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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 12:34
Yes ! et voici un excellent article transmis par notre amie Gene de AZA


A VRAIMENT PRENDRE EN COMPTE !

Hou Là là, je n'imaginais pas que çà allait si loin!

navrant mais pas étonnant.

Ils ont les dents longues les rapaces !!


Eva Lock Kua

Ces serpents qui sifflent sur les têtes de Nuit debout

Auteur
  1. Alina Reyes Doctorante, littérature comparée, Maison de la Recherche, Université Paris-Sorbonne – Sorbonne Universités

« Abîmé dans l’infinie immensité des espaces que j’ignore et qui m’ignorent, je m’effraie… » Tout Pascal est là, et il est toujours là. Le centralisme politique qui accompagne le développement du capitalisme ne suffit pas à conjurer l’angoisse de l’homme face à son décentrement dans l’univers. Cet effroi entré dans son cœur avec la Renaissance n’en est toujours pas sorti. Les découvertes d’Einstein et de la physique quantique l’ont même aggravé : depuis elles, l’instabilité s’ajoute à l’incertitude. Beaucoup essaient d’y échapper en s’accrochant à des systèmes politiques, spirituels, intellectuels, anciens, placés comme des tentures noires entre eux et l’abîme tant redouté du réel. Les temps médiévaux hantés par l’idée de fin du monde portaient moins d’épouvante secrète que les temps modernes face au « silence éternel de ces espaces infinis » qui persuade Pascal que l’homme ne peut trouver « que misère et mort ».

La succession des générations est l’instrument de l’homme pour réaliser ce qu’il a dans la tête : ce fut, parallèlement et conformément à l’industrialisation capitaliste, un développement effroyable en effet de la misère et de la mort. Au XIXe siècle un poète, Edgar Allen Poe, comprend avant les scientifiques pourquoi la nuit est noire, malgré une infinité d’étoiles. Au siècle suivant un artiste, Alain Resnais, constate l’inflation de l’horreur : il l’appelle Nuit et brouillard.

Il existe des néofascismes, mais comme l’écrit Pierre Milza, le fascisme appartient au passé. Est perçu comme fasciste aujourd’hui celui qui n’a pas dépassé le passé auquel le fascisme appartient, celui dont la structure mentale est toujours régie par l’achèvement de l’effroi pascalien, parvenu au point où seule une envie de frontières, de règles, d’exclusions, et d’une terreur pour les faire tenir, paraît pouvoir rassurer contre « l’infinie immensité des espaces » mentaux et des possibilités de l’humain.

Ce qui menace Nuit debout

C’est de cet aveuglement volontaire, de cette confusion qui s’ignore, de cette nuit et de ce brouillard qui enveloppent le monde comme une couche de pollution, que se relèvent les femmes et les hommes du mouvement Nuit debout. Mais le mouvement doit affronter plusieurs menaces d’entrisme et de noyautage, dont celle du reptile néofasciste. Le fascisme est aujourd’hui comme le diable selon Baudelaire : il ruse en essayant de faire croire qu’il n’existe pas. Ou du moins qu’il n’existe plus, ou qu’il n’existe pas là où ceux qui ont du nez le sentent exister. Car le fascisme pue. La merde brune a l’odeur de l’argent – que certains croient sans odeur – et réciproquement. Elle est attachée aux ambivalences du stade anal, avec ses envies de rétention paranoïaque, d’expulsion sadique de ce qui peut être perçu comme corps étranger, de névrose obsessionnelle autour de la saleté et de la propreté, conduisant à considérer l’autre comme sale, et son propre territoire comme… propre, ou à nettoyer de la saleté qu’est l’autre, racisé et sexisé.

La non-résolution du stade anal ou la régression au stade anal conduisent au racisme et au sexisme. Il faut d’ailleurs parler du sexisme en premier, car l’humanité est sexuée partout (sauf là où la femme est exclue, car considérée comme trop impure, trop sale – et les hommes se rabattent alors sur des enfants, ou sur des prostituées qui leur permettent de réduire leur angoisse à la question de l’argent). Si le néofascisme tend à se nier, l’une des expressions qui le révèlent aujourd’hui est le racisme (voir par exemple Pegida).

La soumission au capitalisme est une condition originelle du fascisme, et elle est parvenue aujourd’hui à un degré extrême, dans quasiment toutes les sociétés. Le racisme (et le corporatisme ou le règne des lobbies) est le signe du fascisme enfoui, plus ou moins conscient, dans les esprits, et qu’une situation historique propice peut faire surgir des sous-sols aussi rapidement qu’un temps de pluie peut faire déborder les égouts. Ici et là le retour du refoulé fait signe : une ministre parle de « nègres », un académicien connu pour ses déclarations racistes se lâche une fois de plus et régresse langagièrement au stade anal (« gnagnagnagna ») , les adversaires du mouvement Nuit debout inondent les réseaux sociaux de leurs accusations de crasse et de saleté.

