle circumpolairum. Selon eux, il existe une identité raciale européenne qui se serait manifestée au travers des grandes civilisations païennes (grecque, latine, celte, germanique) et médiévales.

 
Pour asseoir leurs démonstrations, ils s’appuient sur les travaux universitaires du professeur en linguistique Jean Haudry(spécialiste en civilisation indo-europénne, membre du GRECE et Identitaire et un des responsables de «Terre et peuple»), qui reprend lui-même les conclusions de Gustaf Kossinna(Prof universitaire de Berlin, linguiste et archéologue allemand, spécialiste des peuples germaniques, aux théories nationalistes qui vont influencer l'idéologie nazie), ainsi que de Hans Friedrich Karl Günther, (le plus célèbre raciologue nazi du IIIe Reich), qui avait lui-même plagié les travaux de Joseph Arthur de Gobineau, (père bordelais de «Essai sur l'inégalité des races humaines» ainsi que père de la pensée racialiste.)

 

Arrêtons-nous deux secondes sur la pensée de feu Joseph Arthur de Gobineau! 


L'humanité serait selon lui et ses potes composée de trois races disctinctes:

 
Blanche = monopole de la beauté, de l'intelligence, de la force et au-dessus de tout cela, la supérieure «la race arienne»

Noire = facultés pensantes médiocres ou même inculte, à l'odorat et le goût développés. (on y retrouvera les clichés types comme négrophobes bestials et criminels).

Jaune = tendance à la médiocrité, supérieure aux nègres, industrieuse mais trop limitée pour créer une société ou en prendre la tête.

Si Gobineau "pense" ou admet parfois mais toujours avec réticences que les métissages sont nécessaires pour un épanouissement des civilisations, faut pas trop pousser le bouchon car cela conduira indiscutablement vers une décadence de l'espèce humaine.(Vous enfermez un génie dans une théière et voila ce que ça donne après macération à l'eau tiède)!

  
Ainsi, les Identitaires défendent l’idée qu’il existe des «races» européennes au type physique distinct.

En 2003, Jean Haudry écrit l'article, «Le type physique des Indo-Européens», publié dans le magazine identitaire «Réfléchir & agir» et manifestement influencé par les thèses de Günther.

Les points forts que défend Jean Haudry, ancien professeur de l'université Lyon III, directeur de «l'Institut d’Études Indo-européennes» sont:

- C'est avec la linguistique et la civilisation matérielle et culturelle, avec ses traditions indo-européennes, qu'on peut parler de peuple indo-européen.

- Les indo-européens avaient leur dialecte, mais ont une période archéologique commune qui se situe au Néolithique, à «l'âge du cuivre», du nom du «cuivre» (âyes) qui figure dans le vocable des indo-européens, alors que les mots bronze et fer sont absents.

- L'ethnie se trouve donc dans les régions circumpolaires arctiques. ( Les pingouins en Arctique et les Empereurs en Antarctique!)

- Aucune langue n'est liée à une ethnie ou à une race. Mais les locuteurs ayant des langues "bantu" sont de race noire, les locuteurs ayant du "Japonais" sont de race jaune, on peut affirmer donc sans risque que la grande majorité des locuteurs de l'indo-européen seraient de race blanche.
On peut même préciser qu'ils ont le teint clair, le nez droit et franc, les cheveux blonds et la haute stature due à leurs idéaux sociaux et moraux. (Zieg Heil!!! Crac boum hue!!!).

- La couche supérieure de la population présenterait ces trois caractères...(donc en ont une couche, et pas des moindres!).

- Les Indo-Européens ont les idéaux et les valeurs d'une «société héroïque» et un type d'organisation sociale pré-féodale bien connu. 

 

  Dans cette «société héroïque», la gloire et la honte (péché) sont les deux forces principales de pression (et de répression) sociales. 

Gloire et honte affectent à la fois l'individu et sa lignée entière, ascendants et descendants. D'où une inlassable volonté de conquête et de dépassement de soi, et des autres...et par la droite, comme chez les Anglo-klaxons!

- On nomme «idéologie tripartite» la répartition de l'ensemble des activités cosmiques, divines et humaines en trois secteurs, les «trois fonctions» de souveraineté magico-religieuse, de force guerrière et de production et reproduction. Le Graal.

