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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 21:59
LES CASSEURS CONSTRUISENT!
Face à la gigantesque supercherie sur le fond que constituent les lois scélérates CPE/CNE, une grande mobilisation des jeunesses de ce pays est en cours.
Une frange très large s'est laissé abuser par le caractère outrancièrement libéral, et même laissé surprendre par la provocation qui la constitue intrinsèquement  au point de forcer une contestation parcellaire, réactive, programmée et  voulue selon la stratégie techniquement éprouvée des "pare-feu" qui trouve préférable d'allumer des brasiers pour mieux contenir les incendies possibles  à venir.
Il était nécessaire pour les stratèges du néo-libéralisme de faire quelque chose de grand et de définitivement indiscutable tant l'insatisfaction de tous, comme le dégoût de tout ce qui existe, commençaient à constituer une menaçe pesante sur les fondements insolents sur lesquels reposent encore les équilibres aléatoires du monde de la marchandise.
Si la mayonnaise à bien pris, fort heureusement, elle n'a pas pris aussi bien partout!
I
l convenait, juste après le CNE de circonvenir le foyer de mécontentement en le déplaçant et en s'en prenant spectaculairement aux couches sociales les plus versatiles de part leur statuts et les ambitions contradictoires qui les animent: celles des candidats à l'encadrement de tout avenir, celles qui recellent le plus d'arrivistes déguisés, celles déjà stipendiées en 1967 dans un opuscule publié à Strasbourg et signé Mustapha Kahyati intitulé -"De la misère en milieu étudiant, considérée sous ses aspects politiques, économiques, sexuels et quelques moyens pour y remedier", celles des jeunesses, et plus précisement encore, celles soucieuses de prendre part le plus rapidement possible  à la gestion du mirage de la société de consommation, fut-ce sur un petit strapontin mesquin spécialement conçu à leur intention et à celle de leur perpetuelle convoitise visant dans l'attente fiévreuse et secrète de  pouvoir occuper, toute honte rentrée, le fauteuil directorial de leurs ainés!
Si dans l'orchestration précipitée de la fausse contestation , les stratèges économistes et autres spécialistes du maintien de L'ordre Social, issus pour la plupart de EHESS (voir plus haut le salut fraternel  de Nosotros Incontrolados aux derniers occupants de cette école située boulevard Raspail) avaient bien envisagé la possibilité de quelques "débordements" selon eux aussi "habituels que gérables ou récupérables", ils ne s'attendaient guère à être à ce point dépassés par leur pauvres prévisions!
Une autre jeunesse, moins naïve, s'est à son tour impliquée dans un mouvement dans lequel elle ne se reconnaissait pourtant pas, et tente chaque jour et partout de démontrer en actes qu'il ne s'agit plus de revendiquer sagement la garantie de pouvoir travailler à vie, de troquer la garantie de ne pas mourir de fain contre la certitude de périr d'ennui, mais bien de jeter les bases constructives de la critique des faiblesses et des divisions de la contestation actuelle minée par la fausse conscience globalisante. et les intérêts contradictoires d'une génération à qui l'on voudrait faire croire que le travail serait encore une valeur sociétale d'avenir.
Les barricades des "casseurs" constituent bel bien les bases des premiers édifices ludiques qui seront autant d'autels où l'on verra peut-être  immolées enfin  les déesses de la servitude volontaire et de l'esclavage salarié. Steph.K
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Published by stephane kerfanto - dans CONTROLE SOCIAL
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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 15:10
Alors-là, qu'est-ce qu'on se marre!
l paraît qu'après l'évacuation ce matin des occupants du 105 bld Raspail, (Ecole de Hautes Etudes En Sciences Sociales) - tu parles, charles!-le président de cet institut suspect en matière de compréhension sociale se serait rendu compte que "ça puait terriblement".
Toujours "trop tard à la soupe", ce crâne d'oeuf devait avoir le tarin bouché depuis qu'il gère cet antre de jean-foutres" constituant l'aéropage des ses élèves; si "ça puait" ce matin, c'est bien que les derniers occupants n'avaient pas réussi à libérer les lieux de la pestilence laissée par leurs prédécesseurs-falsificateurs qui n'étaient pas même foutus de dénoncer les derniers dessous provocateurs du piège du CPE/CNE qui visait  surtout à faire basculer les nouvelles générations dans la revendication sordide "du travail à vie" et dans le renoncement à la critique d'un monde encore basé sur l'esclavage salarié, l'organisation sociale  de la misère et la répartition des contraintes.
Si cela puait déjà très certainement  avant l'évacuation policière, ça puait encore davantage après les commentaires portés par l'haleine fétide des média-à- la- botte associée en une puante harmonie odorifante à celle de tous les 'responsables autorisés' à baver sur les micros qui leur étaient tendus par ces valets professionnels de la servilité patentée.
Ca pue encore: qu'on se le dise!
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Published by stephane kerfanto - dans CONTROLE SOCIAL
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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 12:01
Ah, mais quel fichu printemps!
NE TRAVAILLEZ JAMAIS! - PROFESSEURS? VOUS NOUS FAITES VIEILLIR! - LES MURS ONT LA PAROLE! - CRACHE DU REVE DANS LA BRUME! - NI DIEU,NI MAITRE! - et enfin, au milieu de tant d'autres, celui qui rejoint les perspectives non équivoques du premier graff' cité ici - SOUS LES PAVES, LA PLAGE!
A bas la société spectaculaire et marchande, écrivaient les Situationnistes en 1967 qui ajoutaient alors: " Et nous voici quelques uns épris du désir d'aimer sans réserve, assez passionnement pour offrir à l'amour le lit somptueux d'une révolution...". Il n'était nulle part d'aussi jolis programmes ni de plus belle façon de l'énoncer alors, et de dénoncer, dans le même élan poétique en actes, les aspirations tordues des valets coalisés qui signèrent des deux mains les fameux accords de Grenelle!
Mais où en sommes-nous aujourd'hui?(hui(s)= clôture/fermeture.
Sans rire, des banderoles soutenues par des propos d'une rare ineptie, voudraient nous faire accroire qu'il y aurait une filiation entre le "joli mois de Mai" et les évènements récents.
Les citations me permettront de faire l'épargne de commentaires superflus:"DU TRAVAIL A VIE!". - "IL EST INTERDIT D'INTERDIRE...D'ETUDIER!" ,avec à la clé et dans la même veine d'aspiration à la légitimisation de l'esclavage salarié les variantes adaptées du genre:-"...DE TRAVAILLER!", -"...DE SE CREER UN AVENIR DURABLE!"...Passons!
iL NOUS SERAIT LOISIBLE D'EN RIRE, MAIS L'EFFROYABLE BETISE DE NOTRE EPOQUE NOUS CONSTERNERAIT PLUTOT A FORCE DE NOUS GARANTIR UN EFFROI SANS FIN!
Steph.K
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Published by stephane kerfanto
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