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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 15:17

ci dessous son analyse de "la crise grecque" , du revirement Tsipras, et de l'invitation à la résignation,( beurk...!)

LE PIÈGE DU SOUVERAINISME DANS LA DÉBÂCLE GRECQUE

by Yannis Youlountas · 13/08/2015

13 août 2015. Athènes est tombée. La chose est entendue depuis un mois exactement. Ceux qui en discutent encore ne s’opposent plus que sur des chiffres situés après la virgule et sur des éléments de langage, notamment l’épineuse question d’utiliser ou pas le mot « trahison » pour qualifier la volte-face de Tsipras et de ses conseillers. Certains m’ont écrit pour me suggérer de ne pas utiliser ce mot. D’autres voulaient, au contraire, que je tire sur l’ambulance.Lassé par ces chamailleries d’apothicaires, j’ai choisi le silence fin juillet. L’essentiel était dit. Le reste devenait fioritures, toilette mortuaire et embaumement. Mais sans messe funèbre : la plupart de mes amis français continuaient à veiller inexorablement et à espérer l’impossible réveil d’un cadavre en décomposition politique. Le Tsipras de la victoire du 25 janvier était momifié amoureusement par ses fans dévastés, mêlant le déni de réalité à la thanatopraxie. Je n’avais plus rien à faire là et je suis sorti du débat anachronique sur la pointe des pieds.Sortie de la zone euro, abracadabra !Depuis, j’observe parfois le délire des analyses et des commentaires, la confusion des causes et des solutions. Et un mot, un seul mot, plus que tout autre, revient sur toutes les lèvres : souverainisme. Autrement dit, la cause principale du problème serait l’hétéronomie politique du gouvernement grec dominé par les institutions supranationales. Et la solution, élevée au rang de formule magique, se résumerait en une seule phrase : « sortie de la zone euro, abracadabra ! »

Permettez-moi de sourire. Le problème du souverainisme est l’arbre qui cache la forêt et occulte le vrai débat. Pire encore, appelons un chat un chat : le souverainisme est le principal piège de la débâcle grecque, tant avant qu’après le 13 juillet.

Même sous la pression, un choix reste un choix

Pourquoi ? Parce que, contrairement à ce que raconte tout le monde, ou presque, personne n’a imposé la capitulation à Tsipras. Il y a eu des débats, certes. Des combats, bien sûr. Un bras de fer, évidemment. Mais il n’y a eu ni épée, ni revolver, ni bombe, ni missile qui ait menacé la vie des protagonistes. Aucun de ces notables, confortablement installés entre fauteuils en cuir et table en chêne, café et croissants, douceurs et jus d’orange, n’a été décapité, affamé, licencié, expulsé de son domicile, privé de soins. Arrêtons de dire n’importe quoi. Il ne s’agissait que de pressions politiques, aussi fortes fussent-elles. Et même sous la pression, un choix reste un choix. Ne pas entendre les propositions de la plateforme de gauche de Syriza, depuis des mois, n’était pas lié à un problème auditif, mais à une volonté politique. Se couper du mouvement social et des chercheurs indépendants en économie et en philosophie politique ne relevait pas d’une panne de téléphone, mais d’une préférence réfléchie pour d’autres conseillers véhiculant des idées modérées et le germe de la renonciation. Ne consacrer qu’une seule après-midi au travail colossal de la commission pour l’audit de la dette grecque pour, ensuite, ne pas en tenir compte et feindre d’oublier la possibilité d’annuler la dette, n’était pas le fait d’une amnésie passagère due au surmenage, mais d’une option politique claire et même d’un choix paradigmatique.

Bref, le gouvernement Tsipras a été pleinement souverain dans sa décision, face aux instances supranationales, et prétendre le contraire, c’est oublier un peu vite que la vie politique, comme la vie en général, est l’objet de tensions incessantes, parfois très vives, qui n’éliminent pas pour autant toute capacité à choisir nos pensées et nos actes. Oui, le gouvernement grec a été souverain et, oui, il avait d’autres options possibles que la capitulation. Le nier, c’est contribuer au TINA imaginaire qui altère la volonté et renforce la résignation. Un mois après, il est temps de se réveiller et d’ouvrir les yeux.