- On peut à l'inverse estimer que la Révolution a donné naissance à une nouvelle caste guerrière sur laquelle Napoléon Bonaparte a tenté d'édifier un nouvel ordre social...en embauchant des commandos helvètes qu'il a poignardés dans le dos! Et ça, ce n'est glorieux, ni héroïque!!!

- La fonction guerrière a perdu aujourd'hui une grande part de sa spécificité, écartelée entre la science et la technique d'une part, l'économie de l'autre. Quant à la fonction magico-religieuse, on peut se demander qui en est aujourd'hui le représentant.

- Une régénération de nos peuples ne saurait venir d'un retour à un type d'organisation politique, économique et sociale des périodes médiévales ou proto-historiques. 

 
Or il existe, dans nos sociétés, des gens qui ont pour idéal l'«âge d'or» de la horde primitive vivant de cueillette de myrtilles.

L'archaïsme et la régression sont des phénomènes typiques des périodes de décadence; ils sont la contrepartie sociale de l'infantilisme sénile.

Le renouveau ne pourrait venir que d'un retour aux forces vives de la tradition, c'est-à-dire aux idéaux et aux valeurs qui auraient fait le succès historique des peuples indo-européens et qui a abouti à l'émergence du monde civilisé, industrialisé et développé.(Raffriné comme un camembert, affiné et ligoté comme un soucisson lors d'une "séance de bondage"! avec Soeur Emmanuelle en démonstratrice appliquée.). 


 Il s'agit d'abord de la volonté d'être, dans le monde et dans la durée: d'aimer la vie, de la transmettre, de lutter contre toutes les formes de mort, de décadence et de pourriture. (Rien que ça? Comme c'est ambitieux en plus d'être éblouissant aussi?!)


Il s'agirait aussi de la volonté d'être soi, de maintenir la différence capitale entre le sien et l'étranger. Ces deux idéaux ne leur sont d'ailleurs pas spécifiques admet le génie depuis le fond de sa théière: ils sont communs à tout groupe humain qui souhaite exister comme tel et avoir un avenir. 

Nos ancêtres indo-européens ont voulu davantage: on constate, dans leurs traditions, une volonté d'être «plus que soi», de se dépasser, de conquérir non seulement des territoires, mais d'accéder à cette surhumanité que certains d'entre eux, les Grecs, ont nommée «héroïque» et que tous, même sans la nommer, ont connue.
C'est dans cette perspective que le modèle trifonctionnel peut être un élément de renouveau, comme échelle de valeurs, et non comme principe d'organisation sociale.
(Dixit Jean Haudry...et ce n'est pas du pipô! Ce à quoi on pourrait lui répondre: Et les Huns, hein!!)

(Avec des échelles pareilles t'as même pas besoin d'un incendie pour sauter par la fenêtre!).

Et on va retrouver cette influence cruciale chez un autre illuminé: Pierre Vial, un universitaire qui enseigne à l'Université Jean-Moulin – Lyon III, membre de «l'Institut d’Études Indo-européennes», qui affirme depuis 1981 que: «D’un point de vue anthropologique, la population française est composée de «Méditerranéens», d’«Alpins» et de «Subnordiques»»,Poil de bique et crottes de chiens!
 
Les Identitaires vont donc soutenir les origines germaniques, nordiques des Européens. Les Identitaires réactivent le «mythe aryen» analysé par Léon Poliakov (historien français qui a travaillé sur la Shoah et sur l'antisémitisme ((et qui n'est pas un identitaire, bien au contraire!)).

La «race indo-européenne» est donc menacée par l’islamisme, l’immigration, le métissage et l’impérialisme anti-européen des Américains.


Ah ben merde alors!

Heureusement qu'il y a encore de "vrais Bretons""authentiques Celtes", du type pan-foireux Louis-Benoist de Gresse pour nous réguler tout ça entre plume maurassienne et goupillons à la "en veux-tu en voila"....

racisme 3

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 13:13

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 08:22
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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 12:18

Montigny-en-Gohelle, 62/Flics Porcs Assassins] Emeute suite au meurtre d'un habitant lors d'une interpellation - 28 mars 2013

by nosotros.incontrolados

Relayé depuis Le Chat Noir Emeutier:

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Montigny-en-Gohelle : "tensions avec la police" après la mort d'un habitant tué au cours de son interpellation...

