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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 12:03
APPEL A SOUTIEN POPULAIRE:
AIDEZ, HEBERGEZ, CACHEZ, FRATERNISEZ AVEC LES "ESCAPADORIOS" DES CENTRES FERMES...
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Thèmes du jour :

   Cinq réfugiés s'échappent
du Centre 127bis (Oscar)



-

 Dans la nuit de lundi à mardi, 5 réfugiés du Centre 127bis à Steenokkerzeel se sont échappés. Quatre d'entre eux sont toujours dans la nature, alors que la police en a intercepté un. Ce n'est pas la première fois que des réfugiés s'échappent du centre.

C'est le service de sécurité du centre fermé qui a remarqué la disparition lundi soir, après avoir aperçu des personnes errer autour du centre, grâce aux caméras de surveillance. La police locale de Steenokkerzeel a immédiatement été prévenue et a lancé une opération de recherche. En même temps, un appel était réalisé à l'intérieur du centre, rapportant la disparition de deux Irakiens, deux Syriens et un Iranien.

La police a fouillé les environs du centre fermé durant quelques heures, sans résultats. Mardi matin, un homme correspondant au signalement d'un des Irakiens a été repéré dans la commune voisine de Nossegem. Il a été interpellé par la police et reconduit au centre. Selon la police de Steenokkerzeel, des réfugiés s'échappent régulièrement du 127bis. "Il y a environ un an, nous avons connu plusieurs cas de fuites rapprochés dans le temps, mais depuis, la situation était calme", a déclaré le porte-parole de la police.

 (belga)


                   Oscar Flores / 0496 40 33 09
 Mail : werken2004@yahoo.fr
 Parrainage dans les centres fermes : http://parrainage127bis.canalblog.com/
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Published by Nosotros.Incontrolados-Les Amis du Négatif à l'O - dans SQUATT-SANS PAPIER-EXPULSION
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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 12:41

  • 1° Comment une affaire privée passe par chance vaseuse imprudemment publique

    Starring pour commencer dans ce très beau film d’art et d’essai que nous allons vous exposer, Georges-Marc Benamou, conseiller pour la culture à l’Elysée, et Olivier Poivre d’Arvor, "monsieur frère" (ce qui ne devrait pas être en soi une tare, ni non plus une qualité !), qui est quelque chose d’important ailleurs à la télé. C’est le Canard qui nous en parle initialement la semaine dernière juste après les élections municipales en évoquant une affaire d’amour qu’a mal tourné entre eux à propos de la Villa Médicis, promise (la direction s’entend) par le premier au second mais finalement accaparée (la direction s’entend toujours) par le premier, lequel a perdu sa chaise curule élyséenne ("A perdu" c’est à dire "est viré"), et se constitue avec brio un avantage compensatoire.

    Là, on suppose que si vous lisez les présentes lignes vous êtes bien sûr déjà au parfum sur l’essentiel, on va pas tout reprendre au début : L’histoire donc promet a priori d’être racinienne, shakespearienne même, si elle est bien menée. On attend beaucoup d’hémoglobine dans cette tragédie ! Eh bien c’est parti comme prévu, Olivier dans le rôle de Iago l’abominable déballe tout le bidule ! Par chance, Georges-Marc, imbuvable viscéral, semble ne s’être fait partout dans sa carrière que des ennemis complètement accrocs, ça biche, ça biche, la mayonnaise empoisonnée peut monter, la cabale peut s’enfler.

    Action ! entrent dans le jeu, une trentaine d’artistes en lettres capitales, écrivains et célébrités diverses, signataires d’une pétition dénonçant une nomination scandaleuse qui serait le fait du prince, vous comprenez pourquoi : Jane Birkin, artiste, François Bon, écrivain, Geneviève Brisac, écrivain, Pascal Bruckner, écrivain, philosophe, Olivier Cadiot, écrivain, Sophie Calle, artiste, Patrice Chéreau, metteur en scène, cinéaste, Bernard Comment, écrivain, ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Pascal Convert, artiste et ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Maryline Desbiolles, écrivain, Pascal Dusapin, compositeur, ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Alain Finkielkraut, philosophe, Gérard Fromanger, artiste, Valérie Gans, écrivain, Gabriel Garran, metteur en scène, François Hartog, historien, Valérie Lang, comédienne, Gila Lustiger, écrivain, Bruno Mantovani, compositeur, ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Pierre Michon, écrivain, Catherine Millet, critique d’art, auteur, directrice d’Art Press, Marie-Ange Munoz, écrivain, Manuela Morgaine, artiste, ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Stanislas Nordey, metteur en scène, Bernard Pagès, artiste, Giuseppe Penone, artiste plasticien, Jacqueline Risset, écrivain, professeur, traductrice, Olivier Rolin, écrivain,Tiphaine Samoyault, écrivain, ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Jean-Noël Schifano, écrivain, éditeur, citoyen d’honneur de la ville de Naples,Yves Simon, écrivain, chanteur, Aberrahmane Sissako, cinéaste, Alain Veinstein, écrivain, producteur à France-Culture, Marc Weitzmann, écrivain. On se demande ce que la plupart viennent faire là-dedans, mais s’ils le font c’est qu’ils ont leurs bonnes raisons et qu’ils en ont le droit. Comme ils nous interpellent ainsi, nous nous sentons, à l’Ocséna, tenus par courtoisie et obligation morale face à l’ampleur de la chose de publier aussitôt à notre tour en post sur betapolitique une sorte de mise en garde naturelle que voici :

    "La décence ou l’intelligence voudrait en principe, c’est l’usage, que l’on se taise sur les fromages (yc. les culturels) que la République se distribue périodiquement entre courtisans, et que la question ne soit en tout cas pas étalée imprudemment sur la place publique. Mais on voit qu’une subtilité légitime nous avait échappé, il y a donc des courtisans politiques et des courtisans techniques, Benamou serait des uns et son malheureux challenger Poivre d’Arvor serait des autres."

    "Comme nous n’avons aucun intérêt, nous, ni dans un camp ni dans l’autre, ça ne nous déplairait finalement pas de relever, si l’on peut dire, l’étrange débat auquel on nous invite. Le plus amusant serait sans doute celui sur la compétence : qui t’a fait compétent très aimable bouffi ? Nous n’avons rien contre aucun de ces deux garçons, mais engageons l’affaire on va bien arriver à leur trouver sérieusement quelque chose."

    On se croit quitte et libéré ! Mon oeil ! deux jours après l’affaire court toujours. Deuxième réaction de notre part, nous exprimons cette fois sous forme zaz :
    - "A côté de ça, le pire est évité, ils n’ont pas osé nommer David Douillet ! "
    - A quoi un aimable zazeur nous répond non sans à propos : "Il le méritait bien pourtant, non ?"

    2° Les sanglots longs des violons, blablabla. Le Monde débarque, vous imaginez l’ampleur !

    Hier soir, 30 03 08, grand bang dans le ciel bleu de France, le Monde s’y met à son tour, plus exactement Raphaëlle Bacqué, avec un article étonnamment meurtrier "La bataille de la Villa Médicis". Tout l’historique est là, (reportez-vous à lui) et une flopée de gens nouveaux s’y trouvent "impliqués", Patrick de Carolis, Christine Albanel, Richard Peduzzi, l’actuel directeur de la villa, Catherine Pégard, conseillère d’Albanel, de même sans doute que sa petite soeur, mais il y en a d’autres à citer nécessairement puisqu’il y a Carla Bruni-Sarkozy soi-même, ainsi que Valeria Bruni-Tedeschi, la merveilleuse actrice, elle, que nous aimons tant. Valéria est sans doute la seule là-dedans qui n’ait pas fait de connerie, elle n’est notamment pas intervenue auprès de Carla et de Nico.

    Nous vous donnons tout de suite l’épilogue de ce méchant movie, Nicolas s’en tire très bien, il refile à je ne sais quelle commission le fait de trancher sur les mérites et les quartiers de noblesse des impétrants, soit les deux thons précédents si maladroits, soit la flopée des nouveaux qui se branchent à présent sur le morceau.

    3° La réponse putative du peuple

    Reste, comme on le prévoyait, la villa que l’on a à présent sur les bras, reste le problème à poser de la légitimité des tromblons signataires (on voulait dire trublions), reste le peuple, nous, qui paie par l’impôt ces dépenses somptuaires qui ne lui sont pas destinées, reste le cas Sarkozy qui n’est nullement écorné, dirait-on, reste les Ocsénistes grosjean comme devant dans cette stupide affaire, car est-il besoin de le péciser nous ne sommes pas sarkozystes mais très exactement le contraire. Il est vrai que nous ne sommes pas trop célébrités non plus, que nous mettons souvent dans le même pot.

    Nous avons rarement vu une affaire si vainement gérée. Sur la villa, déjà, la rumeur se répand comme une traînée de poudre qu’elle coûterait une fortune représentant plusieurs fois le surcoût du régime spécial de la RATP, ce qui est archi-faux. La rumeur se répand aussi qu’elle est de ces dépenses largement superfétatoires qui, jointes à mille autres, creusent le budget de la nation, ce qui est vrai absolument on peut le dire (pensez aux chaînes parlementaires !). Hier à la télé nous entendions que La Villa Médicis est le lieu où de grands artistes sortent enfin de la galère, éclats de rires dans les chaumières ! la vrai galère est celle des Français très ordinaires. Et puis les handicapés qui défilaient hier pour une vie décente doivent quand même l’avoir amère (on ne parle pas des intermittents des années précédentes, on ne parle pas non plus de ceux qui se les gelaient rue de la banque durant l’hiver).

    Oui mais c’est le prestige de la France, cette Villa ! C’est ce qui fondamentalement justifie le régime spécial de cette si belle cantine romaine. Tant de noms illustres y sont passés !
    - Qu’ils remboursent, crie bêtement la foule.