Les deux débats corollaires, sur les moyens et sur la légitimité de la décision, ont également été tronqués. Je ne reviendrai pas sur les moyens, souvent abordés ici. Tout ce qui est évoqué plus haut suffit à réfuter totalement le discours mensonger qui parle d’absence d’alternative : les propositions de la plateforme de gauche, du mouvement social très créatif, notamment dans l’autogestion, des chercheurs indépendants ou encore de la commission pour l’audit de la dette ont purement et simplement été rejetées.

Stopper l’austérité, un point c’est tout

L’autre débat occulté concernait la légitimité de sortir ou pas de l’euro. Là encore, plus le stratagème est gros, mieux il passe. Quel était exactement le mandat principal du gouvernement Syriza-Anel, au lendemain de sa formation le 27 janvier ? Plus que jamais, les choses étaient claires, très claires. C’était même le seul sujet de la campagne électorale en janvier : stopper l’austérité, un point c’est tout. Le reste, rarement abordé, n’était que discussion annexe. Le mandat principal de Tsipras n’était pas d’éviter ou d’oser, au contraire, une sortie de l’euro, mais précisément d’éviter un nouveau mémorandum avec son lot de casses sociales, de coupes budgétaires et de dilapidations du bien commun. Ou, pour le dire autrement : s’il n’avait certes pas de mandat explicite pour sortir de la zone euro, il en avait encore moins pour imposer trois ans d’enfer supplémentaire, de surcroît juste après le OXI à 61% au référendum du 5 juillet. Virguler aujourd’hui autour de son mandat concernant l’euro pour justifier son choix, c’est tout simplement se moquer du monde.

Tsipras a joué la carte de l’unité nationale

Non seulement la décision du gouvernement Tsipras a été souveraine, mais en plus elle est intervenue au terme d’une dérive politique qu’il est indispensable d’évoquer ici. Le salut national — qui nous rappelle de mauvais souvenirs politiques en France — a progressivement remplacé le discours sur les inégalités sociales, au fil des mois. La misère des plus démunis s’est progressivement transformée en nation en péril. Les rapports de classes ont été balayés au profit des rapports en pays, plus ou moins amicaux ou rivaux à l’égard de la Grèce. Tsipras a joué la carte de l’unité nationale et de l’amalgame de l’identité grecque des victimes de « la crise », et, ce faisant, il a gagné son statut de chef en Grèce, aux yeux d’une majorité de la population. Chef du gouvernement en l’occurrence. Et surtout chef d’état parmi ses semblables. L’ancien gendre idéal au regard si doux est devenu l’homme de confiance, mûr, posé et réfléchi, puis le guide inflexible, autoritaire, mais dévoué faisant de son mieux dans l’intérêt du pays tout entier. Un pays uni, selon lui, dans le mélange de situations sociales non seulement hétérogènes, mais surtout antagonistes.

A celles et ceux qui, dans l’aile gauche de Syriza ou au-delà dans la gauche et dans le mouvement social, rappelaient que l’Allemagne, c’est douze millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté, que la France, c’est toujours plus de laissés pour compte dans tous les domaines et, surtout, que la Grèce, c’est aussi des patrons rapaces et leur lot de collaborateurs complices dans la hiérarchie des entreprises et des administrations, Tsipras insistait souvent sur la gravité du moment : ne pas se désunir, éviter les conflits sociaux et faire les bons choix dans l’intérêt de tous.

L’incroyable pouvoir de décider et de signer au nom de millions de personnes

C’est précisément une attitude souverainiste. Oui, vous avez bien lu : à ceux qui vous parlent de souverainisme comme d’une baguette magique qui eut été nécessaire en Grèce, vous pouvez les envoyer jouer aux billes. Car c’est exactement le chemin qu’a malheureusement pris Tsipras, ces derniers mois, en déplaçant la tension nécessaire entre les classes sociales sur le terrain des tensions — d’un autre type — entre gouvernements au prétexte illusoire de régler, par la négociation à l’échelle des états, de profondes inégalités sociales au sein de chacun d’entre eux. Il s’agit tout simplement d’un transfert de compétence depuis les mouvements sociaux des territoires en luttes vers le petit groupe de notables disposant de l’incroyable pouvoir de décider et de signer au nom de millions de personnes. C’est la réunion spectaculaire des puissants au prétexte frauduleux d’améliorer le sort des faibles, avec, fort logiquement, le résultat inverse.

Est-ce vraiment cela une politique de gauche ? Est-ce un mode d’action cohérent pour un gouvernement d’inspiration marxiste ?