Voici comment "leur presse" injurieuse

rapporte la colère légitime des habitants

de cette Commune du Pas-de-Calais.

La ville de Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), dont un habitant est décédé jeudi lors de son interpellation, était le théâtre d'échauffourées entre des résidents et la police. Un appel au calme a été lancé par la préfecture.

Une trentaine de personnes du quartier, de tous âges, faisaient toujours face en fin d'après-midi aux forces de police, cibles de quelques jets de pierres, a confirmé la préfecture du Pas-de-Calais, qui parlait de "tensions".

Lire la suite… 1 082 mots de plus

- »…« Quelques poubelles ont brûlé« , a précisé par ailleurs la préfecture… ».

(Leur presse/extrait).


Alors  Hein

???

C’est dur de voir bruler à la fois sa « maison »

et ses rejetons

????


Pour précisions:


Mr. Poubelle était le Préfet de Paris qui inventa le célèbre « container à ordures » qui porte fièrement son nom.


L’avantage symbolique indiscutablement éloquent c’est qu’en cramant une poubelle et son contenu on crame à la fois non moins symboliquement un commissariat et les ordures qui l’habitent….Ça s’appelle aussi « la sublimation vengeresse ».


Y pas de raison de se priver du plaisir que ça procure!

 

Quelle dégueulasserie que de lire les préoccupations de la préfecture dont les laquais venaient "banalement" d'occire pour le compte et plutôt impunément un habitant de cette petite ville du Pas de Calais dont la vie n'égale pas même le prix d'un peu de mobilier urbain dévasté... 

 

Décidément: Désormais

Pas-de- Cadeaux mais des galais !!!

 

Steph

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 07:02

 

 

 

azagendas

AZAGENDAS DES GUEULANTES


Alerte : l’info de travaux engagés sur la zone fin mars pour le barreau routier et l’accès à la ZAD se confirme ! De nombreuses haies seraient détruites!     22 mars 2013 par geneghys


Du 25 au 31 mars 2013 sur la ZAD, des collectifs contre l’extraction du gaz de schiste vous invitent à renforcer la convergence des luttes (débats, projections,…)     23 mars 2013 par geneghys


[Flics porcs assassins] Vérité & Justice pour Amine Bentounsi – Samedi 20 avril 2013 14h00 à la gare de Noisy-le-Sec     24 mars 2013 par geneghys


Et pendant ce temps-là, les travaux continuent… Appel à la mobilisation pour défendre le bocage de la ZAD !     24 mars 2013 par geneghys


DIFFUSION NATIONALE AUX SOUTIENS A MUMIA ABU-JAMAL     27 mars 2013 par nosotros.incontrolados


[Rennes] Journée de solidarité avec l’anarchiste Henry Zegarrundo incarcéré à la prison de San Pedro à La Paz (Bolivie) – 30 mars 2013     27 mars 2013 par geneghys


Dimanche 31 mars une rencontre avec l’AMAP Court-Circuit de Saint-Denis.     28 mars 2013 par geneghys

 

* * *

Sélection_015

Les AZArricades

 

[Belgique] Manif des ouvriers d’Arcelor: les syndicats travaillent – Namur, 2 mars 2013     22 mars 2013 par geneghys


[Paris] Récit de l’audience en appel du procès de l’évasion de Palaiseau – 20 mars 2013     22 mars 2013 par geneghys


Austérité : échauffourées à Nicosie – 21 mars 2013     22 mars 2013 par geneghys


[Afrique du Sud] Grèves et manifs sauvages dans les mines de charbon     22 mars 2013 par geneghys


Attaque d’un local des Frères musulmans dans la banlieue du Caire – 22 mars 2013     23 mars 2013 par geneghys

 

Attaque d’un local des Frères musulmans dans la banlieue du Caire – 22 mars 2013 - vidéos     23 mars 2013 par geneghys

 