    Statut des signataires. D’accord, on ne va pas mégoter soudain l’affection que nous avions pour les deux chiens de Jane Birkin, ou notre sincère admiration pour tel ou tel. On comprend que si la pétition n’est pas caritative comme d’hab, si elle est un poil un peu corporatiste (c’est pour la profession, on notera d’ailleurs qu’il n’y a aucun charcutier parmi les signataires), elle a aussi le mérite d’être politique : bon mais on l’a déjà dit, là c’est pas mal dans l’intention mais c’est franchement raté dans l’aboutissement.

    Et puis il y a une chose mal venue dans cette affaire outre qu’elle part d’une querelle au départ strictement personnelle, c’est qu’elle est cri du gratin ! Le gratin peut protester, c’est son droit comme celui de tout le monde, c’est peut-être aussi son devoir. Il peut faire remontrance au roi, ne le fait-il pas depuis des siècles, il le faisait déjà sous Louis XIV, XV et XVI. Il le fait au nom de son essence exceptionnelle. Mais bon, je ne sais, à être puissant ce qui est bien, il n’est pas interdit d’être subtil en plus. On se trompe sans doute, mais ça n’a pas été le cas, on parle pour la subtilité, Il est vrai que le gratin n’a pas suscité complètement la haine non plus.

    4° Hypothèse pour une conclusion

    Pour conclure correctement cette offensive assez râtée que faudrait-il finalement ? Jeter aux oubliettes par la tête les deux énergumènes par qui le scandale est arrivé. Demander aux gratinés précités de bien vouloir par décence rester un peu plus entre eux, ou ressortir les subventions diverses dont certains glavioteurs oublieux vivent richement. Enfin, sans céder la Villa aux malheureux enfants de la mucoviscidose, la faire oublier pendant quatre ou cinq ans.

    Le danger que l’’on risque dans la maladresse stratégique que nous dénonçons c’est que Nicolas Sarkozy se refasse une santé et même une assourdissante popularité s’il lui venait à vider Albanel, Carolis, Pégard et compagnie.

    Quand je pense que Chéreau, Edmonde Charles-Roux, Fumaroli sont pressentis pour trancher en sages dans ce débat, je serais à leur place je me tirerais vite fait, ne serait-ce que par respect pour le peuple. Il y en a déjà tant parmi nous qui réclament de la brioche au petit mitron qu’il est insensé à ce stade de leur promener sous le nez le fumet du gratin.

    Alain Serge Clary et les Inoxydables de l’Ocséna vous saluent bien !

    .......................................................................................................

    Les Pensées zaz de l’Ocséna

    Ocsena, Organisation contre le système-ENA... (et pour la démocratie avancée)
    - http://ocsena.ouvaton.org


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4 Messages de forum

  • En fait la rémunération du directeur de la Villa Médicis donnée dans l’article du Monde doit comporter une erreur ou une astuce, car je refuse de croire que le fromage est aussi (relativement) maigre qu’on nous dit : courtisan ne paierait plus, la bonne blague ! moins qu’un député avec la gratte ?!

    P’tit Jojo

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  • La classe dominante artistique et intello est bien différente de l’image pour moitié qu’on s’en fait qui se limite à ce qu’on en voit de plus apparent qui est l’esprit et le talent. Elle est en réalité un authentique pouvoir, elle est établie, structurée, solidaire comme un pouvoir, son territoire est un pouvoir, il est vital pour elle de le patrouiller et de n’en point lacher un morceau. En fait, la classe dominante artistique et intello est sans le dire milieu, famille, mafia. Elle se passe les prébendes nombreuses, les positions avantageuses, selon des réseaux à vie, et souvent intergénérationnels.

    Quelle que soit sa qualité, même bien réelle, la classe dominante artistique et intello est en même temps immanquablement parasite habile de haut niveau, ses collusions sont totales avec l’argent, la force politique, les machins du système.

    Elle ne vous trompe pas du tout sur le produit (livre, film, concert, etc.) qu’elle vous offre et que vous êtes en mesure d’apprécier, elle vous trompe seulement sur tout le reste, son statut, sa place en force, sa position par rapport à vous, elle en haut et vous en bas.

    Ox

    Répondre à ce message

    • En fait, le plutôt mal nommé zinzin "bourses de pensionnaires" de la Villa Médicis relève d’une haute cuisine biaisée essentiellement parigo-germanopratine pour lequel on demande les moyens de la République (les vôtres en dernière instance, ou en première comme vous voulez c’est la même chose) ainsi que l’admiration ébahie due à la beauté par le péquin (vous encore, pauvres pommes !). Le merveilleux de la présente affaire Médicis serait de pouvoir mettre un terme à ce scandale pour gosses bénis qui dure depuis plus de 300 ans.

      Gina

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  • La première chose à faire pour une saine et juste politique de la culture, notamment cinématographique, devrait être d’instaurer l’exil automatique à l’étranger des rejetons des grands acteurs. Sans cela on se trouve, voyez la situation francaise, dans des systèmes dynastiques négatifs et contreperformants à tous égards. Outre qu’ils sont vérolés.

    Mais s’ils ont du talent, les enfants ? c’est trop injuste ! S’ils en ont, ça ne leur fera aucun tort là-bas ! et s’ils n’en ont pas comme c’est général ça ne nous fera que du bien !

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 22:16

JE BOYCOTTE ...

dimanche 30 mars 2008.
 
Boycottage : action visant à isoler matériellement et moralement un individu ou une institution, en dénonçant ou en sabotant l’utilisation des marchandises (objets ou idéologies) qu’ils mettent en circulation.

JE BOYCOTTE...

Je boycotte les bureaucrates sanglants de Pékin qui tuent, dans la région autonome du Tibet et en Chine, pour garder la main sur le chrome, le cuivre et l’uranium tibétains, pour contrôler au Tibet le plus grand réservoir d’eau potable de l’Asie, pour éviter que les régions chinoises ne fassent sécession comme celles de l’ex-URSS, et pour maintenir leur pouvoir de classe sur une immense main-d’œuvre louée à bas prix au capitalisme mondial.

Je boycotte les ordures d’État, en France et ailleurs, qui les soutiennent, les excusent ou les ménagent en espérant - les crétins ! - « conquérir un nouveau marché ».

Je boycotte un Sarkozy qui ose déclarer que : « Le souhait de la France est que tous les Tibétains se sentent en mesure de vivre pleinement leur identité culturelle et spirituelle au sein de la République populaire de Chine. »

Note 1. Le souhait de Laval et Pétain était que tous les Français se sentent en mesure de vivre pleinement leur identité culturelle au sein de l’Europe régénérée qu’incarnait l’armée nazie. Hélas ! le « dialogue » et la « retenue » ne l’ont pas emporté...

Note 2. Fais pas le malin, Fabius ! Si des émeutiers avaient attaqué l’Hôtel de ville du Grand-Quevilly, tu aurais été le premier à appeler la troupe !

Je boycotte les niaiseux sportifs [1] qui écrivent dans une supplique à Hu Jintao : « Nous croyons que les Jeux, au-delà de la marchandisation du sport, des rivalités politiques, des récupérations, représentent ce que l’humanité a de plus pur : le dépassement de soi, la fraternité, l’amitié et le respect entre les peuple. »

« Au-delà » de l’exaltation de la « race pure », de la paranoïa antisémite et antibolchévique, de l’éradication du mouvement ouvrier et des groupes « racialement inférieurs » dans les camps de travail et d’extermination, le nazisme était une chouette aventure entre garçons musclés et jeunes filles saines appréciant le grand air et la musique symphonique.

Je boycotte un dalaï-lama, curé aussi coincé du cul que ses semblables des autres religions, et sa claque de bobos occidentaux, qui sourient niaisement à chaque communiqué d’appel au dialogue que le bonhomme pond religieusement tous les dix cadavres d’émeutiers (Quand dalaï-lama fâché, dalaï-lama toujours faire ainsi !).

Note. Peut-on boycotter un exilé politique ? En voilà une question idiote ! Imaginez que le énième pape soit chassé du Vatican et obligé de vivre, à Avignon par exemple ! Ses cochonneries sur l’euthanasie, la contraception et la branlette en deviendraient admirables, c’est ça ?

Je boycotte, puisqu’il est question de la Chine et de l’attitude des occidentaux à son égard, un Badiou qui compare les manipulations de Mao lançant la prétendue « Révolution culturelle [2] » avec l’explosion libertaire de Mai 68, et profite du désarroi des degauches sarkozyfiés pour leur refiler une version light du stalinisme maoïste, avec mentions de la « violence », qui visait malheureusement un ennemi « incertain » ou « le parti lui-même ».

Lisez-le : « Le marxisme, le mouvement ouvrier, la démocratie de masse, le léninisme, le Parti du prolétariat, l’État socialiste, toutes ces inventions remarquables du XXe siècle [sic], ne nous sont plus réellement utiles. Dans l’ordre de la théorie, elles doivent certes être connues et méditées. Mais dans l’ordre de la politique, elles sont devenues impraticables. » Badiou Alain, De quoi Sarkozy est-il le nom ?, Lignes, 2007, p. 150. Je souligne.

Combien de dizaines de millions de cadavres [3], Badiou, a-t-il fallu pour contraindre staliniens et maoïstes à reconnaître comme « impraticables » ces « inventions remarquables » ?

On voit qu’il n’y a pas qu’au rayon boucherie des supermarchés qu’on pratique la « remballe » !

Vous allez me dire : Boycotter, c’est un peu court, uniquement négatif... Je vous donne raison, Ninon ! Et c’est pourquoi, dans le même registre symbolique,

Je salue...

Je salue les centaines d’habitant(e)s des vieux quartiers de Pékin, dont on a rasé les maisons au bulldozer pour construire des dortoirs à sportifs et des stades où ces crétins iront battre le record de lancer du marteau. (Et la faucille, c’est pour quand ?)

