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3 mai 2006 3 03 /05 /mai /2006 08:06
Date : 05/03/06 07:49:41
A :
Cc : les-amis-du-negatif-a-l-oeuvre.fr
Sujet : Une nouvelle adresse, un nouveau blog de transition
et pourquoi
 
La perspective de renommer l'intitulé de nosotros.incontrolados, manifestement abscons et paralysant le projet de communication des thèses et théories visant à contribuer à la publicité nécessaire de "la fin de tout ce qui existe" s'est imposée d'elle même après le repli contraint du négatif à l'oeuvre dans le cours des évènements récents.
Le sous intitulé N.I continuera d'apparaître dans  les textes à venir pendant quelques temps.
Puisse cette nouvelle adresse,les-amis-du-negatif-a-l-oeuvre@voila.fr favoriser au mieux la compréhension des objectifs contenus dans la démarche de N.I ainsi qu'une meilleure accessibilité de l'ensemble.
L'intitulé N.I qui n'était pas sans renvoyer directement ou indirectement à quelques autres groupements informels de personnes (Agence Pour l'Auto-suppression du Prolétariat,AAP, Fossoyeurs du Vieux monde.F.V.M, Os Cangaceiros,Agence pour une Zymotechnique Apodictique, AZA, L'Encyclopédie des Nuisances.EDN, L'Exagéré/Mordicus et de pas mal d'autres dont nous nous sommes trouvés proches et parmi lesquels nous comptions au delà de participations ponctuelles parfois quelques amitiés chaleureuses dont certaines subsistent aujourd'hui aussi,) ayant, dans le cours des années 70 et 80 participé activement et souvent remarquablement au débat théorique de l'après Internationale Situationniste pourrait laisser penser à tort- que nous  serions une tardive émanation de ceux-ci alors qu'il n'en est rien si ce n'est, que, nous démarquant de la sphère dans laquelle gesticulent et s'insultent à qui mieux-mieux des têtes de litotes s'autoproclamant les garantes inflexibles de la radicalité et qui considèrent tout ce qui n'est pas elles comme des foutaises pro-situ (es), nous ne manquerons pas de saluer certaines des  initiatives des groupes cités ci-dessus,  de nous y reporter le cas échéant,  quelle que soit la distance critique que nous puissions observer à leur endroit par ailleurs et ou malgré quelques inimitiés relevant du domaine affinitaire ou affectif particulier.
Ceci constitue à notre avis une démarche autrement qualitative que celle poursuivie par certains illuminés d'une orthodoxie délirante dont la grandiloquence infatuée dans l'errance confine à un  ridicule dont nous n'avons rien à foutre!
Nous ne désignerons ici aucune de ces "chapelles" afin de n'entrer en rien dans le petit jeu dénoncé plus haut.
L'insulte devra être maniée avec la dextérité nécessaire, avec discernement mais ne constituera jamais pour nous l'affirmation spectaculaire d'une "radicalité spérieure" qui se résumerait à l'art consommé de l'injure comme petit fond de commerce où depuis pas mal de temps se courtisent puis s'excluent à tours de bras et de plumes - parfois talentueuses-  des cohortes entières d'imbéciles!  
Steph.K@wanadoo.fr/nosotros.incontrolados@wanadoo.fr/
les-amis-du-negatif-a-l-oeuvre@voila.fr
     
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Published by stephane kerfanto - dans CONTROLE SOCIAL
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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 11:58
Parce que nous avons trouvé important l'initiative de l'OT dans toutes les années qui ont précédé sa dissolution et que nous considérons comme non moins importants le texte et les analyses  de cloture de son expérimentation en situation, après avoir pris connaissance également des ordures et décombres déversées sur une existence diversement controversée mais jamais critiquée pour de bonnes raisons, nous proposons une remontée dans le temps de l'OT en partant de sa déclaration finale résumant peu ou prou une éblouissante aventure éclairant déjà les possibles des interrogations incontournables à venir.
Il est peutêtre préférable de procéder ainsi tout en courant le risque de se tromper que de renoncer passivement aux possibilités de débat qui nous sont laissées en vue d'en finir enfin avec tout ce qui existe.
De l'O.T on pourrait dire qu'il sera impossible au débat théorique emmergeant ici ou là, de celui qui échappe encore un peu aux ratiocinneurs patentés, que tout pourrait contnuer comme avant.... Là, à tout lemoins l'O.T aura pleinement réussi sa cohérence associant théorie et pratique et inversment.
Il y a quelques année nous avons nous même eu maille à partir avec un certain Jean Pierre Voyer dont l'épilogue fut diverssement apprécié en 1983. Les termes de falsificateurs lui furent alors décernés ainsi qu'à un de ses potes qui n'apprécia pas non plus notre visite ni les tourments qui s'ensuivirent...
Bonne lecture et si vous le souhaitez ouvrons les debats pour de beaux dégats!
Stephane Kerfanto.

FIN de l'observatoire de téléologie

 

 

D'ici à maintenant via San Romano

Si l'observatoire de téléologie avait un emblème ce serait celui qui flotte au-dessus de la bataille de San Romano, telle que l'a représentée Uccello. De la licorne, l'observatoire de téléologie avait les sabots dans la boue, la tête haute, et la corne d'abondance à l'endroit où convergent les idées quand il faut faire front. Et comme la licorne, l'observatoire de téléologie a été l'étrange tentation de requalifier la réalité, à une époque où la réalité avait connu l'étrange mésaventure d'être dégradée en cause même. Du rire, du trépignement et de l'invraisemblable, voilà le bref passage d'un bref galop aux traces plus grandes que le sol meuble ainsi effondré.