La morbidité menace Nuit debout sous différentes formes. Stagner tue. La maison Usher de Poe finit par se disloquer et tomber dans la mare où elle se reflète depuis trop longtemps. À Paris, le mouvement s’est attaché à la place de la République, devenue mausolée, comme à un refuge. Il s’est accroché aux jupes de la statue, toutes pendantes de babioles et de kitsch mortuaire. Le beau renouveau de vie qu’il y avait apporté s’est laissé gangrener par une sorte d’épouvante qui s’accroche au souvenir de la mort sans en finir de la conjurer.

Chutes, rumeurs… et silence

Dans les premiers jours, alors que plusieurs dormaient toute la nuit sur la place, un homme a chuté de la statue qu’il était en train d’escalader. Il a été transporté à l’hôpital « en urgence absolue », d’après la presse. Comment s’en est-il sorti ? Nous ne le savons pas, nous n’en avons jamais su davantage. Les responsables de la communication de Nuit debout n’ont pas dit un mot de cet accident. Selon les médias, l’homme n’avait pas de papiers sur lui. Un SDF ? Un migrant ? Les communicants de Nuit debout ont refusé de donner des nouvelles de cet homme.

Quelque temps plus tard, un autre homme a tenté de s’immoler par le feu au pied de la statue. Les gens qui étaient là l’ont sauvé, il a été transporté à l’hôpital. Un migrant désespéré, semble-t-il. Nous n’en savons pas plus, là encore les médias et les communicants de Nuit debout ont occulté le fait.

La place de la République a attiré de plus en plus de gens venus se livrer à des actes de délinquance (vols, agressions) ou venus faire la « fête », c’est-à-dire boire puis chercher à défouler leur agressivité. Les jets de bouteille sont devenus une routine de fin de soirée. Et les agressions et agressions sexuelles envers les femmes se sont multipliées. On a commencé à entendre parler de viols mais la com et les médias de Nuit debout, plus proches décidément d’une entreprise de propagande que de services d’information, ont malgré des demandes insistantes refusé d’en dire le moindre mot.

Sur la place, une intervenante filmée par hasard par un périscopeur (Virgile) a mentionné que trois nuits plus tôt, des jeunes filles avaient été violées derrière un mur d’hommes. Puis, comme si c’était un tabou, une fois donnée en passant cette information glaçante, elle a enchaîné sur autre chose. Une autre femme à un autre moment avait évoqué agressions et viols, mais tout aussi rapidement. Des féministes ont témoigné qu’il leur avait été objecté qu’en parler serait risquer de nuire à l’image du mouvement.

Rien de plus n’en a été dit. Les rumeurs enflant, un organisateur a annoncé que des sifflets allaient être mis à la disposition des femmes, afin qu’elles puissent donner l’alerte en cas d’agression, ce qui suffirait à faire s’éloigner le ou les agresseurs. Il n’a pas été question de les expulser ou de les livrer à la justice en cas d’agression grave. Seulement de les faire s’éloigner de leur victime, sans que soit envisagée la moindre sanction.

Les tares qui se développent

Censure des faits, complaisance envers les agresseurs ou les criminels (rappelons que le viol est un crime), absence totale de toute expression de solidarité avec les victimes : à République, c’est ainsi que le mouvement s’enfonce debout dans sa nuit, les yeux grands fermés. « Nous creusons la fosse de Babel », écrit Kafka dans son Journal intime. Les violences qui sont devenues systématiques en fin de chaque nuit à République témoignent de la mauvaise ivresse nihiliste qui s’est emparée de la place, où des organisateurs invisibles s’obstinent à faire piétiner un mouvement qui était pourtant bien parti, comme si une secrète logique d’échec le gouvernait.

Heureusement, Nuit debout se développe aussi dans des banlieues, des villes, des villages de France et d’ailleurs. Revenant au mot de Baudelaire selon lequel la ruse du diable est de faire croire qu’il n’existe pas, il apparaît que la ruse (inconsciente ou non) des organisateurs d’un mouvement qui ne veut pas de représentants est de les représenter (par la com) en faisant croire qu’ils n’existent pas en tant que représentants. Moyennant quoi, toutes les responsabilités sont effacées, et le pire devient possible. Ailleurs qu’à République, loin des responsables occultes et anonymes, Nuit debout peut encore se préserver de telles dérives, qui prouvent que le système de représentativité est pire encore lorsqu’il n’est pas reconnu.

Le rapport des hommes aux personnes de leur entourage est significatif de leur politique. Il est politique. L’absence sidérante de la plus élémentaire expression d’humanité envers les victimes place de la République éclaire le défaut de scrupules des gens de la boîte de com qui ont acheté les noms de domaine de Nuit debout sans en référer aux fondateurs et qui continuent de tenir la com – cet instrument qui gangrène le monde – du mouvement, comme du défaut de vigilance quant à l’entrisme de certains éléments politiquement malhonnêtes, voire pire. Là aussi l’opacité règne, nul débat n’est porté sur la place. Sur cette place où l’on en est venu à se battre en paroles contre les tares du monde sans prendre garde que ces tares sont en train, dans les faits, de s’y reproduire et de s’y développer à toute vitesse.