Je salue les milliers de pékinois que la police harcèle depuis des mois pour qu’ils deviennent « présentables » aux yeux des rares occidentaux qui s’égareraient hors des périmètres balisés. On a particulièrement fait la chasse aux hommes qui prennent le frais torse nu, les soirs d’été. À ceux qui ont la fâcheuse habitude de cracher par terre, on a distribué des petits sacs plastique portant cette inscription : « La civilisation commence par des détails, veuillez ne pas cracher ! » Je réponds : « La civilisation commence par l’essentiel : veuillez nous foutre la paix ! »

Je salue, parmi des centaines de milliers d’autres, les émeutiers de Dongzhou (village côtier à une centaine de kilomètres de Hong Kong) qui protestaient, début décembre 2005, contre les compensations dérisoires offertes pour être chassés de leurs terres où devaient être construite une centrale électrique, attaquant les locaux gouvernementaux sous les tirs de la police (bilan : entre 3 et 20 morts, selon les sources).

Je salue les ouvriers, étudiants, et paysans, protagonistes anonymes de ce que les bureaucrates de Pékin appellent des « incidents de masse », officiellement évalués à plus de 74 000 en 2004, et 87 000 en 2005.

Je salue les dizaines de milliers de gens condamnés chaque année à la « rééducation par le travail » (laojiao), sans jugement, sur décision d’une commission administrative, pour une durée pouvant aller jusqu’à 3 ans, peines non susceptibles de remises.

Je salue Chen Guangcheng, juriste autodidacte, « avocat aux pieds nus », condamné en août 2006 à quatre ans et trois mois de prison, pour avoir dénoncé les stérilisations forcées pratiquées dans la province du Shandong.

Je salue la foule émeutière qui, en mars 2007, tint tête aux policiers cinq jours durant à Zhushan, village de montagne du Hunan, incendiant des bus (dont la compagnie venait d’augmenter les tarifs), des voitures officielles et des véhicules de police.

Je salue les 7 000 manifestant(e)s de Xiamen, ville portuaire, qui protestaient le premier juin 2007 contre la construction d’un complexe pétrochimique.

Je salue la foule émeutière qui, les 19 et 20 mai 2007 à Dungu et dans sept autres cantons de la région autonome du Guangxi, a protesté contre le contrôle autoritaire des naissances en affrontant la police, en brûlant des voitures et en donnant l’assaut aux sièges des gouvernements municipaux et aux bâtiments abritant les services officiels de planning familial.

Je salue le journaliste indépendant Lü Gengsong, condamné en janvier 2008 à quatre ans de prison, pour « incitation à la subversion de l’État », et Hu Jia, arrêté pour le même motif fin décembre 2008, après des mois de résidence surveillée, et tous leurs semblables, des centaines, dont les noms ne nous sont pas toujours connus.

Je salue Huang Qingnan, vitriolé pour avoir aidé des ouvriers à défendre leurs droits, dans un pays où la grève est interdite (mais où les grèves sauvages se multiplient) et où le code du travail ne prévoit que depuis le 1er janvier 2008 que les patrons sont tenus d’établir un contrat à durée indéterminée pour les salariés qui ont plus de dix ans d’ancienneté !

Le boycottage des jeux olympiques, compris comme thème d’agitation (il ne peut être effectif et total), peut n’être qu’une farce de plus au service du grand mensonge capitaliste sur l’évolution conjuguée et harmonieuse du commerce, du salariat et des droits de l’homme.

La seule manière de faire produire au boycottage un effet réel - et d’abord sous nos propres latitudes - est de le resituer dans la perspective d’un soutien au prolétariat et au peuple chinois, partie d’une lutte de classes féroce, dans laquelle nous avons, en tant que consommateurs de produits manufacturés et subissant nous-mêmes le capitalisme des donneurs d’ordre occidentaux, une responsabilité qui n’est pas abstraitement morale, mais politiquement et économiquement concrète.

Il en va de notre responsabilité politique (à nous aussi) si les paysans, les ouvrières et les ouvriers de Chine sont surexploités dans une sweat chop à l’échelle d’un continent d’où sont extraites les matières premières et où sont assemblés les produits que nous utilisons. S’il sert les intérêts de la bureaucratie qui le dirige encore, le régime post-maoïste fait désormais, aux yeux de tous, partie intégrante du capitalisme mondial.

Les Jeux olympiques d’août 2008 ne seront qu’un incident de mass media, qui aura été l’occasion d’un peu plus de misère, de tracasseries policières et de répression pour des dizaines de milliers de gens. Pékin en gardera des cicatrices urbanistiques indélébiles. Mais d’autres plaignant(e)s, d’autres grévistes, d’autres insurgé(e)s se battront contre la police, l’armée, le parti et les patrons.

La révolte violente des jeunes tibétains, qui rejoignent des moines bouddhistes, eux-mêmes souvent fort jeunes, se comprend aisément. Qui peut supporter sans se rebiffer de se voir expulsé de chez lui par l’armée ? Mais, contrairement à ce que semblent croire beaucoup d’admirateurs occidentaux du dalaï-lama, cette révolte n’a aucun surcroît de légitimité du fait que l’armée d’occupation est chinoise... Tous les paysans chinois chassés de leurs terres par « leur » armée et « leur » police (ne l’appelle-t-on pas la « Police armée du peuple » ?), pour construire des usines polluantes ou des résidences de luxe pour nouveaux riches, ont exactement le même droit légitime à l’insurrection, que proclamait la constitution française de 1793.

C’est à l’indépendance du monde - et des humains qui l’habitent - que nous devons consacrer nos efforts.

Ni radotages ni mantras ! Ni pain béni ni Jeux olympiques !

La liberté et la dignité partout, pour toutes et tous ! Dans et par la lutte.

Je profite de ce texte pour annoncer la parution début mai 2008 du livre China blues, aux éditions Verticales.

Ses auteurs sont Charles Reeve et Hsi Hsuan-wou. Le premier avait publié Le Tigre de papier. Sur le développement du capitalisme en Chine : 1949-1971 (Spartacus, 1972) ; le second avait collaboré au recueil intitulé Révo. cul dans la Chine pop. Anthologie de la presse des gardes rouges (10/18, 1974).

Tous deux ont déjà publié ensemble Bureaucratie, bagnes et business (L’Insomniaque, 1997).

Après un récent voyage en Chine, d’où ils rapportent une trentaine d’entretiens, ils écrivent : « La Chine du "socialisme de marché" est un des vecteurs de l’unification mondiale du capitalisme. L’émigration chinoise, conséquence de la précarisation des travailleurs chinois, est elle-même une composante de la "globalisation" de la main-d’œuvre à l’échelle mondiale. »

[1] Ceci est un pléonasme. À vos dictionnaires !

[2] « La "Révolution culturelle" qui n’eut de révolutionnaire que le nom, et de culturel que le prétexte tactique initial, fut une lutte pour le pouvoir, menée au sommet entre une poignée d’individus, derrière le rideau de fumée d’un fictif mouvement de masses (dans la suite de l’événement, à la faveur du désordre engendré par cette lutte, un courant de masse authentiquement révolutionnaire se développa spontanément à la base, se traduisant par des mutineries militaires et par de vastes grèves ouvrières ; celles-ci, qui n’avaient pas été prévues au programme, furent impitoyablement écrasées). » Simon Leys, Les Habits neufs du président Mao. Chronique de la Révolution culturelle, Éditions Champ libre, 1971 ; rééd. in Essais sur la Chine, coll. Bouquins, 1999.

[3] Je ne prétends pas faire ici l’addition des victimes du stalinisme dans ses versions concurrentes, soviétique, chinoise, et cambodgienne ; je ne voudrais pas déprimer d’éventuels lecteurs néo-nazis qui se prennent pour de vrais durs.

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 13:46

Bataille pour la Villa Médicis (zaz)

 
{{1° Comment une affaire privée passe par chance vaseuse imprudemment publique}}
 
Starring pour commencer dans ce très beau film d'art et d'essai que nous allons vous exposer, Georges-Marc Benamou, conseiller pour la culture à l'Elysée, et Olivier Poivre d'Arvor, "monsieur frère" (ce qui ne devrait pas être en soi une tare, ni non plus une qualité !), qui est quelque chose d'important ailleurs à la télé. C'est le Canard qui nous en parle initialement la semaine dernière juste après les élections municipales en évoquant une affaire d'amour qu'a mal tourné entre eux à propos de la Villa Médicis, promise (la direction s'entend) par le premier au second  mais finalement accaparée (la direction s'entend toujours) par le premier, lequel a perdu sa chaise curule élyséenne ("A perdu" c'est à dire "est viré"), et se constitue avec brio un avantage compensatoire.
 
Là, on suppose que si vous lisez les présentes lignes vous êtes bien sûr déjà au parfum sur l'essentiel, on va pas tout reprendre au début  : L'histoire donc promet a priori d'être racinienne, shakespearienne même, si elle est bien menée. On attend beaucoup d'hémoglobine dans cette tragédie ! Eh bien c'est parti comme prévu, Olivier dans le rôle de Iago l'abominable déballe tout le bidule ! Par chance, Georges-Marc, imbuvable viscéral, semble ne s'être fait partout dans sa carrière que des ennemis complètement accrocs, ça biche, ça biche, la mayonnaise empoisonnée peut monter, la cabale peut s'enfler.
 
