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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 21:45

Des nouvelles inquiétantes de notre camarade blessé par les forces du désordre sur la ZAD le 15/12/2012 ! 

Vu sur le flash info des camarades de la ZAD, le 18/12/2012 :


- 18h50 NOUVELLES DU COPAIN BLESSÉ DIMANCHE SOIR


Le copain touché par une grenade assourdissante dimanche soir est encore à l’hopital.

 

http://lutteaeroportnddl.com/2012/12/17/comment-amputer-des-militant-e-s-faites-appel-au-parti-socialiste-et-a-ses-robocops-du-terrorisme-detat-sur-la-zad/Contrairement à ce que nous avions annoncé il n’a pas, pour l’instant, été amputé du gros orteil.

 

Cependant les nouvelles ne sont pas bonnes pour autant :

 

http://lutteaeroportnddl.files.wordpress.com/2012/12/grenade-dbd.png?w=500

 

les chirurgiens lui ont posé une broche dans le tibia et le métatarse est cassé. Les chirurgiens ne sont toujours pas surs de pouvoir rétablir correctement l’irrigation du pied, c’est donc possible que cela soit plus grave et qu’une amputation soit finalement nécessaire.


Les gendarmes sont passés dans sa chambre d’hopital hier, prétendant en avoir le droit et en lui cachant qu’il avait le droit de refuser. Apparamment ils cherchent à enterrer l’histoire, en effet comment justifier l’utilisation de grenades assourdissantes , dites de désencerclement, alors que les manifestantEs ne tenaient que 2 des 4 axes du carrefour ?

 

Alors qu’aucune procédure n’a été entamée, ils ont mis ses vêtements sous scellés et sont partis avec. Nous dénonçons fermement cette forme minable de harcèlement,

 

l’intrusion dans sa chambre à peine 24h après sa blessure.

 

Cela ne nous étonne cependant pas de la part des gendarmes.


Nous adressons toute notre solidarité au copain, de nombreux mails nous sont parvenus demandant de ses nouvelles et pour lui envoyer du soutien. (N.B : écrire à zad@riseup.net pour envoyer des messages de soutien).


 

_________________________________

 

 

Dans des conditions topographiques analogues, à Malville les flics ont tué un manifestant: Vital Michalon, en 1976/77.

 

Un peu plus tard à Paris à Jussieu en1980, les flics butèrent Alain Bégrand dans l'enceinte même de la fac...


Plus tard, quelques années à peine, en Décembre 86 au quartier latin  ce fut à Malick Oussékine de mourir sous les coups de la police rue Monsieur le Prince...

 

Puis dans les banlieues, ce furent bientôt les mômes fuyant une charge de CRS qui périrent dans un transformateur EDF, ou bien encore  un  môme victime de la voiture bélier conduite par les schmitts, là une main arrachée, ici un oeil, ailleurs un pied....Flash-ball, tazer...

 

Sans même parler de ces pendaisons dans les commico, de ces défenestrations suspectes, de ces suicides dans les taules et les CRA....

 

____________________

http://lutteaeroportnddl.files.wordpress.com/2012/12/le_t-ayrault-risme_1-bb642.jpg?w=500&h=744

 

Ils ne s'arrêtront plus maintenant...


D'ailleurs qu'est-ce qu'il y a pour les arrêter?

 

Hein? Le PS? les urnes?

 

___________________________________________

 

 

HPIM2742

 

Pour un oeil les deux yeux...

Pour une dent toute la gueule?

 

(Nosotros.incontrolados)

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Published by Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif - dans GUERRE SOCIALE
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nosotros.incontrolados 20/12/2012 14:40


Notre Dame des Landes : La non-violence comme anesthésiant politique des résistances.


by collectif de lutte contre
l'aéroport de Notre Dame des Landes


Vu sur le blog de Danactu résistance qui l'a "piqué"
au yéti qui
écrit sur Rue 89 , le 20/12/2012:


« Grande mutation » : la violence comme arme politique


Très intéressante tribune dans le Monde
sur la résistance à Notre-Dame-des-Landes. Le texte émanait d’un groupe de trois opposants sur la « zone à défendre » (ZAD). Le trio tenaient à se démarquer de quelques leaders
médiatiques auto-proclamés présentant le mouvement de protestation comme essentiellement non-violent.