Et c’est là qu’intervient le dernier point. Rappelez-vous qui est au pouvoir, depuis janvier, aux côtés de ministres Syriza : le principal parti souverainiste en Grèce, ANEL, aussi appelé Grecs indépendants. A-t-il critiqué ce mode d’action ? Non, bien sûr, il l’a approuvé, après avoir fait semblant de râler, le temps de reprendre du dessert. Ses députés ont-ils refusé l’accord du 13 juillet, lors des votes du 15 et du 22 juillet au parlement ? Non, ils ont voté la totalité des mille pages organisant le désastre, avant de retourner à la buvette. Le ministre membre des Grecs indépendants a-t-il finalement démissionné et quitté le gouvernement ? Pas du tout. Les Grecs indépendants ont obtenu un deuxième portefeuille ministériel, et hop ! Tout va bien pour eux ! Ça continue !

Alors, le souverainisme est-il la solution ? Non, comme on vient de le voir, c’est au contraire l’un des problèmes principaux de ces derniers mois.

C’est pourquoi, en France et ailleurs, en dépit des pleurnicheries tous azimuts — qui sont parfois des larmes de crocodiles — et des lamentations sur l’hétéronomie politique du gouvernement Syriza-Anel (désormais sans l’aile gauche de Syriza) sous la dictée des institutions supranationales, il serait bon d’arrêter de rejeter toutes les responsabilités sur les autres et de se cacher derrière son petit doigt. Bien sûr la responsabilité de ces institutions est immense, mais ce n’est pas elles qui ont littéralement décidé de tout ce qui vient de se passer pour les classes populaires en souffrance en Grèce, comme pour les pans entiers de nature mis en vente. Non, au bout du compte, c’est le gouvernement grec qui a refusé toutes les autres options depuis six mois, en allant jusqu’à dire qu’elles n’existaient pas.

La baguette magique du souverainisme cache en réalité un sceptre

Et la sortie de l’euro ? Ce moyen, parmi d’autres, n’est en rien l’apanage des uns ou des autres. Il n’y a aucun brevet « sortie de l’euro » déposé à l’INPI. Et rien ne prouve qu’un parti se proclamant souverainiste serait plus à même de l’organiser, surtout au vu de l’expérience grecque. En réalité, la sortie de l’euro n’est qu’un outil dans une boite à outils qui en compte des dizaines. Et l’utilisation des uns n’empêche pas celle des autres. Pendant que le souverainisme ressasse, comme un disque rayé, la solution magique de la sortie de l’euro, la vraie gauche et les mouvements révolutionnaires projettent bien au-delà d’innombrables formes d’actions qui caractérisent leurs analyses respectives et objectifs politiques. Et rien ne doit être laissé au hasard. Les rapports de classes et de dominations ne s’effaceront pas au prétexte de l’unité nationale et du pouvoir plein et entier d’élus bonhommes et repus chantant la Marseillaise devant une foule émue. Car la baguette magique du souverainisme cache en réalité un sceptre et le pouvoir ne sert que le pouvoir.

Nous unir, classe contre classe, par-delà les frontières

Sortir de la zone euro pour sortir de la zone euro ne suffit pas. Crier au loup venu d’ailleurs pour détourner les brebis nationales de la menace des loups nationaux est une vieille recette éculée. Une ficelle, un piège, une potence. C’est lutter contre tous nos prédateurs qui est nécessaire, urgent, vital. C’est nous unir, classe contre classe, par-delà les frontières. C’est, au moins, nous mettre en synergie, attentifs et solidaires, face à l’internationale du capitalisme triomphant. C’est nous rappeler le chemin parcouru, pour en comprendre les échecs et redécouvrir les rêves de celles et ceux qui nous ont précédé, il y a un siècle-et-demi. C’est ouvrir de nouvelles perspectives, décoloniser l’imaginaire, inventer des chemins de traverses, oser au-delà de ce qui paraît possible et, en aucun cas, se replier sur soi.

Depuis un mois, ce n’est pas Athènes qui est tombée, en réalité. Ce sont les persécutés et les insoumis de partout qui avaient les yeux rivés sur la Grèce, d’un bout à l’autre du monde, et qui ont été frappés une fois de plus.

C’est pourquoi l’heure n’est en aucun cas à l’union des tyrans avec leurs victimes, même au prétexte de la coexistence sur un même bout de territoire, mais au soulèvement simultané et solidaire des damnés de la Terre.