Action ! entrent dans le jeu, une trentaine d'artistes en lettres capitales, écrivains et célébrités diverses, signataires d'une pétition dénonçant une nomination scandaleuse qui serait le fait du prince, vous comprenez pourquoi :  Jane Birkin, artiste, François Bon, écrivain, Geneviève Brisac, écrivain, Pascal Bruckner, écrivain, philosophe, Olivier Cadiot, écrivain, Sophie Calle, artiste, Patrice Chéreau, metteur en scène, cinéaste, Bernard Comment, écrivain, ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Pascal Convert, artiste et ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Maryline Desbiolles, écrivain, Pascal Dusapin, compositeur, ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Alain Finkielkraut, philosophe, Gérard Fromanger, artiste, Valérie Gans, écrivain, Gabriel Garran, metteur en scène, François Hartog, historien, Valérie Lang, comédienne, Gila Lustiger, écrivain, Bruno Mantovani, compositeur, ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Pierre Michon, écrivain, Catherine Millet, critique d'art, auteur, directrice d'Art Press, Marie-Ange Munoz, écrivain, Manuela Morgaine, artiste, ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Stanislas Nordey, metteur en scène, Bernard Pagès, artiste, Giuseppe Penone, artiste plasticien, Jacqueline Risset, écrivain, professeur, traductrice, Olivier Rolin, écrivain,Tiphaine Samoyault, écrivain, ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Jean-Noël Schifano, écrivain, éditeur, citoyen d'honneur de la ville de Naples,Yves Simon, écrivain, chanteur, Aberrahmane Sissako, cinéaste, Alain Veinstein, écrivain, producteur à France-Culture, Marc Weitzmann, écrivain. On se demande ce que la plupart viennent faire là-dedans, mais s'ils le font c'est qu'ils ont leurs bonnes raisons et qu'ils en ont le droit. Comme ils nous interpellent ainsi, nous nous sentons, à l'Ocséna, tenus par courtoisie et obligation morale face à l'ampleur de la chose de publier aussitôt à notre tour en post sur betapolitique une sorte de mise en garde naturelle que voici :
 
"La décence ou l'intelligence voudrait en principe, c'est l'usage, que l'on se taise sur les fromages (yc. les culturels) que la République se distribue périodiquement entre courtisans, et que la question ne soit en tout cas pas étalée imprudemment sur la place publique. Mais on voit qu'une subtilité légitime nous avait échappé, il y a donc des courtisans politiques et des courtisans techniques, Benamou serait des uns et son malheureux challenger Poivre d'Arvor serait des autres."
 
"Comme nous n'avons aucun intérêt, nous, ni dans un camp ni dans l'autre, ça ne nous déplairait finalement pas de relever, si l'on peut dire, l'étrange débat auquel on nous invite. Le plus amusant serait sans doute celui sur la compétence : qui t'as fait compétent très aimable bouffi ? Nous n'avons rien contre aucun de ces deux garçons, mais engageons l'affaire on va bien arriver à leur trouver sérieusement quelque chose."
 
On se croit quitte et libéré ! Mon oeil ! deux jours après l'affaire court toujours. Deuxième réaction de notre part,  nous exprimons cette fois sous forme zaz  :
-"A côté de ça, le pire est évité, ils n’ont pas osé nommer David Douillet ! "
- A quoi un aimable zazeur nous répond non sans à propos : "Il le méritait bien pourtant,non ?"
 
{{2° Les sanglots longs des violons, blablabla. Le Monde débarque, vous imaginez l'ampleur !}} 
 
Hier soir, 30 03 08, grand bang dans le ciel bleu de France, le Monde s'y met à son tour, plus exactement Raphaëlle Bacqué, avec un article étonnamment meurtrier "La bataille de la Villa Médicis". Tout l'historique est là, (reportez-vous à lui) et une flopée de gens nouveaux s'y trouvent "impliqués", Patrick de Carolis, Christine Albanel, Richard Peduzzi, l'actuel directeur de la villa, Catherine Pégard, conseillère d'Albanel, de même sans doute que sa petite soeur, mais il y en a d'autres à citer nécessairement puisqu'il y a Carla Bruni-Sarkozy soi-même, ainsi que Valeria Bruni-Tedeschi, la merveilleuse actrice elle que nous aimons tant. Valéria est sans doute la seule là-dedans qui n'ait pas fait de connerie, elle n'est notamment pas intervenue auprès de Carla et de Nico.
 
 Nous vous donnons tout de suite l'épilogue de ce méchant movie, Nicolas s'en tire très bien, il refile à je ne sais quelle commission le fait de trancher sur les mérites et les quartiers de noblesse des impétrants, soit les deux thons précédents si maladroits, soit la flopée des nouveaux qui se branchent à présent sur le morceau.
 
{{3° La réponse putative du peuple}}
 
Reste, comme on le prévoyait, la villa que l'on a à présent sur les bras, reste le problème à poser de la légitimité des tromblons signataires (on voulait dire trublions), reste le peuple, nous, qui paie par l'impôt ces dépenses somptuaires qui ne lui sont pas destinées, reste le cas Sarkozy qui n'est nullement écorné, dirait-on, reste les Ocsénistes grosjean comme devant dans cette stupide affaire, car est-il besoin de le péciser nous ne sommes pas sarkozystes mais très exactement le contraire. Il est vrai que nous ne sommes pas trop célébrités non plus, que nous mettons souvent dans le même pot.
 
Nous avons rarement vu une affaire si vainement gérée. Sur la villa, déjà, la rumeur se répand comme une traînée de poudre qu'elle coûterait une fortune représentant plusieurs fois le surcoût du régime spécial de la RATP, ce qui est archi-faux. La rumeur se répand aussi qu'elle est de ces dépenses largement superfétatoires qui, jointes à mille autres, creusent le budget de la nation, ce qui est vrai absolument on peut le dire (pensez aux chaînes parlementaires !). Hier à la télé nous entendions que La Villa Médicis est le lieu où de grands artistes sortent enfin de la galère, éclats de rires dans les chaumières ! la vrai galère est celle des Français très ordinaires. Et puis les handicapés qui défilaient hier pour une vie décente doivent quand même l'avoir amère (on ne parle pas des intermittents des années précédentes, on ne parle pas non plus de ceux qui se les gelaient rue de la banque durant l'hiver).
 
Oui mais c'est le prestige de la France, cette Villa ! C'est ce qui fondamentalement justifie le régime spécial de cette si belle cantine romaine. Tant de noms illustres y sont passés !
-Qu'ils remboursent, crie bêtement la foule.
 
Statut des signataires. D'accord,  on ne va pas mégoter soudain l'affection que nous avions pour les deux chiens de Jane Birkin, ou notre sincère admiration pour tel ou tel. On comprend que si la pétition n'est pas caritative comme d'hab, si elle est un poil un peu corporatiste (c'est pour la profession, on notera d'ailleurs qu'il n'y a aucun charcutier parmi les signataires), elle a aussi le mérite d'être politique : bon mais on l'a déjà dit, là c'est pas mal dans l'intention mais c'est franchement raté dans l'aboutissement. 
 
Et puis il y a une chose mal venue dans cette affaire outre qu'elle part d'une querelle au départ strictement personnelle, c'est qu'elle est cri du gratin ! Le gratin peut protester, c'est son droit comme celui de tout le monde, c'est peut-être aussi son devoir. Il peut faire remontrance au roi, ne le fait-il pas depuis des siècles, il le faisait déjà sous Louis XIV, XV et XVI. Il le fait au nom de son essence exceptionnelle. Mais bon, je ne sais, à être puissant ce qui est bien, il n'est pas interdit d'être subtil en plus. On se trompe sans doute, mais ça n'a pas été le cas, on parle pour la subtilité, Il est vrai que le gratin n'a pas suscité complètement la haine non plus.
 
{{4° Hypothèse pour une conclusion}}
 
Pour conclure correctement cette offensive assez râtée que faudrait-il finalement ? Jeter aux oubliettes par la tête les deux énergumènes par qui le scandale est arrivé. Demander aux gratinés précités de bien vouloir par décence rester un peu plus entre eux, ou ressortir les subventions diverses dont certains glavioteurs oublieux vivent richement. Enfin, sans céder la Villa aux malheureux enfants de la mucoviscidose, la faire oublier pendant quatre ou cinq ans.
 
Le danger que l''on risque dans la maladresse stratégique que nous dénonçons c'est que Nicolas Sarkozy se refasse une santé et même une assourdissante popularité s'il lui venait à vider Albanel,  Carolis, Pégard et compagnie.
 
Quand je pense que Chéreau, Edmonde Charles-Roux, Fumaroli sont pressentis pour trancher en sages dans ce débat,  je serais à leur place je me tirerais vite fait, ne serait-ce que par respect pour le peuple. Il y en a déjà tant parmi nous qui réclament de la brioche au petit mitron qu'il est insensé à ce stade de leur promener sous le nez le fumet du gratin.
 
Alain Serge Clary et les Inoxydables de l'Ocséna vous saluent bien !
 

.......................................................................................................

{{{Les Pensées zaz de l'Ocséna}}} 
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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 11:10
chine, croissance, environnement, faim, révoltes if( undefined === window.MIA.Tag ) { MIA.Tag = {}; } MIA.Tag.value= 'chine, croissance, environnement, faim, révoltes';

LA FACE CACHEE DE LA CROISSANCE CHINOISE

La Chine s'impose dans l'économie mondiale. Mais au prix de quelles fragilités internes ?

La formidable croissance économique de la Chine fascine et inquiète. Car la Chine est aussi devenue l'un des pays les plus inégalitaires du monde. La restructuration industrielle, les réformes agricoles, l'effondrement du système de protection sociale ont créé de nouvelles poches de pauvreté.
Les oubliés de la croissance multiplient les manifestations contre la corruption, la pollution, les conditions de travail... Une contestation tolérée par le régime tant qu'elle ne touche pas au cadre politique. Faut-il y voir l'émergence d'une société civile, comme sur l'environnement où les ONG jouent désormais un rôle central, ou de simples mouvements sporadiques ?


Shenzhen, Zhushan, Zhengzhou, Jiangyou, Shanghai, ces villes ou bourgades chinoises ont été, ces derniers mois, le théâtre de manifestations, de grèves ou de sévères émeutes, le plus souvent réprimées avec violence par l'armée ou la police chinoise. Points communs de ces révoltes : la colère contre la corruption et le sentiment d'abandon du petit peuple resté en marge de la formidable croissance économique de la Chine.