« Ceux-ci semblent toujours estimer que, quand bien même on viendrait piétiner nos maisons et nos cultures, il nous faudrait rester calmes et polis. Si nous ne nous étions pas défendu.e.s,
il n’y aurait probablement plus grand monde pour parler de la ZAD aujourd’hui, moins encore pour y vivre. »



La non-violence comme anesthésiant


Voici clairement posé le problème de la légitime défense et de la violence comme arme politique en période de grave crise. D’ailleurs, a-t-on jamais vu les forces de l’ordre établi venir le
défendre avec des petites fleurs à la main ?


Un Nelson Mandela ne dut-il pas se résoudre à l’action politique violente pour mettre à bas l’apartheid en Afrique du sud ? Et Gandhi ne déclara-t-il pas un jour que s’il préférait la non-violence à la
violence, il choisissait néanmoins la violence plutôt que la lâcheté ?


La non-violence est souvent posée comme anesthésiant contre toute tentative de contestation de l’ordre établi. Qui ne se souvient de l’interview mémorable que David Pujadas, présentateur TV du
microcosme, fit subir à Xavier Mathieu, responsable syndical des
« Conti » sur le site menacé de Clairoix ?





Fin de la comédie


Et si cette comédie était finie ? On a vu dans un précédent épisode sur la sortie de crise comment le sang serait
probablement de la partie. Les bonnes âmes terrifiées ne nous épargneront sans doute pas les leçons de morale lénifiantes. Mais le coup de l’autre joue tendue, c’est aussi de l’histoire ancienne
et pas tellement ragoutante.


Etonnant, vous ne trouvez pas, que le journal Le Monde ait publié la tribune de nos trois apaches de NDDL ? Pas son genre. Mais voilà, les temps changent. Les vieux tabous chancellent. Et
soudain vous sautent à la figure des évidences que les courtisans à la Pujadas ne parviennent plus à tenir enfouies.


Tiens, pour garder un semblant de bienséance convenue, terminons ce voyage sulfureux avec un de nos honorables prix Nobel, ce bon vieux Albert Camus, non-violent notoire, qui se refusait lui
aussi à légitimer la violence, mais qui l’estimait pourtant, dans certains cas, inévitable :



« Ce n’est pas me réfuter en effet que de réfuter la non violence. […] Je ne pense pas qu’il faille répondre aux coups par la bénédiction. Je crois que la violence est inévitable, les
années d’occupation me l’ont appris. Pour tout dire, il y a eu, en ce temps-là de terribles violences qui ne m’ont posé aucun problème.


Je ne dirai donc point qu’il faut supprimer toute violence, ce qui serait souhaitable, mais utopique, en effet. Je dis seulement qu’il faut refuser toute légitimation de la violence, que cette
légitimation lui vienne d’une raison d’Etat absolue ou d’une philosophie totalitaire.


La violence est à la fois inévitable et injustifiable. Je crois qu’il faut lui garder son caractère exceptionnel et la resserrer dans les limites qu’on peut. »


 



N.B du CLCA : Précision du Yéti suite à des commentaires sur son article qui l'accusaient de faire l'apologie de "la violence révolutionnaire organisé" :


Il est étonnant que la plupart des commentateurs de ce billet voient dans mon texte une apologie de la « violence révolutionnaire organisée » (Jyeden).


J’ai peu d’appétence pour les mouvements revendiqués « révolutionnaires ». Historiquement, ceux-là

ZAD et + 20/12/2012 07:55


Rassemblement des zadistes en soutien aux inculpés à Nantes


http://lutteaeroportnddl.com/2012/12/20/rassemblement-contre-lenfermement-jeudi-20-decembre-a-18h-place-du-bouffay-nantes/

ZAD et + 19/12/2012 23:31


A ne pas manquer de lire, d'y penseer, d'imaginer ce que vous feriez si vous y étiez, de vous demandez pourquoi n'y êtes vous pas...ou pas encore....Tout comme nous autres...Il faudrait bouger...


http://lutteaeroportnddl.com/2012/12/19/zad-la-solidarite-nest-pas-un-vain-mot-recit-dune-visite-de-soutien-sur-la-zad-le-16122012/