Il y a bien eu une organisation du nom d'observatoire de téléologie, mais sans rien de ce qui définit les organisations : pas de statuts, pas de règlement, pas de local, pas d'inscription, pas d'exclusion. Il y a bien un nombre précis d'individus déterminés qui ont constitué l'observatoire de téléologie, mais sans hiérarchie, sans obligation, sans interdit, sans structure visible, sans drapeau, sans banderole, sans pignon, sans rue. Il n'y a jamais eu de publication enregistrée et il n'y a jamais eu d'argent au nom de l'observatoire de téléologie. Bien plus que la Ligue des communistes au temps de Marx, l'observatoire de téléologie a été un spectre. Ce n'est certes pas le monde qu'il a hanté, mais c'est uniquement parce que le monde s'est capitonné contre les sarcasmes tranchants de l'univers en particulier, comme l'observatoire de téléologie en était un, et de la vérité en général, comme l'est la réalité comme résultat. Le retard de cette hantise est celui du monde, pas celui de la charge décisive de la licorne, seulement figurée, comme la première idée de l'aimé finement déposée sur les parois intérieures de la sphère de l'amour, et qui continue la route de son irrésistible aliénation, après la disparition de la chimère.

Il est même difficile d'assigner un commencement à l'observatoire de téléologie. A l'été 1998, sur un forum Internet, un individu avait découvert, démasqué et insulté publiquement en conséquence l'éditeur des Editions Anonymes, parce que cet éditeur avait falsifié une correspondance à laquelle avait pris part Adreba Solneman, qui avait fréquenté la Bibliothèque des Emeutes. Après cet échange avec l'éditeur, celui qui signait alors le commissaire prit contact avec des ex-membres de cette Bibliothèque des Emeutes, dissoute en 1995, pour leur faire part de cette brusque escarmouche sur un territoire nouveau qui était l'Internet. Mais il serait fort exagéré de faire de cette correction indignée le démarrage d'une organisation.

Le pré-débat qui s'ouvrit en conséquence et par extension avait pour objet la téléologie. L'objectif du groupe en formation était de faire connaître la téléologie, qu'il appelait alors « moderne » par opposition à la téléologie classique, de la philosophie allemande en particulier. Faire connaître cette notion s'articula rapidement autour de trois projets. Le premier était de livrer au public par l'écrit et l'édition papier les circonstances de la naissance de cette idée : l'obscur brouhaha de plusieurs années de batailles de rue, convergeant sans se rejoindre, et l'épuisement de la pensée du négatif de cette époque. Le second était de proposer à un public sans doute différent cette même trajectoire partie de la rue et arrivée à la réflexion, sur un site Internet. Le troisième était de confronter cette idée, c'est-à-dire de valider ou d'invalider ses présupposés et ses premières déterminations, et de délimiter le cercle du débat qui permettrait son approfondissement, retrouvant le brouhaha des batailles de rue, inversant l'épuisement de la pensée du négatif.

La confrontation publique commença le 11 octobre 1998 contre un certain Jean-Pierre Voyer, dont les téléologues espéraient encore qu'il n'était pas le responsable de la falsification des Editions Anonymes – à tort comme il s'avéra très peu de temps après. Mais cette prise à partie de la résignation, de la vieillesse, de la satisfaction ne constitua pas non plus encore l'acte de naissance de l'observatoire de téléologie. La naissance du site éponyme ne fut pas davantage ce point de départ. Mais, s'il faut un début, c'est la publicité de la naissance de ce site, le premier message public signé OT, intitulé 'Publicité de la fin', le 3 novembre 1998, sur le forum Internet appelé debord of directors, qui peut être considérée comme le premier acte revendiqué par le groupe alors constitué.

La preuve organique de l'observatoire de téléologie tient en une seule règle, elle-même informelle : toute prise de position publique doit être endossée par chacun des individus membres. Il faut être peu nombreux et avoir une confiance étendue dans les autres. Il faut surtout une grande disponibilité, beaucoup de présence, une bonne capacité à réagir. Il faut un sens de la contradiction, et un grand respect des autres. Ce mode de fonctionnement, en effet, implique des discussions tendues, une circulation rapide des idées, une certaine réflexivité et une capacité à trancher entre un désaccord et une urgence. Qu'autant d'accords aient pu être trouvés à l'issue d'autant de disputes paraît aujourd'hui prodigieux. Presque tous les textes, et même presque tous les messages polémiques sur l'Internet, ont été endossés et validés par l'ensemble des téléologues de l'OT. Et le nombre de textes non publiés, pour désaccord, est très inférieur à celui des textes publiés, presque tous après amendements, parfois après des reprises et des refontes complètes. Les correspondances ont également été conçues et révisées de cette manière.

La meilleure définition de ce qu'a été l'observatoire de téléologie pourrait être : un débat préparatoire, ou, selon l'expression déjà utilisée, un pré-débat. Il y avait une idée et tout à faire : la faire connaître, l'expliquer, l'approfondir, la mettre en cause, désigner son objet, projeter son possible, la vérifier en théorie et la vérifier en pratique, c'est-à-dire l'inscrire à l'ordre du jour du débat du genre humain sur lui-même, détourer les conditions de sa mise en débat.

De la Terre à la Lune

L'observatoire de téléologie a proposé une conception du monde radicalement différente de toutes celles qui étaient là. En ce sens, il a été immédiatement scandale, la dernière organisation scandaleuse du siècle qui avait commencé avec dada. Mais contrairement aux autres organisations scandaleuses, à la suite de dada, l'OT ne recherchait pas le scandale. Notre bienveillance prudente par rapport au tapage donne à celui que nous avons été sa lumière particulière : mat et souterrain, son éclat sombre est fait pour illuminer une durée, non pour éblouir un instant.