À l'origine de ces événements désormais récurrents, un conflit du travail, une spoliation, un accident du travail, une injustice de plus qui met le feu aux poudres et dégénère, loin des caméras, en émeutes pouvant durer plusieurs jours. Dans les campagnes, ce sont le plus souvent des confiscations de terres, l'augmentation de taxes qui provoquent rassemblements et manifestations. Dans les centres industriels ou miniers, ce sont les licenciements ou les accidents du travail. Dans les villes côtières, considérées comme l'atelier du monde, les conflits surgissent autour des conditions de travail, des salaires et des cadences, alors que dans les grandes mégapoles, la destruction de quartiers entiers assortie d'indemnisations dérisoires, provoque colère et frustration.

En 2003, les statistiques officielles chinoises comptabilisaient 58 000 « incidents de masse », ayant impliqué 3 millions de personnes. En 2005, on en dénombrait 87 000. On est loin de la « société harmonieuse » souhaitée par le gouvernement.

L'abandon de la planification de la production et la généralisation de « l'économie de marché socialiste » ont fait voler en éclats l'ensemble des garanties de logement, de salaires et de retraites. Elles ont laissé exsangues de nombreuses provinces, privilégiant les provinces côtières, où, à partir de 1979, s'est expérimentée la libre entreprise à travers les ZES (Zones économiques spéciales). « Plonger dans la mer » (xiahai), c'est-à-dire : faire des affaires, est devenu le maître mot dans tout le pays où petits commerces et ateliers se sont multipliés. Premiers laissés-pour-compte de cette conversion à marche forcée, les ouvriers licenciés des entreprises d'État dans les années 1990. Mais ce sont les paysans, n'ayant que leur terre et leurs bras à vendre, qui constituent aujourd'hui la plus précaire des strates d'une société dont la cohésion a totalement volé en éclats. Après la période de décollectivisation et du désengagement de l'État du monde rural dans les années 1980-1990, celui-ci souffre d'une productivité extrêmement faible (employant environ 60 % de la population, il ne représente que 14 % du PIB), mais aussi de l'absence de terres.

À la gare du sud de Pékin, plusieurs centaines de personnes campent en permanence dans un quartier, dont la rénovation accompagnée de destructions n'a pas encore commencé. Dans « Le village des shangfang zhe* » comme le nomment les Pékinois, maisons de carton, tentes, pensions bon marché louant des lits dans des dortoirs sont envahies par les paysans et les ouvriers venus de toute la Chine. Ils sont montés à la capitale pour essayer de faire entendre leur plainte par l'autorité centrale : terrain réquisitionné sans aucun dédommagement pour la construction d'une route, parent tué dans l'effondrement d'une mine, accident du travail jamais indemnisé, récoltes anéanties par la pollution, taxes excessives, la liste des injustices et du cortège de violences que leurs dénonciations déclenchent est sidérante.
Emmitouflés dans de gros manteaux de toile issus des stocks de l'armée chinoise, couverts de chapeaux de fourrure, écharpes autour du cou et munis d'un maigre balluchon, ils sont nombreux à errer ainsi, pendant des mois, jusqu'à la folie.

Cette procédure de « shangfang zhe » héritée de la tradition impériale, mais maintenue par le pouvoir communiste, permet de faire examiner une injustice subie au niveau local par un « bureau national des lettres et des plaintes ». Ces plaintes, qui s'élèvent à près de 10 millions par an pour une population de 1 milliard 300 millions de personnes, révèlent la totale absence de confiance des Chinois envers l'ensemble des instances du pouvoir local, mettent à jour un clivage entre ville et campagne, ainsi qu'un divorce absolu entre les citoyens et leurs administrations.

Chaque année, à la veille de l'ouverture de la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire (ANP), le Parlement chinois, mais aussi avant chaque Congrès du parti ou chaque grand événement, la police organise de grandes « rafles » dans ce quartier et réexpédie de force, dans leurs régions, ces ruraux récalcitrants qui reviendront pourtant quelques semaines plus tard.

À Shanghai, mendicité et poubelles pour survivre

En milieu de journée, dans le Square du peuple, de discrètes ombres se faufilent pour échapper à la vigilance des policiers et des vigiles. Leur objectif : récupérer dans les poubelles les restes de repas, journaux ou emballages qui pourront leur permettre de survivre. La pauvreté, longtemps masquée par l'impossibilité pour les paysans de circuler en raison de leur « Hukou » (livret de résidence) et pour les étrangers d'accéder à de nombreuses régions, saute désormais aux yeux à chaque coin de rue.

On a aussi vu réapparaître des petits métiers, comme les hommes-sandwichs, les distributeurs de prospectus publicitaires, les gardiens et portiers en tout genre. Les travaux sales et pénibles (zang, ku, lei) au service des collectivités locales qui offraient autrefois en contrepartie la garantie du « bol de fer » (alimentation assurée), d'un logement, de l'éducation pour les enfants, de la santé, de la sécurité sociale, sont désormais totalement dévalorisés et n'offrent plus aucun avantage.

En 1994, 65 % de la population du « Dong Bei », le nord-est de la Chine – dont la Mandchourie, avec Shangai sont les principaux fers de lance de l'industrie lourde chinoise –, travaillait dans des entreprises d'État. Treize ans plus tard, les entreprises obsolètes ont été morcelées, les ateliers les plus rentables vendus pour des sommes ridicules le plus souvent à leurs anciens dirigeants, les moins rentables ayant été fermés et leurs ouvriers licenciés. Cette « transition vers le marché » s'est notamment matérialisée par des retraites anticipées et des indemnisations dans un premier temps, puis par le transfert de ces charges aux municipalités, alors que faillites et détournements de fonds défrayaient la chronique. Cette région qui, depuis la révolution, transférait une part considérable de son budget vers l'État central, reçoit désormais des aides lui permettant de ne pas sombrer et de tenter d'initier une reconversion.

200 millions de « Mingong »

Héros du régime maoïste, les ouvriers et ouvrières de ces régions sont venus grossir les rangs des « populations flottantes », ces nouveaux déshérités des villes, qui, avec les paysans, se partagent les travaux les plus mal payés. Alors que la journée de travail s'achève et que la circulation se fait plus dense, les chantiers continuent malgré la nuit qui tombe. Derrière des palissades recouvertes de panneaux publicitaires, grues et bétonnières fonctionnent sans interruption, les buildings se construisant nuit et jour.

À l'heure de la pause repas, des groupes d'ouvriers portant casques jaunes et tenues de chantier discutent en mangeant un bol de soupe. Malgré le développement économique du pays, les salaires proposés pour ce type de travaux n'attirent que les ruraux déshérités. Un « Mingong », littéralement ouvrier-paysan, gagne environ 500 yuans (environ 46 euros) par mois, pour six jours de travail par semaine, à raison d'une douzaine d'heures par jour. Un salaire inférieur au salaire minimum, pour des contrats à durées incertaines, renouvelables à merci sur plusieurs mois. Et, malgré les panneaux explicites sur la sécurité, les mêmes situations se répètent : absence de harnais de sécurité, ouvriers travaillant en tongs de plastique, manipulation de produits dangereux sans protection.

Les accidents fréquents sur les chantiers ne rentreront dans aucune statistique, ne donneront lieu à aucune plainte ni aucune enquête, et se traduiront le plus souvent par une indemnisation de la famille pour solde de tout compte. Une situation quasi analogue à celle, largement plus médiatisée, qui sévit dans les mines, où les accidents du travail feraient jusqu'à 20 000 morts par an.

Artisans de la modernisation du pays, près de 150 à 200 millions de « Mingong » vendraient ainsi leur force de travail pour assurer la survie dans les campagnes, où ils envoient une partie de leurs salaires. Des zones rurales où continue de vivre près de 60 % de la population chinoise et où 150 millions d'agriculteurs sont officiellement qualifiés de « paysans en surplus ». Un chiffre certainement inférieur à la réalité, à plus forte raison durant les mois où l'activité agricole est réduite.

L'un des objectifs du Premier ministre, Wen Jibao, arrivé au pouvoir en mars 2003, était de réduire l'écart de richesses entre villes et campagnes. Soucieux d'envoyer des messages forts à la société chinoise, il multiplie les consignes de fermeté concernant les conditions de travail. La dernière en date, en août dernier, concernait le renforcement de la sécurité au travail. Une nécessité que personne ne conteste, même si la réglementation existante n'est pas respectée.

Pierre Luther


* Shangfang zhe : littéralement, les plaignants recourant aux échelons supérieurs de la hiérarchie administrative pour résoudre une injustice.

 

Plus de 3,5 millions de migrants par an

Alors même que les autorités chinoises commencent à reconnaître un problème d'emploi, l'émigration est considérée
pour de nombreux chômeurs, qui ne se résignent pas à leur sort, comme la seule issue. Qu'il s'agisse de migration d'installation, difficile à quantifier, ou d'expatriation temporaire, ce phénomène concerne déjà près de 3,5 millions*
de travailleurs chaque année. De Dubaï à Paris, en passant par Moscou ou Dakar,on trouve désormais partout ces anciens ouvriers des conglomérats, ou paysans qui ouvrent une échoppe ou vendent leur force de travail aux diasporas installées de longue date de par le monde.

* Le Quotidien du Peuple citant un rapport du ministère chinois du Commerce. 2005.


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Par bernard solidaire 94
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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 23:34

NI CONS, NI SERVILES NON PLUS!!!

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Par LES AMIS DU NEGATIF , le 29/03/2008
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Samedi 29 mars 2008



Ni pauvres ni soumis...

Beau coup! Quelle chute de reins! "Ni pauvres ni soumis"...Tu parles Charles....

Coup de bol: ils ne demandaient pas de boulot ce coup-ci:  mais un "équivalent  SMIC" comme moment de la "dignité humaine"...
Demain pourtant, comme hier, ils soutiendront avec le banquier des "pauvres", prix nobel de la paix et king kong du micro crédit dont on connait les méthodes mafieuses :

-"Sans bras sans jambe , je peux et veux travailler..."

Ils roulent vers l'Elysée ou l'Assemblée:
"Ni pauvres ni soumis! Egalité"...



Là, sans dec': tu te fends l'oignon!



Enfin, moi je trouve ça pathétique! On veut de la thune, pas de boulot aménagé.