TINA ? En effet, mais dans le sens contraire. Oui, il n’y a pas d’alternative. Il n’y a pas d’autre issue possible pour sortir de l’impasse. Il n’y a rien à attendre, mais tout à faire. Il n’y a pas d’alternative : lutter.

Yannis Youlountas

PS : si vous le souhaitez, nous pourrons en discuter lors des premières projections-débats, en version expérimentale puis définitive, de « Je lutte donc je suis ».

03/09 MARTIGUES (13) 08/09 ALBI (81) 09/09 TARBES (65) 10/09 VIC-EN-BIGORRE (65) 11/09 ANÈRES (65) 12/09 MIRABEL/BLACONS (26) 13/09 REILLANNE (04) PUIS PORT-DE-BOUC (13) 14/09 CASTELNAUDARY (11) 19/09 GRENOBLE (38) 20/09 GENÈVE (SUISSE) 21/09 ANNECY (74) 22/09 THONON-LES-BAINS (74) 23/09 THORENS-GLIÈRES (74) 24/09 BERRE (13) 26/09 GRAULHET (81) 01/10 AUBAGNE (13) 03/10 MOUHANS-SARTOUX (06) 08/10 TOULON (83) 15/10 TOURNEFEUILLE (31) 17/10 CLUNY (71) 18/10 TOURNUS (71) 21/10 GRAMAT (46) 22/10 ANGERS (49) 23/10 RENNES (35) 24/10 ÉVRAN (22) 25/10 LANNION (22) PUIS ST-BRIEUC (22) 26/10 BREST (29) 27/10 LORIENT (56) 28/10 VANNES (56) 29/10 OLÉRON (17) 30/10 ROCHEFORT (17) 02/11 TULLE (19) 03/11 ST-OUEN-L’AUMÔNE (95) 04/11 PARIS (75) 06/11 PARIS (75) 09/11 JOIGNY (89) 10/11 MEYMAC (19) 11/11 AUBUSSON (23) 12/11 LIMOGES (87) 13/11 MONTLUÇON (03) 14/11 VÉNISSIEUX (69) 16/11 TOULOUSE (31) 19/11 LE VIGAN (30) 20/11 POUCHARRAMET (31) 21/11 MAS D’AZIL (09) 03/12 AU 09/12 TOURNÉE EN BELGIQUE ET DANS LE NORD Détails : http://jeluttedoncjesuis.net/spip.p... Contact programmation : maud aZj jeluttedoncjesuis.net Bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=v3V...

Je présenterai quelques extraits du film aux rencontres nationales des SEL à Digne le 20/08 et au congrès de l’ICEM (pédagogie Freinet) le 21/08 à Aix-en-Provence.

Le film sera mis en ligne en gratuit sur Internet (dans une douzaine de langues) dès que sa version sera finalisée, après avoir pris le temps d’échanger avec vous durant les premières projections-débats.

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 22:11

Bonsoir,

Cà fait quelque temps que je reçois des nouvelles de Ben, vous savez, l'artiste qui écrit beaucoup sur les bérets ou sur les tasses...

Je ne sais , en fait, comment il a eu mon adresse, il m'envoie régulièrement de ses nouvelles , c'est marrant.

Je vous transmet son petit coup de griffe contre l'art contemporain et toutes ses mondanités.

Bien sûr, je ne peux qu'applaudir des deux mains cette lassitude que je partage avec lui et surtout cette envie de rire aux éclats devant toute cette foule bourgeoise bohème qui se frotte, un verre à la main, parlant de tout sauf d'art et encore moins de révolution bref...

Ecoutons le ...


....JE M’EXPLIQUE
Les artistes d’art contemporain professionnels
commencent à m’énerver
Cela commence par leurs noms
Dont je ne me souviens qu’une fois sur deux
Puis de la phrase
ils sont chez …et c’est d’autres noms dont je ne me
souviens pas non plus
Comme un jeu de tabernacles
Enfin cela est couronné par la phrase
il y en a un qui s’est vendu pour …

Combien vous dites?.. j'achète même si je n'y comprends rien

A bientôt,

Eva Lock Kua

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 10:41

d'après Yanis Youlountas et AZA

mercredi 15 juillet 2015

archive d'une bête féroce anarchisante menaçant dangereusement la liberté, l'égalité et la démocratie.

Ce soir, à Athènes comme ailleurs, c'est évident :

TOUT EST DE LA FAUTE DES ANARCHISTES !