Le scandale de l'OT s'est trouvé immédiatement concentré dès que la téléologie moderne naissante a été ramassée en une phrase : tout a une fin. Ce que signifie ce vieux lieu commun, pour peu qu'il soit pris à la lettre, était tout de suite intolérable à ceux qui s'y sont trouvés exposés, en particulier les débris et les renégats du vieux mouvement « révolutionnaire ». Car cette phrase les accuse immédiatement de résignation, de vieillesse, de satisfaction. Elle est un germe puissant d'une future critique de la religion. Elle trace une limite du débat historique, comme ce sénateur romain qui avait tracé autour de lui un cercle dans le sable pour signifier au pharaon que lorsqu'il sortirait du cercle ce serait soit l'accord, soit la guerre. Elle propose le coffre à jouets pour les sciences exactes, et le vide-ordure pour la gloire et toutes les vanités individuelles. Devant le nœud gordien du monde elle apparaît comme l'épée d'Alexandre.

C'est uniquement parce que l'idée est scandaleuse que l'OT a paru scandaleux dans son comportement. Le mépris profond avec lequel nous avons traité toute la racaille avachie et contente de ses petits doutes du milieu pseudo-révolutionnaire a fait croire hâtivement à ce petit peuple démuni, giflé à revers, que nous méprisions la terre entière. Ce serait vrai si la terre entière était la middleclass comme la middleclass non seulement cherche à le faire croire, mais le croit elle-même. Le peu de gens que nous avons croisé hors de ce magma semi-moral, semi-social n'ont pas eu à se plaindre de notre façon de les aborder, ni nous de la leur ; mais, pressés par une continuelle urgence, nous exigeons beaucoup, nous dégainons vite et, comme dans la middleclass on fait des amis, nous faisons des ennemis.

Le scandale de l'observatoire de téléologie est simplement le scandale du négatif à une époque où le négatif est nié. L'idée de téléologie est tirée du balbutiement sans intermédiaire qu'on appelle l'émeute et qui a été battu dans le dernier quart de siècle. Tout a une fin est la traduction de ce mouvement riche d'une longue époque indécise, et qui a trouvé une possible expression idéelle dans cette traduction théorique. Nous ne sommes pas les représentants des révolutionnaires en Iran, nous sommes leurs héritiers autoproclamés. La mère est morte dans les couches, l'enfant se porte bien, merci. Quand il a faim, il en veut à la société entière. La téléologie moderne est la négation de la négation de l'histoire. L'histoire, en effet, est le temps du débat du genre humain sur lui-même. La téléologie moderne est un résultat d'une révolution, c'est-à-dire d'un moment de l'histoire, c'est-à-dire d'un débat pratique du genre humain sur lui-même. Ce résultat se propose en jet et se pose en projet, en véritable contenu des révolutions à venir, en programme du genre humain, à soumettre à son auguste assemblée quand elle pourra enfin être réunie. Voilà tout le scandale.

Du sentier de montagne à l'autoroute en pente douce

La première période de l'observatoire de téléologie va de novembre 1998 au printemps 2000. Pendant cette année et demie, les trois objectifs initiaux ont été largement amorcés : fin 1999, le premier tome de 'la Naissance d'une idée' intitulé 'Un assaut contre la société' est paru aux éditions Belles Emotions, avec le récit de l'époque d'où provient la téléologie moderne ; le site de l'observatoire de téléologie commence à être connu et utilisé ; et la confrontation de l'idée de téléologie a démarré, les premières objections indignées contre « tout a une fin » ont été réfutées, et le terme « enculé » est désormais régulièrement accolé au nom du falsificateur Voyer, ce qui marque, de manière assez exacte, la frontière entre le discours des téléologues et le vieux monde. Un déluge de calomnies, de mensonges et de falsifications s'est alors abattu sur l'observatoire de téléologie, qui l'avait bien mérité.

La seconde période va du printemps 2000 à septembre 2002. Elle a été la plus facile à vivre. Mais elle est probablement la plus difficile à rapporter. C'est la période où nous avons donné à la téléologie sa profondeur de champ. Mais c'était simplement tirer les premières conséquences de ce qui avait déjà été esquissé en public, et de ce qui était souvent déjà discuté entre nous. Le façonnage du second tome de 'la Naissance d'une idée' s'avéra ardu, insatisfaisant, plein d'obstacles inattendus et de disputes complexes. Finalement, 'Téléologie moderne' était déjà devenu une étape inachevée quand il fut achevé, et c'est là, sans aucun doute, un de ses mérites.

De même qu'il est difficile de faire la part entre ce qui est apparu en rupture, en nouveauté, dans la théorie de l'OT à cette époque, et ce qui procédait simplement de sa lancée, il est complexe de mesurer a posteriori comment nos disputes et nos différends, nos apports et nos rôles étaient devenus habituels ; car, comme nous savions que les polémiques, notamment avec le petit peuple voyériste et postsitu, n'étaient plus qu'affaires courantes, et que les batailles décisives avaient été livrées, tout paraissait légèrement plus facile, alors même que l'excitation, l'effort, et le goût de la victoire avaient maintenu un rythme d'activités élevé. Il y eut sans doute une insensible déperdition dans l'exigence interne, ou tout au moins dans la dynamique interne. Nos rôles s'affermirent, la lente dérive de nos complémentarités en spécialisations restait masquée, d'une part par l'urgence toujours renouvelée, d'autre part par l'expertise qui rendait chacun plus efficace à son poste.