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 11:14

Renaud, ce nouveau VRP de la police française

I kissed a cop, and I liked it.

Deux jours après la manif des forces de l'ordre mécontentes d'être pris pour cibles au sens propre comme au sens figuré lors des manifestations, le syndicat Alliance Police nationale vient de sortir un clip à la gloire des pandores. Attendez... Euh. Oulala. Non, en fait, c'est le dernier clip de Renaud, J'ai embrassé un flic. Le chanteur a par ailleurs donné un entretien...au blog de la préfecture de police, dans lequel il déclare : «Si je ne craignais pas de me faire allumer par tous les médias, j'irais bien manifester avec vous ces jours-ci à cette manif « halte à la haine du flic !». Malaise, on retourne écouter Hexagone.

(source : "Libération")

Pauvre Renaud !!
On parle des ravages de l'alcool mais pas ceux de l'arrêt d'alcool chez certains... comme Renaud, lobotomisé, regrettant d'avoir écrit "Hexagone" !!

Le zig prétend même qu'il a HONTE , oui HONTE,d'avoir pondu ce texte,!!! "comment ai-je pu traiter ainsi la police ?"

Pour couronner le tout, il revêt encore son blouson clouté et son bandana de "rebelle" quel cirque !!
Ah, il aurait bien manifesté avec les flics contre les "casseurs de flics" ?...

Non, ce n'est pas par crainte des médias, qu'il n'a pas manifesté avec les flics, mais sans doute par crainte d'une réaction bien sentie de quelques petits nerveux d'en face, ceux qu'il a trahi!!

Eva Lock Kua

N'est-ce pas, p'tit Nico ?!

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 12:20

Que ne feront ils pas pour l'afficher, le revendiquer ?...

Et bien sûr, elles ont choisi !

Comme cette nouvelle trouvaille dans un magasin H et M du centre de Paris, où vous pouvez

être accueilli à la caisse par une femme en burka !

Eh oui !

Quand on sait que les vendeurs (es) doivent avoir le style et éventuellement les vêtements en vente dans le magasin où elles travaillent, on peut se poser la question de ce qui va être vendu prochainement dans ce foutu magasin !!

Eva Lock Kua

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 16:26

LOI TRAVAIL - 49.3

VALLS CONVOQUE UN CONSEIL DES MINISTRES EXTRAORDINAIRE

mardi 10 mai 2016 - 14h45 -

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 16:10

Cette bibliothèque anarchiste a été attaquée l'autre soir après un débat qu'elle avait organisé autour de certains thèmes religieux que l'on ne peut plus critiquer, même chez certains libertaires ! Eh oui!...

Avec l'insulte suprême d'islamophonie !

Comme le disait notre cher ami Steph :

"Oui, je suis islomophobe, je suis anti judaique, anti clérical, anti toutes les religions, bref, je suis libre penseur !!"

On ne se taira point

A bon entendeur !!!!

Eva Lock Kua

Dans la nuit du 21 avril 2016, toutes les vitres de La Discordia ont été détruites à coup de marteau. Un tag a été posé à côté : « raciste ».

« Non nous ne voulons rattraper personne. Mais nous voulons marcher tout le temps, la nuit et le jour, en compagnie de l’homme, de tous les hommes. Il s’agit de ne pas étirer la caravane, car alors, chaque rang perçoit à peine celui qui le précède, et les hommes qui ne se reconnaissent plus, se rencontrent de moins en moins, se parlent de moins en moins ».

Frantz Fanon, Les damnés de la terre.

Dans la nuit du 21 avril 2016, toutes les vitres de La Discordia ont été détruites à coup de marteau. Un tag a été posé à côté : « raciste ».

C’est la troisième fois que nos locaux reçoivent ce genre de visites nocturnes :
Communiqué de La Discordia suite à quelques dégradations
Gribouillis gribouillas : Bis repetita placent

Cette fois-ci encore, il s’agit de s’en prendre à La Discordia pour avoir vocalisé publiquement un refus révolutionnaire non-négociable des rackets politiques religieux comme racialistes sur l’extrême gauche depuis les attentats de 2015 à Paris. Il s’agit d’interdire une parole, de s’arroger le pouvoir de décider qui peut parler et ce qui doit être dit. Globalement, il s’agit de jeux de pouvoirs mafieux pour imposer une hégémonie politique sur une mouvance déliquescente avec les armes toujours morales de la culpabilité et du ressentiment. Et si jusque-là, tout le monde avait déjà plus ou moins exprimé son soutien suite aux deux « attaques » précédentes, mais de façon plus ou moins informelle, c’est à la solidarité que nous appelons aujourd’hui. Une solidarité publique et visible, dans laquelle chacun pourra mettre de ce qu’il est, plutôt que de se ranger derrière un même son de cloche, comme nos ennemis du jour. Nous n’appelons donc personne à se ranger derrière La Discordia ou ses perspectives anarchistes particulières, mais plutôt à élargir la question, à signifier que ce refus n’appartient pas qu’à quelques uns, mais à tous les révolutionnaires, qu’il est constitutif de toute pensée émancipatrice.

