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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 17:10
23 août 2012
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« Après plus de six mois passés dans une cellule, j’ai compris que la prison, c’était la Russie en miniature. C’est la même verticale du pouvoir, où le règlement du moindre problème passe par la décision exclusive et directe du chef.

« En l’absence d’une répartition horizontale des fonctions et des attributions qui faciliterait considérablement la vie de chacun. En l’absence également de toute initiative individuelle. Ici, c’est le règne de la délation. De la suspicion mutuelle. En prison, de la même façon que dans le reste du pays, tout est basé sur la dépersonnalisation et sur l’assimilation de l’individu à sa fonction. Qu’il s’agisse d’un employé ou d’un détenu. Le règlement sévère de la prison, auquel on s’habitue rapidement, ressemble au règlement de la vie qu’on impose à chacun dès sa naissance. Dans le cadre de ce règlement, les gens commencent à s’attacher aux choses insignifiantes. En prison, c’est par exemple une nappe ou de la vaisselle en plastique qu’on ne peut se procurer qu’avec la permission du chef. Dehors, l’équivalent, c’est le statut social, auquel les gens sont particulièrement attachés. Ce qui m’a toujours beaucoup étonnée.

« Il y a aussi quelque chose d’important, c’est le moment où l’on prend conscience de ce régime en tant que spectacle. Qui, dans la réalité, se traduit par le chaos, mettant à nu la désorganisation et la non-optimisation de la majorité des processus. Cela ne favorise pas le bon fonctionnement politique. Au contraire, les gens sont de plus en plus désorientés, y compris dans le temps et dans l’espace. Le citoyen, où qu’il se trouve, ne sait pas où s’adresser pour régler tel ou tel problème. C’est pour ça qu’il s’adresse au chef de la prison. Hors de prison, ce chef s’appelle Poutine.

« Nous sommes contre le chaos poutinien qui n’a de régime que le nom. Nous donnons une image composite de ce système où, d’après nous, presque toutes les institutions subissent une mutation, tout en gardant leur apparence extérieure. De ce système qui détruit cette société civile qui nous est si chère. Nos textes, s’ils recourent au style direct, ne réalisent rien directement. Nous considérons cela comme une forme artistique. Mais la motivation, elle, est identique. [...]

« C’est très curieux que les autorités, en réagissant à nos actions, ne tiennent absolument pas compte de l’expérience historique passée des manifestations d’hétérodoxie, d’anticonformisme. “La simple honnêteté est perçue dans le meilleur des cas comme de l’héroïsme. Et dans le pire, comme un trouble psychique », écrivait dans les années 70 le dissident Boukovski. Il ne s’est pas écoulé beaucoup de temps et pourtant tout le monde fait comme si la Grande Terreur n’avait jamais existé, ni les tentatives de s’y opposer. Je considère que nous sommes accusées par des gens sans mémoire. [...]

« Une situation artistique peut, et se doit selon moi, comporter un conflit intérieur. Et je suis particulièrement irritée par toute cette "soi-disance" qui émaille les paroles de l’accusation lorsqu’elle mentionne l’art contemporain.

« Je tiens à remarquer que les mêmes termes ont été employés lors du procès du poète Brodsky. Ses vers étaient désignés comme des "soi-disant" vers, mais les témoins ne les avaient pas lus. Comme une partie des témoins de notre procès, qui n’étaient pas présents lors de notre action, mais qui ont regardé le clip sur Internet. Il est probable que nos excuses soient également présentées par l’esprit généralisateur de l’accusation comme "soi-disant". C’est une insulte. C’est un préjudice moral. C’est un traumatisme. Parce que nos excuses étaient sincères. Vous n’imaginez pas à quel point je regrette que tant de paroles aient été prononcées et que vous n’ayez toujours rien compris. Ou alors vous rusez, quand vous dites que nos excuses n’étaient pas sincères. Je ne comprends pas ce que vous voudriez encore entendre. Pour moi, c’est ce procès qui est un soi-disant procès.

« Et je n’ai pas peur de vous. Je n’ai pas peur du mensonge, je n’ai pas peur de la fiction, je n’ai pas peur de cette mystification mal fagotée, je n’ai pas peur du verdict de ce soi-disant tribunal. Parce que vous ne pouvez me priver que d’une soi-disant liberté. C’est la seule qui existe sur le territoire de la Fédération de Russie. Ma liberté intérieure, personne ne pourra me l’enlever.

« Elle vit dans le verbe, elle continuera à vivre quand elle parlera grâce aux milliers de gens qui l’écouteront. Cette liberté continue dans chaque personne qui n’est pas indifférente et qui nous entendent dans ce pays. Dans tous ceux qui ont trouvé en eux les éclats de ces processus, comme autrefois Franz Kafka et Guy Debord. Je crois, que c’est justement l’honnêteté et la puissance de la parole, et la soif de vérité qui nous rendront tous un peu plus libres. Cela, nous le verrons. »

Maria Alekhina, 8 août 2012,
(traduit du russe par Helmut Brent)

Extraits d'un texte lu au procès des Pussy Riot par une des avocates des trois chattes émeutières. Le texte est disponible ICI dans son entièreté.

 

Tous nos remerciements à Helmut Brent pour la traduction. et à Charles Tatum pour la mise en ligne de ce texte que nous avons relayé sur trois sites auxquels nous participons. (Steph)

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 16:46

 

Champion des échecs, le jeu évidemment, Gary Kasparov fait une partie pour mettre en échec le roi Poutine, ceci en voulant sauver ses reines Pussy Riots qui sont sorties de l’échiquier pour avoir «blasphémé» dans la cathédrale moscovite peu orthodoxe et envoyées au goulag!

http://media.paperblog.fr/i/550/5504763/garry-kasparov-mate-7-coups-niveau-moyen-L-xJNg82.jpeg

Les blancs matent en 7 coups!