Du caviar, de la vodka, du champagne à la rigueur , des filles et des mecs, des nuits agitées,  beaucoup!
 
Du boulot?..seraient pas un peu cons ceux-là!


nosotros.incontrolados/les amis du négatif à l'oeuvre.

 
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Par LES AMIS DU NEGATIF , le 29/03/2008


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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 12:54
TOUS NIQUES!

Ces fourbes et autres coquins, paltoquets et buveurs de sang qui se servent de tant de repoussoirs objectifs pour sereinement vivre leur asservissement larbinien à cette organisation sociale générant ses peurs et ses monstres...
Fourniret n'est qu'un moment de la perversion généralisée du sens et des moeurs de notre temps. Un alibi pour une sinistre continuité sociétale!
_________________________________________

On sait de longtemps que n'importe quel crétin peut, dans cette société se contemplant à l'infini dans son propre spectacle, devenir célèbre au moins quelques minutes...

La prolongation de ce  spectacle exige cependant   de se donner quelques moyens.

Les media, les calottins, les "bien-pensants", les charognards, les patrons, les concédeurs de "vies réduites aux impératifs économiques et aux rabais", les avocats, les juges en ont trouvé un: Michel Fourniret.

Oui mais seulement voila:


Fourniret aujourd'hui, d'autres hier, et encore infiniment d'autres demain...
Innocents comme dans l'affaire d'Outreau
ou avérés "coupables" comme en quelques autres.

Michel Fourniret n'est pas Pierre-François Lacenaire.

Les erreurs judiciaires constituent (délibérement ou non) un moment palpitant et non négligeable des ressources en falsifications sordides indispensables à la grande théâtralité de l'ignominie consentie...

Un peu comme au super-marché où l'on ne trouve plus que des produits frelatés mais d'où il importe, en victimes consentantes et conscienseuses , de ressortir avec un caddy plein avec les quelques maigres garanties et autres possibilités en toc de recours, au ticket fidélité  près, en cas d'intox!

Mais le Fourniret en homme de spectacle complémentaire
a plus d'un tour dans son tourniquet
_____________________

Et il le sait! Il n'a,  à l'image de ceux qui s'en servent,  rien à perdre: il joue le jeu, fait valser comme girouettes les porteurs de "queues d'hermine", de refoulements obscurs, ces vampires des "déjantés" d'une organisation sociale précipités en toute logique visibilisée dans la barbarie la plus sordos, cette barbarie qui dans son contraire apparent se résume en articles et alinéas, en décrets et lois et en autant de génuflexions gerbantes .

Ce miroir en négatif de l'ordre sournois qu'ils servent avec un zèle de "suces-pêt". Michel Fourniret n'est pas Pierre-François Lacenaire, certes, mais ses juges et ses avocats ignares n'ont pas encore lu Lacenaire ni même quoique ce soit!

Fourniret ne relèverait donc pas autant d'une cour d'Assises, sinon au moins autant que les moralistes de nos temps,  mais inciterait davantage à un procès "du sens du monde", en intervenant  comme témoin et exécutant  des oeuvres ici en concentré, exacerbées, pratiquées secretement de diverses manières cachées par tous ceux qui le jugent, commentent, s'indignent au nom de la raison représentée par des guignols serviles.
Et Fourniret n'est pas du tout quelqu'un de sympatique; ne vous y méprenez pas nons plus: ceux qui veulent sa tête lui ressemblent tellement quqe vous pourriez y perdre le sens même d'une encyclopédie....

Ces zélateurs de l'ordre n'ont rien à foutre des ravages et des douleurs qu'ils contribuent à faire prospérer d'une manière aussi répétée qu'hallucinante pourvu que perdure ce laboratoire   à l'indice des horreurs possibles et de déshumanisation de tous. où seule la souffance visible et médiatisée tiendrait lieu de ciment social à une société dans laquelle tous les êtres humains seront à termes définitivement brisés.

C'est toute la pensée d'un monde qui mérite le cabanon!
___________________________

Cette pensée de clystères qui génère ses propres "monstres"
afin de mieux dissimuler, sous la mitre et la calotte
 l'entièreté de sa propre monstruosité
________________

LES TRIBUNAUX AU TOURNIQUET!
!!!

VALSENT LES CUISTRES
!!!


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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 12:53
NOUS,ON PREFERE LE RASOIR!!!

les éconocrades passeraient à "l'heure des soviets",
n
ous c'est au leurre d'été...


CherEs vous...

On ne vous oublie pas...Il est des fois où on se tord de rire. On se dit alors, comme le souligne la chanson de Brassens "la bouteille et la poignée de main" que c'est une pire faute qui soit  que de garder le rire par devers soi... alors on vous en propose une tranche.
jachri publie souvent sur LePost, où nous éditons nous même et ses interventions sont le plus souvent dignes d'intérêt, y compris lorsqu'elles ne sont pas notre met préféré au petit dej'...Il est même arrivé (et ce sera encore quelque fois le cas) que nous relayons certaines de ses contributions.
Celle qu'on vous fait passer est franchement tordante! Au moment où "les p'tits Nicolas vérouilleurs" vérouillent tout, liquident 68 voila t'y pas que les épiciers du monde se mettent à la page de la contestation...

On avait déjà eu Tobin et sa fameuse taxe, Tobin, souvenez vous, n'avait rien d'un "gauchiste autogestionnaire furieux" et nous montrait volontiers son côté falôt...mais là c'est tellement drôle...
Pour un peu on croirait  les économistes s'organisant en soviets! Tordant.
N'oubliez pas de cliquez sur le lien pour lire la suite de " l'appel à la pétition"...à laquelle naturellement nous n'appelons pas. En ce qui nous concerne, nous préférons le bon vieux rasoir!

Merci à jachri et....Bonne rigolade à vous.
Steph.K
______________________________________________________________________

"
crise, finance, Bourse, économistes, européens, pétition if( 

Les économistes européens se rebellent et lancent une pétition !

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Par Jachri Groupe Actif et militant , le 27/03/2008
(530 Encourager) Ajouter à mes favoris

C'est, je crois, une pétition inédite ! Qu'on en juge ! Ils demandent une régulation orchestrée par les états et l'abrogation de l'article du traité de Lisbonne sur la libre circulation des capitaux. Pour mettre fin à la déréglementation, responsable de la crise actuelle, sous le titre :
"Spéculation et crises : ça suffit !
Des économistes européens lancent un appel pour une régulation orchestrée par les états et l'abrogation de l'article du traité de Lisbonne sur la libre circulation des capitaux. Pour mettre fin à la déréglementation, responsable de la crise actuelle.
"Spéculation et crises : ça suffit !"
"La finance dérèglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c'est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l'activité et l'emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s'ensuit...

Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n'est qu'une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.

Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à «l'innovation» financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n'ont plus d'autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.
Nous n'attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ... lire la suite, en cliquant sur le lien



Voir le site web dans une nouvelle fenêtre http://www.stop-finance.org/
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Par Jachri
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 20:23

AU DELA DE QUELQUES CONFUSIONS:NE PAS SE FAIRE METTRE!!!

(N.I)

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Copenhague : vers une nouvelle Ungdomshuset?

anarseniciste, Mardi, Mars 25, 2008 - 22:29 (Analyses | Resistance)

 Copenhague : vers une nouvelle Ungdomshuset?

« Il est clair qu'il n'y aura pas de reddition face à la bureaucratie - si les politiciens insistent pour délayer de nouveau le processus, ils vont sûrement bientôt se retrouver à devoir ramasser les morceaux carbonisés de Copenhague.»


Copenhague : vers une nouvelle Ungdomshuset?

Récit et pistes de réflexions.

Vous vous souvenez sans doute des batailles de rue qui ont embrasé la capitale danoise l'an dernier avant et après l'expulsion d'Ungdomshuset en mars 2007. La défense de ce centre autonome historique avait entraîné petit à petit la constitution d'un mouvement social majeur, mobilisant une partie conséquente de la jeunesse et des milieux militants danois, avec un cocktail singulier de manifs "familiales" et d'actions directes, de négociations avec la municipalité et de sabotage, de soutiens "citoyens" et d'explosions émeutières massives.

Malgré les centaines d'arrestations et l'enfermement de dizaines des militant-e-s les plus actif-ves du mouvements pour quelques semaines ou quelques mois et des procès encore à venir, les enragé-e-s danois-e-s n'ont en rien déposé-e-s les armes. Depuis l'expulsion, une manifestation pour réclamer une nouvelle maison a été organisée chaque semaine (c'est la 53e à ce jour), regroupant suivant les moments entre quelques centaines et quelques milliers de personnes, accompagnée à chaque fois d'actions différentes : sound-systems devant les prisons, intrusions dans des institutions publiques, fête de rue, blocage du centre-ville ou d'un show télé et des tentatives répétées et réprimées de réoccupation de bâtiments. La préparation des actions surprise lors de ces manifs, étaient laissées chaque semaine à un groupe différent, de collectifs de lycéens à de « vieilles » squatteuses du début des années 80 reprenant du service. Pendant le printemps, la ville a été littéralement recouverte de tags "69" (le numéro de rue d'Ungdomshuset), de nouvelles émeutes ont éclaté lors d'opérations policières qui visaient cette fois le quartier "autogéré" de Christiania, et des locaux de partis politiques, entre autres, ont été attaqués à diverses reprises. Après le sabotage de machines de chantier lors de la destruction d'Ungdomshuset, il ne se trouvait plus de compagnie au Danemark pour accepter de travailler sur le Ground 69 et Vaderhuset, la secte catho-facho ayant racheté les lieux n'a pu trouver personne à qui revendre le terrain et y implanter un nouveau projet au vu des risques associés à toute construction sur cet espace hautement symbolique.