Pourquoi ces attaques ? Parce que La Discordia est un des seuls endroits publics du milieu où sont exprimées et débattues publiquement des positions anti-religieuses et d’un antiracisme conséquent (c’est-à-dire contre toute idée de « race », même issue de la gauche), et sans complaisance avec ceux qui justement, font de la complaisance un rapport total à la politique, les nouveaux démagogues. La grosse participation aux débats traitant de ces thèmes, ainsi que de nombreuses discussions avec des camarades plus ou moins proches, nous disent qu’il y a une perception diffuse que quelque chose de pernicieux est en train de trouver sa place dans le milieu « radical » français. On y croise des défenses de la religion et de la foi, on y voit des formes de séparations sur des critères biologiques et génétiques que personne n’a choisi... Ce que les dictionnaires nomment sans timidité ségrégation. Mais on voit aussi que de plus en plus de camarades s’aperçoivent de ces dangers et prennent position. Malheureusement, trop peu nombreuses sont les prises de position publiques. Cela permet à quelques illuminés de la dernière averse, qui se croient avant-garde de quelque courant identitaire pseudo-subversif, de penser que La Discordia est seule à critiquer l’idée de « race » et à porter le refus de la religion, drôle d’idée. Pour le dire franchement : on s’en prend aussi à nous à cause du silence de trop d’autres sur ces sujets.

Pourquoi cela arrive-t-il en ce moment, alors que nous sommes tous concentrés ailleurs, sur ce qui se passe dans la rue (et pas que) ? Parce que, visiblement, pour ceux qui portent les idées de race et la théophilie, celles-ci sont plus importantes que le conflit contre l’État et le Capital. Encore une fois, aucun autre signe d’attaque n’a été relevé dans le quartier cette nuit là, ni banques ni églises ni permanences politiques, juste une bibliothèque anarchiste.

Comme nous l’avions déjà souligné, c’est par la faiblesse du rapport de force que les révolutionnaires se retrouvent à attaquer l’ennemi avec des moyens comme ceux employés contre La Discordia. Parce qu’au corps à corps avec l’État, personne ne peut gagner (à moins de devenir soi-même un État ou un État en puissance). Employer des pratiques « asymétriques » contre une bibliothèque anarchiste au fonctionnement autonome est bien la plus imbécile et lâche des pratiques. Rappelons également que les révolutionnaires, lorsqu’ils ne sont pas d’accord, prennent des chemins différents, ou bien ils s’expliquent et/ou se critiquent, ils ne se mettent pas anonymement du caca dans la boite au lettre. Mais dans la décomposition actuelle des mouvances « radicales », plus rien n’étonne. Les gens qui font vivre La Discordia sont présents dans les luttes sociales, les assemblées, les moments collectifs, et n’ont jamais masqué leurs idées, au contraire. Aucune opposition ne leur a été offerte. Aucun texte, aucune accusation, pas même une insulte avec un visage et un corps pour les assumer. Cette accusation grave de racisme, qui pour la troisième fois s’exprime sur des murs et depuis un moment dans des commentaires anonymes dans le monde virtuel n’a jamais été assumée par aucun individu, groupe ou collectif dans la vraie vie, ni par la parole ni par l’écrit. La brutalité exercée contre nos locaux n’est donc que le signe d’une faiblesse et d’une lâcheté patente, et d’une absence totale de capacité à argumenter.

Pourtant, l’honnêteté est la distance la plus courte entre deux individus.

Mais comment défendre l’idée de race ou de dieu auprès d’anti-autoritaires, d’autonomes, de communistes, d’anarchistes qui, depuis des siècles, travaillent à se libérer eux-mêmes et le monde de leur joug ? Ou auprès de tout autre courant de pensée fondé sur la critique de dieu, de l’État, et des identités imaginaires. De Marx et Bakounine à Malatesta ou Fanon.
Il s’agit pour ces quelques pathologies politiques sur patte, d’éradiquer cet héritage révolutionnaire qu’ils méconnaissent, qui les dérange profondément, et qu’ils associent fallacieusement à la pseudo « race blanche » (dont ils feraient partie pour l’immense majorité, si toutefois elle existait vraiment). Alors pour contrer cet héritage, il faudrait mobiliser l’islamisme politique, les milieux associatifs communautaires et identitaires sous perfusion étatique, les filières du carriérisme universitaire et autres formes de la réaction bourgeoise et/ou conservatrice. Il s’agit pour eux de rejeter en bloc tout ce qui ressemble de près ou de loin à une hypothèse universaliste qui remettrait en cause les petites identités en kit préfabriqués, et derrière lesquelles il faudrait que nous abolissions toute singularité et toute altérité. Quitte à s’organiser avec des partisans de feu la « manif pour tous ». La responsabilité collective est l’arme favorite de l’extrême droite et des racistes, mais encore faudrait-il s’intéresser à ses propres « idées » pour s’en rendre compte. Parce que c’est seulement à la séparation des exploités que mènent les logiques identitaires et particularistes.