Une autre insuffisance est apparue, insensiblement aussi, pendant cette période. La téléologie était née d'un mouvement de révolte dans le monde et la démarche qui avait abouti à nos conclusions était indissociable d'une observation et d'une connaissance des faits. Or l'observatoire de téléologie ne disposait d'aucune méthodologie pour observer les faits, les anciens outils de la Bibliothèque des Emeutes ayant été abandonnés. Ceci n'avait pas beaucoup d'importance dans la période plutôt calme de 1993 à 2001. Mais à partir du printemps de 2001, les gueux se remirent à gronder, pas avec l'intensité qu'ils avaient eu dix ans plus tôt, mais, au moins en Algérie, avec une présence et une colère qu'on ne leur reconnaissait plus.

Aussitôt après l'insurrection de décembre 2001 en Argentine, il fallut se rendre à l'évidence : l'observatoire de téléologie, farouchement engagé dans la réhabilitation de la période précédente, n'avait plus de lien avec ce que l'époque avait d'historique. Non seulement nous ne savions plus ce qui se passait dans le monde mais, depuis la création de l'OT, nous avions complètement négligé la compréhension des faits, comme si le monde ne changeait plus, et comme si ce n'étaient pas les gueux révoltés nos véritables maîtres à penser. Et si la Bibliothèque des Emeutes avait construit un observatoire des faits adapté à son temps, l'observatoire de téléologie avait perdu ce savoir-faire d'autant plus que ce savoir-faire-là n'était plus adapté à l'odyssée de l'espace algéro-argentin de 2001.

Coupée de ses racines, atrophiant ici, hypertrophiant là, toujours à vive allure, la téléologie, telle que l'esprit de l'observatoire la façonnait maladroitement, entrait dans une crise de croissance. Convoquer un congrès de téléologie paraissait une solution à cette perte d'équilibre. Cette réunion, ouverte à des participants extérieurs à l'OT, s'est tenue du 26 au 29 septembre 2002 à Madrid.

De Madrid à Shanghai

Le Premier Congrès de téléologie n'a pas été un jaillissement, mais un inventaire, un plan de coupe, une tentative de hiérarchisation et de tri des multiples idées et projets issus des quatre ans d'activité de l'observatoire de téléologie. Embrasser ce grand tronc et pouvoir dire de chacune de ses branches, en voilà une qui pousse, en voilà une qui va fleurir, en voilà une qui est morte, était à la fois rassérénant et stimulant : il y avait plus à faire que nos vies pourraient nous le permettre, et l'éclosion ne faisait que commencer ! Une vraie Operación Triunfo !

Mais l'observatoire de « tout a une fin » a pris fin là. Le projet avait perdu cette simplicité, l'idée s'était multipliée et ramifiée, et même les rencontres et l'implication de participants extérieurs, si elles ouvraient des voies, troublaient notre cohésion usée. Ce congrès, pourtant, avait catalysé ce qui était accompli (et principalement en affirmant qu'accomplir était la façon téléologue de finir), réaffirmé la nécessité de l'organisation telle qu'elle était arrivée là, avait peuplé la perspective. Au moment où les objectifs de l'observatoire de téléologie pouvaient se remplir de manière apparemment inépuisable, l'observatoire de téléologie avait atteint ses objectifs.

Nous savions pourtant que lorsqu'on atteint ses objectifs, il faut en formuler d'autres, ou se séparer, ou les deux. Aussi, nous avons tenté de formuler d'autres objectifs, d'étendre la lignée des idées, de prolonger la charge de la licorne. La dernière période de l'OT, depuis septembre 2002, a donc été la tentative de se mettre en conformité par rapport au congrès, dans la vieille organisation, alors même que l'activité de ses membres débordait déjà ce cadre. Mais la vieille organisation, qui avait su formuler, soutenir et dépasser « tout a une fin », n'était plus capable de réaliser ce que son congrès avait proposé.

On a vu ainsi un texte intitulé 'Buts et terme de l'OT' tenter de remédier à cet inadéquation, dans une tentative de conciliation de ce qui avait réussi dans le passé avec ce qui grippait dans le présent. La formulation était encore trop insuffisante, disions-nous, pour nous dissoudre. C'est peut-être vrai, mais cette formulation n'appartient pas forcément à l'observatoire de téléologie et peut fort bien, et probablement mieux, s'affiner en dehors. L'autre but était de dépasser l'OT dans une lance de rampement pour le débat sur l'humanité. Là, l'échec de l'OT est plus patent : rivés par l'efficacité de la méthode, nous n'avons pas su imaginer sa mutation ; fièrement recroquevillés sur notre excellence, nous n'avons pas perçu cette excellence comme un obstacle.

C'est sans doute en posant comme buts et terme des perspectives que l'insincérité qui s'ignore encore se manifeste : léger dérèglement, comme d'un instrument désaccordé, elle masque le son faux par l'harmonie générale conservée. D'autres défaillances, plus graves, ont accusé cette auto-illusion conservatrice dans les mois qui ont suivi, ébréchant même des pans importants de la confiance fondatrice.

Engagés sur des fronts différents, en ordre dispersé, les membres de l'observatoire de téléologie ressentent désormais comme un obstacle à leurs buts communs la continuation du fonctionnement qu'ils avaient adopté depuis 1998. Comme une réforme, peut-être encore possible, aurait été une institutionnalisation (le nom « OT » est lui-même déjà bien trop reconnu pour nuire efficacement à nos ennemis), nous préférons aujourd'hui dissoudre l'observatoire de téléologie.
 

(Texte du 30 novembre 2003.)

 

 

 

Annexe

L'observatoire de téléologie a été dissous le 30 novembre 2003.