De nouvelles tactiques d'actions ont été tentées à la fin de l'été 2007 pour obliger la mairie de Copenhague à sortir de son mutisme. Depuis les émeutes de mars, elle s'était en effet enfermée dans une refus de tout dialogue avec les "anarchistes" et essayer de s'en tenir à sa volonté de tirer un trait sur une page de l'histoire militante du Danemark. L'action sans doute la plus marquante et "innovante" a été le G13. L'idée était d'annoncer une action massive de prise d'un bâtiment vide ouvertement désigné à l'avance, sous une forme de "désobéissance civile" et en annonçant que le niveau maximum de confrontation se limiterait pour cette fois à pousser les lignes de police par divers biais, et à l'aide de protections corporelles. Pendant plusieurs semaines, des ateliers de préparation ouverts ont été organisé pour s'entraîner collectivement à résister à la police, à fabriquer des masques et déguisements, des outils et des boucliers. Malgré les communiqués du chef de la police déclarant que ce devait être du bluff, le 6 octobre, quelques 5 000 personnes se sont retrouvées pour se lancer à l'assaut du bâtiment situé 13 allée Grøndalsvænge. Le « G13 » était alors protégé par une bonne partie de ce que le Danemark peut compter comme policiers et camions anti-émeutes. Le cortège principal s'est rapidement divisé en plusieurs groupes avec chacun des tactiques spécifiques : un bloc noir pour briser les lignes de police et barricades de manière décentralisée, un bloc jaune pour faire la même chose en groupe large, un bloc vert pour servir de bouclier et un bloc rouge créatif et en baskets pour passer par dessus les obstacles. Après des heures de confrontation avec la police, des tonnes de gaz lacrymogènes et de matraquages, des courses poursuites sur les autoroutes et voies ferrées et quelques 436 arrestations, des dizaines de personnes avaient quand même réussi à passer la zone rouge et à occuper la maison pendant quelques heures avant de se faire déloger.

Au final et même si le bâtiment G13 n'a pu être gardé, cette manifestation a été perçue comme une victoire politique pour le mouvement : la totalité des personnes arrêtées a été relâchée rapidement par la police et la mairie de Copenhague, vraisemblablement cassée par le coût politique et l'addition financière carabinée du cumul des évènements des derniers mois, a annoncé le soir même qu'elle acceptait de négocier sur l'attribution d'une nouvelle Ungdomshuset. Pia Allerslev, leader du parti libéral et adjointe à la culture, consternée à alors déclaré "Il est absolument regrettable que la maire reprenne des négociations. Ils/elles ne dénoncent pas l'usage de la violence et ça semble pourtant signifier qu'ils auraient gagné. Ceci est une insulte à tous les citoyens obéissants à la loi qui font font pacifiquement la queue quand ils ont quelques chose à demander à la mairie." On ne peut mieux dire !

Depuis, les manifestations hebdomadaires ont continué pour maintenir la pression pendant les négociations. Le 28 décembre, une journée nationale d'ouverture de squats a été lancée avec quelques occupations qui tiennent encore à l'extérieur de Copenhague, alors que depuis plusieurs années, la police expulsait immédiatement toute prise de local vide. Comme l'obtention d'une nouvelle maison traînait en longueur, un siège de la mairie appelé BlokR avait été appelé pour le 21 février si Ungdomshuset n'était pas mis à l'ordre du jour du prochain Conseil Municipal. Après l'obtention de cette revendication, l'opération BlokR a été suspendue. Pendant ce même mois de février des émeutes massives, rappelant celles de l'automne 2005 en France ont éclaté dans le quartier populaire de Norrebro où était situé Ungdomshuset, puis dans diverses autres villes du Danemark. Des attaques sporadiques mais intenses, ciblant des bâtiments publics, voitures et forces de l'ordre ont complètement dépassé les autorités. Si elles impliquaient principalement de jeunes immigrés protestant contre la montée des violences policières et des politiques racistes, elles semblent avoir été soutenues activement par un certain nombre de militant-e-s radicaux-ales et inspirées en partie par les pratiques confrontationelles qui avaient suivi l'expulsion d'Ungdomshuset auxquelles s'étaient déjà ralliés de nombreux jeunes précaires des "quartiers" de Copenhague.

Au jour d'aujourd'hui, la première maison sur la table des négociations a été rejetée suite à un processus d'"auditions citoyennes" dans le voisinage, dont le résultat est contesté. De nouvelles possibilités sont étudiées, mais un second appel au siège de la mairie a été lancé pour le 3 avril afin d'accélérer le processus. Si la victoire n'est pas encore assurée, l'obtention d'une nouvelle Ungdomshuset, qui semblait complètement improbable il y a un an au vu de la détermination de la mairie et de l'escalade de la conflictualité de part et d'autre, semble donc être en bonne voie.

Ce récit de quelques éléments marquants de ces derniers mois, alimenté par des séjours et divers témoignages, est forcément raccourci, simpliste et probablement un peu idéalisé par la distance qui me sépare actuellement du Danemark. Si le cas très spécifique d'Ungdomshuset ne peut être exporté hors-contexte en modèle, il y aurait néanmoins, si l'on creuse un peu, de multiples réflexions stratégiques pertinentes à tirer de cette lutte avec des leçons qui peuvent autant remettre en question les parti-pris citoyennistes sur les modes d'actions que certaines rigidités idéologiques et pratiques des milieux radicaux. Le cadre de cet article ne permet pas de les explorer, mais je voulais néanmoins lister quelques constats possibles et ouvrir des pistes de débats :

- le fait que dans ce contexte, l'expulsion ne signifie pas la fin d'une lutte mais puisse l'amplifier.

- la solidarité dans la répression et la possibilité de continuer la résistance malgré la multiplication des enfermements et violences policières, ainsi que la capacité à s'acharner sur plus d'un an avec des actions hebdomadaires.

- la manière dont l'usage de tactiques émeutières ou de sabotage peuvent encore donner une force énorme à des mouvements et appuyer efficacement d'autres formes d'action, et ce alors qu'on a trop voulu sonner le glas de certaines formes de lutte après le G8 de Gênes, le 11 septembre et la montée en puissance de l'idéologie « anti-terroriste », appuyée par son armada répressive juridique et technologique, ainsi que par le contrôle citoyen des mouvements sociaux.

- une capacité générale de diversité tactique dans laquelle se superposent moments confrontationnels très durs, maintien d'un dialogue avec les institutions, actions symboliques ou manifs plus tranquilles et communication constante sur les tenants et aboutissants du mouvement autant en direction des militants que des médias. L'exemple type s'incarne dans la manif pépère à 5 000 du 15 décembre 2006, suivie dès le lendemain d'un black bloc international de plusieurs centaines de personnes marchant sur la ville pour en découdre avec la police.

- une capacité de renouvellement des formes d'actions avec parfois des choix délibérés du mouvement de poser des limites et cadres « rigides » sur des moments donnés comme dans le cas du G13 ou de BlokR, en fonction de ce qui semble le plus pertinent dans le rapport de forces.

- l'usage crucial des réseaux de solidarité internationale pour renforcer la pression.

- la possibilité de faire naître un mouvement social large et global à partir d'une lutte à l'origine spécifique et concrète de défense d'un espace autogéré.

- la manière dont le soutien à ce qui pouvait être perçu comme un ghetto politique punk-anarcho-autonome, finit par gagner aussi bien des lycéen-ne-s, des retraitées, des citoyens de gauche, que de jeunes immigré-e-s des quartiers populaires.

- la capacité à donner du sens et forger un imaginaire, à développer une esthétique outrancière et belliqueuse jusque dans l'auto-dérision, à créer des histoires autour d'une lutte dont l'état d'esprit s'illustre aussi bien par le peinturlurage de la petite sirène en rose bonbon que par la diffusion à la presse du haut d'un toit de "The final countdown" par une horde cagoulée et encerclée de fumigènes, l'usage immodéré du sigle 69, des murs de la ville jusqu'aux sous-vêtements sérigraphiés, ou la création d'un site montrant, photos à l'appui, la maison que l'on s'est donnée pour défi d'occuper le mois prochain.

On peut présumer en tous cas, qu'à ce point d'expérience et d'évolution du mouvement, les remous sociaux ne s'arrêteront plus si facilement au Danemark, même après l'éventuelle obtention d'une nouvelle Ungdomshuset.

Concluons par ces quelques mots tirés de l'appel pour l'action BlokR du 3 avril : "Il est clair qu'il n'y aura pas de reddition face à la bureaucratie - si les politiciens insistent pour délayer de nouveau le processus, ils vont sûrement bientôt se retrouver à devoir ramasser les morceaux carbonisés de Copenhague".


insurgeEs
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 11:41

Diderot, l'homme à la robe de chambre. Monde philo (zaz)

 



 

 

(Portraits qui nous laissent supposer que durant 25 ans Diderot , " l'homme à la robe de chambre" ne variera guère dans ses  positions...N.I)

 

{{1. Partir supposément du cas Diderot}}

 

Le Monde consacre sa neuvième publication de textes philosophiques du jeudi-vendredi à Diderot et en confie la haute introduction à Elisabeth Badinter et à Patrick Samzun (ce dernier est prof de philo au Lycée Frédéric-Faÿs de Villeurbanne).

 

L'un et l'autre singularisent l'auteur en quelque sorte par son "style" d'abord, ce qui est une manière de dire que Diderot ne fait pas philosophe au sens ordinaire du terme. "Penseur protéiforme" pour Elisabeh Badinter, entendez d'abord romancier, « paradoxal » aussi,  Diderot ne répond pas au profil classique d'un penseur de terminale, Samzun nous expose en quoi il y a probablement difficulté : les marques avec Diderot ne sont peut-être pas tout à fait les marques habituelles.

 

S'il publie autrement, donc,  et s'il perturbe de ce simple fait, Diderot a aussi ses apports perturbateurs de contenu : Elisabeth Badinter les énumère vite fait  : théorie de la sexualité, éloge de l'homosexualité, pratique de la branlette... 

 

En plus il est accessoirement athée. Ce qui ne choque plus personne certes, mais il est athée plutôt joyeux, et le joyeux embarrasse toujours en philosophie.