-(Dites un peu...Elle n'est pas truquée la partie, là?)-


Alors que le stratège pro Pussy Riots se rend vers des journalistes pour donner son avis, il est interpellé par des policiers-fous arrivés en diagonale et qui le frappent.

 

Jusqu'à présent Garry n'avait mordu personne....

 

C’en est trop pour ce fin stratège qui soi-disant exaspéré aurait mordu  un des malabars qui se blesse au moment de le frapper.

 

Or, agresser un policier (même russe) peut coûter cher, très cher, y compris en roubles! 5’000 euros ou 5 ans de camp disciplinaire.Juste pour commencer....

 

Un bon moyen de museler Garry qui n'y coupera pas.Gare, gare Garry Cooper....

Et le gouvernement russe de monter un scénario idiot qu’il va aussi tweeter.


Sacré Tweet, va!


Et donc, le vice-Premier ministre, Dmitri Ragot-zine, d’user du réseau social pour y écrire: «Kasparov a mordu un policier. C’est pas gentil du tout et j’ai demandé au ministre de l’intérieur, qui est aussi infirmier, de donner à la victime (le policier) un vaccin contre la rage»


Puis, on passe à la presse en donnant la voix à Anton Tsvelkov, AFP, dirigeant de l’association «Officiers de Russie», qui sera le témoin indirect de la scène (Sic!):


«Je n’ai pas assisté personnellement, moi-même, à la scène. Mais une de mes assistantes qui fusse à l’extérieur a entendu qu’un journaliste a dit que «Kasparov a mordu un policier!» Cette chère assistante qui a tout entendu et qui a retrouvé le policier mordu a pu constater qu’effectivement, ce dernier était blessé.

Moi, Anton Tsvelkov, AFP, dirigeant de l’association «Officiers de Russie», suis donc prêt à témoigner devant un tribunal, mon témoignage valant plus que tout autre!»


Alors bon, on a bien mal vu la scène à la téloche et on a entendu Kasparov qui dit que ce n’est pas lui qui a mordu. Mais le vice-Premier ministre Ragot-zine persiste et signe.

Il se fie à un journaliste qui a dit que Kasparov a mordu, propos entendus par une assistante qui en a référé à son supérieur qui est prêt à témoigner…


Ou la Comedia del Arte à la Russe!

 

 

Kasparov, le fou féroce aux dents longues

joue des canines dans le mollet de la Sureté.


((Voulez-vous vous débarasser d'un importun, dites de lui qu'il a des dents longues...

Effet garanti...

le vieux  coup de la rage laissant maintenant un peu à désirer,

sauf que les russes ne le savent pas encore....Ah, ces tovaritchs....))

 

Le Champion d’échecs devenu Punk a t’il secrètement contracté le SIDA et mis ainsi  délibérément en danger la vie des serviteurs de l’ordre Putine?


Personne n’ aura évoqué la longueur des ratiches de Christine Lagarde mordant depuis la Direction du FMI dans le gras-maigre des pauvres de tous les continents.

 

L'occasion était pourtant de circonstance bien que l'ex-ministre de Sarkozy ne soit pas précisément une punkette ou même une Lolita.


Cette absence de publicité concernant la pugnacité de la dame “piège-à-loup”, inégalée au féminin depuis Margareth Thatcher, est bien la preuve de la discrimination frappant les femmes dans l’exercice de leurs fonctions.


Une jeune femme en france se  maintenant seule contre “une cour de récréation composée de garçons” (sic) – (Cf:NKM candidate à la présidence de l’UMP contre J.F Clopé invitée du tapin de France-Inter ce matin)- qu’elle se propose de contredire, y compris contre Juppé….Une athentique et héroïque féministe, une "pussy fric" dans le vent.


Bon…Hein…Ah oui…ça n’a rien à voir avec le thème initial ça?


Sans doute, mais ça ne coute rien et ça fait plaisir de le dire….puisque nous en sommes à parler de coups de crocs….

 

  Sauf la circonstance, ça nous a fait plaisir

d'avoir de tes nouvelles Garry....

 

S.

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 10:04

 

 

17 août 2012

Deux ans

Marie Aliokine (24 ans),
Katerina Samoutsevitch (30 ans),
Nadejda Tolokonnikova (22 ans)


ont été condamnées hier  après-midi, à Moscou, à deux ans de camp.

~

Le procureur avait requis trois ans. Le président Vladimir Poutine avait demandé la clémence; l'Eglise orthodoxe avait exigé, au nom de son Dieu répugnant, qu'on leur octroie le pardon; les néonazis devant le palais de justice de Moscou exprimaient le voeu de voir bruler en enfer les Pussy Riot (Chattes émeutières) et "ceux qui les soutiennent"; le gouvernement français n'a rien vu rien entendu rien dit sauf Filipetti qui s'est déclarée consternée et en a profité pour s'offrir un tailleur neuf.

Ch.Tatum

 

 


 

En lien ci après des tiph' des Pussy, toutes très chouettes.


Merci Charles.


Steph


 

PUSSY RIOT GOES TO SIBERY

 

TOW YEARS OVER

 

 

http://storage.canalblog.com/35/27/456997/78380995_o.jpg

VLADIMIR? TU AS PUSSY LE BOUCHON UN PEU TROP LOIN

 

(STEPH)


http://susauvieuxmonde.canalblog.com/archives/2012/08/17/24913982.html

 

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