Femmes du cas Atenco : Ni oubli ni pardon !     24 mars 2013 par geneghys


[Besançon & ailleurs] Mobilisations antifascistes de ce samedi 23 mars 2013     24 mars 2013 par geneghys


Contre le mariage gay : échauffourées à Paris – 24 mars 2013     25 mars 2013 par geneghys


[Besançon] Précisions du CAB à propos de la manif antifasciste de ce samedi 23 mars 2013     26 mars 2013 par geneghys


Austérité : échauffourées à Πάτρα Patras et Αγρίνιο Agrinio – 25 mars 2013     26 mars 2013 par geneghys


Réfugiés syriens : affrontement au camp d’Akçakale – 27 mars 2013      28 mars 2013 par geneghys


Le Magnum Café, un repère de néo-nazis lillois     28 mars 2013 par geneghys

 

* * *

 

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 19:50

 

 

 

Ca branle dans le manche

mais

Les mauvais jours ne finissent toujours pas.


28 mars 2013

 


(suite de Extrême-droite hongroise 3: La Hongrie pendant la seconde guerre mondiale)

 

La fin de la seconde guerre mondiale verra aussi la fin de l’extrême-droite hongroise, celle qui fut la plus attachée à l’Allemagne nazie. On pense bêtement que cette extrême-droite est décapitée (comme toutes les extrêmes-droites, d’ailleurs!), mais elle va resurgir dans les années 1990.

Pourquoi?! Bonne question!

Voyons l’échiquier politique!

_________________


Le 25 février 1948, le «coup de Prague» file un sérieux «coup de Blues» aux pays annexés par Staline.


Le «coup de Prague», késako?

A ne pas confondre avec le « coup du parapluie bulgare ».


En gros, tous les pays d’Europe ont été « libérés (?) » des nazis et, bien qu’occupée par les Soviétiques, la Tchécoslovaquie est le seul pays qui avait encore une « tradition démocratique (?) » et qui "accepte" de faire partie du «Plan Marshall».-(Bonjour les démocrades/technocrados!)-.


Seulement voilà, Staline n’est pas du tout d’accord et envoie son Armée Rouge occuper le territoire tchécoslovaque.


En plus, une grande partie de la population poursuivant des intérêts singuliers est acquise à une certaine idée du communisme, l’autre pas, et ce petit monde va fomenter un petit coup d’Etat qui atomisera Jan Masaryk et Edouard Benès, les deux champions (?) de l’indépendance du pays.


Le «coup de Prague» (ou: coup du lapin) va être ressenti comme un premier pas vers la troisième guerre mondiale.

 

C’est dès ce moment que naîtront l’OTAN et la «guerre froide».qui constituèrent  aussi en résumé un formidable panier « picnic » plutôt glouton dans lequel prospérèrent sans retenue tout ce que la planète compte comme marchands et fabricants d’armes en tous genres et dont la devise la plus universellement partagée et connue était et demeure toujours:
- »Rien n’est vrai, tout est permis! ».


Quant à la Tchécoslovaquie, elle entre dans l’obscurantisme pendant plus de 40 ans, à part un petit "coup de révolte"((En fait une réelle insurrection!)) en 1968 surnommé le «printemps de Prague» qui s’avérera être un échec cuisant pour les réformistes et intensément meurtrier pour les prolétaires. 

 

C’est à peine si en Europe les dirigeants de ces Partis se réclamant du "communisme" se risqueront à critiquer cette mythique URSS-là et encore moins de critiquer le « stalinisme-pépère-des banlieues » et des boulodrômes…


Ce «coup de Blues» de 1948 et quelques intimidations de gauche et de…gauche, le Parti Communiste hongrois, le Parti Social-démocrate hongrois et le Parti Agrarien hongrois fusionnent et donnent naissance au Parti de Travailleurs hongrois, le MDP, ayant à sa tête Màtyàs Ràkosi, devenu connu pour sa fameuse «tactique du salami»; non pas que ce fusse un adorateur de charcuterie, mais plutôt un amateur de chair humaine qui avait une légère tendance à éliminer ses adversaires politiques.(Ce qui nous rappelle par anticipation le « coup de Sylvie Vartan » dans le yaourt).