A compter de ce jour, toute personne qui signe observatoire de téléologie, ou OT pour observatoire de téléologie, est un usurpateur.

Pour contacter teleologie.org :

mail@teleologie.org

A compter de ce jour, le site Belles Emotions devient indépendant de teleologie.org.

Pour contacter Belles Emotions :

BP 40302, 75464 Paris Cedex 10
editions@bellesemotions.org

 

 

 

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Published by stephane kerfanto - dans CONTROLE SOCIAL
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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 10:30
CPE  ?  MODIFICATIONS ... MON CUL !!!
DES IMMONDES PETITS  DESSOUS REACTIONNAIRES POSSIBLES D'UN TRIOMPHE
OU

IL EST DES VICTOIRES DONT ON REVIENT MOINS GLORIEUX QU'A L'ALLER

Il se pourrait bien que la déconfiture gouvernementale tant attendue ne soit encore que l'exact contraire de cette pantalonnade spectaculaire annoncée.
Pis encore, si la rue, les lycées, les facs et même "les casseurs" ne se retrouvent plus que relayés au rayon des accessoires obsolettes d'une agitation politiquement prè-digérée clâmant haut et fort, comme à l'issue d'un match de foot, de dérisoires slogans du type -" On a gagné, on a gagné!".*
  alors, aucun doute ne sera plus permis:
le fameux retour à la "pax romana" sera effectif avec cette prouesse du "falsifié vrai"attestant de ce que les vainqueurs apparents d'aujourd'hui ne seraient autres  que de vrais et authentiques vaincus qui s'ignorent , et inversement:
les faux vaincus seraient -a contrario-  les véritables vainqueurs
de cet époustoufflant  tour  de "passe-passe"
 aux conséquences sociales sournoises  politiquement prévisibles et  programmées!

__________________________________________

Avoir joué en pleine fin de rêgne le jeu de la "transition"et de "l'alternance" libérale constituait à vrai dire un tour de force et de vis supplémentaire difficilement imaginable mais en tous cas magnifiquement réussi.
Les tenants actuels de "la gouvernance" coalisés (de Droite) avec leurs candidats successeurs (de Gauche) au maintien de l'imposture rationnalisée  comme modèle  universel  commencent à respirer et voient se dérouler devant eux le tapis rouge de toutes les formes de domestication avancées et imaginent déjà de  jouir  d'un mérite  qui leur vaudra de pouvoir, pour les quelques temps à venir  moyennement agités,  de garantir, sur le dos "des masses laborieuses"  encore un peu de cette "paix sociale consensuelle", qu'ils appellent de leurs voeux les plus chers mais tout de même à moindre coût, de cette paix qu'avec raison ils jugent qu'elle est indispensable à l'épanouissement , au développement comme au profit sans réserve des marchés qui ne peuvent prospérer que par l'exploitation concertée  d' une immense et gigantesque accumulation de pauvretés, aussi nombreuses que diverses et toutes également "exponentiellement adaptables" aux exigences tendantielles du moment, pourvu que l'on sache comment y mettre la main!

Aux premiers rangs de ces pauvretés, il conviendra de  citer  les abysses dans  lesquelles  la misère intellectuelle, la pauvreté culturelle  quasi généralisée relégant à l'état de borborygmes  et d'onomatopées l'expression la plus élémentaire des prémices de toutes formes de contestation , qui  sans honte gîssent-là, comme pétrifiées, soumises!

Il en  est même de ces défilés triomphalistes qui afficheraient volontier , comme en filigranes avec une inanité superbe: -" PLUS, ON AIME CA!!!", si cela ne constituait en définitive un camouflet  outrancier et  insupportable  pour tous(tes) ceux(celles) qui sincères pensent avoir remporté un round significatif contre nos gouvernants! Celà pourrait remettre préjudiciablement  le feu aux poudres qui trainent encore ci et là!

En attendant, toutes les mesures de l'arsenal antérieur sont maintenues, renforcées ou modernisées. Les lois sur l'imigration, les reconduites aux frontières, la double peine, la fin du droit d'asile, les comparutions directes (ex-lois Marcellin-Peyrefitte-Pasqua-Debré-Sarko), les prisons continuent de se remplir et comme si cela ne suffisait pas, d'autres sont construites pour y accueuillir des milliers d'autres personnes de plus en plus lourdement condamnées et même des enfants. A l'identique les calotins la ramènent et forts de leurs attirails militaires ou politiquent mènent ici des croisades guerrières incroyablement équipées, la des Jihads, et autres massacres "utiles" partout où cela est possible! De même se maintiennent et se renforcent les politiques sécuritaires, nucléaires, environnementales (OGM), les circulaires Frankeinstein, les initiatives visant à réduire toute cette planête et ses habitants en une immense accumulation de marchandises inter-changeables,dont la réalité ne saurait être au mieux qu'exotique ou virtuelle...
Si d'aventure il subsistait un soupçon d'authenticité aux évènements récents, alors il conviendrait de ne rien lâcher de ce qui en constitue 
le seul acquis réel et tangible:
LA RUE !!!
*(Autre lectures possibles: -"on a glandé, on a glandé!", où, tout aussi bien -"On n'a rien gagné, on n'a rien gagné!").                           http://Nosotros.Incontrolados.over-blog.com /Le 10 Avril 2006

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Published by nosotros.incontrolados - dans CONTROLE SOCIAL
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7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 14:17
CONTRE "LES SANS VOIX", LA MISE EN SPECTACLE
DE QUELQUES EXECRABLES LAMENTATIONS DE RARES USAGERS (usagés) SUR LES VOIES !!!
________________