Alors que le Parlement aurait pu voter paisiblement la mort des petites gens, les suicides quotidiens, les maladies non soignées, la malnutrition des enfants, les drames familiaux, les retraités sans abris, la privatisation massive du bien commun, des jeunes chômeurs et anarchistes sont venus gâcher la soirée.

Car c'est eux, bien sûr, qui cassent le monde, qui font de la politique un non sens, qui trouble la quiétude d'un Grèce prospère et qui menacent les libertés.

Oui, bien sûr. Comment n'y avais-je pas pensé plus tôt ?

Ce soir, en lisant certains billets et commentaires, j'ai enfin compris : tout est de la faute des anarchistes !

Sans eux, nous serions en paix, nous nagerions en plein bonheur et pourrions savourer notre démocratie. Car, c'est bien connu : les anarchistes ne connaissent rien à la démocratie.

Sans oublier que les extrêmes se rejoignent, c'est évident. Certes, les anarchistes défendent les migrants et repoussent les néo-nazis, mais ils oublient d'appeler la police pour régler ce genre de problèmes.

De plus, les anarchistes ne lisent pas de livres, ou alors pas les bons. Ils n'ont aucune culture. Du moins, ne connaissent pas les dynasties de rois et de papes qui font partie des socles d'une bonne éducation. Ils ne savent pas, par exemple, que les résistants au franquisme et au nazisme combattaient à coup de bouquets de fleurs les serviteurs armés de Franco et de Hitler.

Oui, ce soir, tout est clair : les anarchistes n'aiment pas la liberté. Les anarchistes n'aiment pas l'égalité. Les anarchistes n'aiment pas la fraternité. Ils sont aux antipodes de nos valeurs humanistes.



Et ils n'aiment pas la Terre, la vie et l'amour. Ils n'aiment pas non plus le vin et la musique, ne connaissent rien à la cuisine ni aux arts. Ce sont des rustres, plantés devant leur télé à longueur de journée, à regarder des films de guerres, puisqu'ils n'aiment que la violence.



Les anarchistes sont la lie de l'humanité. Et ce soir, tout est de leur faute.

Y.Y.

C'est bien vrai çà, mon bon Monsieur ! Y'a plus d'morale

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 10:57

MERCREDI 15 JUILLET 2015 : GRÈVE GÉNÉRALE EN GRÈCE !




ΤΕΤΑΡΤΗ 15 ΙΟΥΛΙΟΥ 2015
ΓΕΝΙΚΗ ΑΠΕΡΓΙΑ ΣΤΗΝ ΕΛΛΑΔΑ
!

Σας καλούμε σε όλη την Ευρώπη να κάνετε το ίδιο.

ΟΧΙ στη λιτότητα που δολοφονεί, στην Ελλάδα και αλλού.
Να μην ζήσουμε σαν δούλοι
!

ΜΑΖΙ ΜΑΣ ΚΙΝΗΤΟΠΟΙΗΘΕΙΤΕ ΓΙΑ
ΠΑΝΕΥΡΩΠΑΙΚΗ ΓΕΝΙΚΗ ΑΠΕΡΓΙΑ
!

MERCREDI 15 JUILLET 2015
GRÈVE GÉNÉRALE EN GRÈCE
!

Nous vous appelons partout en Europe à faire de même.

OXI


NON à l'austérité qui assassine, en Grèce comme ailleurs.
Ne vivons plus comme des esclaves !

AVEC NOUS, MOBILISEZ-VOUS POUR LA
GRÈVE GÉNÉRALE EUROPÉENNE
!

C'est maintenant que nous avons besoin de vous : grève, manifestations, rassemblements, concerts, débats... tout ce que vous pouvez. Vous avez été de plus en plus nombreux à nous soutenir, de jour en jour, en France et dans le monde entier. Mais ce mercredi 15 juillet, c'est vital pour nous et c'est crucial pour vous. La Grèce est votre passé, elle est aussi votre avenir. Il est temps de dire NON (OXI) tous ensemble à ces dirigeants européens tyranniques, pour la solidarité, la liberté et la dignité. GRÈCE GÉNÉRALE !

(merci de diffuser massivement)

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 12:05

contre la venue en grande pompe du président mexicain

mardi 14 juillet 2015 à 14h

Lieu : Paris 1e

Fontaine des innocents
Place Joachim du Bellay
Métro Les Halles (Porte Les
cot)

Rassemblement

contre la venue du président mexicain Pena Nieto

L'autre 14 Juillet
Les 43 étudiants mexicains disparus à l'honneur !!!!!!