Nous reconnaitrons en tout cas volontiers le statut d'écrivain à notre auteur (en plus de ce que vous avez ici à lire pour commencer, vous pouvez passer prendre en plus "la Religieuse" à la FNAC ou "Jacques le fataliste".)

Bien sûr, il va sans dire que nous le reconnaissons, nous autres de l’Ocséna, comme zazeur immédiat avec notamment "Le Neveu de Rameau", beau zaz réussi, d'incontestable belle ampleur.

 

Bon ! et la philo, puisqu'on en causait ? la philo-philo ? Ben ! comment dire. S'il s'agissait de s'exprimer  en termes de philosophie utilitaire, pratique et engagée, il nous apparaît que les 20 ans de Diderot voués à temps plein à l'Encyclopédie  rempliraient tous les feuillets savants qu'on voudrait produire.

Badinter et Samzun auraient pu nous être extrêmement précieux là-dessus, il apparaît qu'ils ont squizzé cet aspect focalisant pour n'avoir pas à  tenir sans doute plusieurs mondes à la fois, assurément déjà trop lourds pris chacun en soi : Diderot, les Lumières en général, les 160 ou 180 croisés encyclopédistes spécifiques (pas mal venant  de la "haute") dont l'histoire nous a gardé le nom.

 

Et puis la bataille de l'Encyclopédie déborde à coup sûr l'historique objectif, il y a en elle probablement du mythe chez les Français, nous avons engrangé des tas de choses dont la force est belle et la sûreté scientifique moins avérée, je ne serais pas étonné qu'on se soit collé au passage un peu de scientisme 19e dans notre encyclopédisme 18e : on imagine le boulot d'exactitude pour des érudits qui s'y appliqueraient.

 

Il y a cela dans nos préventions ou notre prudence, il y a aussi ce précepte sans doute faux qu'il faudrait chercher à voir l'actualité actuelle, serait-elle anachronique, des auteurs offerts à notre lecture par le Monde, plutôt que l'actualité authentique qui était celle exacte de leur temps.

 

Donc, résumons-nous : Primo, Diderot est philosophe, le fait est amplement prouvé par sa fameuse robe de chambre ; deuxio, la question  qui nous animera est la suivante : y a-t-il une question de l'Encyclopédie aujourd'hui ?

 

{{2. Se demander, contre toute attente, s'il y a une question, une question élargie,  de "l'encyclopédie" aujourd'hui}}

 

Pommes de chambre en robes d'hommes

ou

le devenir moderne de la philosophie

avant pourrissement définitif

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-Excellencisme universitaire et/ou cuistrerie à la française

-Cabale antiwikipedia

-e-publishing et presse dans tous ses états  : un changement de paradigme

 

{{L’excellence}}

 

On ne présentera pas comme une révélation que le monde est en train de faire en ce moment sa very big mutation mais, prétendument branchés ou pas, les cerveaux humains (les nôtres de quidam comme ceux des raffinés malins) ignorent bien sûr encore ce qui va radicalement changer pour eux, ils ne cherchent d’ailleurs pas à le présupposer un peu.

On peut spéculer sur les ordinateurs, sur la densité du matoss, les performances, etc., on va pas se tuer avant l’heure d’idées incertaines sur les idées.

 

Il faut dire qu'on ne peut pas l'impossible non plus, on ne peut comme ça se passer par-dessus les épaules et voir plus loin que son temps simplement parce qu’on le voudrait.  De toute façon on ne le veut pas.

Un programme conceptuel heuristique pourrait-il méthodiquement être mis en place ? Pour préparer le terrain.

Apparemment l'histoire ne marche pas du tout comme ça.

La méthode humaine normale est celle des essais-erreurs-affrontements.

En définitive, c’est bien de se cogner dessus.

L’humanité vit toujours dans son  enfance..

 

{{L’idéal encyclopédique si on a bien compris, c’était la diffusion du savoir rationnel scientifique et technique, pour tous, c’était la mise à la portée du plus grand nombre du patrimoine de connaissances communes, simples ou complexes,  pour le progrès de tous.}}

 

{{Très clair au 18e siècle, ce programme est d’un ringard extrême au 21e. Tout ce que la France compte de cuistres universitaires grands ou petits a fait dûment sa religion : le savoir n’a plus à être diffusé bradé, le savoir doit viser « l’excellence ».}}

 

Le débat démocratique sur le sujet n’est donc en vérité pas très causant, on regrette quand même qu’il n’ait pas lieu.

Nous n’accusons d’ailleurs les cuistres de rien, nous n’excluons même pas leur haute utilité. Cuistres, au fond, nous vous aimons, vous êtes fidèles, toujours tellement présents.

La patrie doit être reconnaissante aux cuistres. Le savoir tel qu’on le conçoit n’a pas  à être changé sous le prétexte stupide d’une révolution intello présumée.

 

 

{{Le cas de wikipedia}}

Les quatre satellites galiléens de Jupiter. (définition réelle 2 290 × 1 308)

WIKIPEDIA

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Le cas récent de wikipedia est « étrange ». On ne présente pas wikipedia, tout le monde s’en sert.

Une étonnante encyclopédie, énorme, dans toutes les langues, avec des dizaines de milliers d’entrées, surclassant les autres encyclopédies, qui sont commerciales.

Et wiki est gratos, absolument gratos.

 

Wikipedia est un bidule associatif. Ce dernier aspect ne la rend pas sympathique.

 

Donc l’étrange guerre qui lui est faite est partie des Etats-Unis ; deux points, dont on va voir combien ils sont décisifs.

 

Wikipedia fait de temps en temps des fautes d’amateurs, wikipedia est lue trop facilement par les élèves dans les colleges américains où on la pompe en copié-collé pour les devoirs. Halte à la diffusion inconsidérée du savoir.

 

Même argument que plus haut, mais en nettement plus nul : faire gaffe le savoir circule de trop.

 

L’esprit des Lumières est bordé désormais d’un esprit très raisonnablement, techniquement, économiquement anti-lumières.

 

 

 {{Le e-publishing}}

 

Si l’on veut montrer certaines choses très vite, le journalisme aussi est idéal pour le vite vu que nous voulons vous faire voir.

Qu’est-ce que le journalisme ? Disons qu’on s’y était habitué, il faisait partie du paysage. Journaliste était un métier, et d’ailleurs pour éviter les errements il fallait une carte t’habilitant à le faire. C’est te dire le sérieux bien bordé.

 

Bien sûr il y avait intuitivement de gros grincements de dents mais bon on ne peut pas pinailler sur tout.

Que la presse de référence soit prioritairement une presse de révérence faisait partie des indépassables.

 

En fait, journaliste c’était en théorie deux choses : un savoir-faire et une déontologie. Nos journalistes avaient le savoir-faire acquis dans des écoles, un journaliste savait faire un papier, lissé, policé, condensé, complet, balancé, avec le ton venant d’en-haut, venant des nuages, qui sied aux expressions quasi-bibliques.

 

Dans un esprit seulement laïc, disons que le journaliste était l’incarnation du logos. Le journaliste a été pleinement défini dans son régime à l’époque de Platon, le journalisme était une supposée aristocratie.

Ca allait tant qu’on regardait pas de près, bien sûr, tant qu’on regardait pas polémique et qu’on n’allait pas jusqu’à écrire des choses perturbatrices, méchantes, mal intentionnées, comme… voyons…, comme disons « La face cachée du Monde ».

Encore cela n’avait-il qu’une importance négative moyenne, l’Ocséna distillait sa vérité sur le sujet, elle n’était pas la seule, très bien, ça ne servait à rien.

 

Vous noterez à ce sujet qu’un principe absolu de société est de « ne pas noter », l’écume n’est pas notable, elle n’est notable en rien, le principe est que le chien aboie et que la caravane passe.

En d’autre terme il n’y a pas lieu de mettre une veille là où précisément on pose en tant qu’axiome qu’il n’y a rien à veiller.

 

Bon bref, journaliste, c’était en théorie encore pas mal, ca te faisait un air de trente-cinq berges dans les feuilletons, c’était un bon métier pour synopsis à trois balles, comme avocat, médecin, écrivaine, architecte, etc.

 

Arrive le e-publishing.

 

Qui n’a vu un site de e-publishing, n’a rien vu en termes d’outrages à la bonne rigueur.

Le e-publishing c’est en deux mots l’horreur ! Toutes les fautes pro les plus élémentaires y sont : rigueur, partialité, non vérification des sources, etc. etc. Nous sommes d’accord !

 

Comme tout le monde nous ne lisons plus en réalité que les sites.

 

Le journalisme est mort ! hourrah ! vive quelque chose de nouveau, dont après quelque surprise il n’y a déjà plus rien à dire, sauf qu’il est déjà dans les mœurs.

 

Nous sommes passés d’une quête d’info pour grand baoum et bam bam bam en série,  le journaliste entendait toujours le grand baoum ou la série bam bam bam bam.

Maintenant on se rend présumément compte qu’il y a peut-être  d’autres choses à écouter et que ça devient possible.

 

{{3. Conclusion : Un changement probable de paradigme}}

 

Qu’est-ce qu’on pense ici vouloir montrer ? Que comme au 18e avec Diderot et les encyclopédistes nous sommes probablement à la veille dans la connaissance, dans l’information, d’un changement de paradigme.

On n’en sait trop clairement la nature, mais c’est  formidablement en cours.

 

On ne veut pas dire non plus que le nouveau tel qu’il se présente doit l’emporter toujours sur l’ancien, que le cuistre perd toujours et que le babou jeune homme l’emporte toujours sur le babou vieux.

 

{{En ce moment nous ne pensons pas encore notre temps, nous disons ça simplement comme ça. Bravo Diderot !}}

 

Alain Serge Clary et les Inoxydables philosophes de l'Ocséna vous saluent bien !

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{{{Les Pensées zaz de l'Ocséna}}} 

{{Ocsena, Organisation contre le système-ENA...

(et pour la démocratie avancée)}}
-[->http://ocsena.ouvaton.org]

 

 

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