Nous ne doutons pas de la sincérité de ces énergumènes sous pavillon « anti-raciste », comme nous ne doutons pas de la sincérité de leurs faux-ennemis, qui avec les mêmes mots, les mêmes méthodes, les mêmes concepts et les mêmes aspirations cherchent à atteindre les mêmes buts : la division, l’éclatement des solidarités entre des exploités qu’ils s’acharnent à délimiter, démarquer, diviser et compartimenter dans des frontières étroites, qu’elles soient physiques ou mentales, pour que jamais leurs révoltes ne se rencontrent, ou bien le cas échéant, pour qu’elles se séparent. Au profit, toujours, du pouvoir.
En changeant quelques mots-clés on s’aperçoit aisément que les discours et les valeurs de cette extrême gauche du Capital qui ne cherche qu’à gratter des miettes sont les mêmes que ceux de l’extrême droite, ils sont façonnés par la même absence d’imaginaire émancipateur, ils visent tous, par le biais notamment de la religion, de l’ethno-differentialisme, de l’homophobie ou du virilisme, à l’encasernement normatif et prescriptif de l’identité et de la communauté. C’est le Zarathoustra de Nietzsche qui conseillait : « Veux-tu avoir la vie facile ? Reste toujours près du troupeau, et oublie-toi en lui ».

Casser les vitres d’une bibliothèque anarchiste comme un enfant casse un Rubik’s Cube qu’il ne parvient pas à résoudre, par inconséquence, par défaut d’intelligence et de maturité, et dans ce cas précis, on pourra parler de débilité légère, est bien l’attaque la plus glorieuse de l’année, même pas foutue d’être revendiquée, et donc expliquée, argumentée, assumée politiquement. On préfère racler les fonds de poubelles. Aujourd’hui, les idiots du village alternatif ont encore « frappés ». Leur lâcheté n’égale que leur impuissance chronique à développer la moindre analyse sérieuse pour contrer les perspectives de révolution internationaliste qu’ils craignent en gigotant bruyamment. La lâcheté de ne pas savoir défendre ses idées face à des visages qui peuvent répondre, plutôt que des vitres, qui ne feront que coûter des centaines d’euros à quelques galériens pour qui la lutte est toujours passée avant la subsistance. Était-ce le but ? Attaquer un projet anarchiste au portefeuille ? Pomper des centaines d’euros à des chômeurs et RSAstes déjà en plein dans le viseur de la répression ? Nos ennemis communs raffolent de vos envolées, et vous confirmez que, parfois, les ennemis de nos ennemis sont aussi nos ennemis (en effet, qu’est ce que des révolutionnaires auraient encore en commun avec des philo-religieux qui pensent que l’humanité se divise en « races » ? ).

En tant que révolutionnaires, nous ne pensons pas que la violence soit une arme qui se substitue à la critique et à la parole, mais qui les accompagne habilement, avec une idée claire de qui sont les ennemis, et de quels rapports sociaux ils sont les défenseurs. Des individus qui identifient leurs ennemis de la sorte, et considèrent, en plein mouvement social qui n’arrête pas de commencer, alors que de nombreux camarades et compagnons défilent devant la justice, que l’urgence est à s’acharner sur les vitres de La Discordia, sont a minima, des ennemis absolus de l’intelligence.
L’attaque ne doit pas être employée pour combler la vacuité théorique de quelques hooligans qui ne connaissent que les fonctions reptiliennes de leurs cerveaux.
Maintenant que le roitelet est nu, tout le monde peut apprécier le spectacle racialiste et philo-religieux dans toute sa superbe, la politique du marteau pour masquer la faiblesse et l’entrain déjà mort de cette mode identitaire, passagère et déjà sur le déclin. Il serait temps de réfléchir à cette montée de l’identitarisme dans nos milieux, qu’est-ce qui a permis cela, qui et comment ? A celles et ceux qui, déconstruits parmi les déconstruits, s’échinent à répéter « check your privileges », nous leur répondons, « check your responsabilities ». De même, pour celles et ceux qui sur les « réseaux sociaux » ont parlé de nous casser la gueule, d’attaquer La Discordia au Molotov, et autres bravades virtuelles, un travail est en cours pour régler des additions salées et donner toutes leurs conséquences aux mots qui planent jusque-là sur des écrans sécurisants.

La sécurité des personnes qui, toujours plus, viennent aux débats et aux permanences de La Discordia sera bien sûr assurée de façon adaptée. Tout soutien matériel et physique est le bienvenu, et nous tenons à remercier tous les compagnons et camarades qui nous ont déjà apporté leur soutien, de différentes manières (toujours appréciées), de Paris aux quatre coins du globe, en passant par nos voisins.
Mais c’est surtout à la solidarité dans l’élaboration théorique, le fond de l’affaire, que nous appelons aujourd’hui. Le projet révolutionnaire que nous portons aux cotés de nombreux autres nécessite des prises de position claires et fortes, parfois inconfortables, parfois clivantes, et souvent minoritaires.
Que chacun et chacune, donc, de la manière qui lui semblera la plus appropriée, s’attaque aux idées de races et de Dieu partout où elles se trouvent, pour paraphraser Joseph Déjacque, « par le bras et le cœur, par la parole et la plume, par le poignard et le fusil, par l’ironie et l’imprécation, par le pillage et l’adultère, par l’empoisonnement et l’incendie ». Souvenons-nous qu’une attaque contre des révolutionnaires parce qu’ils sont révolutionnaires, est une attaque contre tous les révolutionnaires.