Mexique : 143 000 meurtres et + de 23 000 disparus depuis 2006.

On n'oublie pas Atenco !


On n'oublie pas Ayotzinapa !


On 'n'oublie pas la répression policières !


On 'noublie pas la corruption, l'impunité, l'injustice!


Et la liste est longue...

Nous condamnons la venue du président mexicain qui, avec son armée, sera présent ce 14 juillet sur les Champs Élysées.

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 10:32

¡Vivos los queremos ! Festival anti-Peña Nieto de films documentaires

Quelques mois après la disparition des 43 étudiants de l’école Normale Rurale d’Ayotzinapa, au Mexique (Guerrero), le président mexicain Enrique Peña Nieto et l’armée mexicaine sont les invités d’honneur du défilé du 14 juillet, et en profiteront pour signer quelques contrats d’armement. Nous organisons un petit festival de documentaires pour rappeler qu’au Mexique comme ailleurs, l’état et le capitalisme tuent, répriment, oppressent.

Dans le cadre de la très déplorable visite du président mexicain en France, nous vous invitons à nous rejoindre du 13 au 15 juillet. Les films qui seront projetés montrent le vrai visage du Mexique, où les disparitions forcées, la répression des forces de l’ordre, les exécutions extrajudiciaires, la violence, l’autoritarisme et la corruption sont monnaie courante. Il y aura deux premières en France de films remarquables :

« Ayotzinapa : chronique d’un crime d’Etat » [« Ayotzinapa : crónica de un crimen de Estado »]

« Portraits d’une recherche » [« Retratos de una búsqueda »]

Ayotzinapa (pour plus d’infos, voir ici, ici, ou encore par là) n’est pas un cas isolé ni une affaire locale. Il est temps de montrer au gouvernement mexicain que nous en avons assez, que nous sommes prêts à nous organiser et à mettre fin à sa politique atroce.

Ne restez pas chez vous, venez montrer votre soutien et aidez nous à diffuser ce festival.

Notez que 50% des recettes du film "Ayotzinapa, Chronique d’un crime d’État" seront reversées aux étudiants de l’École normale rurale d’Ayotzinapa et aux parents des étudiants disparus.

¡Vivos se los llevaron, vivos los queremos !

COLLECTIFS DE SOLIDARITÉ AVEC AYOTZINAPA A PARIS

PROGRAMME

¡VIVOS LOS QUEREMOS !
[ NOUS LES VOULONS VIVANTS ! ]

Festival de cinéma ANTI-PEÑA NIETO
13 - 15 JUILLET, 2015

Lundi 13 juillet
Cinéma La Clef, 18h-23h
34, rue Daubenton, 75005 PARIS ( M° Censier-Daubenton )

18h - Accueil du public : le bar est ouvert !
19h - Vernissage de l’expo « ¡VIVOS LOS QUEREMOS ! »
19h45 - Présentation et coup d’envoi du festival par la Coordination de l’EuroCaravane 43
20h - Première en France : Ayotzinapa, chronique d’un crime d’État
101’ / Mexique, 2015. Écrit et réalisé par Xavier Robles
Précédé d’une série de court-métrages sur Ayotzinapa :
Ver arder y no meter las manos al fuego (Regarder brûler sans rien faire)
6’ / Mexique, 2015. Colectivo Revolución 1341 / Clan de la Oveja / La Red de Redes
Videoclip & Discurso, Gran OM
15’ / Mexique, 2014-2015. Projet artiviste de soutien aux mouvements sociaux

Mardi 14 juillet
CICP, 17h-02h
21ter, rue Voltaire, 75011 PARIS ( M° Rue des Boulets )

17h - Accueil du public : le bar est ouvert !
17h30 - Ayotzinapa, la lucha sigue (Ayotzinapa, la lutte continue)
26’ / Mexique, 2015. Écrit et réalisé par Marie-Pia Rieublanc
18h30 - Le crime de Zacarías Barrientos
52’ / Mexique, 2008. Écrit et réalisé par Ludovic Bonleux
19h30 - Échange : L’État de Guerrero, un État d’exception ?
( Interventions depuis le Mexique en vidéoconférence )
20h30 - Première en France : Retratos de una búsqueda (Portraits d’une recherche)
67’ / Mexique, 2014. Écrit et réalisé par Alicia Calderón
22h - Concert / Cascabel Son Factory ( Son Jarocho )