Les journaliistes et autres reporters de la télé-merdicalité deviennent de plus en plus visiblement ce qu'ils aspirent à devenir essentiellement: les "dames pipi serviles" d'une scatologie cathodique aux bottes des étrons qui les emploient et des dyarrhées qui leur tiennent lieu à la fois de salaire et de lucidité!
Vrai, ça pue!
Les reportages sur les quelques blocages récents des voies de chemin de fer par de nombreuses personnes qui en ont raz le dos de n'être pas entendues nous apparaissent évidemment dépourvus de toute impartialité. Pire encore: la tournure de ce mouvement qui refuse les miettes qui lui sont jetées en guise de consolation semble bien déplaire aux média qui n'ont jamais eu pour mission de soutenir des grêves qui auraient tendance à s'éterniser au fur et à mesure qu'elles échappent tendantiellement à leur encadrement professionalisé programmé pour démontrer comment  " on achève bien une gréve " tout en feignant de la soutenir, de l'accompagner quand ce n'est pas de feindre  qu'ils en seraient à son origine même.
 
Ainsi, assistons-nous à une lamentable mise en scène télévisuelle de jérémiades "anti-grève"pré-formatées par ces falsificateurs qui ne reculeront  devant aucun des sempiternels lieux communs  s'écoulant du micro des larbins d'un monde dont plus personne ne veut, si ce n'est eux.

Quelques rares personnes, trop heureuses de pouvoir jouir d'une minute de célébrité en "passant à la télé" débitent de facto quelques tissus d'âneries mis à leur disposition pour la circonstance.
Ailleurs,  a contrario, des "usagers-moins usagés" rejoignaient les "bloqueurs" sur les voies, témoignaient de leur solidarité et de leur compréhension.
Aux fenêtres des wagons, de nombreux voyageurs adressaient même des saluts de sympathie aux manifestants.
Bien entendu, si cela a été filmé, les média, le petit doigt sur la couture, se sont bien abstenues de les diffuser.
Les commentaires audio qui ponctuaient ses reportages étaient à l'avenant:
bien gluants, glauques et puants!


Nosotros.incontrolados pour l'extension généralisée de la grève

 à tous les secteurs de cette société. le7avril 2006.

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Published by stephane kerfanto - dans CONTROLE SOCIAL
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7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 13:07
IL Y A DE LA CENSURE SUR OVER-BLOG?  LA AUSSI?
Dans le cours de la rédaction de l'article -"CA FLIQUE DANS L'EXAGONE", nous avons été déconnectés deux ou trois fois, puis après moultes efforts pour retrouver le texte en question, c'est etonnés que nous ne puissions plus en lire que quelques trois phrases inachevées.
Tout le reste, pourtant sauvegardé ligne par ligne était amputé, avait disparu!

Enfin, après moultes autres tentatives visant à réécrire (4 fois au moins!) cet article et sa mise en publication, il sera possible de lire l'article, mais ce  sera à nouveau amputé de quelques unes des considérations humoristiques et charmantes visant un certain "nabot psychopate" dans la tronche névrosée duquel  emergerait un inventaire à la Prévert des catégories sociales présupposées et prédisposés à devenir des "criminels. On pouvait y lire "qu'il se pourrait peutêtre bien , un jour, qu'il devienne leader d'un grand "parti -à-lacon", voir ministre de l'intérieur. ( et pas en Italie! ou il n'y a pas que des "coglionni"). Ont également disparu les considérations ironiquement élogieuses saluant les prouesses douteuses des services policiers de l'Exagone qui avec 25,4 millions de personnes fichées dépassaient en capacités -toutes proportions gardées- celles du KGB, des nazis, des fameuses "Grandes Oreilles" U.S, comme celles des services fliqueurs/flingueurs de toutes les merdeuses dictatures de ce monde, et , bordel de bordel alors, c'est dingue ce qu'il y en a !
Notre texte ne pouvait être considéré comme équivoque.
Il est loisible de penser devoir gueuler, et gueuler encore, nous, les sans voix. Ca va pas être fastoche!
Steph.K le 7 avril 2006
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7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 08:34
Ca flique sec dans l'exagone.
(Article revu suite à coupure/bog en cours de rédaction)
Il apparait au JT, citant la CNIL, (Commission Nationale Informatique et Libertés) que nous serions 25,4 millions de personnes fichées par les keufs dans ce pays.
Comme c'est étonnant!
"Big-Brother" a passé avec succès son stage d'insertion et a fait des émules chez certains lecteurs mal intentionnés  de Georges Orwell* et de fait se voit confirmer dans ses fonctions désormais à l'abri de toute espèce de précarité.
Mais là encore, ces chiffres qui en disent long - au regard de ce qui constitue démographiquement le paysage de ce pays, par tranches d'age, de sexe, de classes sociales - sur cette société policière dans laquelle nous vivons! survivons ne sauraient nous surprendre!
En vérité RIEN  ne saurait nous surprendre, surtout depuis qu'un certain Sarko s'est, à l'instar d'un Poutine qui affirmait en parlant de la résistance Tchéchène, "pouvoir aller débusquer les "terroristes" jusque dans les chiottes", targué de pouvoir débusquer dans nos couilles, nos utérus, tous les futurs déviants sociaux:
les gauchistes, les anarchistes, les homos, les "casseurs", les artistes intermittents, les chômeurs, les grévistes, les "précaires de toute engeance", les drogués, les alcooliques, les préposés aux "mariages blancs solidaires", les sympathisants de Nosotros Incontrolados ou les partisans de la reconstruction  de la tendance situationniste internationale**, les végétariens, les carnivores, les amis des buveurs de bière, des bouffeurs de frites, les amis des ennemis à tout, les prochains vieux Dadaïstes, Nexialistes,***, les réfractaires aux comédies musicales réactionnaires présentes et à venir, les réfractaires à toutes les formes orchestrées de l'esclavage salarié, au "prêt-à-penser"; Mais où s'arrêtera cet inventaire à la Jacques Prévert  imaginé dans la tronche névrosée d'un nabot psychopathe et mégalo à peine esquissé par le rapport d'une CNIL qui commencerait peutêtre  à servir enfin  à quelque chose?
Nosotros.incontrolados, le 7avril 2006
 
lire:

*:-Georges ORWELL.:- "1984 ", "La ferme des animaux", "Hommage à la catalogne". Etc.
**:-"les cahiers de. l'Internationale Situationniste 1967-1972;  (D'autres publications du Mouvement pour la Reconstruction de la Tendance Situationniste Internationale seront bientôt disponibles auprès des futures éditions Nosotros.incontrolados).
***:-"L'Internationale Nexialiste N° 1 & 2.
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5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 11:34

LE BARATIN SUR "LA JEUNESSE"

COMME INSTRUMENTALISATION

DE LA NOUVELLE GUERRE SOCIALE.

__________________

Il y a déjà un bon moment que dans la rue se retrouve pas mal de monde toutes générations confondues.

Bien sûr, les "ainés" sont souvent circonspects au regard des formes actuelles de la contestation du CPE/CNE. Cela va de soi!

Les insuffisances théoriques et pratiques de la jeune génération se trouvent le plus souvent imputables à celles de leurs ainés qui bien vite se sont rangés des "voitures et des charettes à bras" pour entrer, têtes basses, dans le moule de la résignation d'où sortent tous les "nouveaux beau'fs", d'une part, et où marinent encore les "vaincus" reconvertis pour la plupart en cadres "cools" préchant le "politiquement-correct-de-gauche" quand ce n'est pas en RMIistes à vie.

Le refus de l'esclavage salarié n'a pas servi pour tous à se trouver une "petite place" à genoux aux pieds  de" l'ascenseur social" dans lequel ont voit grenouiller pêle-mêle des Serge JULY, des Daniel COHN-BENDIT, d'anciens troskards, quelques "veuves-Mao", de vieux socialos, tous avides de devenir ministres ou députés, l'index fébrile braqué sur les commandes ascentionnelles. On constatera cependant avec plaisir qu'il se trouve extremement  rarement de libertaires dans cette brochette d'arrivistes exception faite pour quelques omnipotents et patentés de "la pensée anarchiste officielle",  de la F.A ou de l'ORA. N'importe: nul ne les écoute! 

Beaucoup d'entre eux font aujourd'hui carrière au rang des récupérateurs dans  toutes les catégories économiquement adaptées au tapinage déguisé; au  coeur des appareils syndicaux, dans les partis, comme "conseillers officieux" de personnalités politiques généralement plus que louches, en participant en tant que "spécialistes auto-proclamés de la question sociale", ils déversent leur bile intelectuelle dans d'obscures "boites-à-penser", donnent leur avis sur tout à force de n'être arrivés à rien d'autre que postuler un petit ou moyen rôle de larbin dans la société dominante!

Assurément, pour "la jeunesse", de tels exemples constitués le plus souvent de leurs propres parents, n'incitaient guère à autre chose que de la défiance et forçaient plutôt à creuser un "fossé inter-générationnel" ( Ah, ce qu'y côsent bien, ces sociologues, ces journalistes!).

Seulement voila, Il s'avère qu'il n'y a pas d'un côté la"jeunesse" et de l'autre leurs "ainés" mais bien plus exactement des générations entières broyées dans le cours de décennies de tromperies et d'abus. Ces génératons naturellement, et pour la première fois depuis longtemps se retrouvent aux coudes à coudes, y compris chez les soit-disants "Casseurs".

Réduire le mouvement actuel à une seule "jeunesse" qui serait en butte réactive aux idéaux des générations précédente constitue bien une falsification du réel, sauf dans le cas des précités!

Il y a dans la rue des générations qui se découvrent et se reconcillient de leurs divisions artificiellement entretenues et programmées au bénéfice de l'aliénation de tout ce qui pourrait exister sans cela.

SOYONS REALISTES: DEMANDONS L'IMPOSSIBLE QU'ILS NOUS OPPOSENT§

nosotros.incontrolados.5 avril 2006

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5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 09:24

Si Nosostros a "bogué" ces derniers jours, les manipulateurs tentent de jouer aux chaises musicales dans un but de récupération évident!

Si le "papy" promulgue mais n'applique pas (soit disant!), les syndicats quant à eux acceptent de rencontrer l'UMP tout en affirmant qu'ils ne "tchatcheront" de rien. Comme c'est singulier! Il est de ces épisodes où l'on voit se succéder de bien risibles voltes faces!

Il s'agit bien pour eux, toujours dans leur rôle d'interlocuteurs factice jouant à quatre mains la même partition, de contenir la contestation sur le seul terrain de la question du CPE au moyen des projecteurs médiatiques qui, en toute concertation, leur assure une présence sur la scène étriquée de leur mission profonde:maintenir la paix sociale en circonvenant toute possibilité d'élargissement critique de ce mouvement qui, ici et là, témoigne pourtant  de ce que son regard s'anime déjà à la perspective d'un "Possible aut'choze" .