(( La "tactique du Salami" est une variante adaptée de "la tactique du salariat": On fait de plus en plus de tranches dans le même volume mais les tranches, ainsi plus largement réparties sont aussi de plus en plus fines...Cette tactique ne peut réussir après une expérience révolutionnaire -même vaincue- qui veut que le sort des idées ne se résume jamais à une histoire d'accumulation hypnotique de patates à cochons...)).


Et cela va durer jusqu’en 1953, année de la mort de Staline, mais pas du stalinisme toutefois.

Moscou demande à Ràkosi de dégager du fauteuil de dirigeant au profit d’Imre Nagy, ce que Ràkosi trouve saumâtre, mais conserve toutefois la tête du parti. Nagy instaura immédiatement le «Nouveau Cours», amélioration de la vie en général ainsi que la libéralisation(*) de la vie intellectuelle et culturelle, et la libération des détenus victimes de la police mise en place par le fameux Ràkosi qui ne laissera pas faire. Querelles internes lors desquelles Ràkosi sera définitivement éjecté et Nagy gardera son poste.Il anime toujours l’émission musicale intitulée « taratata » à la Tv fRançaise.


(*) Le terme "libéralisation" ne signifiat pas encore ce à quoi il correspond désormais dans l'idéologie capitaliste de la compétition mondialisée. Un certain "Flou artistique" était délibérément entretenu autour de ce terme et de la notion de liberté comme  de celle de "libération". Le coup était -reconnaissons-le- habile et fit long feu.


1956 amène un soulèvement anti-stalinien. Près de 3000 morts et un milliers d’arrestations…de nombreux disparus.


Galvanisés par le succès d’une certaine révolution en Pologne, les étudiants descendent dans la rue le 23 octobre 1956 pour manifester leur soutien. La police tire tous azimuts, les insurgés tombent dans tous les coins ou sont faits prisonniers et iront grossir les rangs des « disparus », l’armée finit pourtant de se rangee du côté des étudiants et Nagy est appelé pour former un nouveau gouvernement.


Quelques jours de battements et Nagy annonce le retrait de la Hongrie du «Pacte de Varsovie» et proclame la neutralité du pays.En dépit de cette annonce de Nagy, faute de coffres et de chocolat, la Hongrie ne devient pas pour autant la Suisse des Balkans.((Il en va d'ailleurs ainsi de tout ce que disent et promettent tous les Nagy éparpillés dans ce vaste monde)).


Est-ce que  Kàdàr -qui avait disparu quelques jours- avait demandé l’aide du Kremlin?


Toujours est-il que cette nouvelle Hongrie quant à elle ne fera pas long feu. L’ennemi Kàdàr s’entend avec Moscou et le 4 novembre 1956, les chars bolcheviques entrent à Budapest et y stationnent jusqu’au 15 novembre, le temps de verser beaucoup de sang. Nagy filera mais sera rattrapé par le KGB, sera exécuté et deviendra ainsi «l’homme sans sépulture» en 1958. (en 1989, il sera distingué par des obsèques nationales et bénéficiera d’ une sépulture digne de son nom, ceci demandé parViktor Orban)


Quant à Jànos Kàdàr, le voilà propulsé à la tête du gouvernement hongrois et Secrétaire général du nouveau Parti socialiste ouvrier hongrois (MSzMP (Maudits zand MPauvres)).  

 

Kàdàr qui, en 1963, sous le signe de "la réconciliation générale" dit la célèbre phrase: «Qui n’est pas contre nous et avec nous!»

Les Hongrois lui doivent tout de même une certaine "amélioration de vie" sur des bases d’un consensus minimum nommé aussi: «Le Socialisme du Goulasch»! (Juste un petit salut au passage à celles et ceux qui ont voyagé à l’Est à cette époque et ont échappé au goulasch, plat national absolument terrible…).


1968, Kàdàr lance une nouvelle réforme politique: «Le Nouveau Mécanisme économique», réforme qui vise à profiter d’une certaine détente internationale pour profiter des marchés capitalistes de l’Ouest.