Mercredi 15 juillet
Café de la commune d’Alligre (en plein air)
3-5, rue d’Aligre, 75012 PARIS (M° Ledru-Rollin)

20h - Apéro - dinatoire : le bar est ouvert !
21h - Micro ouvert, exprimez-vous ! : Où vont les luttes d’en bas et à gauche, au Mexique et ailleurs ?
22h30 - Ayotzinapa, chronique d’un crime d’État
101’ / Mexique, 2015. Écrit et réalisé par Xavier Robles

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 09:49

Athènes, dimanche 5 juillet 2015, à 22h30.

On s'oriente vers un IMMENSE SCANDALE en Grèce, qui pourrait éclabousser les autorités européennes…

DE SOURCE OFFICIELLE, DES PLAINTES VONT SANS DOUTE ÊTRE DÉPOSÉES ET DES SANCTIONS ENVISAGÉES CONTRE DE NOMBREUSES STRUCTURES PRIVÉES QUI ONT POUSSÉ LA PROPAGANDE À SON PAROXYSME, EN ABUSANT DE LA CORRUPTION ET DU MENSONGE, ET EN VIOLANT LES LOIS ET RÈGLEMENTS EN VIGUEUR :

1 – C'est d'ores-et-déjà certain pour la plupart des chaînes de télévision qui n'ont pas du tout respecté l'égalité de temps d'antenne entre le NON et le OUI (rapport de 1 à 5, voire plus !). Les sanctions pourraient toucher jusqu'à la licence et le droit d'émettre temporairement.

2 – C'est probable pour Youtube qui a diffusé massivement de la publicité pour le OUI durant le jour de l'élection, avant les vidéos en Grèce.

3 – C'est possible pour le réseau de téléphonie mobile WIND qui a pratiqué ouvertement la corruption de vote en offrant des avantages à tous ses utilisateurs lui envoyant OUI par SMS.

4 – Un soutien sera apporté aux salariés violemment menacés par leurs employeurs et contraints d'aller aux rassemblements du OUI. Certains ont été licenciés et s'apprêtent à contre-attaquer.

5 – Le cas du chef d'état-major des armées sera examiné, car il a brisé son devoir de réserve et de neutralité en appelant publiquement à voter OUI.

6 – Une enquête est quasi-certaine pour les instituts de sondages qui ont presque tous énormément triché :
6a – annonçant une nette victoire du OUI en fin de semaine ;
6b – puis une possible victoire du OUI à l'annonce des premières estimations (pour freiner l'élan des rassemblements spontanés et affaiblir l'impact de l'information dans le monde) avec des fourchettes presque toutes entre 47% et 51% pour le OUI ;
6c – le résultat final, en réalité, semble proche de 60% ou encore supérieur, ce qui signifie un écart de 20%, voire plus. Il s'agit, par conséquent d'un immense manipulation organisée massivement durant la semaine et jusqu'à ce soir sur laquelle toute la lumière devra être faite.

Ce soir, le gouvernement donne la priorité à la fête de la victoire et au débat sur les perspectives.
Mais, dans les prochains jours, ce scandale éclatera très probablement en Grèce, et pourrait éclabousser les autorités européennes.

Les masquent tombent. Le vent se lève.

Salut fraternel à vous tou-te-s de la part de la foule athénienne !

Peut-être, cher (e) s amis (e) !

mais je viens d'apprendre que le ministre des finances vient de démissionner pour laisser le camp libre aux négociations et ne pas gêner Stispras !

Trop flamboyant sans doute, mais où cela va-t-il mener, à quelles concessions.

"De concession en concession, vous viendrez à la concession à perpétuité"

Acte des apôtres 22288888888888880000000000000000000000000000000000000000000

de connards et de frileux!

Eva Lock Kua

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 11:29

Mercredi 1er juillet à 18h30

Rassemblement de soutien aux migrants et réfugiés

Place St Michel Paris 5ème

Dans plusieurs endroits à Paris, à Calais, dans d’autres villes de France et même aux frontières de la France comme à Vintimille, les réfugié-e-s se trouvent dans des situations scandaleusement précaires, souvent mis-es en concurrence les un-es avec les autres, notamment entre celles et ceux qui sont potentiellement demandeur-es d’asile et celles et ceux qui ne le sont pas. Cette situation empêche les un-es et les autres de faire valoir leurs droits.