Comment ces olibrius encartés qui ne comptent pas même en adhésions le 10eme des personnes qui ont démontré, dans la rue, sur leurs lieux de "travail", dans les lycées et les facs, ou encore d'autres très nombreux qui, dubitatifs, retranchés dans une position de stricte observation souvent attentive mais "sympathisante", qu'il ne saurait y avoir d'équivoque:

LE GOUVERNEMENT DOIT CEDER!

Comment donc, ces Chérèques et autres Thibault osent-ils s'imposer comme "interlocuteurs", et pourquoi?

Si ce n'est, bien sûr,  pour confisquer une fois de plus la parole à ceux qui ont tenté de  s'en emparer!

Ils n'ont pas plus de légitimité que ceux qui nous gouvernent!

Il faut leur ôter tout mandat, aux uns comme aux autres!

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 09:53
PROMULGUEE, MAIS... Et bis répétita!
.
..et patati, et patata. Boum-boum! et patatraque!
Saluons chaleureusement ici toutes celles et tous ceux qui cette nuit, peu après les sinistres palinodies Elyséennes sont décendu(e)s dans les rues de la plupart des grandes villes, marquant ainsi l'esquisse d'un mouvement s'initiant à l'autonomie des décisions et des actions comme à l'affranchissement possible de la mise sous tutelle d'un mouvement dont ils/elles ne parvenaient encore à affirmer la part de son contenu qualitatif confinée sous la bâche du parcellaire concentré!
Les conséquences des pitreries de la girouette correzéenne semblent n'avoir pas été Anti-CiPEes par la valetaille  constituée pourtant de "spécialistes es-sciences sociales, média, syndicalistes, flics et autres planificateurs-nivellateurs de toutes les formes de contestation, y compris de celles les plus réifiées.
Tout le monde était là; des plus timorés aux plus hardis.
Bientôt les soldes de printemps:TOUT DOIT DISPARAITRE!
On a même vus dans l'embrasement de cette "nuit spontannée", des jeunes gens s'embrasser enfin  "à lèvres que veux-tu".
N'est-ce pas là le signe indiscutable d'un virage politique bien motivant?
La rue serait-elle maintenant à nouveau le théâtre des plaisirs et de toutes les émotions?
Sans doute beaucoup d'entre eux/elles auront apporté à cette nuit d'une liberté en cours de reconquête une conclusion amoureuse joyeuse au creux d'un même lit.
Ce qui ne manquera pas de conférer à ces deux journées contre le SIDA, qui se déroulent au même moment, un relief particulièrement rare et plaisant.
Si les initiatives en actes n'ont pas toutes débouché sur des résultats légitimement escomptés (marches vers l'Assemblée Nationale ou le Sénat, ou encore vers les divers sièges de l'UMP, ceux de quelques banques et autres ANPE, elles auront chacune le mérite indiscutable d'avoir appris à exister!
CE N'EST QU'UN DEBUT, QUE LA JOIE CONTINUE!!!
Nosotros.incontrolados. 1 Avril 2006.




 



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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 08:56
Ca chie: la jeunesse raque !!!
De plus en plus comique! Installez sur le toit de votre immeuble une  girouette correzeenne qui vous indiquera le sens du vent à venir et vous permettra d'anti-ciper la trajectoires des prochaines lacrymo'.
Pas de nouvelle de Cyril Ferez, ce manifestant plongé dans le coma place de la Nation au terme d'une charge des flics qui se concluait par un tabassage d'une évidente sauvagerie.
Pas de nouvelle non plus de tous les autres bléssés anonymes de ces derniers jours, pas plus que nous n'en avons de ces milliers "d'interpellés" qui passeront devant les tribunaux d'exception de la Raie publique! et surtout, aucune réaction de la part des lycéens ou des étudiants qui dissimulent ainsi dans un silence pesant leur frilosité face aux forces de l'ordre qui peuvent les matraquer  sans que ne s'élève la moindre protestation .
Leur silence devient alors une forme de complicité.
N'entendons-nous pas derrière ce silence, comme en une interjection mesquine  du type: -"Bien fait!".
Ce silence qui en dit long et  condamne ces fameux "débordements" qui ne sont pas majoritairement le fait de "depouilleurs", et loin s'en faut, mais bien plus le fait de personnes qui expriment là leur colère contre l'ensemble de cette organisation sociale, de ses faux semblants et, tout aussi bien contre les limites mêmes du mouvement Anti-CPE, ce silence donc, contient en creux la honte d'une partie de la jeunesse   se voyant limitée aux cortèges encadrés  par les S.O musclés des syndicats qui affichent leur volonté d'un retour "de la paix sociale", et par les flics auxquels ils prêtent leurs concours en une soumission plus lâche que pacifique!
Dans leur naiveté, les "défilants" ne sont pas même protégés des charges de CRS qui ponctuent partout les ordres de dispertion.
S'il est vrai que tout le monde ne peut se lancer à corps perdu dans des affrontements dont on connait le plus souvent les issues douloureuses, si beaucoup rentrent leur trouille pour se jeter enfin dans les joies excitantes de la mêlée, beaucoup d'autres qui n'ont eu l'audace nécessaire pour franchir le rubicon se replient derrière les justifications tordues qui tonnitruent "responsabilité/ Pacififisme/non-violence/ Méchants casseurs/ And so on.
Ceux-là, qui louchaient envieux du côté des émeutiers,  auront bien du mal à affirmer plus tard -"J'y étais" sans avouer que cela  constituait aussi, dans leur passivité, à conclure par une certaine forme de collaboration silencieuse!
La loi est promulguée?! Sans doute faut-il y voir là, le résultat criticable mais significatif  de cette participation à cette sinistre passivité-là.
Nosotros.incontrolados. Samedi matin, 1 avril 2006
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