Les décennies 1970 et 1980 verront une certaine libération fortement influencée par l’Occident, soucieux de préparer le terrain de futurs marchés juteux, quand vint la «perestroïka» de l’ère Gorbatchev,juste après le «Solidarnosc» polonais.(prononcer: « solide arnaque » en Espéranto).


Ces deux "grosses révolutions" montraient bien qu’il y avait de l’eau dans le gaz au sein des différentes factions communistes du Bloc oriental. 

 

Aucune cependant n’était communiste ou révolutionnaire, et loin s’en faut!!!

 

________________________

 

Al Pacino dans


"L'écrasement des Soviets par Al Capone"

 

http://lesazas.files.wordpress.com/2013/03/janos_kadar.png?w=820

Kàdàr le traître….bouhh!

Fin de la première partie de ce 4 ème épisode absolument boulversifiant!


((A suivre))

 

:

  -La suite-

 

 

(suite de Extrême-droite hongroise 4: La Hongrie sous le régime communiste)

Avec la participation de Sam et Steph


Chronologie des évènements

1989 – 1990 et le retour à la démocratie


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Jànos Kàdàr


Mais ce n'est pas ce qui va préoccuper les Magyars, toujours dirigés par le fameux Jànos Kàdàr qui propose une «transition graduelle» le 11 janvier 1989. Si la «transition graduelle» du régime hongrois débute fin des années 1980, elle se fait de concert avec le Général polonais Jaruzelski, le maitre du "coup de"l' État d'Urgence" du 13 Décembre. Quoique ce dernier devant faire face à une horde de PolonaisES assez vindicatifs-ves comme le soulignera le nouvel adage apodictici n pour se moquer de Lech Walesa devenu Président de la pologne: -"Quant le chat n'est pas là les souris Gdansk"-, force fut faite à Jaruzelski comme à Walesa de composer avec les soutanes et autres goupillons draine-couillons du pays (Lech Walesa "l'homme au gros stylo papal") en tête au côté de Mgr Glemp, pour maintenir debout un régime plus que vacillant!


Retour en Hongrie. Cette «transition graduelle», aussi appelée «révolution dans la légalité», se fait tout en douceur et le peuple s'adapte aux changements sans vraiment en prendre conscience. Mais le gros crack arrive en automne 1989, lorsque le parti unique au pouvoir se casse la gueule.


La Hongrie se réveille avec une gueule de bois d'enfer. Son taux de croissance est inférieur à 1 % et sa dette s'élève à 20 milliards de dollars pour 10,2 millions de têtes de pipe, ce qui représente environ 36 % du PNB sur la tronche. Sans compter les 2 à 3 milliards de dollars que l'Etat doit emprunter chaque année pour rembourser les intérêts de la dette. Pas de doute qu'il fallait s'engager sur le chemin des réformes économiques drastiques et radicales, du moins assez du point de vue des apparences pour ne pas jeter toute l'eau du bain!


Le 2 mai, on démantèle de «Rideau de Fer» entre l'Autriche et la Hongrie. Judas Kàdàr ne la sent pas et prend la tangente fin Mai. Il rendra son âme au diable le juillet suivant. Ce sera Màtyàs Szürös qui sera le président de transition de la République hongroise du 18 octobre 1989 au 2 mai 1990.


Le 16 juin, le Comité pour la justice historique (?) offre des funérailles solennelles à Imre Nagy lors desquelles Viktor Orban, président du FiDESz (Alliance des Jeunes Démocrates), claironne un discours aux accents populistes contre le régime en place et ce, devant une foule énorme.


Et au printemps 1990, le pays va connaître les premières élections libres depuis 42 ans d'un régime monocratique. La Hongrie se dote d'un président, qui n'a aucun pouvoir, sera élu tous les cinq ans et c'est dans ce contexte qu'en 1990 et 1995Arpad Gontz reçoit ses mandats présidentiels.


(Oui, parce que là, il faut préciser une chose: le président ne sert à rien, mais a un mandat d'une durée de 5 ans, alors que pour les premiers ministres, d'abord nommés ministre-présidents, ont des mandats de 4 piges.) 


Le 23 mai 1990, c'est Jòzsef Antall, qui est à la recherche d'une formation politique "centre-droite" qui sera le premier ministre élu démocratiquement et ce, jusqu'à sa mort fin 1993.