La France est loin de prendre sa part dans l’accueil des réfugié-e-s qui traversent la Méditerranée au péril de leur vie alors même qu’elle porte sa part de responsabilité, comme l’Union européenne, dans les raisons qui les poussent à partir. Ils ne disparaitront pas du territoire par la répression et l’indifférence des pouvoirs publics. Il faut une toute autre politique en France comme en Europe en faveur des réfugié-e-s qui prenne en compte la situation actuelle et anticipe sur celle des années à venir.

En conséquence, les signataires de cet appel exigent :

- Que l’État et la Ville de Paris tiennent leurs engagements quant aux solutions d’hébergements proposées.

- Que les réfugié-e-s qui n’ont pas encore pu en bénéficier disposent des mêmes conditions au plus tôt.

- L’ouverture en urgence d’espaces d’accueil et d’hébergements collectifs où les réfugié-e-s pourraient se regrouper le temps qu'il faut afin de permettre leur accompagnement par les associations, et leur orientation vers les dispositifs auxquels ils et elles ont droit.

- La mise en œuvre immédiate de centres d’accueil adaptés aux besoins pour les demandeurs d’asile que la France doit accueillir au nom de ses engagements internationaux.

Signataires au 25 juin

RESF, LDH, MRAP, DAL, CSP 75, CISPM, Femmes Egalité, FASTI, Association des Travailleurs Maghrébins de France, AMF

CGT 75, CGT-Educ'Action, FSU, Solidaires, UNEF,

Alternative Libertaire, EELV, Ensemble, Gauche Unitaire, Parti de Gauche, PCF, MJCF, PCOF, MJS

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 11:26

Vendredi 3 juillet 2015 à 18h30

Réunion du collectif 13ème de solidarité avec le peuple grec

Suivie d’un repas en partageant tout ce que chacun-e apportera.

Galerie « Le bon petit Diable »

43, boulevard Arago Paris 13e Métro Les Gobelins

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Du 10 juillet à 17h00 au 17 juillet à 15h00

8e AlterVillage d’Attac

Si « un autre monde est possible », ce village éphémère et autogéré permet de le vivre concrètement : ni organisateurs, ni consommateurs, chacun-e œuvre pour les tâches collectives de la vie du village.

Nous pourrons dans ce cadre aborder et travailler tous les sujets qui nous importent : COP 21, Grèce, TAFTA, services publics, genre, alternatives concrètes, modes d’action, etc.

Ferme La Borie-Haute, Le Vigan, Lot

Programme et détails :

https://france.attac.org/agenda/article/8eme-altervillage-d-attac

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Du 11 au 12 juillet

Notre-Dame-des-Landes 2015 : le rassemblement annuel au cœur de la lutte contre le réchauffement climatique

Organisé par la Coordination des opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Notre-Dame-des-Landes (La Pâquelais, Vigneux-de-Bretagne)

https://france.attac.org/agenda/article/notre-dame-des-landes-2015-le

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Du 25 août à 17h00 au 28 août à 17h00

Université d’Été d’Attac France

Organisée par Attac France

Libérer les peuples du joug de la dette et des politiques néolibérales, organiser sans attendre la transition vers une autre société plus solidaire et respectueuse de la planète sont devenus un impératif.

C’est pourquoi Attac a décidé d’organiser l’Université Citoyenne de 2015 autour du thème « Climat, dette, austérité, ça va chauffer ! ».

Marseille, Université Saint Charles

Programme et détails :

https://france.attac.org/agenda/article/universite-d-ete-d-attac-france

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 19:12

AVEC LES GRECS


Dimanche 28 juin à 17h, Place de la République.

Le Premier Ministre grec, A. Tsipras, a invité le peuple à décider souverainement de son avenir, par un referendum organisé le 5 juillet.

Le gouvernement grec a livré un rude combat dans des conditions d'asphyxie financière inouïes pour aboutir à un accord viable et mutuellement bénéfique avec ses partenaires.

Après cinq mois de négociations, les institutions en sont venues à poser un ultimatum qui contrevient aux principes de l'UE et sape la relance de la société et de l'économie grecques.

Les créanciers exigent que le gouvernement grec applique les politiques mémorandaires comme l'avaient fait ses prédécesseurs.

Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l'humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l'obsession du FMI et des institutions européennes pour une politique d'extrême austérité.

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