Quant à nous, nous ne sommes pas de ceux qui se rendent.
Ni dieu ni maître, ni race ni prophète.

On ne fait pas la contre-révolution en cassant des vitrines.

Les discordistes .

ladiscordia.noblogs.org
ladiscordia(at)riseup.net

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 21:39

première belle journée depuis longtemps, météo parlant.et le temps de ceux, risette?...

C'est « La fête du travail « en premier "mais..?..", une Erreur. Elle est censée être la fête des travailleurs, elle est internationale, elle a été acquise parce que des gens se sont violemment confronté au pouvoir, pour en finir avec des journées de taf interminables, obtenir la journée de 8h, à leur époque, ils ont gagné . Mais on oublie les pourquoi des comment, et que rien ne s'est joué pacifiquement.

A la fin de ma journée de boulot de dimanche, mal payée pour doubler , après un mois depuis le début de ces « nuits debouts » contestataires du moment, de ces lois à travailler pire , l'occasion est trop belle pour que j'y colle mes baskets, et j'en ai un peu assez d'entendre tout et n'importe quoi de cette « occupation » de la place de la République

Sur un coup impulsif, par besoin de me rendre compte par moi-même, et pour le concert de soutien des Zoufris Maracas dont j'adore textes et musique, c'est décidé, je m'y rend, et même de partir sans mes papiers, témérité.

Par esprit de prévention, je n'oublie pas mon keffieh, et j'embarque 2 fioles de jus de citron, un peu de sérum phy', par esprit de rebellion, je décide de ne payer aucun des transports à m'y conduire, dimanche de fête du travail bordel ! Les travailleurs paient assez cher toute la semaine, y passent des heures sous terre du côté d'Paname pour remplir leur frigo et les poches d'actionnaires qui les exploitent, alors sus aux portillons, par-dessus passons.

J'arrive à l'heure pour le concert, qui démarrera un peu en retard, c'est qu'un peu avant, ça aurait échaufourré, dixit quidams croisés, du coup je fais un peu le tour de la place, il y a du monde, quant aux CRS, y'a aussi beaucoup d'compagnies, et j'sais pas, soudainement, j'ai une poussée de curiosité mal-placée et un besoin énorme d'expression de ce que j'en pense à ce moment-là.

En parcourant la place, après avoir causé un peu de tout ça avec rien que des inconnus, appelons-les les Gens, tous aussi sympa qu'ils puissent l'être, puis que commence la musique, ça me frappe violemment en tête, alors je vois la scène de haut, comme de là-haut en hélico par exemple, une place circulaire, ses abords et accès sous maintien policier, un cercle, ce mur de flics face à de la population à l'intérieur, en exagération disons concentration.

Alors j'ai détonné, j'ai pas pu retenir l'esbrouffe, j'ai filé direction la flicaille armurée, 'fallait que je leur dise quelques propos, marrants ou provoquant, pour mesurer à quoi, en réalité, ils répondent…

Il y a donc un mur de Robocrottes estampillés, et donc, estimant qu'il n'y a pas de raisons que ce ne soit que des chefs qui auraient cette prérogative, je fais ma revue de troupe, d'un bout à l'autre et les observe tous, je les scrute bien dans les yeux des miens froncés, de la tête aux pieds, je fais 3 passages à 50cm des boucliers (mais je vous le rappelle, c'est de l'esbrouffe, le concert va commencer, c'est pas pour eux le moment de foncer, mais ils chauffent c'est sur, puis ils se multiplient..)

Et là, le tout pour le tout, je lève mes 2 majeurs et leur balance à la gueule en rafale, toujours droit dans les yeux, même sans un seul mot, ça s'appelle outrage, ça peut t'envoyer devant l'juge, alors, plus à ça près, j'en rajoute…

Avertissement, certains propos peuvent choquer

« Alors bande de brutes ! Qu'est-ce que vous nous faites chier ! Vot'devise à dégueuler « servir », c'est pour protéger quoi ?!!...espèce de, de….(là j'fais attention à mon vocabulaire, donc, connards, outrage, enfoirés, marque déposée..bon, allez) fils de chiens ! On sera aussi des chiens quand vous chargerez, bâtards ! Votre meute pour empêcher émeute de nos émotions ! Bande de, bande de..(t'énerves pas Frédo..)»

Je baisse d'un ton, me rapproche nez à casque de l'un d'eux et lui demande, très poliment : « s'il vous plait, pourquoi êtes-vous là ?