Antall

Jòzsef Antall


Antall a un style de gouvernance capital pour la Hongrie et ses institutions politiques. Et sans lui, les institutions hongroises ne seraient pas ce qu'elles sont aujourd'hui...(ou jusqu'il y a peu!) Il sera aussi le chef du Forum démocrate hongrois et devra s'occuper de la «transition politique» du pays.


Quoiqu'il en soit, Antall va devoir naviguer entre de nouvelles formations politiques: les nationalo-populistes (le Forum démocratique magyar ou MDF) et les modernistes-libéraux qui se partagent l'Alliance des démocrates libres et le FIDESz, groupement dynamique de jeunes démocrates aux dents acérées, plus pragmatiques.


Ce qui donnera un certain équilibre entre le Parlement national-chrétien et les communes rurales de mouvances libérales. Mais le MDF va devoir surmonter des obstacles politiques qui font que les Hongrois voient leur situation se détériorer sérieusement.


1994, bouleversement total de la situation. Le MDF se dégonfle en obtenant qu'entre 15 et 16 % des suffrages alors que le Parti Socialiste (MszP) se voit crédité de 45 % des suffrages. Le FIDESz est acquis à une coalition avec le MSzP.


Gyula Horn, président du MSzP, sera ministre-président de 1994 à 1998.


1998, Ce sera Viktor Orbän, 35 piges, FIDESz (devenu Union civique hongroise et qu'on ne me demande pas pourquoi), qui deviendra le premier ministre-président le plus jeune et formera un gouvernement de transition avec des partis de droite, notamment avec le Parti des petits propriétaires...


2000Ferenc Mädi est élu comme président de la République et Arpad Gontz est envoyé aux pives.


2002, c'est à nouveau le Parti socialiste qui reprend le pouvoir et Péter Medgyessy qui devient Premier ministre. Coalition (Parti socialiste MszP-SzDsZ (Alliance des démocrates libres)).


En 2004, entrée de la Hongrie dans l'Union européenne.


2005Làszlö Sölyom (purée les noms!), devient président de la République, et Ferenc Mädi rejoint Arpad Gontz sous les sapins.


Et en 2006 commence le binz. Le Parti socialiste remporte les élections parlementaires, Ferenc (ayïo!) Gyurcsàny devient premier ministre.
Son discours à la radio est absolument génial, mais n'est pas du goût de tout le monde. Texto:


-«Nous avons merdé...Personne en Europe n'a fait de pareilles conneries, sauf nous...il est évident que nous avons menti tout au long des derniers dix-huit mois...Nous avons tout fait pour garder secret en fin de campagne électorale ce dont un pays a vraiment besoin, ce que nous comptions faire après la victoire électorale: nous le savions tous, après la victoire, il faut se mettre au travail, car nous n'avons jamais eu de problème de cette envergure.» 

 

Le 19 septembre 2006, des milliers de manifestants d'extrême-droite déchaînés réclament le départ du Premier ministre et attaquent le bâtiment de la télévision de Budapest.


Ferenc G ne l'entend pas de cette oreille et envoie la cavalerie.


Seulement voilà, l'opposition gagne haut la main les élections municipales et régionales. Forte de son succès, elle demande la démission de Ferenc Gyurcsany qui ne le fera qu'en 2009, après des manifestations récurrentes orchestrée par Victor Orban qui tient des discours populistes anti-gouvernement depuis 2002. Gyurcsany rend son tablier et demande à Gordon Bajnai de le remplacer pour la fin de son mandat.


Ce qui ne l'empêche pas de rester un poids lourd de la politique et qui va rester dans l'opposition, quitte à créer un nouveau parti.2010, Victoire de FIDESz aux élections et Victor Orbän est élu Premier ministre avec une majorité des deux tiers du Gouvernement.


Voili-voilou la fin d'une longue liste de noms impossibles à mémoriser, à prononcer...Comment voulez-vous comprendre durablement le mystère hongrois vous...?


victor_orban

Victor Orbän (allo, allo, me pouche le dez pour bien bous entendre)


Fin de ce 5 ème épisode absolument ahurissant!


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