Il me répond... »rétablir et maintenir l'ordre monsieur, alors reculez »

redescendant encore d'un ton, là j'lui ai dit une saloperie, « t'es vraiment qu'une raclure de gogu' ... »..j'ai filé doux

j'ai maté où se trouvait les journaleux, les ai rejoint pour leur demander comment se passerait cette soirée, où c'est qu'on était l'mieux pour pas s'en prendre trop la gueule, ils couvrent les évênements alors ils peuvent plus ou moins avoir idée, en concis, la réponse, jusque vers minuit, ça devrait aller, mais après l'autorisation ?…ils confirment qu'ils, en bleu, sont déterminés aux rapports de force, pas au maintien du calme...j'echange ma curiosité avec ou quelques groupes ou avec d'autre seul, des là depuis plusieurs soirs, des pour qui c'était pour voir, des qui s'préparent à se protéger pour tenter de rester debout cette nuit, des street-médics sous stress, un sud-américain de passage la larme à l'oeil, qui te dit que jamais il n'aurait imaginé revivre ces instants ici, en France…

Ouais il se passe vraiment quelque chose, et la grande majorité n'a aucune envie de l'affrontement, ou ne comprend pas ce tel déploiement résolument et intentionnellement à contre-emploi, provocateur, on met le doigt sur la casse matérielle, qui serait irraisonnée et fruit d'indésirables, mais pas sur les réels dégats des coups de matraques sur le quidam pour l'obliger à penser ce que sert le salaud uniformé et légal qui te cogne en état de service, obéissant.

Loi du Travail . Fête du Travail, et les flics, les pauvres, qui font un boulot de merde même le dimanche, férié qui plus est, au lieu d'être en bonne compagnie pour le premier barbeuc' de l'année possible, on a vraiment eu un temps de chiottes juste avant quoi, flûte ! Y'a d'quoi faire son boudin, j'comprend qu'ils aient des sales tronches

Je retourne ensuite profiter du concert, j'ai la pêche, parce que y'a des gens avec du bon sens, celui d'aller contre la trouille et l'isolement ou l'encerclement oppressif, et je danse parmi la foule, c'est tout à l'heure que ça chauffera et qu'il faudra pas se retrouver dans la gueule du loup, j'ai bien fait pour ma tirade aux condés, certain trouveront ça con, mais c'était bon moment bon endroit, ici et maintenant, pris au vol, à part avoir été grossier et véhément, à part avoir à peine exagéré et assumé, à part ne les avoir même pas fait bouger d'un bon ou mauvais poil, j'ai rien fait de mal ?

Ce qui commence à se faire à l'approche de l'heure, quelques gazages gratuits, quelques regroupement forcé vers là où on nous pousse, encore pas trop fort, quelques artifices pétant, mais ça s'sent qu'assauts se préparent, ça commence à flamber.

Dans la mêlée calme, j'en profite pour discuter avec les Gens qui se demandent, qui s'inquiètent, un sourire partagé me fait converser avec Amin, p'tit Parigot en vélo, je lui dédie cet étalage, on aura jacté une demie-plombe avec sagesse, aguerris aussi, et se souhaiter chacun de prendre soin de soi, ce qu'on a fait en s'éloignant de nos côtés, pour ne pas donner corps ou raison à ce qui semble recherché, se sacrifier, mais pour quelles idées ?

Face à démonstration de leur force à ce pouvoir, qui ne veut pas entendre nos voix, juste les prendre pour les mettre dans une boite à leurs avantages, c'est détermination qui doit faire face, et savoir comme on veut et peut nous faire mal à la tête, 'faudrait qu'on la ferme ?!..c'est entre nous qu'ils faut qu'on se parle à réfléchir à changer de cap ou pas cap', faut plus rien laisser faire par des politocards et patrons de que ne sais-je qui nous foutent sur la gueule pour continuer de racketer nos existences, à servir de ressources humaines, rien de mieux..

Partant avant que plus encore déjà ne flottent les lacrymo, j'avais bien fait pour le citron et l'keffieh d'ailleurs, bien imbibé tu respires mieux, tu t'protèges, vu qu'en face ils sont armés, mais automatiquement ainsi « équipé » t'es potentiellement forcément ciblé, je faisais bien de repartir . Le bruit des bottes commençait à s'entendre, des munitions à voler.

De République à Chatelet, j'ai parcouru le chemin tranquille sur mes 2 jambes et sans courir, re-sauté les portillons, rentré en une plombe sans encombres dans ma banlieue, ..le lendemain matin, ma revue à plusieurs passage, c'était la presse, un truc aussi douteux qu'un ordre à établir, des conneries, et le TAFTA, encore un truc à nous pourrir la vie, Cleet Boris qui ne chantera plus, bon, alors, qu'est-ce qu'on choisit qui nous ferait du bien?

Bob Nobol, individu libre, enfin, non-incarcéré, en termes présentement plus justes

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 10:40

Les précaires emmerdent le parti socialiste (et le medef et aussi plein d’autres...) Pourquoi ? Comment ?

Retrouvons-nous de 15h à 21h vendredi 29 avril sur la place de la République occupée, derrière la pancarte « Les précaires emmerdent le parti socialiste ». Un espace pour s’informer, propager des pratiques d’autodéfense sociale. Un moment pour partager des expériences dans et contre le travail, depuis nos précarités, depuis des résistances et des luttes.
Un lieu pour penser ensemble des actions et inventer la grève des chômeurs et précaire
s.

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 10:17

Nous venons de recevoir ceci de quelqu'un qui y était vers 1 h du mat hier !

Ils sont toujours là pour casser l'ambiance , hélas!!!

Mais on n'empêchera pas l'oiseau de prendre son envol !

Eva Lock Kua

Place de la République :

La police ment, les médias relayent !

(C'est pas un scoop !)

Il se trouve qu'hier soir (du 28 Avril 2016), après une réunion, je suis passé place de la République à Paris, vers 1 heure moins le quart du matin. Il y avait là une mini foule de 100 a 200 jeunes, qui écoutaient de la musique un peu techno, autour d’un Sound Système. L’ambiance était très calme et plutôt festive et amicale.

La place, était néanmoins cernée par la police, qui avait mis les gros moyens. Dans le métro aussi. C’était un dispositif important. La seule tension venait de là.

Je suis reparti vers 1h15.

Je découvre ce matin, que dans les minutes qui ont suivi, la Police s’est donné les moyens de dégager la place. Il s’en est suivi de la riposte, qui a déchainé la Police, et ainsi de suite ! Arrestations, dégradations …

La Police précise aujourd’hui, « qu’après l’heure, c’est plus l’heure », et que la fin des rassemblements autorisés sur la place a été fixée par décrets.

Cependant, vouloir se confronter à une foule de jeunes faisant la fête, en jouant les rabat-joie, ne pouvait qu’exposer la police à une riposte de certains d’entre eux.

Une riposte, prévisible, qu’attendait la police, pour réprimer, arrêter, ramener du gibier » !

Manifestement, c’est la police, qui a cherché la merde ! C’est la police qui voulait en découdre !

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 18:59

Que dire ?

D'un côté, c'est GE NIAL Qu'on puisse se parler, échanger, sur une place cernée , infiltrées par les keufs, C'est GE NIAL de voir tant de commissions s'ériger çà et là , c'est GE NIAL ces assemblées improvisées, surtout l'Agora où il faut s'exprimer par les gestes dictés par les indignés (ainsi font les marionnettes, c'est d'un risible!..), oui, c'est GE NIAL !

Mais... au fait c'était pour quoi au début, cette Nuit debout .?

Ah oui !! c'était pour faire barrage à la loi El Komri!!c'est vrai!

On l'avait presqu'oublié ce projet de loi! Cela arrange bien certains tout ce débordement qui éloigne et dilue cette mobilisation - là, urgente s'il en faut, El Komri, j'entends !

Et voilà que Fakir se frotte les mains depuis qu'ils trouvent du travail à ceux qui se retrouvent au chomdu -(cf "Merci patron") et qu'ils passent partout dans les médias !
Mercredi 20, la Bourse du travail était fermée pour nous, qui ne sommes pas des gens importants comme ils disent , car seuls les journalistes et la police pouvait y entrer!
Nous étions dehors, la grande salle était pleine, ils n'ont pas pensé à nous faire entrer dans le hall, histoire qu'on écoute au moins un peu ce qui se tramait derrière cet appel alléchant :

"Nuits debout, et après ?."

Oui, et après ?

espérons que l'on ne rira pas jaune, APRES !

Eva Lock Kua
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 16:27

mardi 23 février 2016 à 19h

Lieu : Paris 10e

Bourse du Travail de Paris
3 rue du château d’eau
Métro Républ
ique

Soirée « Leur faire peur »

La même semaine quasiment, on a eu une manif contre Notre-Dame-des-Landes, une deuxième contre l'état d'urgence, une troisième contre la condamnation des Goodyear, une quatrième contre la réforme des collèges. Alors que toutes ces luttes ont une cause commune : une oligarchie qui a pris le contrôle de l'économie, des médias, de la Justice, du gouvernement (fût-il « socialiste »).

Tant qu'on ira de façon séparée, on perdra.


Donc, l'objet de cette rencontre, au-delà des prises de parole en public, c'est que se croisent des rouges et des verts, des prolos et des intellos : pouvons-nous aller vers une initiative commune ? Contre l'extrême droite, la droite de droite et la « gauche de droite », peut-on rouvrir l'espérance ?

La forme qu'on propose :

  1. un « in » : salle Ambroise Croizat, des interventions en tribune de cinq minutes (rythmées par la Fanfare invisible) ;
  2. un « off » : des discussions autour d'un punch dans les salles à côté, pour faire prendre langue et sonder les cœurs ;
  3. retour dans la grande salle pour une synthèse et une proposition d'initiative mise au vote.

Le programme est en construction, mais en gros :

  • des syndicalistes (de Goodyear, PSA, la Confédération paysanne) ;
  • des militants écolos (de NDDL, contre Monsanto) ;
  • des intellos : Hervé Kempf, Gérard Mordillat, Frédéric Lordon.

Soirée organisée par Fakir

OK, companieros, ensemble oui, mais pas avec n'importe qui !

traduc : attention aux alliances !!

Eva Loc Kua

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